La rue de Rome à la peine

La rue de Rome à la peine

Depuis 2 ans la rue de Rome, bien connue pour ses nombreuses boutiques de chaussures, prêt-à-porter ou gadgets en tout genre connait une forte baisse de fréquentation.

La rue de Rome se vide petit à petit. Nombreux sont les commerçants qui vont ou qui ont déjà mis la clef sous la porte. « Chaque année c’est la dégringolade » confie Sonia, cogérante de la boutique de prêt-à-porter Au comptoir des Nénettes, « nous aussi on va peut-être devoir bientôt partir si ça ne s’arrange pas ». La “faute au tramway” qui transporte au milieu de la rue interdite aux voitures des passagers qui ne s’arrêtent plus devant les vitrines mais les regardent de loin. «On est devenu un zoo» ironise Bernard Allouche, propriétaire de la boutique Octobre qui bientôt fermera aussi ses portes, « les gens ne prennent même plus le temps de s’arrêter ». Il explique aussi que beaucoup de commerçants étaient contre cette ligne de tram, mais que personne ne leur a demandé leur avis « ils sont allés faire le sondage vers le vieux port là-bas » s’indigne le futur retraité.

De boutiques en boutiques le discours est le même, la rue de Rome connait une véritable descente aux enfers. Une commerçante qui n’a pas souhaité révéler son identité accuse aussi l’arrivée des grandes enseignes de prêt-à-porter qui créent une “concurrence déloyale” pour les petites boutiques locale moins renommées « c’est la grosse merde » s’exclame-t-elle. De plus les travaux des rues alentour gênent la circulation et le stationnement, poussant les potentiels clients vers des zones moins difficiles d’accès.

Une journée sans tram pour donner le change

France 3 a révélé il y a quelque jour lors d’un reportage l’urgence de la situation. Entre loyer trop élevés et un manque considérable de clients, c’est dur de sortir la tête de l’eau. Les petits créateurs ont du mal à s’implanter et les commerçants peine à rester ouvert. On remarque des étales délabrées et des devantures qui mériteraient un petit coup de neuf. A alors été évoqué l’idée d’une journée spéciale sans tramway, avec des étales qui occuperaient la rue. Une journée commerciale pour attirer les chalands imitant la braderie qui a été organisée rue Paradis et alentour début septembre par l’association des commerçants de la rue Grignan, avec le soutien logistique de la Ville et du Conseil départemental pour la piétonnisation et la sécurisation des rues. Mais tous ne voient pas cette initiative d’un bon œil…Partant du cours Saint Louis jusqu

Deux jours avant la rentrée scolaire 2017, les commerçants de la rue Paradis notamment avaient ainsi saisi l’occasion de vendre à petits prix leurs articles : « La braderie c’est le fait de sortir, pousser les clients à s’arrêter sans qu’ils rentrent pour acheter plus facilement », explique Roger Planchon, gérant d’une boutique de sacs à main. Mais c’est une date mal choisie car de nombreux commençants de la rue de Rome proche misent sur la rentrée pour renflouer les caisses après le creux des vacances estivales : « Ils présentent ça comme un des meilleurs samedis de l’année, mais ce n’est pas du tout le cas. C’est une mauvaise organisation » et « Pratiquement tout le monde était dans l’ignorance la plus totale », déclare B.A, commerçant de prêt-à-porter.

Pour d’autres le problème est plus financier dans le cas d’une braderie. « Qu’est-ce que vous voulez qu’on vende, tous nos articles sont à 10 euros maximum, on ne sera ni gagnant ni perdant si une braderie avait eu lieu », explique A.S, commerçante de boutique d’enfants » et cette opportunité n’en est pas vraiment une pour les « vendeurs de Rome » car d’après certains la municipalité « mise tout sur seulement une partie de la ville ».

Victoria Rezelman, Sacha Sascenda, Virginie Bonnefoy (IEJ)

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