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Mois : décembre 2016

La Canebière de Adrien Blès

La Canebière de Adrien Blès

La Canebière dans le temps et dans l’espace

De Adrien Blès


120 p (1994), Illustrations N&B Editions : Jeanne Laffitte, 28,20 Euros ISBN : 2-86276-250-4

        Ni rue, ni cours, ni même avenue … La Canebière est unique !

     Cette artère de communication est la véritable colonne vertébrale de ma cité phocéenne où confluent toutes les rues, les avenues et les cours, de l’Estaque aux Goudes, de Saint-Julien et de la Treille. Au cœur de la mémoire des Marseillais, elle rayonne dans le monde entier, simplement symbolique, dénominative de la ville ; elle circule mythiquement telle une configuration emblématique de génération en génération. Si d’aucuns la disent dénaturée, nul ne peut l’ignorer. Plongeant dans le Vieux-Port, elle lui emprunte parfois ses gréements et ses voilures qui par chaude lumière arasante semblent évoluer dans l’artère et pénétrer dans la ville.

    Adrien Blès a remonté le cours de l’histoire qui façonna la Canebière durant trois cents ans. Née de trois tronçons – la rue Cannebière du cours Saint-Louis au Vieux-Port, la rue Noailles et les anciennes Allées -, elle s’est transformée en artère commerciale et culturelle dont la pleine maturité se situe sous le Second Empire. En 1929, elle prit le visage que nous lui connaissons, alors que furent taillés les immeubles, rectifié les alignements et que des arbres furent abattus.

Préface de Daniel Drocourt (directeur de l’Atelier du patrimoine de la ville de Marseille)

« Beaucoup de Marseillais retrouveront la Canebière des années 1920-1930, les cafés, les cinémas, les commerces et les plus jeunes pourront imaginer ce qu’était cette artère, il y a cinquante ans et au-delà. »

 

Marseille : le centre-ville doit-il devenir piéton ?

Marseille : le centre-ville doit-il devenir piéton ?

La Provence Marseille, vendredi 23/12/2016,  avec l’aimable autorisation de l’auteure Laetitia Gentili

Après l’expérience positive du week-end avant noël, l’initiative est étudiée de près par les professionnels.

photo La ProvenceIl n’y a pas une semaine où la question de la redynamisation du centre-ville ne se retrouve sur la table politique. Le problème a beau être retourné dans tous les sens, le constat reste le même : le commerce est en souffrance. Certains veulent inverser la tendance, comme l’association Rue Grignan qui a proposé de rendre aux Marseillais les artères comprises dans le carré Rome, Paradis, Grignan, De-Gaulle. Deux tests grandeurs natures ont ainsi été faits. En septembre avec la grande braderie, puis les 17 et 18 décembre lors d’un week-end piéton. Conclusions plutôt positives pour les clients.

en savoir + (…) avec les réactions des lecteurs de La Provence

Programme de l’Académie de Marseille

Programme de l’Académie de Marseille

Alors que le programme général des “dimanches de la Canebière” ne devrait être rendu public qu’à la mi-janvier 2017, l’Académie de Marseille qui réunit nombre de notables influents de la Ville, dont le sénateur-maire, prend les devants et donne ainsi de la crédibilité à ce projet :

academie-de-marseilleCommuniqué de presse

Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille

Dans le cadre des “Dimanches de la Canebière” mis en place par la mairie du 1er arrondissement de Marseille, manifestation culturelle très large visant à revaloriser l’image et les activités de l’artère la plus célèbre de notre ville et à laquelle participeront de nombreuses associations et institutions publiques, le dernier dimanche de chaque mois, tout au long de l’année, l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille proposera au public marseillais, à la Faculté de Droit, un programme de conférences que vous trouverez ci-après.
Depuis 1726, l’Académie de Marseille est la mémoire de notre ville. Elle est la conservatrice des valeurs qui l’ont faite depuis sa fondation. Elle a réuni en son sein nombre de personnalités qui l’ont marquée à travers le temps. Elle s’applique aujourd’hui à en faire partager la richesse et la culture en participant activement, dans les domaines de ses compétences, à la vie de la cité.
Programme de conférences
des “Dimanches de la Canebière” à la Faculté de Droit
2017     Premier semestre
29 janvier     La folie de Van Gogh par Daniel Charles, professeur de médecine
26 février     La Provence au temps des invasions barbares et de la chute de l’empire romain : un « âge d’or » pour une terre ouverte aux réfugiés    par Jean Guyon, historien et archéologue, directeur de recherche émérite au CNRS
26 mars       La véritable histoire du savon de Marseille par Patrick Boulanger, historien
30 avril         Les chefs-d’œuvre du musée des Beaux-Arts de Marseille par Luc Georget, directeur du musée des Beaux-Arts
28 mai         La Méditerranée à l’origine de la connaissance de notre cerveau par François Clarac, neurobiologiste
25 juin          L’ancienne abbaye de Saint Victor et son rôle dans la chrétienté occidentale par Daniel Drocourt, directeur honoraire de l’Atelier du Patrimoine de la Ville de Marseille
Académie de Marseille, fondée en 1726. www.academie-sla-marseille.frL
FACULTÉ DE DROIT 110 – 114 La Canebière 13001 Marseille
Entrée libre conférences à 15h
Solidarité Emmaüs Canebière

Solidarité Emmaüs Canebière

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Brunch sur le haut de la Canebière © Emmaüs

La Communauté Emmaus de Marseille Pointe Rouge a organisé un brunch de fête à l’occasion de noël pour les gens de la rue réunissant environ 250 convives le vendredi 16 décembre en haut de la Canebière.

« Les gens de la rue », les retraité(e)s modestes et de manière générale les plus démunis de nos citoyens de tous horizons ont été « considérés comme des VIP »; petits plats dans les grands, décorum spécial et service à l’assiette par les compagnons et les bénévoles de la communauté” ont précisé les organisateurs d’ Emmaus Pointe Rouge.

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Brunch sur le haut de la Canebière © Emmaüs

Un décorum spécial avait été mis en place avec un « un magnifique dessert surprise » offert par la Fondation Abbé Pierre. Emmaüs avait invité les marseillais “à venir rencontrer ceux que l’on nomme pudiquement les gens de la rue, échanger avec eux et à leur manifester sourires et chaleur humaine dans un moment de fraternité plus que jamais nécessaire. L’occasion aussi de rappeler à nos politiques, qui n’ont toujours pas l’air de l’avoir compris, que pour éviter les extrémismes de tous bords “Ce ne sont pas les pauvres qu’il faut combattre, c’est la pauvreté !” » a ajouté la communauté Emmaüs Pointe Rouge dans un communiqué.

Les compagnons de cette Communauté donnent rendez-vous aux bénévoles l’an prochain même lieu pour un nouveau brunch de noël devant l’ancienne mairie de secteur qui devrait avoir déménagé 61 La Canebière à l’emplacement de la Maison de la Région. Les travaux prévus du cinéma square Léon Blum face au Kiosque à musique, 125 La Canebière, devraient pouvoir le permettre.

 

il était une fois II

il était une fois II

Repris du site de l’OTCM, (Office du Tourisme et des Congrès de Marseille)

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Chambre de Commerce gravure ©otcm
Imaginez Marseille au Moyen âge. Petite ville ou la population s’entassait sur la colline du Panier, à l’abri d’étroits remparts. La Canebière n’était alors qu’une succession de terrains vagues, avec un ruisseau (le Jarret) qui s’écoulait dans les marécages du port. Le bétail venait y paître et le chanvre é tait cultivé pour fabriquer les cordages des navires. Les artisans cordiers étaient eux installés non loin de là. D’ailleurs Canebière vient du provençal « canebe » qui signifie chanvre.

Partie extra muros de la ville jusqu’à ce que Louis XIV décide de l’agrandissement de la ville. La Canebière est mentionnée pour la première fois en 1667, au moment de tracer une voie au milieu d’un ancien atelier de cordier. Le roi fait déplacer l’arsenal des galères au Plan Fourmiguier (rive sud est du port) et les cordiers s’installent sur l’actuelle et bien nommée rue de la Corderie. Les premières maisons commencent à pousser aux alentours de 1671.La Canebière partait alors du cours Belsunce pour arriver au niveau des remparts du port.  Ce n’est qu’en 1774, que la jonction avec le Vieux Port est effectuée.

En 1727, la municipalité décide de se doter d’une promenade le long et des rangées d’arbres sont alors plantées dans les allées. Les premiers immeubles sont construits dans la même zone, Cours Saint Louis, Belsunce, Rue Saint Ferréol. Commerces et marchés prennent également place. La promenade devient le lieu de rencontre des dames de la bonne société, des gentilshommes, mais aussi des brigands qui déjà détroussent le promeneur à cet endroit.

L’ÂGE D’OR

La Canebière telle que nous la connaissons aujourd’hui commence à se dessiner au cours du XIX e siècle. Grands magasins, cafés, hôtels prestigieux changent la physionomie de la rue qui devient une artère à la mode. La Canebière devient la patrie de tous les marins et des « racailles » du monde, l’activité portuaire s’intensifie avec les colonies. En 1854, la construction du palais de la Bourse débute sous l’impulsion des marchands de la ville qui siégeaient alors à la mairie. En 1857, la municipalité décrète que la rue doit faire trente mètres de large. De nombreuses maisons sont alors démolies, d’autres sont construites, la rue prend alors le nom de Cannebière jusqu’en 1927. La bourgeoisie succède à l’aristocratie qui prend ses quartiers à la rue Saint Férréol.

En 1928, la fusion des trois rues (Canebière, Allées de Meilhan et Noailles) forme La Canebière telle que nous la connaissons actuellement. Devenue « la Mecque des voyageurs » selon Albert Londres, la rue déchaîne déjà les passions dans des formes qui ne sont pas sans nous rappeler les discours actuels : « Port préféré des matelots en bordée sans permission, infestée de toutes la racaille des pays méditerranéens (..) cette ville semblait proclamer au monde entier que la chose la plus merveilleuse de la vie moderne était le bordel » (Claude McKay 1928).

En 1935, le chansonnier Vincent Scotto immortalise la rue avec sa célèbre chanson pour une opérette marseillaise nommée « Un de la Canebière ». Cette chanson a grandement contribué à populariser à Paris et dans le monde entier cette image caricaturale de Marseille et des provençaux qui perdure encore jusqu’à nos jours.

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bas de la Canebière (2016) vers le vieux port ©otcm

 

« On connaît dans chaque hémisphère
notre Cane-Cane-Canebière
et partout elle est populaire
notre Cane-Cane-Canebière… »

adoption du projet Canebière

adoption du projet Canebière

Le Conseil Municipal de Marseille a adopté lundi le projet des « dimanches de la Canebière » présenté par Sabine Bernasconi maire (LR) du 1er secteur pour des animations tous les derniers dimanches de l’année 2017. « Cet événement n’est pas seulement une animation culturelle mais une volonté de préfigurer la Canebière de demain pour ramener de l’activité », a-t-elle déclaré en préambule.
« Le changement est  amorcé » pour « construire l’avenir » a-t-elle ajouté. Elle a notamment remercié pour son « action décisive »  la présidente du Conseil Départemental Martine Vassal dont elle est vice-présidente en charge de la culture. Elle a enfin comparé son projet et l’action de ses services aux réalisations de grandes métropoles comme Barcelone, Montréal et San Francisco pour “faire de la Canebière le Broadway marseillais”. Une comparaison qui a déclenché des rires dans l’hémicycle.
Benoit Payan, pour le Parti Socialiste, a émis quelques doutes quant à la possibilité de réussir ce pari. Il s’est plaint de n’avoir pas été concerté sur ce projet ni les élus de l’opposition municipale pour faire ce « Broadway marseillais » regrettant cette « nouvelle manière de faire de la politique ».  Beau joueur, il s’est affirmé « magnanime » et a déclaré le soutien du groupe PS au projet, la remerciant de l’avoir « fait rêver ».
Le maire Jean-Claude Gaudin a clos cette délibération en félicitant Mme Bernasconi se s’être impliquée dans cette tâche « avec courage et détermination » ajoutant « approuver tout à fait ce que Mme Bernasconi a fait ».
Le programme des « dimanches de la Canebière » devrait être dévoilé à la presse début janvier 2017.
Au Conseil Municipal du 5 décembre 2016

Au Conseil Municipal du 5 décembre 2016

« LES DIMANCHES DE LA CANEBIÈRE »

Au nombre des 240 délibérations soumises au Conseil Municipal de Marseille le 5 décembre 2016 sera proposé et débattu le projet des “dimanches de la Canebière” a annoncé la Ville dans sa présentation à la presse de cette dernière séance de l’année.
Dans le cadre de  la volonté de  revivification du  centre-ville menée par  la Ville de  Marseille, la Mairie des 1er  et 7e  arrondissements a décidé d’organiser  l’opération « les Dimanches de la Canebière  ».
Ainsi, à partir de janvier 2017, le dernier dimanche de chaque mois, le public pourra profiter de nombreux évènements et animations variées tels que du spectacle vivant, de l’art contemporain, des actions de valorisation du patrimoine, des arts numériques, de la musique, des performances dans l’espace public…
La Mairie du 1er  secteur a travaillé avec plus de cent vingt acteurs culturels qui se sont mobilisés pour proposer  une programmation mensuelle.
De nombreux habitants se sont également impliqués dans des propositions participatives.
Ainsi, à  partir de  janvier 2017,  le  dernier dimanche de  chaque mois, le  public  pourra profiter de  nombreux évènements et animations variées tels  que du spectacle vivant,  de l’art contemporain, des actions de valorisation du patrimoine, des arts numériques, de la musique, des performances dans l’espace public…
Ces  manifestations culturelles viendront animer les  1000  mètres de  la Canebière, prolongés au Boulevard Longchamp.
Ce projet s’inscrit dans le long terme et vise à affirmer la Canebière comme vitrine culturelle de Marseille et de la Provence.