Canebière#13 : entre calme et célébration de la culture africaine

Canebière#13 : entre calme et célébration de la culture africaine

De la danse à l’artisanat en passant par la nourriture, le square Léon Blum en haut de la Canebière a accueilli, en cette treizième édition des Dimanche de la Canebière, un concentré de culture africaine haut en couleurs, malgré une Canebière clairsemée en ce jour de fête des mères.

Après avoir cédé à la pluie le mois dernier, les Dimanches de la Canebière #13 ont cette fois-ci tenu bon face à des nuages menaçants qui ont tout de même dépêché les vendeurs de vinyles et de livres de cacher leur marchandise vers la mi-journée.
Les festivités ont eu du mal à démarrer mais ont tiré leur fil, doucement mais sûrement tout au long de ce 27 mai. Vers 11h, alors que les stands finalisaient encore leurs installations, la Musique des Équipages de la Flotte de la Marine Nationale ont ouvert le bal en musique. La formation de 76 musiciens dirigée par Marc Sury a interprété ses morceaux, ponctués d’applaudissements, pendant près de deux heures, et auxquels Sabine Bernasconi, la maire des 1-7 et porteuse des Dimanches de la Canebière, a assisté.

À côté de cela, la culture africaine a investi le square Léon Blum. Plusieurs étoffes aux couleurs bariolées et aux motifs en tout genre reliaient les arbres de la place. Toute la journée, des stands étalaient le savoir-faire africain en matière de vêtements, de coussins, de chaussures, d’instruments de musique, de bijoux ou encore de produits en osier. « Je fais souvent avec des tissus de récupération », explique une vendeuse du magasin d’artisanat africain Loubess à une cliente séduite par un coussin fait main représentant une femme. Bien sûr les spécialités culinaires allaient de soi et l’on pouvait goûter par exemple une sorte de smoothie à la banane, des beignets africains ou l’Ataya, un thé sénégalais.
Les animations autour de l’Afrique étaient au cœur de cette édition et ce sont sans doute elles qui ont attiré le plus de spectateurs. Des moments de danses chorégraphiées par plusieurs troupes et rythmées par des percussions. La détente était garantie et l’on pouvait même se prélasser sous un salon en tapis-palettes recouvert d’une toile tirée du kiosque à musique à l’allée.

Plus discrets, les acteurs du temps fort Amérique latine se tenaient devant et dans la faculté Canebière. […]

Pour terminer cette journée, le festival Oh les Beaux Jours ! proposait un karaoké littéraire en clôture de sa programmation, devant la fontaine des Danaïdes et a récompensée une petite fille, venue lire un extrait d’un livre.

Les théâtres de Marseille faisaient par ailleurs la promotion de leur saison 18-19 et ouvraient aussi leurs portes au public pour des représentations (Canebière #13 : Le théâtre au rendez-vous).

Sophie Pironnet & Charles Gandolfo (IEJ)

 

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