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Mois : avril 2017

Dimanche de la Canebière : Une 4ème édition très suivie malgré le mauvais temps

Dimanche de la Canebière : Une 4ème édition très suivie malgré le mauvais temps

30/04/2017- –

Les nuages ont toisé Marseille toute la journée, pourtant, cette quatrième édition des Dimanches de la Canebière a rassemblé un large public tout au long de la journée. Avec plus de quarante animations, il y en avait pour tous les goûts. Concerts, Flamenco, expositions et petits producteurs pour un dimanche réussi.

18251625_1711746638841652_7412775401530851328_n« On sait enfin quoi faire les dimanches nuageux à Marseille » lance Muriel, pendant que son fils s’amuse au stand Terre ludique, où jeux de société et jeux de construction sont mis à la disposition des petits et même des grands face au théâtre du Gymnase.
Le beau temps n’était effectivement pas au rendez-vous pour cette 4ème édition, seulement, la douceur printanière et le temps maussade n’ont pas découragé les marseillais. Ils étaient très nombreux près de la place du général de Gaulle, au Happy market, plusieurs stands de petits producteurs locaux venus faire découvrir leurs fromages, tapenades, miels et autres sardines. Une réelle palette gustative. Pour le déjeuner, inutile de se ravitailler aux nombreux fast food de la Canebière ou du vieux port. Des food trucks étaient installés au milieu de la Canebière, donnant la part belle aux cuisines asiatiques et africaines avec des spécialités togolaises notamment.
La nourriture n’était pas le seul attrait de cette journée, la danse et la musique l’étaient tout autant.

Danse, musique et culture au programme

@RazikaBelkhelouat
Groupe Leda Atomica

Pour s’en délecter, il fallait remonter la Canebière et passer devant les nombreux stands de vinyles, livres et bandes dessinés disséminés sur une centaine de mètres. Avec à midi, sur le parvis de la mairie du premier secteur, un concerto organisé dans le kiosque à musique, un moment suivi par une centaine de citadins. Le Flamenco a également eu son mot à dire lors de cette journée avec deux flash mob donné devant la mairie, le premier à 13h, le second à 17h, une quarantaine de marseillais vêtus d’un t-shirt rouge se sont prêtés au jeu. Encore plus haut, au square Stalingrad, c’est un concert qui a lieu de 17h à 22h, avec la présence de Nosfell et du groupe Narrow Terence notamment. Non loin de ce concert, près de dix artistes à la singularité bien distincte sont venus exposer leurs œuvres, la sculpture et la peinture étaient très majoritairement représentées.

 

Un évènement ouvert à tous

« J’ai passé un bon moment, il y a en a pour tous les gouts, je reviendrai au mois de mai ». Pour sa première, Julien, étudiant en art n’a pas été déçu par le spectacle proposé. Lors de cette journée, le jeune marseillais a également été marqué par la diversité de la population : « Ce n’est pas un évènement clivant réservé à un seul type de personne, tout le monde peut venir c’est assez fédérateur ». Après quatre éditions, les Dimanches de la Canebière sont en train de devenir un évènement important de la vie culturelle marseillaise.

Jérémy Réal (IEJ)

Le programme du dimanche 30 avril

Le programme du dimanche 30 avril

Une sélection du programme du troisième dimanche de la Canebière à feuilleter du doigt sur téléphone portable, tablette ou ordinateur. La quatrième timeline des dimanches réalisée par Vincent Veillon (IEJ) avec adresses et horaires des événements retenus.

 

 

CG13: Dimanche, c’est fête sur la Canebière !

CG13: Dimanche, c’est fête sur la Canebière !

26/04/2017- –

Pour sa 4e édition, les Dimanches de la Canebière invitent à flâner dimanche prochain sur la plus célèbre artère de Marseille. L’occasion de se frotter à l’art, à la joie et à la gastronomie. Avec le Département, partenaire important de l’initiative, c’est la Provence qui gagne !

Jamais deux sans trois ? Non, jamais trois sans quatre ! Pour la 4e édition des Dimanches de la Canebière, ce rendez-vous festif qui se déroule sur la plus célèbre artère de Marseille chaque dernier dimanche du mois, la mairie du 1er secteur et le Département des Bouches-du-Rhône vous proposent, dimanche 30 avril, une programmation dense et éclectique.

Le Département des Bouches-du-Rhône est un partenaire privilégié de cette opération rituelle dans le cadre de la redynamisation du centre-ville et du Plan pour Marseille signé entre la municipalité et la collectivité départementale.

Dégustations, musique, littérature, cirque, histoire, peinture, tous les arts et les émotions seront présents pour vCG13 imageous amuser, vous éveiller, vous donner de la joie surtout !

– De 10h à 18h, la fédération des commerces du centre-ville va mettre à l’honneur, grâce aux producteurs locaux, tout un art de vivre à la française, le fromage !.. Qui sera accompagné de nombreuses spécialités, à emporter ou à déguster sur place. RV entre la place du général de Gaulle et le cours Saint-Louis.
– Un food trucks, un happy market composé de créateurs marseillais, un marché aux livres, le Musée d’histoire de Marseille ouvert, tout comme la Guimik Gallery, la librairie Love et de très nombreuses boutiques vous accueilleront à partir de 10h, pour découvrir les merveilles locales.
– Le matin, à partir de 9h30, le migrantour Marseille et la coopérative d’habitants Hôtel du Nord invitent à une balade « Belsunce Noailles, dans les coulisses de la ville », une traversée des quartiers populaires comme vous ne les avez jamais vus. Le départ est fixé à 9h30 en haut des escaliers de la gare Saint-Charles. Tarif : 10€/personne.

– Une autre façon originale de parcourir le centre-ville est proposée par Proxi-Pousse. Les deux véhicules seront itinérants sur la Canebière, à partir de 10h. Réservation sur proxipousse13@gmail.com

– L’après-midi, c’est une randonnée historique par Marseille Autrement qui invite les curieux à remonter le temps et à se fondre le temps d’une déambulation dans l’histoire si tumultueuse de la Canebière, marquée par le commerce d’antan, le faste et la richesse d’alors. Rendez-vous de 14h à 17h place du Général de Gaulle. Tarifs : entre 4 et 8€. Réservations au 07 83 12 52 57.

La suite de l’article sur le site CG13 du département des Bouches-du-Rhône

Dimanches de la Canebière : Une quatrième édition sous le signe de la danse

Dimanches de la Canebière : Une quatrième édition sous le signe de la danse

25/04/2017 – –

Après trois éditions grandement réussies, les Dimanches de la Canebière réinvestissent le centre ville de Marseille le 30 avril pour une quatrième édition pleine de surprise sous un beau soleil annoncé. Entre concertos, danse, expositions et Flamenco, une quarantaine d’animations sont prévues lors de cette journée. Pour mériter son surnom de Broadway Marseillais, la ville se doit s’insuffler à son artère principale un vent de culture et de fête. Un enjeu semble-t-il assimilé par les élus marseillais et ses habitants.
Sabine Bernasconi, maire (LR) des premier et septième arrondissement de Marseille en charge de la Canebière invite les Marseillais à se laisser porter par l’évènement de ce dimanche : « Vous pouvez commencer la journée dès la fin de la matinée en découvrant le Planétariudimanches canebière 4m à l’Université et l’exposition à ciel ouvert Le Nord fait le mur sur la Canebière de la compagnie Lieux Publics”, dit-elle.

Bolero de Ravel dansé devant la mairie à 14h30 et Flamenco centre Solea à 17h

“Après la pause déjeuner dans un food truck, découvrez la compagnie Julien Lestel dansant sur le Bolero de Ravel à 14h30 sur le square Léon Blum. Continuez avec un peu de musique rétro du groupe Leda Atomica à 15h30 et gardez le rythme pour le Flash Mob de Flamenco du Centre Solea à 17h00. Vous pourrez terminer votre journée par un concert d’Orgues à l’Église des Réformés ou par la programmation musicale de la Méson sur le square Stalingrad. », ajoute-t-elle. Elle espère une grande participation à ce dimanche dont les trois premières éditions depuis le 29 janvier dernier ont réuni chacune entre 20.000 et 30.000 personnes venues généralement en famille.

La douceur printanière propice aux balades en plein air

Tout au long de la journée, les citadins devraient pouvoir profiter du beau temps pour faire un tour au marché des producteurs où le fromage sera mis à l’honneur. Reblochons, brousses, mozza, burrata, ricotta pour ne citer qu’eux, sauront parfaitement ravir les papilles des opposants au repos dominical. Outre cette attraction laitière, les Marseillais pourront également croiser le chemin d’une vingtaine d’acrobates de la compagnie circassienne XY arpentant toute la Canebière et batir des pyramides humaines avec l’aide du public.

Jérémy Réal (IEJ)

“Le premier”, nouveau quartier des arts à Marseille

“Le premier”, nouveau quartier des arts à Marseille

21/04/2017 – –

rue du théâtre français canebièreEn haut de la Canebière, se trouve le nouveau quartier des arts de Marseille, baptisé « Le Premier » par Dominique Bluzet, directeur du Théâtre du Gymnase, en rapport avec son arrondissement. C’est un nouvel espace de création artistique qui a vu le jour le 29 janvier, premier des dimanches de la Canebière, et qui choisit d’unir jeunesse, artistes marseillais et internationaux, avec les noms et les visages de personnages devenus aujourd’hui historiques. Visitez cette nouvelle sphère culturelle marseillaise dédiée à l’art.
Depuis la Canebière, nous entrons dans la rue du Théâtre Français en passant sous une arche, pour ensuite découvrir l’entrée du Théâtre du Gymnase. Ici, la rue est assez vide mais ensoleillée, ce qui permet d’admirer les rideaux métalliques baissés d’une petite dizaine de boutiques en déshérence sur lesquels sont peints différents portraits. Entre peinture classique et graffiti, ces portraits ont été graffés à partir de photographies et dévoilent des visages connus on inconnus. Marcel Pagnol, Gabriel Péri, Albert Cohen, des hommes, des femmes, des enfants… ces visages ponctuent la rue du Théâtre Français et l’habillent, même désertée par les commerces, jusqu’au lycée Thiers, qu’ils ont tous fréquentés durant leur jeunesse.
Pénétrons à présent dans la rue Guy Mocquet. C’est ici que le nouveau quartier des arts est à l’œuvre, avec de nouveaux portraits qui ornent la façade. Exit les peintures et les graffitis, place à la photographie. Les élèves actuels du lycée Thiers, dont les visages reproduits décorent les murs, ont collaboré avec des artistes de rue marseillais comme Dire 132, connu aussi pour ses fresques dans le Cours Julien, mais aussi l’association d’artistes Planète Emergences qui a réalisé le projet des « Murs de la L2 ». Sur les murs, ces visages sont floutés, déformés, ou encore pixélisés.
Catherine, 83 ans, les admirent, elle-même a passé son bac dans ce lycée tout comme Marcel Pagnol, explique-t-elle. « C’est super ce que font les jeunes, parce que les jeunes, c’est l’avenir ! ». Face aux portraits, Julie, 20 ans, travaille dans le seul IMG_8755restaurant ouvert de la rue, elle côtoie les œuvres toute la journée. « Ça change des graffitis comme ceux que l’on trouve au cours Julien, on peut s’attarder sur une œuvre en particulier, il n’y en a pas partout », dit-elle.
Les rues Guy Mocquet et du Théâtre Français forment une boucle et dessinent le nouveau quartier des arts de Marseille liant les théâtres du Gymnase et des Bernardines en contournant le lycée Thiers. Ces œuvres sont le fruit d’une véritable collaboration entre élèves, artistes, associations, commerçants et théâtres, qui font vivre chaque jour la culture à Marseille.

Flora Lefèvre (IEJ)

Hommage aux photographes de rue sur la Canebière

Hommage aux photographes de rue sur la Canebière

15/04/2017 – –

Expo-OdéonL’Odéon expose dans son hall d’entrée en haut de la Canebière une douzaine de panneaux retraçant l’aventure d’Henri Diaz, réfugié espagnol à la fin des années 30 devenu photographe de rue sur la Canebière. Sous le titre “Des Artistes sur la Canebière” cette exposition en douze panneaux est visible tous les jours au théâtre de l’Odéon. Des visites-conférences de Mireille Duband, secrétaire du Comité du Vieux Marseille, reprendront fin mai pour des petits groupes de 15 personnes jusqu’au 30 juin.

Henri Diaz
Le premier panneau de l’exposition

« Il s’agit, en complément de cette exposition, de faire revivre l’histoire du spectacle à Marseille de 1949 à 1966, dates de prise des photos présentées » dit Mireille Duband. Celle d’Annie Cordy, en tête d’affiche de l’exposition, été photographiée par Henri Diaz sortant de l’hôtel Noailles. « C’est une période de transition entre le music-hall et le show business et ces photos en sont le témoignage », ajoute-t-elle. On y retrouve des photos d’Edith Piaf, Yves Montand et Simone Signoret, Tino Rossi ou Raymond Devos prises par Henri Diaz.

Les photographes de rue ont disparu de nos villes. Ils faisaient partie de l’animation sur les boulevards et les avenues. Ils captaient des images en nous faisant un petit signe pour que nous regardions l’objectif ou lui indiquions de la tête ou de la main que nous ne souhaitions pas de photo. Ils travaillaient avec des pellicules argentiques nécessitant un certain temps pour le développement. Ils nous remettaient un ticket avec l’adresse du magasin où retirer le tirage le lendemain. Aucune obligation.

Le sourire des photographes payés à l’image a déserté les rues avec leurs appareils obsolètes. Ils ont été remplacés par les photographes amateurs fans de selfies utilisant leur téléphone pour des photos insolites. Une nouvelle façon de voir la photo sous l’appellation d’iphonéographie pouvant être transmise immédiatement sur Instagram.

Les anciens photographes de rue tenaient aussi l’agenda des vedettes de théâtre de cabaret ou de cinéma descendant au Grand Hôte Noailles sur la Canebière ou au Beauvau près du Vieux-Port non loin de l’Odéon, des Variétés, du Gymnase, de l’Opéra et de l’Alcazar. Leurs descendants professionnels immortalisent des mariages ou de grandes cérémonies. Pour les acteurs qui avant aimaient à prendre la pose devant ces photographes de rue, les paparazzis ont pris la relève. Ils planquent devant les palaces ou les festivals pour figer sur papier glacé le sourire ou la grimace d’une personnalité. Autrefois on parlait de “Vedette” on parle maintenant de “People”…

Une exposition sur le thème de la Canebière sera présentée lors du 26ème Carré des Ecrivains au mois de Novembre 2017 a par ailleurs annoncé la secrétaire du Comité du Vieux Marseille.

al/

Exposition DES ARTISTES SUR LA CANEBIÈRE  du 3 octobre 2016 au 30 juin 2017 au Théâtre de l’Odéon, 162, la Canebière, Du mardi au samedi de 10h à 17h30, Entrée libre; Renseignements et organisation des visites au 04 91 62 11 15
Exposition proposée par le Comité du Vieux Marseille
L’autre visage des Capucins

L’autre visage des Capucins

12/04/2017- –
©zal
Traverser la Canebière

Après avoir arpenté la première partie de la rue longue des Capucins, nous traversons la Canebière et nous voilà à présent de l’autre côté. Là où les cultures se rassemblent, le centre de Marseille dévoile de nouveaux secrets.

Ici, moins de couleurs, moins de saveurs, et des touristes qui s’effacent. De l’autre côté de la rue longue des Capucins, les commerces de bouche, boulangeries, boucheries et épiceries se font rare. De ce côté-ci, ce sont les magasins de textile et de prêt-à-porter féminin en gros qui dominent. « Vente uniquement aux professionnels » peut-on lire sur les portes d’entrée des boutiques. Même si cette partie de la rue est moins vivante, on peut apprécier son calme et regarder avec curiosité et amusement certaines devantures de magasins. Certains portent des prénoms de femme, comme « Laura » pour le prêt-à-porter, « Analisa » pour les bijoux ou encore « Lucie » pour des gadgets électroniques.

La rue longue des Capucins réunit sous la même appellation deux voies historiquement séparées par la rue de Noailles d’alors devenue La Canebière qui coupe le centre-ville comme une frontière. La première, anciennement rue Neuve des Capucins avec son marché partait du couvent des Capucins près de la rue d’Aubagne jusqu’à la rue de Noailles. Elle a été prolongée par la voie située de l’autre côté de la Canebière sous l’appellation de rue Longue des Capucins sur toute sa longueur englobant l’ancienne rue Saint Claude jusqu’aux anciens remparts non loin de la Gare Saint Charles.

Mais, bien que la Canebière et son attractivité touristique ne soit qu’a quelques dizaines de mètres, les visiteurs s’aventurent peu dans cette partie de la rue très étroite. Les vitrines y sont peu attractives avec leurs mannequins comme de vieilles poupées de celluloïd et de nombreux magasins sont fermés en plein milieu de l’après-midi.

Flora Lefèvre (IEJ)

 

La Canebière Agora populaire

La Canebière Agora populaire

10/03/2017

Billet

La Canebière est redevenue l’endroit où il faut être sur la scène politique avec le candidat de la France Insoumise qui a psalmodié sa marseillaise hier depuis son estrade sur le vieux port face à la foule. Ce n’était pas le « Broadway marsellais » espéré par la maire (LR) de secteur mais la Canebière transformée en Agora  populaire le temps d’un après-midi ensoleillé. 70.000 auditeurs selon les organisateurs, 30.000 participants selon le décompte du quotidien La Provence soit autant qu’un des « dimanches de la Canebière » qui tentent de redonner vie à cette artère mythique de Marseille un dimanche par mois depuis le début de l’année. Une Canebière qu’il avait déjà foulée le 8 mars en défilant pour la journée des femmes. L’avenir dira si le tribun qui avait  fait son grand meeting à Marseille en 2012 sur la plage du Prado a réussi par ses harangues de dimanche depuis le Vieux-Port à remotiver sur son nom un électorat populaire qui avait déserté la gauche. Sa démonstration de force aura en tout cas redonné à la Canebière une aura populaire qu’elle avait perdue.

al/

Lettre aux abonnés

Lettre aux abonnés

07/04/2017

Edito

©zal

« Encore heureux qu’il ait fait beau » comme dit la chanson, surtout le troisième des « Dimanches de la Canebière » entre une tempête et une tornade qui se sont abattues sur la ville. Un dimanche radieux comme le sourire rasséréné de la maire (LR) de secteur Sabine Bernasconi en charge de la Canebière qui a lancé il y a un peu plus d’un an cette opération de sauvetage inusitée du centre-ville de Marseille.

Elle déclare une participation de près de 90.000 personnes pour les trois dimanches. Une estimation haute « selon les organisateurs » selon la formule consacrée sans décomptage précis. Des observateurs indépendants et des opposants à la majorité municipale (LR) ©zaltout en se réjouissant de ce succès en relativisent l’impact et estiment que ce chiffre pourrait être raisonnablement ramené à environ 65.000 pour la participation des trois dimanches cumulés. Cela ferait environ de 30.000 badauds pour le dimanche de lancement avec grande parade spectaculaire le 29 janvier, environ 15.000 personnes en majorité marseillais le 26 février moins festif autour d’une thématique circassienne plus élitiste et aussi 20.000 personnes venues en famille profiter d’une accalmie météo dans une zone piétonnisée le 26 mars avec de la musique partout sur la Canebière et alentour ce qui a eu pour effet de rapprocher les gens.

En attendant le quatrième dimanche, le 30 avril, dont le programme ne sera dévoilé que probablement juste avant le premier tour de l’élection présidentielle, il est temps de faire le point sur le fonctionnement de ce site que les internautes sont très nombreux à consulter (plus de 12.000 visiteurs pour plus de 57.000 consultations en 4 mois) et à vous inciter vous, les quelque 1.100 abonnés au site, à participer à son développement.

Suivre cette programmation de tentative de revitalisation de la Canebière un dimanche par mois était initialement un prétexte. Il s’agissait d’un point de départ pour une remise à plat, une nouvelle façon de voir Marseille et la Méditerranée depuis la hune d’un mât imaginaire du Vieux-Port au kiosque à musique. Cette Hune virtuelle est un point idéal d’observation des changements de la ville en partant de cette voie connue du monde entier. ©zalVouloir faire de la Canebière le phare de la Méditerranée, comme l’affirme la maire de secteur, nous avait semblé suffisamment incongru pour nous inciter à investir sans préjugés par une démarche citoyenne dans un site participatif.

Alors que depuis plus de 30 ans la Canebière périclite et que ses boutiques et cafés autrefois attractifs tombent en désuétude, la fine politique qui occupe le siège de maire de secteur a réussi une partie de son pari. On n’en est pas encore au « Broadway marseillais » qu’elle invoque de ses vœux, mais elle a réussi le tour de force de ©zalréunir sur son projet le sénateur maire (LR) Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal la présidente (LR) du puissant et riche département des Bouches-du-Rhône dont elle est vice-présidente en charge de la culture. Elle a aussi convaincu nombre d’associations pour qu’elles participent à ces manifestations dont le budget de la sécurisation obligatoire du périmètre piéton un dimanche par mois est plus élevé que celui dévolu aux animations.

Hune de Canebière n’est en rien le portevoix de la maire de secteur même si cette idée de « Broadway » a été lancée lors d’une interview au créateur de ce site dans destimed.fr en juillet 2015 et réaffirmée un an plus tard par a même voie en juillet 2016. Ce site est un support pour des propositions d’internautes, de journalistes,  d’écrivains, de chercheurs et d’historiens ainsi qu’un banc d’essai pour de jeunes journalistes. Ces « Rouletabille » en herbe confrontés ainsi aux productions de professionnels confirmés ont à réfléchir sur la ville et à partir de la Canebière de montrer son évolution. La Canebière par son histoire et sa renommée est une formidable source d’articles avec des angles différents pour parler de la cité et des citoyens qui l’habitent ou y transitent.

Une escouade de “Rouletabille”

Avec plus ou moins de succès, de talent qui vient en grandissant, d’imagination pour utiliser les nouvelles techniques de communication, d’erreurs corrigibles, mais surtout de sérieux dans leurs recherches d’angles originaux ou de traitement original de poncifs habituels avec des textes courts comme des tweets, des photos sur Instagram ou en diaporama et des vidéos, ces étudiants font vivre ce site mis à leur disposition. Ils ont besoin de votre regard, de votre lecture et de vos critiques pour progresser. N’hésitez pas à réagir sur le site et à le leur faire savoir par vos commentaires.

Depuis la Hune de la Canebière, ils vont maintenant s’intéresser au développement du triangle culturel marseillais dont la Canebière est l’axe central, la colonne vertébrale et devrait être la vitrine. Il s’agit de remettre la culture au cœur de la ville avec ses acteurs marseillais qui avaient été un peu laissés pour compte lorsque Marseille était Capitale Européenne de la Culture en 2013 au profit de grandes structures et de décideurs venus d’ailleurs.

Lecteurs, à vos plumes

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Dans l’attente de vos réactions.

Antoine Lazerges, journaliste et animateur du site