Un périmètre anti-snacks en centre-ville

Un périmètre anti-snacks en centre-ville

23/06/2017- – extrait de La Provence —

Les commerces artisanaux, culturels, la restauration de qualité, oui. Les boutiques de téléphonie ou les snacks ouverts sur la rue, non.La majorité municipale “assume” vouloir choisir la nature des commerces  afin de  redynamiser le centre-ville. Lundi 26 juin, l’adjointe (LR) au commerce Solange Biaggi présentera un “nouvel outil” de relance et de diversification commerciale:un dispositif autorisant la Ville à user de son droit de préemption, “non seulement sur les baux commerciaux  et  les fonds de commerce, mais aussi sur  les murs des locaux vacants ou mis en vente. Grâce à une subvention du Conseil départemental, qui couvrira 70% de la préemption  des murs, nous allons pouvoir acquérir  des  locaux dans des endroits stratégiques, puis faire des appels à projets pour retenir  les candi­dats qui correspondent au nouveau modèle économique que nous souhaitons favorisera expliqué le maire LR des 6ème et 8ème arrondisse­ments. Ces dispositions seront  applicables dans un périmètre de sauvegarde délimité par la place Sadi-Carnot, le bas de la rue de la République, la Canebière,  le cours Lieutaud, la rue d ‘Aubagne, la préfecture, la rue Breteuil, avec une autorisation de programme de 1,4 millions d’€uros. Premier secteur visé: l’Opéra en bas de la Canebière.

La Provence, édition Marseille du 23 juin 2017.

Au conseil Municipal du 26 juin, fiche technique du projet soumis à délibération:
DÉLIMITATION D’UN PÉRIMÈTRE DE SAUVEGARDE DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT DE PROXIMITÉ
1_ Le contexte
Le centre-ville de Marseille est caractérisé par une grande complexité, en termes d’usages et d’activités. Il est, à la fois, un lieu d’arrivée, d’histoire et de patrimoine, de décisions institutionnelles, de culture, d’animation, d’éducation et de formation, de commerce, d’habitat et de vie, de détente et d’agrément ou encore de services. Ces différents usages sont déterminants pour rendre le centre-ville attractif pour un large public. Une enquête de satisfaction montre que 64  % des personnes interrogées ont une bonne opinion globale du centre-ville marseillais, 53 % pensent qu’il s’améliore, 27 % qu’il ne change pas et 67 % estiment qu’il est agréable. Des améliorations peuvent être apportées en matière d’accessibilité (87 % facile en transport en commun et 82 % difficile en voiture), de sécurité (60 %), d’information (79 %), de propreté (85%) ou encore du manque d’animation le soir (76%).
2_ Une réelle politique d’attractivité du centre-ville
Forte de ce constat, Marseille fait de son cœur de ville une priorité. Elle a d’ailleurs engagé une démarche de redynamisation, intitulée Ambition centre-ville. La cité phocéenne encourage les domaines qui favorisent une synergie en développant des activités attractives et en créant les conditions indispensables à un meilleur cadre de vie. Dans le cadre d’une volonté affirmée de relance et de diversification commerciale, le rapport présenté lors de ce Conseil concerne la délimitation d’un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité. L’objectif est aussi d’instaurer un droit de préemption sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce, des baux commerciaux et les terrains faisant l’objet de projets d’aménagement commercial avec une autorisation de programme à hauteur de 1,428 millions d’euros.
3_ Mise en place d’un périmètre de sauvegarde à 3 niveaux
La Ville de Marseille disposera de l’ensemble des outils d’intervention sur les locaux commerciaux. Le recours au droit de préemption permettra à la Ville d’acheter en priorité des fonds ou des baux commerciaux pour les rétrocéder ensuite à un commerçant ou un artisan, dans l’objectif de conforter et diversifier l’offre commerciale.
Grâce à la mise en place de ce périmètre de sauvegarde, la Ville disposera d’un observatoire des transactions permettant de mieux suivre l’évolution du centre-ville.
Enfin, elle pourra entrer plus facilement en contact avec de futurs commerçants ou artisans, avant leur installation (rappel des règles d’urbanisme, demande de terrasses, règles de publicité, présentation des associations de commerçants, …), notamment dans l’objectif d’obtenir un meilleur respect des différentes réglementations en vigueur. Un guide du commerçant pourra être remis, en amont de leur installation, aux professionnels.

 

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