PAC, épisode 1 : que le Printemps de l’Art Contemporain commence !

PAC, épisode 1 : que le Printemps de l’Art Contemporain commence !

La 10e édition du Printemps de l’Art Contemporain de Marseille a été inaugurée hier soir. Les festivités se sont ouvertes en deux temps, au Musée d’Art Contemporain [MAC] et aux galeries de la rue du Chevalier Roze (2e), qui en ont profité pour vernir leurs propositions pour l’événement.

La rue du Chevalier Roze, autrefois rue commerçante maintenant métamorphosée en rue d’art, a été l’un des deux points de l’inauguration du 10e Printemps de l’Art Contemporain à Marseille ce 9 mai. Après une première partie au Musée d’Art Contemporain dans le 8e arrondissement avec le vernissage de Quel Amour !? et Un Amour de collection, la soirée festive est remontée dans cette rue coincée entre l’Hôtel de Ville et la rue de la République.

Vernissage de l’exposition Quel Amour! au [MAC]

La nuit est tombée sous une température encore douce et la rue du Chevalier Roze s’est subitement éveillée, à partir de 21h. Le public a pu facilement déambuler, au fil des 6 galeries d’art et d’un atelier de création.

Au début de la rue, au numéro 2, l’espace d’exposition Atlantis accueille les photos de Marie Angeletti. Cette photographe au travers de la collection qu’elle présente, a cherché à retranscrire des expériences, des systèmes existants, des rencontres… Au fil des clichés, qui capturent la vie quotidienne, on reconnaît des lieux familiers comme le métro, un jardin, un bâtiment… L’artiste accorde également une importance à l’arrière-plan narratif et ce qui entoure chacune de ses œuvres, ce qui donne à réfléchir.

©Sophie Pironnet

En face, au 5-7, se trouve la galerie Crève-Cœur où Jason Matthew Lee a carte blanche. L’artiste et d’autres confrères qu’il a choisi d’inviter, articulent leur présentation autour de la technologie. Mais là où on l’attend sur des machines futuristes, Jason Matthew Lee s’intéresse plutôt aux appareils d’un autre âge. Les couleurs y sont vives entre rideaux de plastiques jaunes et néons violets, rose ou bleus.

©Sophie Pironnet

Dix numéros plus loin, au n°15, deux lieux ouvrent côte à côte. Sessions accueille Jean-François Leroy, un artiste multi-supports. Il sculpte, peint, filme, et mêle parfois le tout. Ici, l’artiste présente Splitting, une série de clichés sur grand écran où il joue avec la ligne d’horizon de la mer du Nord, qu’il associe à des objets et des ombres pour former autre chose.

©Sophie Pironnet

Dans la galerie Tchikebe, Pierre Bendine-Boucar s’intéresse à Fantomas, sans le nommer dans son exposition Me, myself and F. L’artiste nous entraîne dans un univers coloré qu’il chérit tant, conjuguant peinture, architecture, scénographie et sculpture. Cagoules, silhouettes, il utilise tous les moyens pour retranscrire le côté mystérieux de Fantomas.

©Sophie Pironnet

À deux pas, Adelaïde au n°17 voit double. Le lieu introduit l’exposition Glasgow + Marseille de Rachel MacLean au Château de Servières dans le 4e arrondissement avec une vidéo réalisée par l’artiste écossaise, une commande de Bold Yin pour Channel 4 Random Acts. L’événement s’inscrit dans le cadre de MP2018 Quel Amour !
À côté de cela, Adelaïde propose aussi une pièce vocale et gestuelle, une commande du Festival d’Art d’Edimbourg 2015 : SING SIGN : a close duet de Hanna Tuulikki en duo avec Daniel Padden. L’histoire, un homme et une femme, face à face, créent une aventure énigmatique. Aucun mot n’est échangé, mais des gestes issus de la langue des signes britannique, et une mélodie à deux voix. L’œuvre invite à réfléchir sur l’impact de la langue sur ce qui nous entoure et s’inscrit dans le contexte de l’exposition collective Territoires Sonores, Sound Territories au Mac Arteum à Châteauneuf-le-Rouge, visible à partir du 26 mai.

©Sophie Pironnet

Le trajet se termine au double n°19, où la rue retombe dans la pénombre au-delà. South Way Studio présente également le fruit du travail d’une artiste accueillie en résidence pour un mois : Jenna Kaes. L’artiste conjugue l’artisanat traditionnel au contemporain. Ces réalisations s’inscrivent dans le projet Oracular/Vernacular « de projection nouvelle vers l’avenir sur les bases d’un passé solidifié » à l’initiative d’Emmanuelle Luciani et de Charlotte Cosson.©Sophie Pironnet

À côté, Gijs Milius présente le résultat de sa résidence d’un mois à la Friche chez Catherine Bastide Projects dans une exposition nommée Le long des raduses. Cette collection est composée à partir de représentation personnelles, une association de lieux reconnaissables à l’architecture brutaliste et à un monde onirique avec des formes et des humains-canards. Car Gijs Milius aime ajouter un élément perturbateur dans ses œuvres et les reproduit même d’un tableau à l’autre, en les faisant parfois évoluer.©Sophie Pironnet

A suivre, dans le prochain épisode : 10 mai, la marche au fil de l’art contemporain…

Sophie Pironnet (IEJ)

A retrouver également: une promenade dans La rue du Chevalier Roze, et Vernissage de l’exposition Quel Amour! au [MAC]

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