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Mois : février 2017

Marseille veut changer l’image de la Canebière, Le Figaro 20/02/17

Marseille veut changer l’image de la Canebière, Le Figaro 20/02/17

20/02/2017

La parade d’un troupeau de girafes rouges lors du dernier dimanche de janvier, une série de performances de la troupe de cirque Archaos dimanche prochain, sans compter une trentaine d’animations prévues à chaque fois… Avec «Les dimanches de la Canebière», chaque dernier dimanche du mois, Marseille veut redonner du lustre à sa mythique Canebière, sa plus célèbre artère, qui, malgré ses efforts, fait pâle figure. «La Canebière est un symbole de tout le centre-ville. Nous voulons changer l’image du quartier où foisonnent quatre-vingts acteurs culturels: l’Opéra, les théâtres du Gymnase, des Bernardines, l’Odéon, le Musée de l’histoire de Marseille et tout un maillage de petites galeries, salles de spectacles…», commente Sabine Bernasconi, maire (LR) des Ier et VIIe arrondissements. Nous voulons retrouver la Canebière d’antan, que les Marseillais aient envie de revenir s’y promener le dimanche pour une balade culturelle et festive.»

Lire la suite de l’article d’Aliette de Broqua dans le Figaro du 20 février

La Fabulerie: imaginer la Canebière de demain

La Fabulerie: imaginer la Canebière de demain

20/02/17 – –

L’association invite les habitants à étudier et à expérimenter la Canebière. Ce voyage dans l’espace baptisé « Ici Demain » a lieu dans le cadre des « Dimanches de la Canebière » dont elle est l’un des acteurs phares.

Depuis sa création, il y a sept ans, la Fabulerie (1er) a fait du numérique son fil rouge. «Le numérique déborde de l’écran et il est important de se demander comment il va nous aider à préfigurer l’avenir, de façon raisonnée», souligne Axelle Benaich, directrice de la Fabulerie. Prochainement implantée au 10 boulevard Garibaldi, la structure associative met en place des ateliers et des projets avec un noyau dur de 120 membres, dont des designers, développeurs, musées, centre sociaux et bibliothèques.

©FABULERIE
Une fois les idées réunies, la Fabulerie réalisera un petit livre de solutions en novembre prochain

La Fabulerie a alors imaginé un kiosque numérique dans lequel les habitants réfléchissent à la façon dont ils peuvent s’approprier le numérique. Autour du kiosque fabriqué à partir du bois, chacun est invité à donner anonymement son idée à l’écrit. «Ce lieu a pour fonction de faire voyager les personnes dans le Marseille d’hier et d’aujourd’hui, de les faire réfléchir pour formuler leurs idées puis d’immortaliser le moment, en prenant une photo de leur idée», explique la fondatrice de la Fabulerie.

Dimanche 29 janvier, près de 300 idées ont germé. Lors de cet atelier numérique, l’Oculus Rift, un casque de réalité virtuelle circule entre les mains des passants. Les utilisateurs de l’Oculus Rift ont découvert la Canebière sous un autre œil.

Certains déplorent l’état des rues. «Très bien, c’est sale, mais quelle est votre idée pour que la Canebière soit moins sale ?», avait lancé Axelle Benaich.

Au terme du dernier dimanche de la Canebière, l’association envisage «de fabriquer collectivement une balade de la Canebière du futur». Des projections à 360 degrés illumineront la Fabulerie, en novembre prochain.

En attendant, le kiosque numérique de la Fabulerie réapparaîtra le dimanche 26 février de 11h à 16h, au 49  La Canebière. Les premières idées seront déjà mises en scène par le biais de l’Oculus.

Ambrine Ziani (IEJ)

 

Cirque et vélo pour le prochain dimanche de la Canebière

Cirque et vélo pour le prochain dimanche de la Canebière

16/02/17

Le programme du prochain dimanche de la Canebière a été dévoilé jeudi lors d’une conférence de presse tenue au théâtre de l’Oeuvre (1er). De nouvelles activités verront le jour.

©Ambrine Ziani
Avec Sabine Bernasconi au théâtre de l’Oeuvre, la CCIMP, Aix-Marseille Université, la bibliothèque de l’Alcazar, la compagnie Archaos.

«Plus de 20 000 personnes dès la première édition ; il y avait vraiment une envie des Marseillais de venir profiter de la Canebière», s’est réjoui Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème arrondissements de Marseille. Lors de la conférence de presse dédiée à la présentation de la programmation de la deuxième édition des dimanches de la Canebière le 26 février de nouveaux visages ont été dévoilés.

Les circassiens envahiront la Canebière.

«On a imaginé un after biennale», lance Raquel Rache de Andrade, co-directrice de la compagnie Archaos. Après les plages du Prado, les troupes de ce pôle national du cirque en Méditerranée envahiront la Canebière, de la Place du Général de Gaulle au Square Léon Blum. «Plus de 15 fils autonomes seront suspendus au milieu de la Canebière», indique Guy Carrara, directeur de la compagnie Archaos. Autre temps fort, le Festival Avec le temps, qui mêleront plusieurs univers : la poésie, la chanson et le cinéma. A cette occasion, l’université Aix-Marseille et le Théâtre de l’œuvre investiront les lieux.

A pied ou en vélo sur la Canebière ?

«Les dimanches de la Canebière, c’est aussi des expérimentations», confie la mairie du premier secteur de Marseille. La preuve, une voie cyclable sera ouverte dimanche 26 février entre le boulevard Garibaldi et les Réformés. Une manifestation innovante qui remet un sujet sur le devant de la scène… la piétonisation de cette artère. La Canebière sera-t-elle alors rendue aux piétons ? Un sourire se dessine sur tous les visages dont celui de Sabine Bernasconi. «Je l’espère puisqu’on a bien expliqué que le principe des dimanches de la Canebière c’est aussi une préfiguration du centre-ville» insiste-t-elle. «Parmi cette vision du centre ville de demain, il y a la question de la circulation, de la piétonisation et de la mise en piste cyclable de nombreuses rues, car finalement, c’est un art de vivre qui se construit petit à petit dans le centre-ville de Marseille».

Ambrine Ziani (IEJ)

MP2018, La Provence 12/02

MP2018, La Provence 12/02

En 2018, Marseille-Provence de nouveau “capitale” culturelle12/12/2016 La Provence

La Culture, dans ce qu’elle a de plus collectif, festif, créatif et rassembleur, reviendra au premier plan dans le département des Bouches-du-Rhône en 2018.

MP2018 est la réplique qui, 5 ans après l’Année capitale européenne, remettra au premier plan la Culture et les artistes dans les Bouches-du- Rhône. En exclusivité, “La Provence” présente les grandes lignes de cette manifestation qui commencera le 14 février 2018 et durera six mois.

La Culture, dans ce qu’elle a de plus collectif, festif, créatif et rassembleur, reviendra au premier plan dans le département des Bouches-du-Rhône en 2018. Après, à Marseille, l’année Capitale du sport qui démarre en 2017 et avant Manifesta qui mettra l’art contemporain au coeur de la cité en 2020, qui pourrait avoir pour thèmes la Nature et les migrations, la grande ville portuaire et le territoire qui ont construit et vécu MP2013 sont en train de fabriquer MP2018 : une réplique, cinq ans plus tard, de l’Année Capitale européenne de la Culture.

Le but, comme à Lille, qui a su capitaliser sur sa Capitale après 2004, est de créer une énergie autour du travail des acteurs culturels. Ils sont nombreux à jeter actuellement les grandes lignes d’une nouvelle façon de conjuguer les talents pour que toute la région en profite sur un plan touristique et artistique. Le thème est trouvé : Quel amour ! La date de lancement l’est aussi : ce sera le mercredi 14 février 2018, le jour de la Saint-Valentin, que suivra un week-end de fête les samedi 17 et dimanche 18 février.

La suite de l’article d’Olga Bibiloni,  La Provence du 12/02/17(…) 

Culture – MP 2018 par destimed.fr

Culture – MP 2018 par destimed.fr

Culture – MP 2018 : un territoire gourmand d’Amour

jeudi 16 février 2017

C’est le jour de la Saint-Valentin, tout un symbole, que s’est tenue la présentation de “Marseille Provence 2018, Quel amour !” dans le prestigieux Palais de la Bourse, siège de la CCI Marseille Provence. Une manifestation qui, à partir du 14 février 2018 et jusqu’au 1er septembre de la même année entend faire vivre le territoire des Bouches-du-Rhône au rythme de la culture et de la création artistique, toutes disciplines confondues. Une manifestation, au budget prévisionnel de 5,5 M€, qui s’inscrit dans la continuité de de Marseille Provence 2013 capitale européenne de la culture.

 

Un concours de chansons sur la Canebière

Un concours de chansons sur la Canebière

16/02/17 – –

Dimanche 26 février, toute la journée, ce sera le 2e de la série des « Dimanches de La Canebière », avec son marché provençal et ses attractions multiples : musique, danse, expositions, arts numériques, etc… grâce auxquels la mairie des 1er et 7e arrondissements de Marseille ambitionne de faire de notre « artère mythique, la vitrine artistique de Marseille et de la Provence ». Une nouvelle occasion de fête, ça ne se refuse pas !
A ce propos, un regret et une suggestion. Le regret c’est qu’il n’y ait dans le patrimoine musical de la ville qu’une seule chanson sur la Canebière – la fameuse « Cane-Cane-Canebière » de Sarvil et Scotto, que je vous ai fait entendre il y a quinze jours dans l’interprétation d’Alibert, en 1935. Et la suggestion – faite aux organisateurs : celle de lancer, parmi les auteurs et compositeurs marseillais et provençaux, un concours de chansons sur le thème, précisément, de La Canebière. Marseille et ses environs foisonnent d’artistes qui, j’en suis sûr, répondraient favorablement à cette proposition et rivaliseraient de talent – quels que soient leur âge et leur style musical – pour écrire, avec leurs mots et leurs notes à eux, une chanson célébrant aujourd’hui La Canebière.

Jacques Bonnadier

Emission radiophonique “Sorties Vieux-Port” N° 641 de Jacques Bonnadier à écouter : 4 diffusions sur « Dialogue RCF » les vendredi 17 février 2017 à 12 h 15 et 18 h 15, samedi 18 à 8 h 30 et dimanche 19 à 11 h 30. « Dialogue RCF » : 89.6 (Marseille, pays d’Aubagne) et 101.9 (Etang de Berre, Aix et pays d’Aix) et sur Internet : Dialogue RCF, où l’on peut ensuite « podcaster » l’émission.
Un 14 février sur la Canebière

Un 14 février sur la Canebière

15/02/17- –

Si les Terrasses du port ou les Docks ont drainé la population vers la Joliette depuis trois ans, il n’en reste pas moins que la Canebière attire toujours ses amoureux. On peut même dire que l’artère légendaire de Marseille reprend vie peu à peu après avoir souffert d’un manque d’intérêt dû à la création récente de ces nouveaux centres commerciaux. Déclarée morne au regard de sa vitalité d’antan, on peut dire de la Canebière aujourd’hui qu’elle est souriante, passionnante, vivante. On a presque envie de lui faire une déclaration d’amour pour la Saint Valentin…

©zal
Le Perrin, O’Monaco et Toinou, cours Saint-Louis

Quand on s’arrête au cours Saint-Louis, à l’orée de la rue de Rome et du cours Belsunce, les terrasses du O’Monaco et du bar Le Perrin sont pleines malgré le mistral et un ciel presque blanc.

13h30, c’est l’heure du café pour certains, du pastis pour d’autres. Bertrand, soixante-deux ans, vient boire son café et lire La Provence tous les jours à la même heure. « Je récupère le journal  au  kiosque  d’en  face  et  je  viens  m’installer  au  Perrin  tous  les  jours.  Ne  me demandez pas pourquoi je fais ça, je ne sais pas, j’aime cet endroit, je regarde les gens passer. » Sur la place les fleuristes s’activent et vendent aux amoureux roses après roses…

Derrière Bertrand, le café-bistrot Le Petit Saint-Louis accueille lui aussi les Marseillais avec une musique classique en fond sonore et des croissants. Encore plus loin derrière on perçoit le mélange d’odeurs et de saveurs qui vient directement du marché des Capucins. En sortant du marché de Noailles, les snacks sont ouverts, les jeunes squattent devant l’université et les vieux devant la librairie Maupetit. En bas des Réformés, le boulevard de la Libération croise les allées de Meilhan, la rue Consolat et le cours Léon Gambetta. 14h30, les vieux d’en bas sont montés boire un dernier café à la brasserie des Danaïdes ou au bar Odéon. Margot, fleuriste installée le mardi et le vendredi au 10 Square Stalingrad, raconte qu’en ce moment la Canebière est très en forme. « Je vends des fleurs à chaque fois que je suis installée ici. Il y a toujours quelqu’un d’aimable qui vous dit bonjour ou qui vous salue. C’est un quartier agréable. »

Au milieu des platanes et de la poissonnerie marseillaise, des bus et des tramways, tout le monde se retrouve. En haut des allées de Meilhan ou en bas sur le cours Saint Louis en passant par la rue Paradis, il y  a de la vie.

Mathilde SERRA (IEJ)

Un de la Canebière, par Jacques Bonnadier

Un de la Canebière, par Jacques Bonnadier

15/02/17- –

Témoignage//

C’est au cinquième étage d’une des belles maisons a chapiteaux et mascarons construites ici en 1750, en l’occurrence celle occupée aujourd’hui par la Barclays Bank et sise au numéro 32, que j’ai connu mes premiers vrais émois de Marseillais, mes premières joies d’ « un de la Canebière».

Du minuscule encorbellement d’une de ces fenêtres arrondies qui éclairaient l’appartement de mes grands-parents paternels, j’ai découvert – et j’ai « badé» longtemps – le merveilleux spectacle de la rue. Il est vrai que ce n’était pas n’importe quelle rue!

A l’époque – je vous parle des années quarante – j’ignorais, bien entendu, qu’il y ait eu autrefois a la place de la Canebière un marais formé par la mer et les eaux pluviales descendant des collines et que les alluvions avaient peu à peu constitué un terrain nommé «Podium Formiguerii», dont on avait fait Plan Fourmiguier. Je ne savais pas que jusqu’à la fin du XIVème siècle la Canebière était restée à l’état de terrain vague et que la première maison y avait été bâtie en 1666. Bref, je n’imaginais pas qu’elle ait eu jamais un autre aspect que celui qu’elle avait alors; qu’elle ait pu un jour être fermée du côté du port par l’Arsenal des Galères (et ce jusqu’en 1786); de l’autre (à la hauteur du boulevard Dugommier), barrée par le rempart.

Je m’interrogeais cependant sur l’origine de son nom. On répondait généralement à ma question en me disant que «Canebière», cela voulait dire «champ de chanvre», mais nul ne savait si cette plante y avait été réellement cultivée ou si les lieux avaient servi simplement d’entrepôts aux fabricants de cordes. J’étais également intrigué par les deux «n» de la Cannebière des cartes postales anciennes. «C’était une erreur», me disait-on. Elle avait été commise en 1857 – Dieu sait pourquoi! On l’avait réparée en 1928 lorsque la Cannebière proprement dite – celle de mes grands-parents -, la rue Noailles qui la prolongeait du cours Saint-Louis au boulevard Dugommier et, au-delà, les allées de Meilhan avaient été réunies sous le même nom de Canebière; avec un seul «n», donc. Ce qui me fascinait, c’était de voir circuler les trams, de regarder passer les gens. Il y en avait de toutes sortes, des gens: «La Canebière est le foyer des migrateurs», avait écrit Albert Londres en 1927… J’admirais surtout les «noirs éblouissants» qui portaient la chéchia. Le 14 juillet, défilé: j’étais aux premières loges. Quelle fête! Quelle fête aussi quand on m’emmenait (rarement!) au Café Riche: «Garçon, un sirop-bébé»!… Ou au «Cinévog», le cinéma qui avait remplacé le «Café de France» quand on y jouait «quelque chose pour les enfants» !… Les temps ont changé, c’est certain. Disparus les cafés! Le cinéma! «Baze» est arrivé. Rasée la maison à colonne de l’angle Canebière-cours Belsunce: remplacée par le grand immeuble blanc dont Radio Monte-Carlo occupe la terrasse. Des commerces sont apparus, qui ne sont pas tous du meilleur «look». On vend des fringues, des chaussures en Veux-tu en voilà! «Colombe» s’envole; les braderies restent.

Je l’aime cependant, ma vieille Canebière. Quoi qu’on m’en dise. Et j’aime que toute la vie de Marseille y palpite et y grouille. Que voulez-vous, je suis un peu son enfant!

Jacques Bonnadier

Extrait de « Marseille, passé et présent sous le même angle ». Photos : Frédéric Pauvarel ; textes : Jacques Bonnadier ; préface d’Yves Montand. Editions Champion-Slatkine, Paris-Genève, 1988.