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Mois : juin 2017

Revue La Provence: la Canebière en mode guinguette

Revue La Provence: la Canebière en mode guinguette

La compagnie La Rara Woulib a déroulé son festival “À nous de jouer !” lors du rendez-vous mensuel de la célèbre artère marseillaise. Une réussite

 Ça fait toujours plaisir d’entendre chanter, ce n’est jamais assez, jamais trop !”, commente Elsa alors que la chorale Worksongs de la compagnie de spectacle de rue La Rara Woulib vient de terminer son show.

Hier en début d’après-midi, au kiosque des Réformés (1er) l’ambiance était à la guinguette. L’aménagement et l’animation du lieu, des plus agréables, n’y étaient pas pour rien. Les cuisines faisaient griller force sardines, le bar servait un excellent jus de gingembre, les membres de Share-Wood initiaient au travail du bois et les Philosophes publics incitaient à réfléchir doucement et collectivement sur la politique, le bonheur, la justice, la liberté…

Ce Dimanche de la Canebière – mais si, vous savez : le dernier dimanche de chaque mois, l’artère centrale de Marseille est piétonnisée et livrée à moult animations -, ce Dimanche de la Canebière, disions-nous, a été en partie pensé et préparé par la Rara Woulib, dans le cadre de son festival “À nous de jouer”.

(…) Lire la suite de l’article de François Rasteau dans La Provence du 26 juin

6ème édition: musique, jeux et sardines

6ème édition: musique, jeux et sardines

25/06/2017- –

C’est sous un ciel ensoleillé et une chaleur caniculaire que les Marseillais les plus courageux ont fêté cette 6ème édition des Dimanches de la Canebière, qui annonçait clairement les vacances et l’été.
marché provencalEt c’est en famille qu’ils s’étaient tous éparpillés afin de découvrir ce qui leur était proposé. « C’est la deuxième fois que l’on vient à cet évènement avec mon mari et mes enfants, c’est une sortie agréable et ludique qui convient à tout le monde », confie Hélène, mère au foyer de 43 ans.
Pas le temps de s’ennuyer, l’avenue la plus célèbre de Marseille proposait de nombreuses activités et des spectacles.
Côté Vieux-Port, la Provence était représentée. Un marché était dressé avec un message  commun : les produits provençaux. Huile d’olive, tapenade, savon … De quoi attirer les  touristes. « J’ai acheté un petit truc à chaque stand. Au moins je suis sûre de ramener de
vrais souvenirs », admet en riant Ana, touriste allemande, venue découvrir pour la première fois le Sud de la France.
Ce marché provençal vivait au rythme de 2 orchestres ambulants qui paradaient du Vieux-Port coin sciencesà la rue St-Ferréol. Ces troupes de chanteurs et musiciens, déguisés pour l’occasion, ont mis le feu et rassemblaient des dizaines de personnes grâce à leurs reprises de Macklemore, Bruno Mars, ou encore U2.
En remontant la Canebière, tout près des Réformés, c’est un tout autre univers qui s’offrait aux passants … ou plutôt plusieurs autres univers.
Ce qui a le plus attiré de monde, c’est le resto éphémère avec ses 8 menus à la carte et son produit phare, la sardine. Des tables étaient installées tout le long de la ligne du tramway, pour que les familles puissent pique-niquer en toute tranquillité, tout en profitant des innombrables concerts et spectacles de danse qui se succédaient tout au long de la journée.
Mais ce dimanche avait aussi pour but d’ouvrir les yeux aux Marseillais, de les éclairer sur l’état de leur ville.philosophes
Philosophes, chercheurs en économie et biologie ont répondu présent pour informer petits et grands sur l’avenir Marseille. Si les adultes ont eu des explications vraiment poussées,
les enfants eux ont eu droit à des activités ludiques. « C’était marrant, j’ai fait des jeux pour apprendre comment protéger la nature, j’ai même pu regarder dans un microscope », raconte Ethan, 11 ans.

Lina Nargisse (IEJ)

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6ème “dimanche de la Canebière”, Sabine Bernasconi se félicite

6ème “dimanche de la Canebière”, Sabine Bernasconi se félicite

Sabine Bernasconi dimanche 25 juin sur la CanebièreSabine Bernasconi, maire du premier secteur de Marseille (1er & 7ème arrondissements) se félicite dimanche de la bonne tenue de la sixième édition des “dimanches de la Canebière”. Une série de manifestations le dernier dimanche de chaque mois  qu’elle a initiée début 2017 pour redynamiser cette artère centrale de la ville dont elle a la charge et en refaire un pôle culturel.

 

 

Les 90 ans de la Canebière

Les 90 ans de la Canebière

La Cité des associations prolonge d’une semaine l’exposition célébrant les 90 ans de la Canebière ouverte le 20 juin au 93 La Canebière. Cette belle présentation de la Canebière historique qui devait se terminer le 24 sera prolongée jusqu’au 30 juin, 93 La Canebière.

Un bref historique de la Canebière par François Rasteau dans La Provence du 25 juin:

Canebière 90 ans, La Provence25 juin 2017

Canebière 90 ans, La Provence25 juin 2017

Un périmètre anti-snacks en centre-ville

Un périmètre anti-snacks en centre-ville

23/06/2017- – extrait de La Provence —

Les commerces artisanaux, culturels, la restauration de qualité, oui. Les boutiques de téléphonie ou les snacks ouverts sur la rue, non.La majorité municipale “assume” vouloir choisir la nature des commerces  afin de  redynamiser le centre-ville. Lundi 26 juin, l’adjointe (LR) au commerce Solange Biaggi présentera un “nouvel outil” de relance et de diversification commerciale:un dispositif autorisant la Ville à user de son droit de préemption, “non seulement sur les baux commerciaux  et  les fonds de commerce, mais aussi sur  les murs des locaux vacants ou mis en vente. Grâce à une subvention du Conseil départemental, qui couvrira 70% de la préemption  des murs, nous allons pouvoir acquérir  des  locaux dans des endroits stratégiques, puis faire des appels à projets pour retenir  les candi­dats qui correspondent au nouveau modèle économique que nous souhaitons favorisera expliqué le maire LR des 6ème et 8ème arrondisse­ments. Ces dispositions seront  applicables dans un périmètre de sauvegarde délimité par la place Sadi-Carnot, le bas de la rue de la République, la Canebière,  le cours Lieutaud, la rue d ‘Aubagne, la préfecture, la rue Breteuil, avec une autorisation de programme de 1,4 millions d’€uros. Premier secteur visé: l’Opéra en bas de la Canebière.

La Provence, édition Marseille du 23 juin 2017.

Au conseil Municipal du 26 juin, fiche technique du projet soumis à délibération:
DÉLIMITATION D’UN PÉRIMÈTRE DE SAUVEGARDE DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT DE PROXIMITÉ
1_ Le contexte
Le centre-ville de Marseille est caractérisé par une grande complexité, en termes d’usages et d’activités. Il est, à la fois, un lieu d’arrivée, d’histoire et de patrimoine, de décisions institutionnelles, de culture, d’animation, d’éducation et de formation, de commerce, d’habitat et de vie, de détente et d’agrément ou encore de services. Ces différents usages sont déterminants pour rendre le centre-ville attractif pour un large public. Une enquête de satisfaction montre que 64  % des personnes interrogées ont une bonne opinion globale du centre-ville marseillais, 53 % pensent qu’il s’améliore, 27 % qu’il ne change pas et 67 % estiment qu’il est agréable. Des améliorations peuvent être apportées en matière d’accessibilité (87 % facile en transport en commun et 82 % difficile en voiture), de sécurité (60 %), d’information (79 %), de propreté (85%) ou encore du manque d’animation le soir (76%).
2_ Une réelle politique d’attractivité du centre-ville
Forte de ce constat, Marseille fait de son cœur de ville une priorité. Elle a d’ailleurs engagé une démarche de redynamisation, intitulée Ambition centre-ville. La cité phocéenne encourage les domaines qui favorisent une synergie en développant des activités attractives et en créant les conditions indispensables à un meilleur cadre de vie. Dans le cadre d’une volonté affirmée de relance et de diversification commerciale, le rapport présenté lors de ce Conseil concerne la délimitation d’un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité. L’objectif est aussi d’instaurer un droit de préemption sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce, des baux commerciaux et les terrains faisant l’objet de projets d’aménagement commercial avec une autorisation de programme à hauteur de 1,428 millions d’euros.
3_ Mise en place d’un périmètre de sauvegarde à 3 niveaux
La Ville de Marseille disposera de l’ensemble des outils d’intervention sur les locaux commerciaux. Le recours au droit de préemption permettra à la Ville d’acheter en priorité des fonds ou des baux commerciaux pour les rétrocéder ensuite à un commerçant ou un artisan, dans l’objectif de conforter et diversifier l’offre commerciale.
Grâce à la mise en place de ce périmètre de sauvegarde, la Ville disposera d’un observatoire des transactions permettant de mieux suivre l’évolution du centre-ville.
Enfin, elle pourra entrer plus facilement en contact avec de futurs commerçants ou artisans, avant leur installation (rappel des règles d’urbanisme, demande de terrasses, règles de publicité, présentation des associations de commerçants, …), notamment dans l’objectif d’obtenir un meilleur respect des différentes réglementations en vigueur. Un guide du commerçant pourra être remis, en amont de leur installation, aux professionnels.

 

Un 6ème dimanche préfiguration des festivals d’été

Un 6ème dimanche préfiguration des festivals d’été

Ce 25 juin, dernier Dimanche de la Canebière avant la rentrée !
Pour cette sixième édition les Dimanches de la Canebière accueillent l’événement A NOUS DE JOUER ! pour proposer une programmation éclectique où la convivialité sera de mise. Coup de projecteur sur cette édition qui se tiendra le 25 juin prochain.
A NOUS DE JOUER !, l’Art par et pour tout le monde s’ajoute aux rendez-vous habituels des dimanches qui ont déjà rassemblé 120 000 personnes en cinq journées.
La compagnie marseillaise RARA WOULIB en assure la direction artistique et la coordination, poursuivant ainsi une étroite collaboration avec le Département des Bouches-du-Rhône entamée il y a deux ans à l’étang des Aulnes.
A NOUS DE JOUER ! mélange sur scène et au cœur de la ville des artistes professionnels et amateurs. Une fête populaire où l’Art est fait par et pour tout le monde.
Autour du thème de la convivialité, les marseillais se retrouveront pour découvrir les créations culinaires de chefs marseillais mais aussi des déambulations musicales, des performances de danse ou d’art de la rue.
Les plus grands Festivals se sont associés à cette grande aventure (le Festival de Marseille – danse et arts multiples, le Festival International d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence, le Festival Marseille Jazz des 5 Continents, l’Institut Musical de Formation Professionnel de Salon-de-Provence, le festival “Faîtes de la danse” et l’école Pulsion d’Istres) pour mettre à disposition leur savoir-faire et accompagner les pratiques amateurs.
« Un dimanche d’été au cœur de Marseille : des enfilades de guinguettes pour s’asseoir ensemble, boire et manger, des spectacles, des ateliers, des odeurs de poissons grillés. Tout le monde chante, danse et joue de la musique. L’occasion rêvée pour former une foule joyeuse, indisciplinée, bruyante et créative », Compagnie RARA WOULIB.
« Ce dimanche de juin vient terminer de manière grandiose une première séquence des Dimanches de la Canebière. Les plus grands Festivals seront là, preuve de la réussite de notre volonté de faire de la Canebière la vitrine culturelle de Marseille et de la Provence. Amateurs et professionnels de la culture seront réunis dans un grand moment de partage et de fête.
La préfiguration du centre-ville de demain sera aussi symbolisée par la démonstration de mobilier urbain, annonce jeudi dans un communiqué Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème arrondissements (premier secteur), et initiatrice de ces événements.

La Canebière fête ses 90 ans

La Canebière fête ses 90 ans

affiche 90 ansLa cité des associations de Marseille célèbre dans ses locaux -93 la Canebière- les 90 ans de la Canebière par une série d’expositions et de conférences du 20 au 24 juin.

La cité des Associations sera malheureusement fermée le 25 juin pour le 6ème dimanche de la Canebière pour des raisons de sécurité et de personnel a précisé mardi avec regret Séréna Zouaghi, conseillère municipale déléguée notamment à la vie associative après l’annonce de cet événement. Pendant quatre jours le public pourra cependant visiter les expositions de photos anciennes de la Canebière, participer à des promenades citoyennes et à des parcours.

Pour le programme cliquez ici

programme 90 ans

 

Projets pour l’hypercentre Solange Biaggi en juin 2014 (destimed.fr)

Projets pour l’hypercentre Solange Biaggi en juin 2014 (destimed.fr)

17/06/2017- –

L’ouverture de grands centres commerciaux aux quatre coins de Marseille suscite nombre d’interrogations quant au devenir du Centre-Ville

Entretien en juin 2014 avec Solange Biaggi, adjointe au maire en charge du commerce et du grand Centre-ville peu après les dernières municipales.

Publié par destimed.fr le mardi 17 juin 2014

Après le lancement en fanfare des Terrasses du Port, en mai, et nombre d’événements pour VIP dans cet espace qui accueille 190 boutiques sur 61 000 m² gagnés sur le territoire -jusque-là interdit sous douane du Grand Port Maritime de Marseille- avec une terrasse sur la rade à couper le souffle, les questions sur les raisons d’un tel étalage d’offres commerciales, dans la ville la plus pauvre de France, commencent à fuser de la part de curieux venus redécouvrir que la mer est bien au bout de “la Cane-Cane-Canebière” comme le chantait déjà Scotto au siècle dernier. Les Marseillais des quartiers Nord comme des quartiers Sud s’interrogent sur l’intérêt d’une telle réalisation. Les commerçants craignant, de leur côté, que cette nouvelle offre commerciale cible surtout les touristes qui resteraient ainsi dans cette grande surface de carte postale avec vue mer de la terrasse -quand un paquebot ne bouche pas la vue- sans chercher à flâner ni consommer ailleurs en ville.

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Solange Biaggi, l’adjointe au Commerce et au centre-ville d’évoquer les raisons qui motivent la politique de la Ville dans cette frénésie d’ouvertures de grandes surfaces commerciales (Photo Philippe Maillé)

Pour la première fois depuis l’inauguration des Terrasses du Port, Solange Biaggi, chef d’orchestre de la politique de renouveau de la ville, à partir du commerce, met en perspective ce nouveau lieu commercial dans le schéma général d’extension de la zone de chalandise vers le littoral du Nord au Sud ; au passage, une réhabilitation programmée de l’hyper-centre dont les résidents devront encore manger de la poussière une dizaine d’années ; du moins pendant les quelques années nécessaires à la réhabilitation des rues et commerces de Breteuil à Lieutaud avant d’attaquer le gros morceau de la rénovation commerciale et résidentielle du 3e arrondissement. Solange Biaggi voit large et projette beaucoup alors que les petits commerces s’inquiètent de la désertification du centre-ville.

Entretien

La politique commerciale justifie-t-elle ces investissements lourds à Marseille ?
Solange Biaggi : Je vais commencer par faire un peu d’histoire. Le maire Jean-Claude Gaudin a été élu la première fois en 1995. Il avait promis à ce moment-là aux commerçants que l’on allait interdire les grandes surfaces à Marseille pour sauver le petit commerce. Mais les grandes surfaces se sont installées autour de Marseille : à Plan de Campagne (pays d’Aix), Aubagne, Vitrolles et Les Milles. Quand j’arrive en 2001, adjointe au commerce, à l’artisanat et aux professions libérales, on me dit : « Solange, il faut revoir la copie ». Non seulement le petit commerce ne s’est pas maintenu mais en plus il a périclité et les gens vont dépenser leur argent hors Marseille. Je fais faire une étude en 2001 qui montre que les Marseillais ont le potentiel de dépenser 5 milliards d’euros par an. 4 milliards sont dépensés dans Marseille et un milliard à l’extérieur.
Le fil rouge de la Ville est de faire revenir le commerce à Marseille, petites, moyennes et grandes surfaces. On fait une seconde étude pour estimer combien il manquait de locaux commerciaux à Marseille : il nous manquait 200 000 m² pour rattraper le retard pris. Voilà les bases sur lesquelles on est parti. L’idée politique est que Marseille, où l’on ne parlait pas encore de Métropole, est le centre du département, le centre de la Région ; on la veut Capitale de la Méditerranée et Capitale du sud de l’Europe. Mais de toutes les villes métropolitaines c’est la moins riche de toutes celles qui sont autour. De plus, c’est la seule qui ne soit pas attractive puisque les Marseillais sont obligés d’aller à l’extérieur pour dépenser leur argent. Alors depuis 2001, on a comme objectif de faire revenir le commerce à Marseille. Pas que le commerce, les industries et les habitants aussi…

Au-delà du manque d’attractivité y aurait-il un autre problème avec l’hyper-centre actuel ?
L’hyper centre de Marseille est trop petit pour une ville de 860 000 habitants, c’est-à-dire qu’il se limite à trois rues, de l’angle de la Préfecture au Centre Bourse : rue Saint-Ferréol, rue Paradis et rue de Rome. Que faut-il faire ? Pour que Marseille devienne une capitale européenne, il faut agrandir son centre-ville vers un grand centre-ville qui va jusqu’aux Terrasses du port via la rue de la République et à l’Est jusqu’au Palais Omnisport (La Capelette) en passant par le stade Vélodrome rénové. Une révision complète du plan urbanistique.

Quinze millions de visiteurs annuels sont officiellement prévus aux Terrasses du Port dans le périmètre de la ville qui a déjà quatre énormes centres commerciaux -outre Plan de Campagne dépendant d’Aix-en-Provence- avec Grand Littoral au Nord, La Valentine à l’Est, Bonneveine et Sormiou et bientôt les complexes commerciaux du stade Vélodrome et de La Capelette au Sud, puis le Centre Bourse dans l’hyper-centre qui est progressivement décalé vers le Vieux-Port ; de la rue Saint-Ferréol vers les Docks renouvelés en passant par la rue de la République et le Vieux Port, n’est-ce pas trop pour une ville dont la moitié de la population est à la limite du seuil de pauvreté ?

J’ai demandé aussi, en tant qu’élue la délégation au commerce, à l’artisanat et aux professions libérales, la délégation du centre-ville afin de pouvoir travailler pour faire de l’urbanisme commercial. C’est pour cela que l’on a décidé aussi de faire un Tramway qui parte du centre-ville jusqu’au cap Janet, qui maille le territoire et de l’autre côté qui monte à l’Est. On voulait continuer jusqu’au stade Vélodrome mais il s’arrête à la rue de Rome, à Castellane. On passe ainsi d’un petit centre-ville à un grand centre-ville. On a aussi fait le constat de ce qui était déjà existant : à Plan de Campagne, 750 Millions d’euros de chiffres d’affaire ; Vitrolles et les Milles, 400 millions d’euros sans habitants ; Aubagne, 45 000 habitants et 450 millions d’euros. L’Hyper centre-ville de Marseille, c’est entre 450 et 500 millions d’euros de chiffres d’affaire. Marseille qui est au centre de la Communauté urbaine, représente la moitié du département des Bouches-du-Rhône et le quart de la Région Paca.

Alors Marseille doit être la centralité. Pour ce faire, il a été décidé de conforter les centres commerciaux comme Grand Littoral avec un cinéma de 15 salles et un investissement de 15 millions d’euros et qui a fait venir des locomotives comme Primark et le projet de Tivoli Parc ; de conforter La Valentine avec tout ce qui a été refait (le Printemps, Casino, Grand-V) puis de conforter Bonneveine, ce qui se fait plus lentement. C’est la ceinture extérieure intramuros de Marseille parce que l’autre côté il y a la mer. Nous avons donc décidé de faire une ceinture moyenne en projetant le Centre Bourse qui s’agrandit et investit entre 80 et 90 millions d’euros et on va le lier au musée d’Histoire de Marseille rénové. Après viennent les Terrasses du Port via la rue de la République ; il y a aussi les Voûtes de la Major (7 500 m²) et les Docks (17 000 m²) en lien avec le musée Regards de Provence, le Mucem et la Villa Méditerranée. Marseille Capitale Européenne de la Culture nous a donné un objectif formidable pour 2013. Pour la troisième partie, il y a le projet de la Capelette avec le Palais Omnisport liant loisirs et sports ainsi que le stade Vélodrome pour l’Euro 2016 avec des habitations, un tout nouveau quartier et un nouveau centre commercial au Sud pour accueillir environ 5 000 nouveaux arrivants par an à Marseille.

Qu’apportent les Terrasses du Port ?
Toujours dans le fil rouge depuis 2001 il faut faire revenir les commerces. En travaillant avec l’urbanisme, non seulement il fallait faire revenir les gens et l’économie dans la ville mais il fallait s’occuper des croisiéristes, des touristes pour une autre économie à Marseille puisqu’il y avait une perte d’industries. Sur tous les projets qui nous ont été proposés celui qui a été réalisé aux Terrasses du Port était le plus attractif et le plus beau : il s’ouvrait sur la mer. Il nous propose, en outre, une offre de restauration (avec deux nouveaux restaurants à venir sur les 5 emplacements restants selon la direction des Terrasses, ndlr), le parking dessous et des chaînes de grande consommation comme ailleurs mais aussi de nouvelles enseignes.

Vous entendez-donc changer le Centre-Ville de place ?
L’objectif n’est pas de changer le Centre-Ville de place mais de le requalifier complètement. En 2008, je savais qu’en faisant ces centre commerciaux, il fallait repenser le centre-ville avec en ligne de mire la réfection des rues Paradis, Saint-Ferréol et rue de Rome avec le Tramway ; le ravalement des façades des rues transversales ; la réfection des éclairages et la signalétique. Malheureusement en 2008 on perd la Communauté Urbaine qui sera dirigée par le socialiste Eugène Caselli ainsi que les 1/7 qui seront dirigés par le socialiste Patrick Mennucci. Comme l’idée ne venait pas d’eux, ils ont tout bloqué notamment pour faire le Tramway qui a finalement été commencé rue de Rome en plein 2013, pendant l’année Capitale Européenne de la Culture.

Comment envisagez-vous cet Hyper-centre ?
Je voudrais que l’hyper-centre devienne comme le Faubourg Saint-Honoré à Paris. C’est-à-dire, rue Paradis, enlever les voitures, agrandir les trottoirs, ravaler les façades, ainsi que celles de toutes les rues transversales. Cela génèrera un flux de piétons plus important. La place Lulli (1er), par exemple, devenue espace piéton reçoit 17% de passage en plus ; pour la rue de la République c’est 30% et pour le Vieux-Port c’est 80% de piétons supplémentaires. Notre rôle en tant que collectivité c’est de refaire l’espace public, de rendre le quotidien meilleur, que la propreté et la sécurité soient améliorées ainsi que les lumières et la signalétique. Il faut également que l’hyper-centre soit de très grande qualité. Des investisseurs du luxe ont déjà doublé leurs surfaces de vente comme Vuiton, Hermès, Armand Thierry. Pour booster le tout, il y a l’arrivée du Hard Rock Café Cours d’Estienne d’Orves. L’hyper-centre a une vocation tout à fait différente des Terrasses du Port qui attirent les visiteurs de Toulon, Montpellier et Orange, pour boire un café et se restaurer ainsi que la clientèle de croisiéristes et de touristes qui représentent 30% de la nouvelle clientèle des Terrasses, selon sa directrice Sandra Chalinet. Il faut prendre en compte l’apport des croisiéristes et touristes dans l’économie de la ville : ils apportent 100 euros par jour et par personne. Un bateau de 2 000 passagers rapporte donc 200 000 euros par jour au commerce local.

Et les petits commerces ?
Mais, je ne les oublie pas. Je travaille beaucoup en fédérant des associations de commerçants dans tous les secteurs. J’ai trois Fisac en cours (Fonds d’investissement et de soutien à l’action commerciale ndlr) pour le petit commerce mais le gouvernement socialiste m’a coupé les vivres. Un sur le 3e arrondissement de 750 000 euros, un sur Belsunce (1er) « viens à Marseille » avec un nouvel Intermarché… et un autre rue de Rome pour aider les commerçants qui supportent mal les travaux du Tramway. Et sur les noyaux villageois, 110 à Marseille, nous avons aidé des petites superettes, des bouchers, des boulangers etc… Voilà l’esprit.

Après 2013, Capitale Européenne de la Culture, avant la Coupe d’Europe de Football en 2016 et l’année 2017 Capitale Européenne du Sport à Marseille, 2014 et 2015 seront-elles les années du commerce ?
Peut-être, on est parti sur un triptyque économie nouvelle sur Marseille qui est “Tourisme, Commerce, Culture”. En attente du financement des Fisac, nous avons rendu 50 000 m² au sol sur le Port de commerce aux Marseillais (empiètement au sol des Terrasses du Port, ndlr) qui redécouvrent la mer. Marseille est, en effet, devenu une ville touristique (ville touristique depuis 2012, ndlr), grâce à Dominique Vlasto, adjointe au Tourisme et au Patronat qui a signé avec les syndicats pour le travail, le dimanche.

La concurrence avec Plan-de-Campagne, n’est-ce pas là un combat d’arrière-garde à l’heure de la Métropole ?
Non, ce n’est pas un combat d’arrière-garde car, même s’il n’y avait pas eu la Métropole, Plan de Campagne est sursaturé et sous moratoire. Il y a une trop grande surface et des problèmes de circulation. Ce n’est pas un combat d’arrière-garde parce qu’il y a un problème de territoire. On ne peut pas tout mettre à Plan de Campagne, indépendamment de la Métropole ; l’essence coûte très cher, les gens maintenant veulent trouver sur place la même chose.
Il faut savoir que les grands hypermarchés fonctionnent beaucoup moins et les grandes enseignes comme Casino, Monoprix ou Carrefour font des petites boutiques comme les Daily parce que les gens veulent trouver tout, près de chez eux. Il y a une question de service. Les gens téléphonent et se font livrer chez eux. Exemple, le Casino place du Général de Gaulle en centre-ville marche très bien ; les gens se font livrer. C’est tout un système qui a changé. Ce n’est pas pour contrer Plan de Campagne, c’est une erreur, c’est pour rééquilibrer le territoire. Nous avions 200 000 m² de surface qui manquaient sur Marseille et c’est tout. Nous avons toutes les charges de centralité et ce sont tous les autres qui ont les recettes. Si on peut récupérer les sous, c’est très bien.

Votre fer de lance semble être les 2e et 3e arrondissements de Marseille ?
Je me suis présentée dans les 2/3 un peu contre l’avis du maire. C’est parce que j’ai vu le potentiel pour le commerce. Il fallait que l’on soit là parce que, en 19 ans on a mis 80% du budget dans ces arrondissements, qui pour moi, sont l’avenir de Marseille. Surtout le 3e avec la Gare, la Belle de Mai, Saint-Mauront. Il y a des endroits magnifiques, il y a du boulot et, on ne peut pas agrandir ailleurs.
Ce secteur, c’est là où ça vit où il y a l’économie, qu’il y a le trafic où il y a le port. Il ne faut pas rater cet endroit. Avec Euromed, il y a des projets magnifiques. Rendez-vous compte, on a préempté 6 hectares de casernes. On va pouvoir construire des logements, des bureaux, des écoles, des crèches. On va pouvoir raccrocher ce quartier directement au centre-ville avec la gare. C’est fabuleux. Il y a un grand projet d’architecte qui va sortir en 2015.

Vous étiez pharmacienne, vous avez vendu votre officine en entrant en politique dans les 6/8, puis les cantonales où vous avez éliminé un socialiste et maintenant les dernières municipales en tête dans les 2/3 où vous avez éliminé Eugène Caselli, ancien président socialiste de MPM. Vous êtes une figure montante et active de la municipalité. Alors, rêvez-vous de la mairie ?
Je suis trop vieille… à 60 ans. Pour être maire de Marseille, il faut commencer à 20 ans. J’ai commencé à 45. C’est une charge, être maire de Marseille ; je ne sais pas qui va pouvoir remplacer Gaudin, mais il va falloir qu’il s’accroche. C’est énorme, c’est fabuleux, il ne faut faire que ça, il faut avoir tous les réseaux, tous les rouages. Moi je suis vieille en âge mais trop jeune en politique.

Vous n’y pensez même pas « en vous rasant le matin » pour reprendre la formule consacrée ?
Non pas même pas comme ça ! (rires)

Propos recueillis par Antoine Lazerges

Le Musée d’Histoire de Marseille a 50 ans

Le Musée d’Histoire de Marseille a 50 ans

16/06/2017- –

Les célébrations de la date anniversaire des premières fouilles archéologiques du Centre Bourse près de la Canebière seront l’occasion d’un weekend samedi 17 et dimanche 18 juin 2017 de visite et de commémoration des premières grandes fouilles urbaines de 1967.

©Vincent, Jardin des vestiges Wikipedia

Depuis les premières fouilles en 1967 (document d’époque de l’INA), les découvertes archéologiques sur le site de la Bourse se sont révélées d’une importance capitale pour la connaissance de Marseille antique. Il s’agit d’une des premières grandes fouilles urbaines en France, prémices de l’archéologie préventive. Ces fouilles très médiatisées ont profondément marqué les esprits des Marseillais qui ont suivi ce chantier archéologique durant une quinzaine d’années. 50 ans après, le musée d’Histoire de Marseille célèbre cet anniversaire. RDV lors des Journées nationales de l’archéologie.

2, RUE HENRI-BARBUSSE
13001 MARSEILLE

TÉL: 04 91 55 36 00
MUSEE-HISTOIRE-MARSEILLE.FR

Carte des sites archéologiques de Marseille dressée par l’INRAP