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Mois : mars 2018

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

La place Castellane, son tumulte, son rond-point qui émet un brouhaha quotidien, mais à quelques pas de là, niché dans un recoin de la rue d’Italie, on découvre un patio avant d’entrer dans le Studio la Rétine. Des murs blancs, des poutres apparentes, et c’est tout. Le Studio mise davantage sur la pluralité de ses exposants. Photographes de tous horizons, aux styles divers et variés peuvent venir présenter leurs œuvres dans ce lieu polyvalent. A la fois galerie d’exposition, studio photo, ou encore imprimerie. Tous peuvent venir se former auprès de photographes, partenaires de cette librairie, en traitement de photos, ou séances shooting en studio et en extérieur.

Ce soir les deux gérants, et amis, accueillent l’exposition BEACH, qui propose un délicieux bain de mer photographique. Derrière l’objectif, Elisabeth Blanchet, une artiste aux horizons aussi vastes que l’océan. C’est dans une ambiance festive et familiale que l’artiste nous accueille, souriante et toujours partante pour nous faire part de ses anecdotes.

Après un passage par l’Angleterre, Elisabeth est de retour en France et s’est installée sous le beau soleil de Marseille. Son dernier projet BEACH, est une balade à travers 15 plages européennes, passant de la IMG_6416Roumanie, au Danemark, ou encore par la Grande Bretagne. La surexposition des photos est à la base une erreur de réglage. Elisabeth, en vacances à Brighton attrape un coup de soleil sur les paupières, et a eu du mal à garder les yeux ouverts une fois à la plage « J’ai voulu comprendre la douleur par mon appareil photo ». Et bien vite elle va s’amuser avec cette ambiance lumineuse sur différentes plages du contient.

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Une « travelers »

Cette ancienne professeur de maths, aux origines normandes, se lance dans les années 2000 dans une incroyable aventure. Spécialiste dans les baraquements préfabriqués d’après-guerre de par ses origines, elle part vivre à Londres, pour continuer son enquête « Il ne faut pas avoir peur de chambouler un peu le destin » confie-t-elle.  L’Angleterre va marquer un tournant dans sa carrière, accueillant à bras ouverts ses différents projets artistiques. Une différence qu’elle note en comparaison à la France

Arrivée en Grande-Bretagne, elle se confronte aux communautés nomades, où plus communément appelées là-bas les « travelers ». Elle découvre, un peu surprise, que la majorité de ces gens du voyage sont en réalité des natifs du Royaume-Uni, irlandais ou encore anglais. Cela a réveillé en elle l’envie d’aller à la rencontre de ces populations. Elle est aussi journaliste pour plusieurs magazines, et l’un d’entre eux lui propose alors un sujet attelant à la Roumanie. Vieille connaissance, puisque l’artiste quelques années auparavant y avait effectué un voyage humanitaire auprès d’orphelins de Ceausescu. Elle a alors l’idée d’un nouveau projet photo : que sont-ils devenus 25 ans plus tard ? Et ce n’est pas moins de 30 enfants devenus grands qui répondent à l’appel.

Plus récemment, lors d’un voyage en Russie, elle fait une découverte insolite. Dans un appareil photo datant des années 80 sauvé du marché aux puces de Moscou, une pellicule. Une fois développée, elle découvre le visage d’un petit garçon à travers 18 images en noir et blanc. Elle a besoin de mettre une identité, un nom sur ses photos et compte les restituer à son propriétaire. C’est via le partage sur les réseaux sociaux qu’elle retrouve Dmitry au bout de quelques semaines. Une aubaine pour cet homme d’une trentaine d’année qui avoue aujourd’hui « croire aux miracles ». Ces clichés, pris lors de son premier jour de classe, remémore la veille de l’effondrement de l’URSS.

La liste est encore longue si nous devions vous raconter toutes ses aventures. Prenez vos tongs et vos lunettes de soleil, rendez-vous du 14 mars au 7 avril, 85 rue d’Italie.*

Les Siam’s 

Un musée moderne consacré au Savon de Marseille

Un musée moderne consacré au Savon de Marseille

Le MuSaMa a été inauguré lundi 12 mars, la veille de l’ouverture au public. Dédié au célèbre Savon de Marseille, cet espace de 413 m² ouvre donc ses portes le 12 mars au croisement des rues Fiocca et République, face au Musée d’Histoire de Marseille. Les auteurs du projet sont Coralie et Jean-Baptiste Jaussaud de La Compagnie générale des savonneries et des huileries (CGSH).

Ce musée a été entièrement crée pour le Savon de Marseille. Au début du 21ème siècle, les consommateurs redécouvrent les vertus de ce produit naturel et biodégradable, alternative aux produits dérivés des industries chimiques et pétrolières. Pour garder cet élan, rien de tel qu’un musée où l’on apprend l’histoire du Savon de Marseille et sa composition. Dans une première partie entièrement muséale, le spectateur pourra découvrir un mélange de, projections de films, d’animations interactives, de présentations d’archives et la reconstruction d’une ancienne savonnerie…

En plus de ce côté historique, une exposition temporelle est présente dans les couloirs de ce musée. Jusqu’en septembre le marseillais Nicolas Mannoni du groupe germano-canadien “eboy” expose ses oeuvres qui sont le reflet pixelisé de villes du monde entier. Une nouvelle maquette de Marseille devrait arriver d’ici un mois. Dans une deuxième partie, les visiteurs pourront produire leurs propres savons de Marseille avec Sylvain Dijon, Maître savonnier. La visite du MuSaMa se termine par la boutique « Les Ateliers de Provence ».

Découvrez ci-dessous le musée avec les commentaires de Sylvain Dijon illustrés par des photos.

 

Vincent Tolmau (IEJ 2)

Canebière #11 musique classique

Canebière #11 musique classique

Après une relance couronnée de succès du cycle des “Dimanches de la Canebière” sous le signe du Nouvel An Chinois le 25 février dernier, la mairie du 1/7 mettra la  Musique Classique à l’honneur le 25 mars pour le 11ème dimanche de la Canebière, a annoncé la mairie de secteur.

Pour ce qui est de la musique, temps fort de cette nouvelle édition, le kiosque du square Léon Blum constituera naturellement le lieu privilégié de rassemblement des amateurs ou des simples curieux, désireux de partager les moments de grâce et d’harmonie proposés par des concertistes de talents.
Conservatoire de Marseille et Harmonie Municipale d’Aix en Provence feront ainsi chorus. Toujours au Kiosque, l’opéra viendra mêler ses sonorités à celles des autres genres musicaux grâce à la troupe du Théâtre Nono, tandis que la Musique Baroque retentira dans l’Auditorium du Musée d’Histoire de Marseille.

Les promeneurs habitués des dimanches de la Canebière retrouveront aussi les points de rencontre et animations récurrents : les balades urbaines, les déambulations dans le “quartier des arts”, les jeux pour enfants, les philosophes publics … et bien sûr le marché des producteurs organisé en bas de la Canebière par l’Association “Marseille Centre”.
Ceux qui souhaiteraient s’évader du classicisme, seront aussi proposées des initiations au Lindy
Hop et au Swing et les désormais rituels “after” de la “Meson” viendront cloturer cette programation musicale de grande qualité, précise la mairie de secteur qui ajoute qu’un hommage particulier sera rendu en marge de cette programmation aux Marins
Pompier, sans lesquels les “Dimanches de la Canebière n’auraient jamais pu voir le jour. Pour
l’occasion, ils proposeront des ateliers ludiques d’initiations à destination des enfants.

Temps forts 2 Canebiere Mars 2018

Revue: requalification du quartier de l’Opéra

Revue: requalification du quartier de l’Opéra

Revue La Marseillaise 14 mars 2018

Dans son ambition pour le « cœur historique », la ville de Marseille compte changer l’image sulfureuse du quartier. Plusieurs bars à hôtesses ont été remplacés par d’autres enseignes en attendant une requalification de l’espace public.

« Un quartier propice à la promenade, constitué d’un ensemble de rues relativement étroites à sens unique et semi-piétonnes qui lui donne un atmosphère calme ». Voilà comment est décrit l’Opéra (1er) par une étude très poussée baptisée « Imaginer le centre-ville de demain » et commandée par la Ville.

La réalité est bien plus contrastée surtout à une heure avancée de la nuit. Où les devantures fermées en journée se mettent à ouvrir. Une époque en grande partie révolue selon la municipalité qui s’est échinée à faire fermer les fameux bars à hôtesses. Ciblées pour proxénétisme aggravé, dix enseignes avaient fermé simultanément il y a deux ans. Depuis, « on a discuté un à un avec les propriétaires qui étaient très méfiants », resitue Sabine Bernasconi. La maire (LR) du 1er-7e arrondissements organisait, hier matin, une visite du quartier dont elle souhaite « faire glisser l’identité » même si « les établissements de nuit font partie de la vie de l’Opéra ». En clair, rendre bien éduqué un quartier à l’image sulfureuse, royaume des proxénètes et des pickpockets.

Faire (re)venir des habitants

Du passé, selon la mairie de secteur, fière de proposer une petite tournée des nouvelles enseignes. Sur les 10 bars, « 6 ont rouvert et 4 vont bientôt l’être ». Rue Glandeves, le « sweet lady » est devenu le « sweet », un restaurant qui n’a pas tiré un trait visuel définitif sur son ancienne vocation.

(…)

Lire la suite de l’article de Florent de Corbier: clic

Journée internationale des droits des femmes sur la Canebière

Journée internationale des droits des femmes sur la Canebière

Aujourd’hui à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes; Collectif 13 Droits des femmes; Marche mondiale des femmes; Amnesty; Mouvement de la Paix; Osez le féminisme; UD-CGT13; Solidaires… ont organisé un premier rassemblement à 15h40 sur le Vieux-Port. A partir de cette heure-ci les femmes commencent à travailler gratuitement. La principale revendication que prône ces associations est l’égalité des droits, notamment au sujet des inégalités salariales.  Une manifestation est partie à 18h  pour remonter ensuite la Canebière. Depuis longtemps cette artère historique de Marseille attire les manifestants, retour sur plusieurs mobilisations célèbres qui ont eu lieu sur la Canebière.

Vincent Tolmau (IEJ 2)

Revue: Salivons de Marseille

Revue: Salivons de Marseille

Revue de presse: chronique culinaire de Jacky Durand dans Libération du 1er mars 2018.
Chaque jeudi, passage en cuisine et réveil des papilles. Aujourd’hui, ronde de jour et de nuit autour de la Canebière avec une fameuse soupe tunisienne.
Marseille frisonne sur la Canebière entre chien et loup qui orangent le ciel au-dessus du Vieux-Port. Pourtant, on dirait le Sud. Qu’il pleuve, qu’il gèle là-bas, on a dans la peau ce putain d’horizon levantin où résonnent les mots d’Albert Londres écrits en 1926 dans Marseille, porte du Sud (1) : «Écoutez, c’est moi le port de Marseille, qui vous parle. Je suis le plus merveilleux kaléidoscope des côtes. Voici les coupés de mes bateaux. Gravissez-les. Je vous ferai voir toutes les couleurs de la lumière ; comment le soleil se lève et comment il se couche en des endroits lointains. Vous contemplerez de nouveaux signes dans le ciel et de nouveaux fruits sur la terre.

Montez ! Montez ! Je vous emmènerai de race en race. Vous verrez tous les Orients – le proche, le grand, l’extrême. »

Orage d’été

Tiens dès la gare Saint-Charles, Marseille glisse sur le pavé mouillé mais ça fait drôle ce parfum de cyprès dans l’air, comme après un orage d’été. C’est une odeur tout à la fois mélancolique et chaleureuse comme une dernière nuit à la belle étoile en août sur le rocher des moines. Même sous la pluie, dans le froid de la nuit, on déambule sur le Vieux-Port dans une quiétude de printemps amoureux. Sous les hauts murs du fort Saint-Jean, des groupes d’hommes rient en buvant des bières dans l’obscurité.

Lire la suite de la chronique de Jacky Durand