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Mois : septembre 2017

“Ancrages” aux « Dimanches de la Canebière »

“Ancrages” aux « Dimanches de la Canebière »

16/09/2017 –

La Canebière recevra l’association « Ancrage » dans un but éducatif lors de la 7ème édition des “Dimanches de la Canebière” le 24 septembre. Emblème de Marseille, la Canebière fête ses 90 ans cette IMG_1288année. Elle a le privilège d’accueillir les animations des  “dimanches de la Canebière” chaque fin de mois de janvier à novembre 2017.
Le marché aux poissons, des activités culturelles et artistiques, des balades…  ont réuni des dizaines de milliers de personnes chaque mois. Pour cette 7ème édition, les plus curieux pourront découvrir une association des quartiers Nord de Marseille « Ancrages ».  IMG_1293

Elle travaille sur la valorisation du patrimoine depuis de nombreuses années sur le territoire. Les noyaux villageois du 16e arrondissement qui sont marqués par le patrimoine industriel, mais aussi par l’habitat, par une question du patrimoine ferroviaire.
Une aubaine pour en apprendre davantage sur cette ville mythique de France. « Elle a vocation finalement à faire connaître l’histoire des migrations au sein de l’histoire sociale et locale parce que l’histoire des ouvriers ne se confond pas totalement avec l’histoire des migrations et c’est intéressant de savoir dans quelles conditions de vie les personnes sont arrivées et ont fait souche à Marseille. C’est pour cela qu’on s’appelle Ancrages», explique Samia Chabani, fondatrice de l’association lors d’une visite groupée de l’Estaque.
©Ilona Di’MécoPour sa première participation aux dimanches de la Canebière, l’association va s’appuyer sur une oeuvre produite par des enfants de CM1 et 6ème et par l’école Rabelais. « Les enfants qui ont marché avec nous, ont travaillé la question du patrimoine industriel. Mais aussi l’histoire du mouvement de grèves, des ouvriers, l’histoire de la main d’oeuvre étrangère qui est venue finalement faire fonctionner ce patrimoine industriel », expose-t-elle. « Cette oeuvre qui se présente comme des caisses de mémoire et représente à la fois des tuileries, des paysages, des situations d’habitat qu’a connu ce quartier au début du 19e siècle. »
A découvrir le 24 septembre sur la Canebière.

Ilona Di’Meco

Parcours de l’art contemporain Galeries Chevalier Roze

Parcours de l’art contemporain Galeries Chevalier Roze

14/09/2017 –

A l’occasion des journées Européennes du Patrimoine Samedi 16 septembre un parcours de l’art contemporain a été organisé autour des sept galeries nouvellement ouverte rue Chevalier Roze et les lieux d’exposition du collectif 3013 au 52 rue de la République.

Chevalier Roze – Art Contemporain
2-19 rue du Chevalier Roze, (2e)

Visites samedi 16 septembre de 10h à 19h
Visites des expositions, en présence des commissaires d’exposition, des galeristes et des artistes des 7 espaces de la rue du Chevalier Roze : Atlantis, galerie Crèvecoeur,
SESSIONS, Tchikebe, Studio Adelaide – Atelier Wilfrid Almendra, Port Roze-galerie Catherine Bastide et South Studio.

Tout le programme des journées des 16 et 17 septembre à Marseille

 

 

Journées Européennes du Patrimoine à Marseille

Journées Européennes du Patrimoine à Marseille

Communiqué de l’OTC:

A l’occasion de la 34ème édition des Journées Européennes du Patrimoine, la jeunesse est mise à l’honneur par la Ville de Marseille et l’Office de Tourisme et des Congrès les 16 et 17 septembre au travers de plusieurs parcours qui lui sont entièrement dédiés. Nos chères têtes blondes pourront découvrir le patrimoine tout en s’amusant. Enigmes, chasses au trésor, street art… il y en a pour tous les goûts. Cette année, profitez d’un parcours ludique en famille à la recherche des secrets de la bastide de la Magalone. Tel un explorateur, les plus téméraires partiront à la découverte du trésor marseillais. Ce sera également l’occasion d’éveiller leur âme de citoyen grâce à une visite ludique et de chercher les traces de citoyenneté dans la ville. N’oubliez pas non plus l’art dans la rue et amusez-vous en famille à distinguer le tag, du graffiti et du pochoir autour du cours Julien.

Les réservations des visites guidées proposées par l’Office de Tourisme et des Congrès de Marseille peuvent s’effectuer par téléphone ou directement à l’accueil de l’Office de tourisme.
Le programme papier est disponible à l’accueil de l’Office de Tourisme.
Les inscriptions sont possibles dans la limite des places disponibles.

Télécharger le programme en PDF

Et dans le département des Bouches du Rhône, cliquez ici

République, une friperie pour attirer le chaland

République, une friperie pour attirer le chaland

DSC_0069« Maison Mère » se veut la friperie branchée de Marseille. C’est la fripe des temps modernes. La friperie style street et vintage cartonne de plus en plus rue de la République. Ouverte depuis deux semaines, c’est un nouveau souffle pour cette rue. Elle connait un franc succès auprès de tous les publics: des jeunes, des plus vieux et des touristes. Non loin de DSC_0059la rue Chevalier Roze qui vient d’ouvrir sept galeries d’art cette boutique de fripes se démarque. Dans cette rue aux enseignes grand public encore en place comme H&M voisin la friperie « maison mère » s’est fait un nom très vite.
DSC_0055Elle est installée 25 rue de la République dans
un ancien local rénové au tout début de cette voie en cours de rénovation dont les propriétaires ont du mal à faire venir le chaland. Dans un style cool, aux allures vintage elle fait la différence. « C’est loin d’être une friperie comme les autres, ici on vends des pièces uniques  et branchés », explique le propriétaire.
A l’inspiration américaine plusieurs styles sont proposés aux clients. Des stands à jean, aux tee-shirt vintage ainsi qu’un stand à sneakers font le plaisir des friands de DSC_0064pièces uniques. Destinés aussi bien aux enfants comme aux adultes, « maison mère » vends des modèles de plus en plus rares et introuvables sur les grandes surfaces.
Un dépôt vente est également mit à disposition des amateurs, pour toujours et encore plus renouveler ces pièces insolites qui font le charme de cette friperie marseillaise. 

Virginie Bonnefoy (IEJ)
Dimanche 24 attention patrimoine sur la Canebière

Dimanche 24 attention patrimoine sur la Canebière

13/09/2017 –

Ce 7ème dimanche de la Canebière, le 24 septembre, le patrimoine sera à l’honneur.

Plus d’une trentaine d’animations seront proposées de 11h à 18h.

Temps Forts:

Musée d’Histoire de Marseille de Marseille : visites guidées à 11h et 13h.

La procession de la sardine – Remontée de la Canebière : Départ Rue Albert 1er à 11h.

Ouverture en fanfare du Village des Guinguettes : Place Léon Blum à 11h30.

Arts et Musiques / Ensemble Calisto : Eglise Saint Ferréol (Vieux Port), de 15h à 16h, entrée libre.

Théâtre de l’Oeuvre / Arts et Musiques : scène ouverte, musique, de 15h à 17h et de 17h30 à 19h

Pour le programme complet, cliquer sur l’image:

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Fin d’un été dédié à la culture à Marseille

Fin d’un été dédié à la culture à Marseille

La fin de l’été pointe le bout de son nez, et il est déjà l’heure des bilans. Marseille a accueilli, dans ses musées et lieux d’expositions de nombreux touristes en quête de découverte. Retour sur cet été à l’accent culturel en se fixant sur le MuCEM et la Friche de Belle de Mai.

L’été touche à sa fin. Marseille a fait place large à la culture durant cette période estivale, et comme à son habitude, la ville a attiré de nombreux touristes en son sein. Pour satisfaire les vacanciers, les expositions ont fleuri dans les musées et places culturelles marseillaises, comme le MuCEM ou la Friche Belle de Mai.
Figure de proue de cet été à l’accent culturel, le MuCEM et son exposition “Aventuriers des mers”. Méditerranée, océan Indien (du VIIe au XVIIe siècle) qui se tient du 7 juin au 17 septembre 2017. Depuis sa création en 2013, il est devenu l’un des principaux atouts touristiques de Marseille, et cette année n’a pas dérogé à la règle. En plus de cette grande exposition, de nombreux artistes sont venus ponctuellement exposer leurs œuvres. “Vies d’ordures”, présentée du 22 mars au 14 août 2017, est une autre exposition qui a fait grand bruit à Marseille, là où le traitement des déchets est un enjeu central. C’est une exposition qui avait pour but de sensibiliser le grand public. « L’acte du tri est central car c’est lui qui va donner de la valeur à ces déchets : à partir du moment où ceux-ci sont triés, ils deviennent des matières premières secondaires » déclarait Denis Chevallier, commissaire général de l’exposition au site internet du MuCEM.
Dans un style plus divertissant, la Friche Belle de Mai n’est pas en reste. « C’est vrai que cet été, le quartier a pas mal bougé grâce à la Friche et au Palais Longhcamp » déclare Jérôme Bernabé, serveur dans une brasserie de la place Leverrier du 1er arrondissement. A mi-chemin entre la Friche et le Palais, l’afflux de touristes était plus massif qu’à l’accoutumée devant la brasserie où travaille Jérôme. C’est que la Friche propose des activités très diversifiées. Des expositions d’art contemporain, des pièces de théâtre, des cours de sport, des concerts, des espaces détentes, son rooftop…

La Friche a tout mis en œuvre pour attirer un public aussi large que possible. Ajouté à tout cela, l’ouverture d’un pôle artistique dédié à l’art contemporain dans la rue du Chevalier Roze, des nouvelles galeries mises à disposition du comité d’artistes 3013 rue de la République, l’exposition “Hip-Hop, un âge d’or : 1970-1995” au Musée d’Art Contemporain et les diverses expositions dans le reste de la ville.  Tout semble prévu pour plaire au plus grand nombre. En vue de la manifestation culturelle contemporaine à résonance européenne, Manifesta, qui se tiendra à Marseille en 2020, la ville semble tout mettre en œuvre pour être prête le jour J.

Clémens Illos (IEJ)

Symbole de Marseille, l’histoire du Vieux-Port

Symbole de Marseille, l’histoire du Vieux-Port

©ilona Di'Méco

Au coeur de l’histoire de Marseille, il est possible de découvrir le Vieux-Port et ses environs en seulement deux heures. L’Office du Tourisme et des Congrès (OTC) propose des visites guidées chaque vendredi à partir 14h du plus vieux port français.
Au cours d’une visite effectuée le 1e septembre, les vestiges autour du Vieux-Port de Marseille n’avaient plus de secret pour deux touristes alleIMG_1864mandes et bretonnes qui ont suivi le guide. Tout au long du parcours, on y ressent l’atmosphère de la ville et l’effervescence des marseillais.
Des visites guidées « Autour du Vieux-Port » sont proposées tous les vendredis (8, 15, 22, 29 septembre) jusqu’à la fin du mois y compris sur inscription le week-end dès 15 et 16 septembre pour les journées Europénnes du Patrimoine. La basilique Notre-Dame de la Garde, La Canebière, l’abbaye Saint Victor des premiers IMG_1875chrétiens, l’Hôtel de Ville, La Cathédrale de la Major, le buste du Christ construit par Pierre Puget « le Michel-Ange français », en passant par le quartier du Panier… 87 hectares à parcourir du Panier à la gare construite XIXe siècle.©Ilona Di'Méco

On y découvre ses origines à l’époque gréco-romaine, nommée par des grecs venus de Phocée depuis les côtes anatoliennes il y a 26 siècles, avant que la ville soit colonisée et devienne un port militaire avec ses galères et ses arsenaux.
« Les bateaux amarraient sur le Vieux-Port. Au 19e siècle, il est devenu le premier port industriel de France » précise Nathalie, guide touriste.
Après la 2e guerre mondiale et la guerre d’Algérie, la ville s’effondre économiquement. « Ces monuments de la place aux Huiles au bassin carénage, sauvés in extremis, sont modernisés par IMG_1854la ville depuis 2013. Par exemple, le bâtiment où était produit « Le petit provençal » puis « Le provençal », rue de la Darse, avant de déménager. Les Arsenaux, on y déchargeait les marchandises, transformés en une boutique et un restaurant à l’enseigne des Arcenaulx… »
La visite sera truffée d’informations et d’anecdotes comme celle concernant le quartier du Panier à l’origine de l’expression « La main au panier », et sur la vieille ville au nord du Vieux-Port jusqu’aux axes est/ouest de la Canebière.

Ilona Di’Méco (IEJ)

en savoir plus sur la journée Européenne du Patrimoine à Marseille:

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Faire battre le cœur du centre-ville

Faire battre le cœur du centre-ville

La récente ouverture du pôle artistique du Chevalier Roze à entrainé un nouvel élan dans le centre-ville de Marseille. La municipalité compte en profiter pour redonner vie à l’hyper centre. La construction d’une nouvelle résidence senior rue de la République, la future ouverture d’un cinéma en haut de la Canebière… Tout est mis en place pour faire du centre-ville un nouveau lieu de découverte.

Grâce à l’ouverture de 7 galeries d’art rue  Chevalier Roze parallèle à la rue de la République dans le 1er arrondissement, la ville espère faire battre à nouveau le cœur du centre-ville. Après l’inauguration en fanfare de cette rue nouvellement investie de l’aura de l’art contemporain, les autorités locales comptent surfer sur ce dynamisme naissant. Ces espaces de galeries viennent s’ajouter aux trois lieux mis à disposition par les propriétaires de la rue de la République notamment aux numéros 52 et 56 de lieux vacants mis à disposition de l’association Marseille 3013 qui tente de faire suite aux activités du « off » de Marseille Capitale de la Culture 2013. Délaissé durant ces dernières années le centre-ville semble vouloir faire peau neuve, avant la réception de l’exposition internationale Manifesta en 2020,. En atteste également l’ouverture de la toute nouvelle résidence senior Victoria Palazzo, boulevard de la République, présidée par Didier Just destinée non à « rajeunir » la population mais à provoquer de l’animation.

« Ce quartier de Marseille est très vivant la nuit, mais grâce à ces installations, on peut espérer qu’il se développe aussi à la lumière du jour » déclare un agent de police présent sur place. « Il y a une volonté de redorer l’image de ce petit bout de Marseille ». Même si la rue du Chevalier Roze est toujours en rénovation et que la propreté laisse toujours à désirer, le quartier « offre une situation privilégiée, dans un quartier en plein renouveau » déclare Didier Just dans un publirédactionnel de La Provence du Lundi 28 août.

Ce renouveau doit profiter à la ville ainsi qu’aux Marseillais, faire en sorte qu’ils soient à nouveau fiers de leur patrimoine culturel. Les autorités locales veulent mettre fin à la fermeture des commerces et envisagent de nouvelles constructions, de nouvelles opportunités pour les habitants du centre-ville qui a tendance à se vider. Aides aux petits commerces, la construction d’un cinéma en haut de la canebière, la rénovation des bâtiments, la création de nouveaux bureaux, la reprise des Dimanches de la Canebière en septembre, tout cela desservi par le tramway. A travers ces efforts, Marseille compte redonner vie à son centre-ville et préparer au mieux l’événement international de 2020.

L’ouverture du pôle artistique soulève en tout cas une curiosité soudaine depuis son ouverture samedi 26 août. De nombreux touristes, mais aussi des locaux sont venus assister à l’inauguration du pôle et admirer les créations des artistes. La diversité des œuvres et des expositions permet d’attirer un plus grand nombre de curieux et de satisfaire tous les goûts. A noter que les 7 salles sont en « location gratuite » durant 3 ans, au moins jusqu’à Manifesta 2020, ce qui a permis également de faire venir des artistes de divers horizons plus facilement. De la galerie CrèveCœur, créée par Axel Dibie et Alix Dionot-Morani au Studio Adelaïde du franco-portugais Wilfried Almendra, tout est propice à la découverte.

Clémens Illos (IEJ)

 

Revue: les Marseillais sont redescendus “en ville”

Revue: les Marseillais sont redescendus “en ville”

Grande braderie :
La Provence, 
 Les rues du centre-ville étaient noires de monde, hier, pour cette opération organisée pour la 2e année par les commerçants
Société - Grande braderie : les Marseillais sont redescendus en ville
Les rues Paradis et Saint-Fé prises d’assaut. La maire de secteur Sabine Bernasconi souhaite renouveler plus souvent ces grandes braderies. PHOTO PATRICK NOSETTO
 Oui, c’est un petit vent de folie qui a soufflé hier. Et pour une fois, le mistral n’était pas tout seul à s’engouffrer dans les rues Montgrand, Paradis, Grignan, Saint-Ferréol… Avec lui, des centaines de piétons, familles, groupes d’amis, touristes, ont déboulé en rafales dans le centre-ville, renouant avec l’expression marseillaise devenue tristement désuète avec la prolifération des centres commerciaux périphériques : “Descendre en ville” pour y faire ses achats. “Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu autant de clients, même pendant les soldes”, confiait une vendeuse de la rue Grignan.

Car si, le temps d’une journée, le centre-ville si sinistré retrouve sa vocation de centre de vie, nul n’a été besoin d’animations coûteuses, de feux d’artifice, de tambours et de trompettes. Juste une… braderie et des étals en plein air, proposant à prix souvent cassés quantité d’articles de marque, vêtements, déco, bijoux proposés avec des remises de 40 ou 50 % minimum.

La suite de l’article de Sophie Manelli dans La Provence

La Canebière, au cœur de l’histoire marseillaise

La Canebière, au cœur de l’histoire marseillaise

 

Bas de la Canebière 2016
Bas de la Canebière

La Canebière n’aurait pas eu la renommée Canebière3qu’on lui connait sans l’activité culturelle et les animations commerciales de ses rues perpendiculaires telles que le cours Belsunce ou le cours St Louis qui ont forgé l’histoire de Marseille. Places fortes du centre-ville aujourd’hui moins reluisant, elles ont longtemps constitu é le cœur de la cité phocéenne vibrant au rythme de rencontres et des festivités en attendant le prochain “dimanche de la Canebière” le 24 septembre 2017.

« Marseille (…) Sa beauté ne se photographie pas. Elle se partage » déclare Jean Claude Izzo dans son ouvrage Total Kheops. Cette phrase résume bien les ambiances festives et la communion qu’ont pu susciter la Canebière et ses rues adjacentes.

@bienvenuemarseilleCe carrefour a longtemps concentré les différents lieux de divertissements marseillais notamment cofl’Alcazar du cours Belsunce, ancienne salle de spectacle aujourd’hui transformée en bibliothèque, et des emplacements célébres tels que le café Riche à l’angle du cours St Louis. Les petits cafés du cours Belsunce redonnent de l’animation à ce quartier écrasé par les tours Labourdette construites dans les années 60 pour accueillir les rapatriés d’Algérie qui ont depuis émigré ailleurs et le Centre Bourse qui asphyxie l’espace.

C’est à l’angle de la Canebière et du cours Belsunce qu’ont vu le jour les premières habitations au XVIIème siècle.  Le siècle suivant sera créé la jonction avec le Vieux Port et fera véritablement de cette avenue le cœur battant de Marseille en ne seule Canebière dont les trois tronçons ont été réunis sous la même appellation en 1927 en une seule voie d’un kilomètre de long du Vieux Port à l’église des Réformes en 1927.

Au XIXème siècle nait l’Alcazar. A l’époque, la Canebière est en pleine Photo Christophe MOUSTIER 1994 Entrée de l'Alcazar de Marseille avant sa rénovationrecsdronstruction, et les premiers grands magasins et salles de spectacles poussent le long de l’avenue. Créée en 1857, la salle de spectacle se forge rapidement une réputation nationale et devient l’un des points de rendez-vous les plus importants pour les marseillais. Des artistes locaux viennent s’y produire ainsi que des grands artistes venus de la capitale. C’est la salle qui a vue débuter des artistes reconnus tels que Marcel Pagnol ou Fernandel, Montand ou la « petite  Piaf ». Reconverti en cinéma en 1930, l’Alcazar ne perd pas de sa notoriété. La Canebière devient rapidement la muse de nombreux écrivains comme Jean Claude IZZO ou Emile ZOLA. Il s’y tenait d’ailleurs le Festival du livre de la Canbière jusqu’en 2015, annulé pour manque de moyens financiers 7 ans après sa création.

crs st Louis Canebiere @bienvenuemarseille

Ancien espace Culture dédié à Capitale européenne du sport ©zalAutrefois nommée la « Cannebis » en référence à la fabrication de cordages marins à base de chanvre la Canebière est aussi un lieu de modernité. Au début du XXème siècle, avant la première guerre mondiale est apparu le tramway et l’arrivée de l’architecture haussmannienne. C’est depuis la fin de la seconde guerre mondiale que la Canebière et le centre-ville sont en relatif déclin. Si elle reste un lieu très important à Marseille, elle n’a plus l’influence et la renommée d’autrefois. La fermeture du Café Riche en 1953 remplacé par des grands magasins et de l’Alcazar en 1966 en sont des exemples parfaits. Symboles forts de de l’âge d’or de la Canebière.

Délaissé depuis cette époque, le centre-ville désire aujourd’hui faire peau neuve autour de ces artères historiques. Elle est aujourd’hui devenue un lieu de passage plutôt de divertissement. “Les Champs-Elysées marseillais” en quête de renouveau espèrent retrouver leur splendeur d’antan comme le souhalite la maire du secteur. Elle a lancé en 2017 à cet effet les “dimanches de la Canebière” des derniers dimanches de chaque mois pour recréer du flux et faire redécouvrir leur centre-ville aux marseillais.

Clémens Illos (IEJ)