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Mois : février 2018

Revue : les syndicats défendent le centre-ville

Revue : les syndicats défendent le centre-ville

Revue Destimed 28 février:  Levée de bouclier des syndicats salariés et patronaux pour protéger l’économie du centre-ville à Marseille

C’est un moment assez exceptionnel, pour le souligner, qui s’est produit ce mardi 27 février à Marseille. En effet dans les locaux de l’UD FO, syndicats patronaux et salariés ont signé un texte commun demandant au Préfet de surseoir à la demande municipale de créer, dans les quartiers Sud de la Ville, une Zone touristique internationale (ZTI), qui autorise l’ouverture dominicale. Une décision votée lors du dernier conseil municipal. Alain Comba, FO, Jacques Biancotto, CFE CGC, Cyril Jouan, UD CFDT, la CFTC, absente, soutient l’initiative et, pour les organisations patronales, Alain Gargani, président de la CPME 13, Johan Bencivenga, président de l’UPE 13 ainsi que, André Bendano, président de l’U2P13. Tous déplorent le manque de concertation qui a précédé ce vote et craignent que cette opération n’arrive trop tôt et affaiblisse un peu plus le centre ville. Si André Bendano avoue ne pas savoir quelle sera sa position au terme de la concertation, les autres participants souhaitent, une période d’attente afin de permettre à l’opération “Ambition Centre ville”, votée au cœur de l’été, le temps de se déployer. Solange Biaggi, adjointe LR en charge du commerce, réagira à l’issue de cette rencontre ainsi que la CCI Marseille Provence et la délégation des Bouches-du-Rhône de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Région…

 « Il reste beaucoup à faire pour développer le centre ville »

Alain Comba rappelle que ce n’est pas la première fois que syndicats employeurs et salariés travaillent ensemble et cite l’accord pour le travail dominical à Plan-de-Campagne. Il déplore, alors que les rencontres ne manquent pas entre le monde économique, dans sa diversité, et politique, qu’« il n’y ait pas eu de concertation ». Considère que si des avancées se font jour en termes « de propreté et de parkings qui sont un peu moins sordides ; il reste beaucoup à faire pour développer le centre ville ». Ajoute que son organisation œuvre « pour développer l’emploi », met en exergue ses désaccords avec la politique conduite par le gouvernement « qui pèse sur le pouvoir d’achat ». Il s’agit « d’un moment historique », assure Alain Gargani : « Nous sommes tous unis pour dire que notre cœur de ville ne fonctionne pas. Et une métropole sans cœur de ville ne peut fonctionner. En juillet, nous nous sommes tous mis autour de la table, nous nous étions mis d’accord sur un certain nombre de données pour le centre-ville : des parkings moins chers le week-end, des transports en commun, des animations, de la propreté et de la sécurité, ces derniers évoluant de manière positive. Puis, nous avons découvert ce dossier alors que 4 000 commerces sont en difficultés dans le centre. Il faut surseoir ». Cyril Jouan, CFDT, rappelle à son tour « l’importance de développer économiquement le centre-ville ». André Bendano insiste sur le rôle des TPE. « Ce sont elles qui créent de l’emploi, qui ne délocalisent pas ». « Il faut arrêter, lance-t-il, de repenser le centre-ville ou plutôt de le “re-panser”, il faut innover et pour cela il faut tous s’asseoir autour d’une table ».

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Tous en selle avec Vélo Sapiens Canebière #10

Tous en selle avec Vélo Sapiens Canebière #10

“Vélo Sapiens” propose à l’occasion de la dixième édition des Dimanches de la Canebière, un atelier participatif entièrement dédié à la bicyclette. Vous êtes fervent passionné, débutant ou simplement curieux, venez assister à des actions de sensibilisation et d’apprentissage de la pratique du vélo, le 25 février de 11 heures à 17 heures, Place Léon Blum.

C’est bien connu, faire du sport est bon pour la santé! A l’occasion de la dixième édition des Dimanches de la Canebière, « Vélo Sapiens » organise un atelier participatif autour de la bicyclette. Au programme, de la pratique avec de l’ entretien et de la réparation mais aussi les bénévoles seront à votre disposition pour vous informer et vous sensibiliser à la pratique du vélo. Le but de cette association crée en 2015 est d’en promouvoir l’usage et de créer du lien social à travers ce sport.
Un collectif soucieux de vous faire aimer le vélo. L’atelier met à votre disposition outillage et conseils. Vous n’êtes pas un professionnel de la mécanique devenez le avec l’aide des bénévoles, ils vous aideront à régler vos sauts de chaîne!
Vous pouvez aussi donner une seconde vie à vos bicyclettes qui prennent la poussière en l’apportant aux membres de « Vélo Sapiens ».
En plus de leur atelier participatif, l’association organise chaque deuxième dimanche une balade mensuelle. Allez tous en selle!

Vincent Tolmau (IEJ)

DO NOT DISTURB Canebière #10

DO NOT DISTURB Canebière #10

Deux Associations, une école et Le Ryad réunis sous un thème « rêver d’amour dans une chambre d’hôtel ». Durant une heure, embarquez pour une expérience unique dans un huit clos. Il reste encore quelques places à prendre pour cette manifestation au 16 rue Sénac de Meilhan à l’occasion de la dixième édition des dimanches de la Canebière.

« Participer à Do Not Disturb c’est se laisser déstabiliser et perdre le contrôle. »… IMG_6329

Dès l’entrée dans l’hôtel, un masque vous sera proposé, vous pourrez rencontrer votre l’âme sœur le temps « d’un rêve » lors du speed-dating. Suivie d’une déambulation de chambre en chambre pour découvrir les rêves des anciens occupants. En effet, « Pendant la période de préparation avec l’association, les clients, pour la plupart des touristes, ont été sollicité pour participer. Le matin, on collectait leurs rêves pour faire une bande son » raconte Valérie Bureau, directrice de l’hôtel le Ryad.

Les visiteurs seront repartis en trois groupes pour trois parcours différents. Ils partiront alors à la découverte des tableaux vivants que composent chaque chambre. Entre illusions et réel, les visiteurs seront plongés dans un autre monde, celui du rêve amoureux.

« 10 artistes, 10 chambres d’hôtel, 10 interprétations de la photo »

Dans un décor marocain et spacieux, un lieu dit « artypique », l’association Redplexus, Ornic’art et l’école supérieur d’Art d’Aix-en-Provence ont eu quartier libre pour faire rêver les spectateurs.

La performance est déconseillée au moins de 16 ans. Mais pour tous les autres curieux, les réservations sont à effectuer ici. Premier départ à 15 heures, et dernier à 19h.

Sacha Sacenda (IEJ)

« Dans ma maison » Canebière #10

« Dans ma maison » Canebière #10

L’association « Les têtes de l’Art » a fait appel à Tania Alice, assisté par Aziz Boumediene, pour la création d’une installation unique pour ce dixième Dimanche de la Canebière. Au cœur de cette performance relationnelle, des communautés marseillaises diverses partageront leurs coutumes et savoir-faire avec les passants.

Des pièces de maison vont s’élever sur la Canebière à 12h, une cuisine, une salle de bain, un salon, un bureau et un jardin. À l’intérieur, un ou plusieurs travailleurs sociaux réaliseront des activitées de 15h à 17h30.28342803_557988534580281_277321884_o(1)

Vous pourrez partager un repas dans la cuisine, assister à des activités administratives et poétique dans le bureau, discuter dans un lit et même jardiner sur la Canebière.

« Les passants sont invités à partager des moments intimes du quotidien »

C’est l’envie de partager qui régnera dans cette maison. Les créateurs ont fait appel à diverses communautés marseillaises pour « créer une micro-utopie participative dans laquelle chacun trouve sa place ».  L’association « La Tête de L’art » a pour but de lutter contre la discrimination sous toutes ses formes. En effet, cet utopie s’inscrit dans le cadre du projet européen “ART4ACT – L’Art en action pour une société inclusive”.

Lors de la représentation, une équipe coordonnée par Laurie Freychet captera le spectacle pour en faire un documentaire.

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Le Roman-photo : 73 pages d’histoire au Mucem

Le Roman-photo : 73 pages d’histoire au Mucem

73 ans d’histoire du roman-photo présentée en une exposition au Mucem. Vous avez jusqu’au 23 Avril 2018 pour venir tourner les pages de ce phénomène qui a su se démarquer et faire polémique.

C’est en 1973 que nait le romanphoto en Italie. Présenté sous forme de BD, les dessins ont laissé place à des photos réelles, avec des mises en scènes et des acteurs spécialement alors spécialisés dans le récit d’images immobiles. Très vite, cela va devenir une mode qui s’étendra partout en Europe. C’est d’ailleurs le roman-photo qui lancera la carrière de grands noms du cinéma Italien.

Chaque semaine les lectrices découvrent la suite de l’histoire du numéro passé, devenant complètement accros à ces histoires d’amours plutôt clichées.

Comme pour le théâtre ou le cinéma, le roman-photo va démultiplier ses sujets, en allant de la simple histoire d’amour, aux récits plutôt sulfureux, poussant jusqu’à la pornographie hétéro et homosexuelle, et passant par les feuilletons d’horreur.

Les étudiants à l’origine de cette exposition ont accompagné les visiteurs pour une visite guidée entre les pages et les époques de ce phénomène, qui, 30 ans plus tard, compte encore aujourd’hui plus de 200.000 lecteurs.

Quelques bulles pour vous présenter l’exposition

Exposition Roman-Photo

Les Siam’s

Une nuit pour déclarer sa flamme

Une nuit pour déclarer sa flamme

La Saint-Valentin, jour des Amoureux, a été choisi par l’association MP2018 dirigée par l’armateur Raymond Vidil pour lancer le slogan “Quel Amour ! “. 45 000 personnes étaient présentes sur le Vieux-Port, ce soir-là. Au programme, feu d’artifice et expositions au Mucem, l’un des principaux partenaires,  sur le thème de l’Amour.

Il est presque 19 heures, les Marseillais affluent pour voir le lancement de MP 2018. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, arrive au Vieux-Port pour inaugurer cette soirée. Une voix s’élève, un homme semble flotter sur l’eau, il dévoile les festivités qui auront lieu ce soir et les sept prochains mois. La voix nous parle d’amour, chantonne un poème de Germain Nouveau « le Baiser », en nous entraînant avec lui dans un moment unique.

La voix, amène notre regard sur un autre objet flottant, deux hommes surgissent, illuminés par des leds, ils tourbillonnent au rythme de la musique, leurs pieds s’enflamment grâce à des sparklers (cierge magique). Un immense cœur rouge embrasse le ciel de Marseille, le feu d’artifice débute. «Magique », « splendide », « féerique », les mots fusent de la part des spectateurs émerveillés par le tableau. Un bateau emmène, deux autres créatures lumineuses, d’un côté de l’autre du port, jusqu’à ce qu’ils s’enflamment à l’aide des sparklers. La lumière se reflète dans l’eau; on ne distingue plus le réel du reflet.

La voix stoppe le feu d’artifice, le temps de laisser une minute aux spectateurs pour se montrer leur amour avec le Grand Baiser. De toutes parts, les couples se regardent, se rapprochent pour échanger le baiser de la Saint-Valentin. Le feu reprend de plus belle, les Marseillais sont transportés dans un autre lieu, un autre monde, un monde imaginaire ou se mêlent les couleurs. Le bouquet final inonde le Vieux-Port de mille et une lumières sous les yeux charmés des Marseillais.

Mais la soirée n’est pas finie pour les amoureux, tous les curieux sont attendus au Mucem pour une nuit chargée d’amour…

Le Grand Baiser
Le bord de mer, les petites lumières et la grande roue ont rajouté un peu de romantisme à l’atmosphère déjà pleinement chargée d’amour à l’extérieur du MuCEM.

Mais une fois dans le hall principal, de la musique, place à la musique electro et à des corps enlacés. Une horde de petits cupidons s’affairant partout, du DJ aux Bramans, pour assouvir les moindres désirs des amoureux venus profiter de la fête. Sur le côté un bar proposant des cocktails aux noms exotiques et au contenu mystérieux pour l’une s’ajoutait à l’ambiance plutôt sensuelle.

Puis sur les murs, des petits mots d’amour,. Une phrase surtout : « j’ai un problème, je crois que je t’aime », pour mener les curieux qui les lisent vers le deuxième étage. C’est dans les galeries d’expositions, dans une lumière tamisée que de curieux personnages attendent les doux passionnés, fredonnant encore et encore la douce mélodie qui a su réunir Johny Halliday et Sylvie Vartan. Ces petits farfadets nous embarquent dans un univers ou s’entremêlent 14 tableaux, 14 manières d’aimer, toutes dédiées aux amoureux et aux adorateurs de l’art. Les visiteurs évoluent dans un univers qui se veut intimiste et coloré. Dans chaque recoins des gens s’embrassent, d’autres s’entrelacent ou se murmurent des mots tendres.

Une ambiance romantique, où résonnent quelques vers de Roméo et Juliette, Antigone, et autres pièces mettant en scène des amoureux déchus. Puis une fanfare apparait, à sa gauche à un salon avec au centre un couple, qui s’embrasse depuis 1h15. Un peu partout des chansons d’amour, puis par-dessus les autres, dans un recoin, la voix d’une chanteuse, mélodieuse sur le « cucurrucucu Paloma » bande originale du film de Pablo Almodovar Parle avec elle qui célèbre un amour si particulier. C’était cela, célébrer toutes les formes d’amour, tragique, passionnel, romantique, pour que chaque âme puisse trouver la sensibilité qui la compose.

Enfin des petites pièces de théâtre, des couples, des amants, des scènes de ménages. Un farfadet grave un cœur sur un des murs, avec à l’intérieur un V et un I, histoire secrète d’amour exposée aux yeux de tous, ou chacun peut imaginer sa propre romance. Puis finalement vient le tour des spectateurs d’inscrire un message sur le mur « Celui, Celle que j’ai regretté d’avoir quitté.e », une manière de se remémorer des amours passées, et d’ouvrir son cœur à un nouveau coup de foudre.

Les Siam’s