Revue Le Monde : Comment Marseille cherche à épater la galerie

Revue Le Monde : Comment Marseille cherche à épater la galerie

Pour redonner du tonus à son centre-ville, la cité phocéenne multiplie les initiatives afin d’attirer les acteurs du monde de l’art.

LE MONDE |  | Par Roxana Azimi (Marseille)

.uVue du Vieux-Port à Marseille en juillet 2017.

« Vous voyez la vue sur les immeubles de Fernand Pouillon ? Et là, l’institut de beauté ? C’est épatant, non ? » Dans son grand espace traversant laissé pour une bonne part dans son jus, Axel Dibie, cofondateur de la galerie Crèvecœur, s’extasie de tout. Y compris de ce que les Marseillais trouvent habituellement sinistre. Avec l’enthousiasme des pionniers, cette jeune galerie parisien­ne de Ménilmontant vient d’ou­vrir une annexe rue du Chevalier Roze, une petite artère coincée entre deux lieux touristiques marseillais, le Panier et le Vieux-Port.

Dans ce centre-ville vidé de ses habitants et commerçants, les rideaux de fer sont habituellement baissés et les façades condamnées. Pour lui redonner du souffle et, incidemment, revaloriser son patrimoine fortement déprécié, la foncière ANF a décidé d’en faire un pôle artistique. Pendant trois ans, sept espaces seront gratuitement occupés par des acteurs variés du monde de l’art, comme la galeriste Catherine Bastide, l’artiste Wilfrid Almendra, la maison d’édition d’art Tchikebe ou le groupe de collectionneurs marseillais Lumière. « On voudrait créer un effet de halo, et que celui-ci profite à tout le quartier », espère Renaud Haberkorn, le très décontracté président d’ANF. D’ici à la fin de l’année, ces défricheurs voisineront avec un café branché et un grand ­acteur des métiers d’art.

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