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Mois : mars 2017

Mars en Baroque investit la fac d’économie près de la Canebière

Mars en Baroque investit la fac d’économie près de la Canebière

10/03/2017

Mars en Baroque se lance dans l’aventure des dimanches de la Canebière en investissant la Faculté d’Économie et de Gestion d’Aix-Marseille Université, le temps d’un après-midi baroque. Trois rendez-vous avec le Choeur des chorales (qui interprètera une magnifique Messe d’Antonio Loti) encadreront des mini concerts dans trois amphis. Chacun d’eux sera donné deux fois pour que tous profitent de l’originalité de la programmation : ciné-concert, slam et baroque avec le célèbre « Nevché » et découverte de la viole de gambe avec de jeunes solistes.

La suite du programme de Mars en Baroque cliquer ici (…)

Peu de participants au concours micro ouvert « What the Fac ? »

Peu de participants au concours micro ouvert « What the Fac ? »

09/03/2017

L’événement n’avait pas été mentionné dans la programmation des « Dimanches de la Canebière » du 26 février dernier. Le concours micro ouvert « What the Fac ? », organisé par la Fabrique d’Art et de Culture, n’a rassemblé que quatre participants au café-bistrot Le Petit Saint-Louis (1er).

Tout ne s’est pas passé comme Katia Neyder, fondatrice de la Fabrique d’Art et de Culture (7e) et organisatrice du concours micro ouvert «What the Fac ?», l’avait prévu. «Je pense qu’il y a eu un couac, car on n’était pas sur la programmation de la mairie», confie la professeure de danse moderne, avant d’indiquer «c’est ce qui a fait que ça n’avait pas fonctionné comme on le pensait».

©zal
Le Petit St Louis

Pour cette première édition du concours lancé par Katia Neyder l’organisatrice attendait la participation d’une dizaine de jeunes artistes. Mais le 26 février, seulement quatre chanteurs de pop, de jazz se sont produits sur scène, au Petit Saint-Louis.
«On avait placé une enceinte à l’extérieur pour attirer un peu de monde», souligne la jeune femme, déçue de cette situation.
Toutefois, la première édition, parrainée par la chanteuse Benjamine Girolami, a été formatrice pour les jeunes talents. «Les membres du jury ont senti la motivation de ces participants qui souhaiteraient se lancer dans une carrière». «Les professionnels ont eu le temps de donner des retours constructifs pour pouvoir avancer ; c’était quand même très positif», tient à souligner Katia Neyder.
Cette première édition a été remportée par Enora, une jeune chanteuse de pop, âgée de 19 ans.
«What the Fac ?» acte II ne sera pas lancé le dimanche 26 mars. «Vu le peu d’engouement que ça a suscité et l’énorme énergie que ça nous avait demandée pour mettre en place le concours, la prochaine session se déroulera le dernier dimanche du mois d’avril».

Ambrine Ziani (IEJ)

Les femmes partent en croisade sur la Canebière

Les femmes partent en croisade sur la Canebière

08/03/2017

Dans  une  ambiance  festive,  les  femmes  ont  affiché  leur  détermination  pour faire valoir leurs droits ce mercredi 8 mars sur la Canebière.

©Benjamin Ferrari
La Canebière, théâtre l’espace d’un après-midi de la lutte des femmes pour l’égalité.

« Solidarité ! Pour toutes les femmes du monde entier ! », un slogan pour une manifestation animée. Unies, soudées, survoltées, les femmes ont battu le pavé cet après-midi sur la Canebière. L’objectif, lutter pour l’égalité. « Les femmes doivent pouvoir bénéficier des mêmes droits que les hommes ! », s’exclame Sylvie, 42 ans, avant d’ajouter, « je suis fière que l’on puisse manifester aujourd’hui pour montrer notre détermination ». Parti de l’église des Réformés, le cortège de manifestantes a parcouru toute la Canebière jusqu’au Vieux-Port.

« C’est également un message qu’il faut envoyer aux jeunes »

©Benjamin Ferrari

« Il faut dire et redire que l’homme et la femme ne sont pas sur un pied d’égalité en terme  de  droits.  Il  faut  le  marteler  et  tant  que  cette  célébration annuelle existera, cela  signifiera  que  l’on  n’aura pas  encore atteint cet  équilibre  »,  fait valoir Véronique, 51 ans.

Même idéal pour Christine, 58 ans, qui milite pour que ces valeurs soient inculquées aux nouvelles générations et ce dès leur plus jeune âge, « c’est également un message qu’il faut envoyer aux jeunes, cela passe par le 8 mars évidemment, mais pas seulement, c’est toute une éducation qu’il faut faire aussi bien dans le milieu scolaire qu’au sein de la famille ». En visite toute la journée à Marseille, Jean-Luc Mélenchon, décrit comme le candidat de la femme, en a profité pour   prendre part   à   ce   rassemblement.   «   Cela   nous   rassure   de   voir   une personnalité politique se déplacer pour nous montrer son soutien », explique Nadia, 38  ans, avant  de  conclure,  «  même  si  cela  ne  dure  que  24h,  la  journée  de  la femme, c’est un symbole ».

Benjamin Ferrari (IEJ)

Histoires de Sports aux ABD jusqu’au 29 avril

Histoires de Sports aux ABD jusqu’au 29 avril

histoire sport (1)07/03/2017

Dans le cadre de Marseille Provence Capitale européenne du sport 2017, le Département des Bouches-du-Rhône propose aux Archives et Bibliothèque (ABD) à Marseille jusqu’au 29 avril une exposition exceptionnelle sur “Histoires de Sports” avec quelque 180 objets, trophées et documents qui retracent les aventures sportives qui se sont déroulées sur le territoire.

Chaque visiteur, petit ou grand, plongera dans l’expérience sportive au travers des émotions qu’elle suscite, de ses vertus sociales et humaines, et de son ancrage dans le territoire local.

Des dispositifs numériques immersifs jalonnent le parcours. Visites commentées tous les samedis à 15 h et sur rendez-vous pour les groupes constitués.

Voir le lien en cliquant ici

Lien vers l’article de Destimed.fr lors du lancement de la Caitale Européenne du Sport

A 90 ans, la Canebière se rêve en “Broadway marseillais” (afp)

A 90 ans, la Canebière se rêve en “Broadway marseillais” (afp)

04/03/2017

La mythique avenue centrale de Marseille, la Canebière, s’offre une seconde jeunesse pour ses 90 ans. Un dimanche par mois, l’artère bruyante devient piétonne et accueille sur ses larges trottoirs concerts, spectacles et marchés.

De grandes girafes rouges en papier, clin d’œil à leur ancêtre au long cou offerte à Charles X par le vice-roi d’Égypte et débarqué à Marseille en 1826, y ont déambulé en fanfare le 29 janvier pour le lancement des “Dimanches de la Canebière”.

©Anne-Christine Poujoulat (afp)
Un défilé sur la Canebière le 29 janvier 2017

En 1927, lorsque la rue Noailles et les allées de Meilhan ont été réunies et que la Canebière a vu le jour sous sa forme actuelle, “il s’agissait d’un lieu de promenade, avec de nombreux commerces”, raconte Elisa Maître, doctorante en urbanisme et aménagement de l’espace.

Bénédicte Sire, comédienne et réalisatrice, Marseillaise d’adoption, se passionne pour les trésors cachés du centre-ville, comme cette cave, au sous-sol d’un restaurant turc, qui a vibré dans des concerts de jazz des années 30. A cette époque, “la Canebière était la plus belle avenue du monde, les artistes y passaient tous avant d’embarquer dans le Vieux-Port pour New York”, raconte-t-elle lors de balades urbaines.

Le Marseille des années folles, c’était “plus de 100 cinémas, des grands hôtels, une vie sociale et culturelle intense entre 1860 et l’entre-deux guerre”. Du Vieux-Port, en bas de la Canebière – le cannabis en provençal (Marseille était un grand comptoir de chanvre)- jusqu’à la place des Réformés, les grands hôtels haussmanniens, les boutiques de luxe se succédaient. Aujourd’hui ils hébergent l’enseigne C&A ou le commissariat de Noailles. A partir des années 1960, l’avenue s’est paupérisée et le “Broadway marseillais” dont rêve Sabine Bernasconi, maire LR du 1er et du 7e arrondissements, paraît bien terne, vu de la place triangulaire des Réformés, dont la fontaine hors-service fait face à des institutions comme la pâtisserie Plauchut et la librairie Maupetit, mais aussi une enfilade de magasins de déstockage et de téléphonie.

-“du pain et des jeux”-

“C’est vrai qu’il y a bien trop de magasins discount”, constate Mme Bernasconi, tout en assurant que les “dimanches” sont “une première étape pour changer l’état d’esprit et l’image du centre-ville”, boudé par les Marseillais des quartiers Sud.

Pour Benoit Payan, conseiller municipal PS, les “dimanches”, “c’est une bonne idée mais ce n’est pas suffisant, c’est un peu +du pain et des jeux+, et le dimanche soir la Canebière redevient glauque et sale”, assène-t-il.

Lire la suite de l’article de Julie Pacorel de l’AFP du 4 mars 2017

 

Balade sur le Broadway marseillais

Balade sur le Broadway marseillais

03/03/17

La mythique Canebière se transforme un dimanche par mois. L’occasion de la redécouvrir, livrée aux promeneurs et aux attractions culturelles et festives.

©Le Parisien
Les Marseillais se réapproprient la Canebière, piétonne le dernier dimanche du mois et parcourue de spectacles vivants. ©FREDERIC BADANI

Des girafes rouges y paradent, un funambule la contemple de haut, pendant qu’au sol des odeurs d’andouillette et de sardine l’envahissent. Cachée par la foule, on a du mal à la reconnaître, mais c’est pourtant bien elle : la Canebière. Vivante, festive, du Vieux-Port jusqu’à l’église des Réformés. Un dimanche qui plus est.

La Canebière, c’est la rue la plus célèbre de Marseille, celle que l’on chantait dans les opérettes des années 1930. Mais ce n’est pas, ce n’est plus, la préférée des Marseillais. De jour, on y croise surtout des bus et des taxis, des banques et des kebabs, des commerces désuets… ou fermés. « Quand la boutique de l’OM représente le principal centre d’intérêt touristique, ça en dit long sur ce qu’elle est devenue », grince le restaurateur d’une place adjacente.

Et c’est bien de ce constat que sont nés les Dimanches de la Canebière. Le dernier week-end du mois, le temps d’une journée, l’artère est désormais rendue aux piétons, et surtout à la culture. Elle devient le jardin des artistes de rue. « L’image de la Canebière s’est dégradée parce qu’il y a eu des travaux, parce que la population a changé et que des commerces se sont installés comme des verrues, explique Sabine Bernasconi, maire de secteur (LR) et porteuse du projet.

Mais on ne doit pas oublier ce qu’il y a de beau. Plus de 80 acteurs culturels y sont situés. Il y a un mythe autour de cette avenue, les touristes la cherchent. Renouer avec l’histoire de la Canebière, c’est renouer avec la tradition de la balade familiale. Nous souhaitons redonner l’envie d’y marcher, comme autrefois. C’est le Broadway marseillais ! »

Lire la suite de l’article de Clément Chaillou dans Le Parisien du 3 mars

FOCUS SUR LA CANEBIÈRE : TROIS LIEUX EMBLÉMATIQUES 

FOCUS SUR LA CANEBIÈRE : TROIS LIEUX EMBLÉMATIQUES 

 02/03/2017
Marseille capitale européenne de la culture… C’était en 2013… Souvenez vous, le MuCEM, la vieille charité, les théâtres et le Silo, le Dôme et le Palais Longchamps ou bien encore la bibliothèque de l’Alcazar…

Aujourd’hui, Marseille reste une reine en terme de culture et c’est avec les dimanches de la Canebière (les derniers dimanches de chaque mois sauf juillet-août et décembre) instaurés cette année par Sabine Bernasconi, maire (LR) du premier secteur (1er & 7ème arrondissements) qu’elle nous le prouve une nouvelle fois.

©Christophe MOUSTIER 1994
Entrée de l’Alcazar avant rénovation

L’annonce du concert de Lambert Wilson ce jeudi 02 mars 2017 à l’Opéra de Marseille a redonné aux vieux marsellais la nostalgie des grandes heures de la Canebière connue du monde entier pour ses cafés et cabarets. C’est sur un répertoire chanté par Lambert Wilson qui fait revivre des airs chantés à l’Alcazar que je vous propose un  petit focus sur cet édifice mythique à Marseille devenue bibliothèque. « L’Alcazar-Lyrique », de son nom à l’époque, ouvre ses portes pour la première fois le 10 octobre 1857. A ce moment, la salle en haut du cours Belsunce dans le 1er arrondissement de la ville, peut accueillir jusqu’à 2.000 personnes. Au début du XXème siècle, Dalida, Yves Montand, Tino Rossi ou encore Fernandel défilent à l’Alcazar… L’endroit devient un lieu très fréquenté et la salle est reconvertie en cinéma au début des années 1930.

Du lyrique à la lecture

©zal
2017

Fermée durant la Seconde Guerre Mondiale, elle connaît un regain d’activité à la Libération. A sa réouverture en 1946, l’Alcazar est un réel cinéma, puis devient quelques années plus tard un music-hall où chanteurs connus du début de notre temps comme Charles Aznavour, Henri Salvador, Sacha Distel, Johnny Hallyday ou Jacques Brel se réunissent pour partager leurs musiques. Le 9 août 1966, l’Alcazar prend congé, ce n’est pas voulu, mais la télévision lui fait de la concurrence et fait chavirer le navire…

C’est en 2004 que l’histoire de la musique à l’Alcazar s’arrête un peu pour laisser sa place à la littérature. Le 30 mars 2004, l’Alcazar ouvre ses portes sous la forme d’une bibliothèque municipale à vocation régionale (BMVR) en remplacement de la bibliothèque Saint-Charles.
Ce soir nous retrouvons donc Lambert Wilson, acteur et chanteur français, sur le parquet de l’Opéra et non plus d’Alcazar dont vous connaissez maintenant l’histoire. Wilson chante Montand. Dans un album sorti l’an dernier l’acteur chanteur, même tonalité de baryton, même silhouette rend  hommage à Ivo Livi, devenu le chanteur Yves Montand, commémorant ainsi le 25ème anniversaire de la disparition de l’artiste.

 Le Palais de la Bourse, un mythe architectural du second empire à Marseille

Descendons en bas de la Canebière, à la lisière du Vieux Port et de la rue Paradis, pour nous retrouver face au Palais de la Bourse, qui fut le premier édifice de Marseille élevé sous le Second Empire. Réalisé par l’architecte Pascal Coste en 1852, c’est le début de la grande vague de construction des édifices publics à Marseille, au milieu du XIXème siècle. ­­­­­L­e bâtiment abrite aujourd’hui le siège de

@bienvenuemarseille

la Chambre de Commerce­ et d’Industrie Marseille-Provence (CCIMP), plus ancienne chambre de commerce de France. L’inauguration  du bâtiment se tint, en septembre 1860, en présence de Napoléon III. Les finitions se poursuivront encore pendant vingt ans et l’opération nécessita en tout l’expropriation de 65 immeubles. En 2010, pour ses 150 ans d’existence, l’édifice a bénéficié de la rénovation de ses 6.600 mètres carré de façade. La partie supérieure de cette façade représentant les armes de la ville, flanquées de figures à demi-allongées, puis l’Océan et la Méditerranée. Le Palais de la Bourse est aujourd’hui considéré comme l’un des plus parfaits exemples du style Second Empire en France. 47 mètres de long , 30 mètres de hauteur et 68 de profondeur, l’édifice dépasse largement les dimensions du Palais Brongniart, ancien palais de la Bourse à Paris. Le Palais de la Bourse marseillais, qui représente l’essor de Marseille, accueille dans sa partie droite du rez-de-chaussée, le musée de la Marine, qui organise régulièrement des expositions. Elles vous y attendent !

 L’église dite des Réformés et ses deux flèches

©Mathilde Serra
Les réformés marseille

Remontons le Broadway de Marseille, en tramway ou à pied, pour apprécier le vent frais sur notre visage, les odeurs d’autres mondes dans notre nez ou la diversité des peuples sous nos yeux.   Montons jusqu’à la place des Réformés, au bout des allées de Meilhan, où se trouve bien évidemment, l’Eglise des Réformés. Cette église s’appelle en réalité l’Église Saint-Vincent-de-Paul. Elle doit son nom courant à l’emplacement d’une ancienne chapelle des Augustins Réformés. L’église est un site religieux historique car la première pierre de l’ancienne chapelle du couvent dédiée à Saint Nicolas de Tolentino, fut posée par le duc de Guise, gouverneur de la Provence, le 20 juin 1611. Pour l’anecdote, chaque année à Marseille, le dernier dimanche qui clôture l’année liturgique, dimanche du Christ Roi, tous les santonniers se retrouvaient à l’église des Réformés pour une célébration eucharistique avant d’inaugurer la foire aux santons : c’est ce qu’on appelle la messe des Santonniers. Bref, l’église est édifiée entre 1855 et 1888 par l’architecte Reybaud sur les plans de l’abbé Pougnet, selon le style gothique ogival du XIIIème siècle. Les vitraux sont magnifiques et originaux, et la statue de Jeanne d’Arc réalisée par Botinelly en 1943 est présente au devant de l’édifice. Si vous y allez, vous remarquerez sûrement la grandeur de ce bâtiment, rien qu’en le comparant aux arbres des alentours, et vous verrez que c’est une des plus belles églises de Marseille avec ses deux flèches jumelles. 

Je conclue en vous faisant remarquer que je viens de citer trois lieux emblématiques à Marseille, trois lieux qui se situent où ? Sur la Canebière. Une Canebière pleine de ressources et de secrets qu’il faut trouver, pleine d’histoires et d’anecdotes… Je vous donne d’ailleurs rendez-vous avec mon prochain article qui traitera justement de petites anecdotes trouvées en me promenant du Vieux Port au 10 Square Stalingrad.
A bientôt !
Mathilde SERRA (IEJ)