Le boulevard d’Athènes : une transformation

Le boulevard d’Athènes : une transformation

©Virginie BonnefoyLa Cité Phocéenne se renouvelle sans cesse. Toujours à la recherche de moyens afin de désengorger et éviter les bouchons automobiles, le boulevard d’Athènes en a fait les frais et a été transformé en bretelle d’autoroute.DSC_0317
En partant de la gare de Marseille Saint Charles, direction la Canebière, le Boulevard qui prend naissance au pied du grand escalier n’est plus ce qu’il était autrefois. Situé dans le premier arrondissement de Marseille, il est aujourd’hui quasiment interdit aux piétons autour du tunnel menant à l’autoroute A7. Voie d’accès à la Canebière et à la ville pour les voyageurs venant de la gare Saint-Charles le Boulevard n’est plus emprunté que par les voitures et deux roues.
Sa fréquentation a changé. Fini les promenades nez au vent. On l’emprunte par nécessité. Seul les habitués prennent y encore un verre dans les petits bars qui ont résisté où l’on joue toujours aux dominos.

Un boulevard fantôme

DSC_0328Ce n’est plus le boulevard d’Athènes de l’époque avec les dames en crinoline se promenant sous leur ombrelle vers le boulevard Dugommier menant à la Canebière ses restaurants et salles de spectacle. Autrefois recherché pour sa fraîcheur il est aujourd’hui un lieu mal entretenu. Les bâtiments et hôtels particuliers sont laissés pour la plupart à l’abandon et les visiteurs de passage hésitent à s’y aventurer. Quelques amoureux DSC_0355de vieilles pierres et de lieux historiques s’arrêtent cependant devant le CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) qui occupe l’ancien prestigieux hôtel de Russie et d’Angleterre refait à neuf avant la première guerre mondiale avec ses 200 chambres avec cabinet de toilette. Avant l’édification du grand escalier (1927). Loué par les plus écrivains, devenu l’hôtel Splendide, il a accueilli les plus grands noms de la littérature et des arts venus se réfugier à Marseille dont les fantômes hantent Marseille. Le journaliste américain Varian Fry soutenu par la Maison Blanche y avait ouvert un bureau pour aider des artistes et des juifs à quitter le territoire français avant que l’armée Allemande en fasse son QG où fut signé l’ordre de raser le Panier.

Portfolio © Virginie Bonnefoy

Virginie Bonnefoy & Cynthia Aymeric (IEJ)

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