Le boulevard de la libération, trois parties aux regards différents

Le boulevard de la libération, trois parties aux regards différents

Dans la continuité de la Canebière, après l’église des réformés se trouve le boulevard de la Libération, Général de Monsabert. Une artère d’un kilomètre qui permet de rejoindre le carrefour des Cinq Avenues. Entre l’évolution de la population et les changements liés à la circulation, le Boulevard gris et triste semble se départager en trois parties. Les avis des commerçants divergent sur les raisons de cette désaffection de cette voie autrefois animée dont la population s’est paupérisée.

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Le boulevard est à l’image de Marseille, éclectique. Séparé en trois parties, il regorge d’abord de banques, de supermarchés, d’opticiens, et l’ancienne école d’ingénieurs dont les locaux étaient vétustes (déménagée en 1975 au sein de l’école Centrale de Marseille à Château-Gombert). D’après les commerçants de la partie haute serai donc la plus dynamique. Plus bas se succèdent les magasins de prêt à porter, de tissus, puis des librairies et enfin on peut même acheter des aquariums.
Com 9, magasin de dépôt vente a levé le rideau il y a 1 an et demi, et dès le premier mois cela a très bien marché. La patronne Beltou Chantal ne voulait pas ouvrir son magasin dans une autre rue, « c’est mon quartier, j’y habite et je voulais y travailler ». Autour d’elle des boutiques ont vu le jour. Un magasin de Streets art, de jouets, une boutique de fitness ou encore des instituts de beauté, appelant un nouveau type de clientèle.
En descendant le boulevard, ce sont des odeurs de Fast Food et restaurant d’origines variées qui ont pris d’assaut le trottoir. Au milieu « Le Jardin de Victor ». Pour ce fleuriste, installé depuis 18 ans dans la rue « Il a évolué et s’est diversifié. Marseille à son identité, c’est une ville éclectique et c’est pour ça qu’on l’aime ».

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Le boulevard, comme les quartiers environnants, a connu une baisse d’activité dû au départ de la jeune génération. D’après la gérante de Melly Couture, boutique de vêtements, en activité depuis 40 ans, la population a changé « Avant c’était un quartier bourgeois, mais maintenant il y a beaucoup plus d’appartements sociaux ». Le revenu des nouveaux habitants n’est plus le même qu’auparavant. « La plupart des magasins de prêt à porter d’antan avant ferment les uns après les autres ».
Le second problème pour cette commerçante c’est la circulation. « Il n’y a pas assez de places pour se garer. Mes clients font 3 fois le tour pour trouver une place, c’est inacceptable pour une rue commerçante ! ». A la longue, ses clientes ne viennent plus et préfèrent les centres commerciaux avec des parkings. Elle a donc demandé à sa mairie de secteur de lui faire une place minute. Demande toujours en attente. Si cela continue, elle devra fermer sa boutique et prendre sa retraire à son plus grand regret.
Même discours pour le patron du restaurant Salumeria en bas du boulevard, « Marseille manque de parkings, les automobilistes ne peuvent pas stationner et donc ne s’arrêtent plus ». Depuis 1 an, son chiffre d’affaire a baissé.

Un autre des problèmes de cette rue, c’est le trottoir et sa propreté. On est à Marseille dira-t-on, c’est chose commune. Mais pour les commerçants qui le subissent au quotidien ce n’est pas sans les attrister. Les boiseries sont inexistantes, seuls les boutiques de fleurs et les graffitis amènent un peu de couleur.
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Les nombreux magasins aux devantures baissées semblent laissés à l’abandon. Que l’on se promène à 11h ou 17h, c’est un peu dur de faire son shopping lorsque beaucoup de boutiques du boulevard tardent à lever le rideau.

 

Les Siam’s

 

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