Une nuit pour déclarer sa flamme

Une nuit pour déclarer sa flamme

La Saint-Valentin, jour des Amoureux, a été choisi par l’association MP2018 dirigée par l’armateur Raymond Vidil pour lancer le slogan “Quel Amour ! “. 45 000 personnes étaient présentes sur le Vieux-Port, ce soir-là. Au programme, feu d’artifice et expositions au Mucem, l’un des principaux partenaires,  sur le thème de l’Amour.

Il est presque 19 heures, les Marseillais affluent pour voir le lancement de MP 2018. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, arrive au Vieux-Port pour inaugurer cette soirée. Une voix s’élève, un homme semble flotter sur l’eau, il dévoile les festivités qui auront lieu ce soir et les sept prochains mois. La voix nous parle d’amour, chantonne un poème de Germain Nouveau « le Baiser », en nous entraînant avec lui dans un moment unique.

La voix, amène notre regard sur un autre objet flottant, deux hommes surgissent, illuminés par des leds, ils tourbillonnent au rythme de la musique, leurs pieds s’enflamment grâce à des sparklers (cierge magique). Un immense cœur rouge embrasse le ciel de Marseille, le feu d’artifice débute. «Magique », « splendide », « féerique », les mots fusent de la part des spectateurs émerveillés par le tableau. Un bateau emmène, deux autres créatures lumineuses, d’un côté de l’autre du port, jusqu’à ce qu’ils s’enflamment à l’aide des sparklers. La lumière se reflète dans l’eau; on ne distingue plus le réel du reflet.

La voix stoppe le feu d’artifice, le temps de laisser une minute aux spectateurs pour se montrer leur amour avec le Grand Baiser. De toutes parts, les couples se regardent, se rapprochent pour échanger le baiser de la Saint-Valentin. Le feu reprend de plus belle, les Marseillais sont transportés dans un autre lieu, un autre monde, un monde imaginaire ou se mêlent les couleurs. Le bouquet final inonde le Vieux-Port de mille et une lumières sous les yeux charmés des Marseillais.

Mais la soirée n’est pas finie pour les amoureux, tous les curieux sont attendus au Mucem pour une nuit chargée d’amour…

Le Grand Baiser
Le bord de mer, les petites lumières et la grande roue ont rajouté un peu de romantisme à l’atmosphère déjà pleinement chargée d’amour à l’extérieur du MuCEM.

Mais une fois dans le hall principal, de la musique, place à la musique electro et à des corps enlacés. Une horde de petits cupidons s’affairant partout, du DJ aux Bramans, pour assouvir les moindres désirs des amoureux venus profiter de la fête. Sur le côté un bar proposant des cocktails aux noms exotiques et au contenu mystérieux pour l’une s’ajoutait à l’ambiance plutôt sensuelle.

Puis sur les murs, des petits mots d’amour,. Une phrase surtout : « j’ai un problème, je crois que je t’aime », pour mener les curieux qui les lisent vers le deuxième étage. C’est dans les galeries d’expositions, dans une lumière tamisée que de curieux personnages attendent les doux passionnés, fredonnant encore et encore la douce mélodie qui a su réunir Johny Halliday et Sylvie Vartan. Ces petits farfadets nous embarquent dans un univers ou s’entremêlent 14 tableaux, 14 manières d’aimer, toutes dédiées aux amoureux et aux adorateurs de l’art. Les visiteurs évoluent dans un univers qui se veut intimiste et coloré. Dans chaque recoins des gens s’embrassent, d’autres s’entrelacent ou se murmurent des mots tendres.

Une ambiance romantique, où résonnent quelques vers de Roméo et Juliette, Antigone, et autres pièces mettant en scène des amoureux déchus. Puis une fanfare apparait, à sa gauche à un salon avec au centre un couple, qui s’embrasse depuis 1h15. Un peu partout des chansons d’amour, puis par-dessus les autres, dans un recoin, la voix d’une chanteuse, mélodieuse sur le « cucurrucucu Paloma » bande originale du film de Pablo Almodovar Parle avec elle qui célèbre un amour si particulier. C’était cela, célébrer toutes les formes d’amour, tragique, passionnel, romantique, pour que chaque âme puisse trouver la sensibilité qui la compose.

Enfin des petites pièces de théâtre, des couples, des amants, des scènes de ménages. Un farfadet grave un cœur sur un des murs, avec à l’intérieur un V et un I, histoire secrète d’amour exposée aux yeux de tous, ou chacun peut imaginer sa propre romance. Puis finalement vient le tour des spectateurs d’inscrire un message sur le mur « Celui, Celle que j’ai regretté d’avoir quitté.e », une manière de se remémorer des amours passées, et d’ouvrir son cœur à un nouveau coup de foudre.

Les Siam’s

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