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Mois : mars 2017

Marseille : géopolitique d’un micro-territoire

Marseille : géopolitique d’un micro-territoire

30/03/2017

Une étude passionnante de la géopolitique de Marseille par Jean-Charles Antoine, ancien officier supérieur de gendarmerie, certifié HEC Paris, et docteur en géopolitique de l’Institut Français de Géopolitique Paris VIII. Il a fondé et dirige la société Arkaliz de conseil en géopolitique pour les dirigeants publics et privés, et la société Citypol d’audits sécuritaires pour les communes.marseille-carte-google-2017x500

Dans le sud de la France, le micro-territoire de Marseille est un substrat géopolitique riche en rivalités et en rapports de forces, en luttes d’influence de tous ordres et défis toujours plus importants, à plusieurs échelles. Jean-Charles Antoine invite à une passionnante lecture géopolitique de la deuxième agglomération française.La publication de cette étude sur le Diploweb.com s’inscrit dans le contexte du 9e Festival de Géopolitique de Grenoble, ” Le pouvoir des villes », du 8 au 11 mars 2017. En effet, Jean-Charles Antoine y donne une conférence sur « La géopolitique des micro-territoires : le cas de Marseille ».
Lire l’étude diffusée par le site diploweb.fr le 6 mars 2017 dans la revue géopolitique diffusée de Jean-Charles Antoine
Les marronniers rouges de la rue Paradis

Les marronniers rouges de la rue Paradis

29/03/2017 – –

Les Marseillais sont impatients de découvrir la nouvelle rue Paradis dont les travaux lancé en février sont censés finir en fin d’année, voire début 2018. De nombreux changements vont faire évoluer cette zone.

rue paradis angle Canebière ©zalLa ville a entrepris depuis le début de l’année de réaménager l’espace d’un tronçon de la rue entre Estrangin et Canebière. Le but est de mettre en avant la déambulation et les modes de déplacement doux, comme le vélo. “Je pense qu’il faut que nous fassions l’effort d’imaginer qu’à Marseille, la voiture ne peut pas être partout”, annonçait Guy Teissier dans La Provence. Ce projet de requalification est vu comme une aubaine pour Isabelle qui est une habituée des promenades dans sa ville. “Je suis très contente. Les piétons ne sont jamais pris en compte mais cette fois c’est pour nous, plutôt que pour les voitures, que la rue est transformée”.

Parmi les réaménagements prévus, on compte l’élargissement des trottoirs et le passage à une voie de circulation, contrairement aux deux actuelles. Ce projet est défini comme une redistribution de l’espace. Des emplacements pour vélos et végétation seront installés, alors que les stationnements pour voitures seront, eux, supprimés. 28 places de stationnement payant seront transformées en 20 places-minute. Des marronniers rouges, ou aesculus x carnea, seront plantés pour délimiter chaque axe.

Etienne est retraité et vit dans la zone concernée. “Je ne suis même pas dérangé par les travaux, je crois que les ouvriers travaillent la nuit. En tout cas, cela faisait un moment qu’on parlait du besoin de restructurer cet espace et d’apaiser la circulation, tout en redynamisant”. Pour éviter la paralysie du centre-ville, les entrepreneurs et services techniques municipaux ont décidé de la réhabilitation de nuit et par petits tronçons. Etienne a participé aux diverses réunions de concertations, où les riverains et commerçants étaient conviés pour émettre leurs avis et critiques: “Je suis très concerné par ma ville. Je suis marseillais pure souche, je n’ai jamais bougé d’ici. Que l’on nous inclue dans ces réunions me parait normal évidemment, mais ça ne se passe pas toujours comme ça!”

Pour leur part les commerçants interrogés derrières les tranchées creusées dans les trottoirs font grise ©zalmine. Certains protestent contre la suppression de places de stationnement. D’autres estiment que ces travaux étaient plus que nécessaires. Mais cela représente 10 à 15 % de perte de chiffre affirme la buraliste du tabac caché derrière des tractopelles. Les magasins spécialisés pour enfants font contre mauvaise fortune bon cœur : « les poussettes ne peuvent pas passer …pour l’instant », rajoute-t-on. « Maintenant c’est galère » déclare le gérant du magasin de sport en face. Un autre magasin d’habillement espère sans trop y croire à un dédommagement pour compenser la perte de chiffre comme cela fut le cas pour certaines enseignes de la rue de Rome pendant les travaux du tramway dont nombre de commerce ont baissé le rideau. Rue Paradis, la rue autrefois la plus luxueuse du centre-ville, ils déclarent tous espérer que ce sera mieux après. Après un an de travaux et de poussière.

image diffusée par le CIQ ParadisLes nouvelles technologies employées permettent une modernisation de l’espace. Un dispositif de “stationnement intelligent”, avec capteurs de détection et bornes d’arrêt-minute, sera mis en place selon le projet. Les conteneurs à poubelles seront enterrés. Puis l’éclairage sera totalement revu et favorisera la technologie LED, moins consommatrice. Enfin, le dispositif de sécurité via la vidéo-surveillance sera renforcé. Le coût de l’opération s’élève à 4,5 millions d’euros et ce sont 600 mètres de rue qui seront requalifiés.

Danaé Pestel (IEJ)

Marseille : la Canebière a remis ses habits du dimanche

Marseille : la Canebière a remis ses habits du dimanche

  28/03/2017 – –

La Provence lundi 27 mars, édition de Marseille:

Beau succès pour la 3e édition des Dimanches de la Canebière, organisée hier sur le thème de la musique. Une préfiguration du centre-ville de demain ?

Imaginez une Canebière où les enfants se promènent en trottinette, où l’on s’attable pour déjeuner sur le pouce devant de grands tréteaux habillés de nappes à carreaux. Une Canebière sans papiers gras, où l’on flâne devant un petit marché artisanal, où l’on baigne dans du Chopin, du Gerswhin, du Nougaro tout au long de la balade. Une Canebière surtout, où l’on échappe aux fumées des pots d’échappement, au stress et à la mauvaise humeur…

PHOTOS P. N. ET F.S. La ProvenceLa Canebière d’antan ? “Non, celle de demain !”, assure la maire de secteur LR Sabine Bernasconi, qui a décidé de préfigurer ce “futur désirable” tous les derniers dimanches du mois. Hier, pour la 3e édition de ces dimanches de la Canebière, c’était à la musique d’adoucir les moeurs. Un programme sur tous les registres, de Rossini à Morricone, des musiques des films de Mary Poppins à celles de Star Wars, de l’orchestre d’harmonie d’Aix et sa cinquantaine d’instrumentistes à vent, aux magnifiques chorales de musique baroque qui avaient investi la faculté de droit, des concerts de piano à queue du square Léon-Blum au “son dans le camion”, à Noailles, avec des sessions électro, jazz, groove, hip-hop, soul, funk, reggae, etc.

Un petit air de ramblas

Bref, les mélomanes étaient aux anges. Mais bien au-delà, ce sont les Marseillais qui sont en train de se réconcilier avec leur centre-ville. Certes, ce n’est pas encore “Broadway sur la Canebière“, mais déjà un petit air de ramblas qui donne le sourire aux passants.

Suite de l’article de Sophie Manelli dans la Provence du 27 mars 2017

Le soleil apporte une note printanière

Le soleil apporte une note printanière

destimed.fr,  27 mars 2017:

 

Le soleil n’a pas résisté, il a pointé le bout de son nez, après une succession de journées où il faisait grise mine, pour prendre part à la 3e édition des Dimanches de la Canebière qui, une nouvelle fois, a accueilli un public venu en nombre.

Photo Robert Poulain
Danser sur des rythmes endiablés (Photo Robert Poulain)

Une manifestation qui s’enracine dans l’histoire des lieux afin de construire le futur, un futur attractif. Le passé nourrissant le présent, il suffisait de se rendre au kiosque à musique où un public riche de sa diversité savoure l’Orchestre d’Harmonie d’Aix-en-Provence, composé d’une cinquantaine d’instrumentistes à vent issus des conservatoires et écoles de musique des Bouches-du-Rhône. Orchestre qui a offert un programme éclectique avec l’ouverture de La Pie voleuse de Rossini, des medleys des musiques de Morricone, Nougaro et Pérez Prado, les musiques des films Mary Poppins, Mon voisin Totoro et Star Wars. Mais on pouvait notamment, avec “Le son dans le camion” danser sur : électro, jazz, groove, hip hop, soul, funk, reggae… On s’arrête pour admirer de vieux livres de bouquinistes. Plus bas, des jeux, des parfums s’élèvent de 7 food trucks, les cuisines du monde sont là. Et les plats se dégustent entre amis, en famille, sur la Canebière libérée des voitures. On descend encore et on découvre le nouveau marché des créateurs avant d’arriver à celui des producteurs qui ne cessent de prendre de l’ampleur avec quelque 32 étals.

Lire la suite de l’article de Michel Caire sur Destimed.fr

Le 3ème dimanche salué par le public

Le 3ème dimanche salué par le public

26/03/2017- –
©Benjamin Ferrari
L’Harmonie s’installe

Mission accomplie, le succès était au rendez-vous pour cette édition placée sous le signe de la musique. «Franchement, c’était super de pouvoir profiter en famille de la musique et des activités. Les enfants se sont éclatés ! On reviendra». Brahim, entrepreneur, ne cache pas sa joie, pour lui, cette troisième édition des «Dimanches de la Canebière» est une franche réussite. En ce jour ensoleillé après une semaine de tempête, la ville avait tout prévu. Ce 26 mars devait être celui de la musique en plus des animations habituelles. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le pari est réussi. Urban Prod, Urban Music ou encore l’Harmonie Municipale d’Aix en Provence, ces groupes venus en nombre pour faire danser la foule ont été acclamés par le public.

©Benjamin Ferrari
En haut de la Canebière

Une nouvelle manière de voir la Canebière. «La musique permet de découvrir la Canebière sous un autre angle. C’était festif et jovial, j’ai vraiment apprécié», explique Adelaïde, mère de famille, avant d’ajouter, «d’une manière générale, une initiative comme celle-ci permet de donner vie à un lieu comme la Canebière ». Même avis pour Alain, retraité, selon lui la Canebière reprend une dimension urbaine et humaine lors des derniers dimanches du mois, «c’est une avenue symbolique de la ville que l’on a l’habitude de traverser rapidement sans forcément l’admirer. Aujourd’hui j’ai pu prendre le temps de l’apprécier. C’est une manière de la redécouvrir et c’est très plaisant».

La foule a donc répondu présent pour ce troisième «Dimanche de la Canebière», une édition réussie, en attendant le 30 avril prochain.

Benjamin Ferrari (IEJ)

Créateurs et bouquinistes sur la Canebière

Créateurs et bouquinistes sur la Canebière

26/03/2017 – –

Le marché de producteurs et de dégustation implanté entre la place du Général de Gaulle et le Cours Saint-Louis sur la Canebière a été élargi à un marché de créateurs et à un marché de bouquinistes de livres anciens.

De nouveaux visages sur la Canebière. Ceux de créateurs et de bouquinistes. Lors de la troisième édition des «Dimanches de la

©Ambrine Ziani
Alice Monstro

Canebière», ces deux marchés ont été incorporés à la suite du marché provençal. Sur le trottoir, en face du marché de producteurs et de dégustation, des créateurs membres de «Happy Market by l’Ephémère» exposent leur savoir-faire.
«L’objectif pour ces professionnels et ces jeunes entrepreneurs est qu’ils puissent développer leur marque», indique Katy organisatrice de «Happy Market by l’Ephémère», créé en janvier 2016, par l’association L’Ephémère.
«Que ce soit un sac, un porte-monnaie ou une minaudière, je fais toujours en sorte, que ça soit beau dehors et dedans», confie Agnès Vernieux, créatrice depuis 25 ans. Venue de Bandol, la quinquagénaire travaille ses pièces à la main, à partir de tissus d’éditeurs de décoration, de boutons anciens et de passementeries. «Chaque modèle est unique», sourit-elle, avant de renseigner un jeune couple originaire d’Allemagne.
A deux pas du stand d’Agnès Vernieux, des curieux s’arrêtent devant les boucles d’oreille d’Alice Monstro. Diplômée en gemmologie, la jeune femme est une férue de pierres précieuses et de la culture orientale.
Membre de «Happy Market by l’Ephémère», Alice a crée il y a cinq ans, sa propre boutique, dans le quartier du Cours Julien (6e), Monstro Diva. Labellisée artisan d’art, la créatrice travaille avec des couturiers, des tailleurs de pierres, mais aussi avec des modistes. «Je voyage beaucoup et c’est à travers différents pays que je trouve l’inspiration», explique-t-elle. Au total, neuf exposants de « Happy Market by l’Ephémère », venus des départements des Bouches-du-Rhône et du Var étaient présents.

« Le livre, c’est notre passion, mais aussi notre gagne pain »

©Ambrine ZianiEn remontant la Canebière, au numéro 69 de l’artère centrale de Marseille, un marché de bouquinistes a été installé. «Il était normal que les livres soient exposés sur la Canebière, car tout part de la culture», sourit Carlos Tarral, président de l’Association de Défense du Livre, Objet et Matériel (ADLOM). A côté des bandes-dessinées et des disques, des pièces de collection sont à vendre, comme par exemple le premier recueil de poèmes de Jean-Claude Izzo, Poèmes à haute voix, publié en 1970. Et devant le client, les consommateurs-négociateurs peuvent se faire entendre. «Ça fait partie du jeu, car le livre, c’est notre passion, mais aussi notre gagne pain», livre Carlos Tarral.

Ambrine Ziani (IEJ)

 

Le Festival des Tsiganes préfère La Friche à la Canebière pour le 8 avril

Le Festival des Tsiganes préfère La Friche à la Canebière pour le 8 avril

25/03/2017 – –

Pour la première fois depuis sa création il y a dix ans, le Latcho Divano sera absent de la Canebière le 8 avril pour la journée internationale des Rroms. Le festival des cultures tsiganes a choisi la Friche Belle de Mai comme nouveau chef-lieu faute d’engagement de la municipalité pour accueillir à nouveau cette manifestation des Rroms de tous les pays autour du kiosque à musique a déclaré sa présidente Emilia Sinsoilliez à La Hune de Canebière.

HdC : Latcho Divano investit pour la première fois la Friche Belle de Mai un peu plus haut à Marseille pour la journée internationale des Rroms. Pourquoi avoir quitté la Canebière ?

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Cliquez sur l’affiche

ES : « Tous les ans c’était l’incertitude concernant la tenue ou non du 8 avril sur la Canebière » déclare Emilia Sinsoilliez contactée par téléphone. « La Mairie nous disait régulièrement qu’il allait y avoir des travaux pour le nouveau cinéma à côté du kiosque. On nous expliquait aussi que nous ne pourrions probablement pas avoir le lieu, c’était très aléatoire pour nous. De plus le haut de la Canebière n’est pas très bien fréquenté, le lieu n’était pas sécurisé lors de nos événements. »

HdC : La Mairie vous a-t-elle soutenu dans vos différentes démarches ?

ES : « Pas spécialement… à la Canebière, la Mairie ne nous a jamais vraiment aidés de manière institutionnelle ou financière. Nous n’avions aucun lien avec elle et c’est en partie pour cela que le Festival se déroule ailleurs cette année.»

HdC : Qu’est-ce que la Friche vous apporte en plus ?

ES : « C’est un super partenaire. La Friche nous accueille, nous diffuse, c’est une belle vitrine qui était nécessaire pour le festival. Comme toutes les petites structures, on a besoin d’argent et de communication autour de nous. Il fallait changer cette année et on espère continuer à la Friche à l’avenir. »

HdC : Craignez-vous  de perdre le public qui venait vous voir sur la Canebière ?

ES : « Évidemment on y a réfléchi. Les Rroms de Marseille avaient l’habitude de se rendre sur la Canebière le 8 avril. On avait réussi à attirer ce public. On espère vraiment qu’ils se déplaceront aussi à la Friche cette année »

Benjamin Ferrari (IEJ)

Sélection du programme du 26 mars 2017

Sélection du programme du 26 mars 2017

24/03/2017 – –

Une sélection du programme du troisième dimanche de la Canebière à feuilleter du doigt sur téléphone portable, tablette ou ordinateur. La troisième timeline des dimanches réalisée par Vincent Volume (IEJ) avec adresses et horaires des événements retenus.

Alibert: un aperçu de sa vie

Alibert: un aperçu de sa vie

23/03/2017 – –

Alibert est un chanteur et acteur vauclusien qui a eu un grand succès dans toute la France à partir de 1928.
Sa chanson Cane..Cane…Canebière résonne encore et est un symbole de l’ambiance sur la grande avenue.
Voici une présentation retraçant quelques étapes marquantes de sa vie.

 

Danaé Pestel (IEJ)