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Mois : juillet 2018

Le cours Julien: place au graff

Le cours Julien: place au graff

©Aloys Eugène
Le grand escalier du Cours Julien ©Aloys Eugène

Le cours Julien est un endroit très particulier à Marseille, incontournable pourrait-on dire grâce aux différentes choses qui font qu’elle est unique: les tags, son ambiance et sa pluriculturalité.

Graffitis, boutiques en tout genre, restaurants, bars, magasins bios, marché… tout ce beau complexe est regroupé au cours st Julien à Marseille dans le 6ème  arrondissement. Aujourd’hui le thermomètre affiche 33 degrés, autant dire qu’il fait bon vivre dans cette rue piétonne qui a pour particularité d’avoir des tags de partout, les dessins vont de pair avec le quartier. Jeunes comme âgés profitent du beau cadre proposé, de cette ambiance à la cool. En ce mois de juillet beaucoup de magasins sont fermés, ce qui n’empêche pas les touristes et les habitués de prendre du bon temps sous ce beau soleil et de contempler cette rue si particulière.

Les habitants du « cours Ju » ne s’ennuient pas, même pas le soir, avec par exemple le Nexus qui est un bar gaming dont le concept est de pouvoir jouer à la console entre amis tout en sirotant son cocktail. Aux heures tardives on peut trouver sur place des restaurants, des bars, des cinémas…

De nombreux artistes sont attirés par cet endroit culturel, cosmopolite et réputé à Marseille et dans le monde artistique phocéen. Cette année s’est déroulé la 3ème édition du Street art festival qui a pour but d’animer le quartier, de faire évoluer les mentalités sur l’art qu’est le graffiti et de mettre en valeur les artistes, cet événement est surtout culturel. L’aspect culture n’est pas en reste avec la présence entre autre de l’espace Julien qui accueille différents genres artistiques comme par exemple le hip-hop ou la techno, et des musiciens qui s’y sont fait remarquer (IAM, The Wailers…). Un lieu où les futurs grands musiciens viennent tenter leur chance. Les artistes undergrounds connaissent eux aussi bien ce lieu hétéroclite.

Il y a tout sur place

« J’aime le concept du cours Ju, pour moi cette rue on est faite pour les jeunes et pour les artistes. Je suis étudiante, j’aime l’art, la littérature et aller boire des verres entre amis et franchement c’est le cadre idéal, il y a tout sur place, » se réjouit Léa, étudiante en lettres modernes.

Ce début de période estivale a surtout été marqué par la Coupe du Monde de football, au grand plaisir de tout le monde. “Vous auriez dû voir le monde qu’il y avait durant le mondial, surtout en finale, explique une serveuse de bar, c’était énorme, nous étions dépassés (les serveurs) , ça criait de partout, ça puait le bonheur ici, ça fait plaisir”.

Aloys Eugène (IEJ)

Les Dimanches de la Canebière, un bilan incontestable et incontesté

Les Dimanches de la Canebière, un bilan incontestable et incontesté

En janvier 2017, les Dimanches de la Canebière ont été lancés par la Mairie des 1er et 7e arrondissements de Marseille. Un an et demi plus tard, et après quatorze éditions, certains des organismes participants tels que le Théâtre de l’Œuvre et La Fabulerie dressent un bilan positif de cet événement récurrent. Devenu LE rendez-vous artistique du quartier, il a apporté à ces lieux uniques en leur genre, une plus grande visibilité et une véritable légitimité en tant qu’acteurs culturels de la ville.

« Un an et demi après, malgré toutes les interrogations qu’il y a pu avoir, personne n’a trop envie que ça s’arrête, la machine est partie » témoigne Yves Millo, coordinateur du projet Théâtre de l’Œuvre pour l’Association La Paix.

Scène ouverte mai 2018: Extrait de la création “Nous voulons être au monde comme des arbres de papiers qui tombent à l’automne et renaissent au printemps” Par la Compagnie La Companik, en résidence au Théâtre de l’Œuvre de janvier à juin 2018

Depuis le lancement des Dimanches de la Canebière, en janvier 2017, le Théâtre de l’Œuvre n’a raté aucune édition de l’événement. Lors de ces journées hautes en couleurs, la salle de spectacle organise des scènes ouvertes. « La difficulté pour nous c’était de trouver quelque chose qui revient tous les mois avec de tout petits moyens, qui corresponde à l’ambiance du lieu, qui ne nous demande pas d’efforts réguliers et surtout qui soit représentatif de ce que nous sommes» confie Emma Bester gérante de la communication et de la médiation au sein du Théâtre de l’Œuvre, c’est ainsi que son nés les scènes ouvertes.

Scène ouverte de mai 2018: Nadir et Mounira initient le public au yoga du rire

Le temps de cette journée, le théâtre est ouvert à ceux qui veulent prendre la scène pour partager leur art : que ce soit un extrait de pièce, une danse, un chant, ou même un billet d’humeur. Les participants s’inscrivent et montent sur scène pour présenter leurs propositions. Il n’y a pas de casting préparé en amont, tout le monde peut y participer. « Les gens reviennent car ils aiment ce côté familial, bienveillant » explique Emma, « c’est très varié, c’est ce qui est beau ici, c’est que des gens qui a priori ne se rencontreraient pas, se retrouvent autour d’une scène ».

Scène ouverte de mai 2018: l’atelier de couture présente les merveilles du costumier du Théâtre de l’Œuvre

La mairie, intermédiaire entre les différents acteurs culturels

« Je trouve que ce n’était pas gagné au départ, il y a eu un certain courage politique parce que la préparation s’est faite à l’été 2016, juste après les attentats de Nice, la machine a été lancée à ce moment-là, il fallait être très courageux pour ne pas l’arrêter, il fallait y croire » affirme Emma Bester, qui salue la volonté de la maire du 1er et 7e arrondissement de Marseille, Sabine Bernasconi.

Les Dimanches de la Canebière ont apporté un coup de projecteur aux actions menées par les différents organismes participants « ça nous donne une belle visibilité, sans qu’il y ait eu de moyens ou d’argent public supplémentaire mis pour chaque acteurs » soutient Yves. La municipalité s’est imposée comme médiatrice entre les différentes structures « ça a été une mutualisation de moyens, chaque acteur a mis quelque chose dans la corbeille et de communication pour tout le monde, qui a été faite par la mairie de secteur en l’occurrence » constate le quinquagénaire.

Quel est le bilan un et demi plus tard?

Après quatorze éditions, le bilan est unanime au sein du théâtre « Le dimanche, ça créé une très belle émulation, lorsqu’on se promène, il y a une grande mixité de public. Durant ce dimanche par mois, Marseille a des airs de Berlin, avec une élégance, les gens sont à l’aise, c’est piétonnisé, l’atmosphère change » se réjouit-il, et déclare « je ne vois pas ce qu’il y a de négatif, je ne vois que du positif ».

« On se sent renforcés dans notre position d’occupation de l’espace public, ça nous apporte de la légitimité en tant qu’acteurs culturels, de terrains, de territoire » certifie Emma, les dimanches ont également permis aux différents établissements de s’affirmer en tant qu’acteurs sociaux-culturels de la ville, le théâtre de l’Œuvre en est un exemple, de même que La Fabulerie.

Un succès indiscutable… pour tous?

En effet, chaque année depuis la création des  Dimanches de la Canebière, La Fabulerie participe également à l’événement. « Cela a participé à faire découvrir notre activité à des publics familiaux notamment » révèle Axelle Benaïch, dirigeante de l’organisme. Les participants aux ateliers proposés lors des dimanches, reviennent pour assister aux autres activités mises en place 10 rue Garibaldi. D’un point de vue local, la directrice du lieu confirme, les dimanches apportent « une synergie avec les autres acteurs culturels » et une « mobilisation collective pour un renouveau du quartier de Belsunce ». Economiquement, la gérante ne relève pas de plus-value directe.

Laureen Piddiu (IEJ)

Marseille derrière les bleus : Une nouvelle étoile sur Marseille

Marseille derrière les bleus : Une nouvelle étoile sur Marseille

Incroyable, inattendue, exceptionnelle, euphorisante, mémorable… Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier l’instant de la victoire de ce dimanche 15 juillet, aux alentours de 19 heures. Dans la cité phocéenne, la folie et la liesse se sont emparées de tous les marseillais, fans de foot ou non. Une soirée pour célébrer cette deuxième étoile sur le maillot de notre équipe de football national.

« On l’attendait, et on l’a eu. Comme disait Thierry Roland, on peut mourir tranquille, le plus tard possible, mais on a vu la France gagner une Coupe du Monde, putain ! » exprime Marco, supporter en pleine extase et qui crie de plus vive voix qu’un chanteur d’opéra. Il représente l’ambiance générale à la sortie du Parc Chanot, qui a servi de fanzone de dernière minute pour cette finale historique. L’enceinte a accueilli plusieurs milliers de marseillais prêt a bravé la chaleur infernale de ce dimanche après-midi, dès 15 heures pétantes.

Deux écrans, 90 minutes intense et une victoire assez écrasante et spectaculaire 4 buts à 2 plus tard, la marée de drapeaux bleu blanc rouge et les « On est les Champions » ou autres chants de légende s’est mise en marche vers le Rond-Point du Prado, tel un seul homme. « Je suis mort de chaud, je suis plein de sueur, c’est dégueulasse mais je n’en ai rien à faire, on a gagné ! » constate Sarah, supportrice des bleus et de l’OM. Le spectacle était a retrouvé sur le Rond-Point du Prado jusqu’à Castellane.

La grande avenue était bleue de monde, sans que la foule bloque complètement la route comme on a pu le voir aux Champs-Elysées. Les klaxons à outrance, des scooters aux couleurs de la France, des supporters qui montent sur les voitures pour brandir le drapeau ou le maillot, l’ambiance était indéniablement très agitée et sans heurts particuliers. « Je ne verrai peut-être ça qu’une fois dans ma vie, mais l’émotion, elle est là, dans mon cœur et près de la deuxième étoile » explique Steve, en pointant du doigt la ou se trouvera la nouvelle étoile du maillot français.

Tout Marseille était investie par le football, avec des foules allant et venant entre les différents coins festifs de la ville et le cœur même de cette fête : le Vieux-Port. Les plongeons, les fumigènes, les cris, tout y était. Le cocktail de la fête, de l’amour, de l’union des marseillais qui durera jusqu’au bout de la nuit.

Ce cocktail fabuleux a pris un gout plus amer quand le Vieux-Port est entré dans la nuit noire, entre deux et trois heures du matin. Malgré le calme de l’après-euphorie, les supporters les plus noctambules ont pu assister a des bagarres entre marseillais légèrement trop alcoolisés, des vols de scooters avec utilisation de gaz lacrymogène ou jets de bières en verre, pas en plastique… Des heurts, il y en a eux mais tard, a l’abri de la foule qui est allé dormir les yeux pleins d’étoiles.

Et le lundi, la vie a repris son cours, avec des souvenirs plein la tête et plein les jambes. La France est championne du monde, et c’est le plus important. Maintenant, nous pouvons tous retourner à une activité normale, et profiter de ce bel et chaud été qui ne fait que commencer de la plus belle des manières…

Texte, photos et vidéo Guillaume Aledo (IEJ)

LA RUE SAINT-FERREOL ATTEND UN RENOUVEAU

LA RUE SAINT-FERREOL ATTEND UN RENOUVEAU

Les galeries Lafayette de la rue Saint-Ferréol ont mis la clé sous la porte en février 2018. Depuis l’affluence semble avoir diminué dans la rue piétonne.

 “C’est vrai qu’hormis la saison estivale il y a beaucoup moins de monde rue Saint-Ferréol, c’est dommage que les galeries Lafayette aient fermées” déplore Melina, une habitante de la rue piétonne du 1er arrondissement de Marseille. Les Galeries Lafayette étaient l’une des principales attractions de la rue piétonne. Depuis mai c’est au Prado que le magasin a muté et pour beaucoup de personnes ce nouveau magasin n’est pas du même acabit que le précédent” le magasin Galeries Lafayette du Prado est moins bon que celui qui était ici” affirme une marseillaise. Pour certains commerçants c’est le côté financier qui est mis à mal “il y a moins de personnes qui fréquentent la rue maintenant, notre chiffre d’affaire est en baisse depuis que les Galeries ne sont plus là, la différence est considérable” dit une employé d’Yves Rocher, magasin situé à quelques mètres des anciennes galeries.

Les anciens habitués du grand magasin semblent davantage se diriger vers le Centre-Bourse qui a été rénové

“C’est vrai qu’aujourd’hui pour aller faire du shopping je vais plus au Centre-Bourse qu’à la rue St-Fé où j’allais beaucoup avant” déclare une étudiante. Les anciennes Nouvelles Galeries passées depuis longtemps à  l’enseigne des Galeries Lafayette du Centre Bourse ont parallèlement fait peau neuve . “Il y a eu un effet de nouveauté avec les terrasses du port, le Centre-Bourse et même avec le Prado” ajoute Nathalie 27 ans, qui s’adonne de temps en temps au lèche vitrine “et la fermeture des galeries a St-Fé n’arrange rien pour cette rue”.

Cependant Sabine Bernasconi, maire (LR) des 1er et 7e a essayé de rassurer tout le monde en qualifiant ce phénomène de mutation, ce qui veut dire que l’avenir de la rue piétonne est juste dans une mauvaise passe, et que des projets vont assurément voir le jour d’ici peu.

Aloys EUGENE (IEJ)

Interrogées il y a un an quant au devenir des quelque 16.000m² des Galeries de la rue St Fé sur 9 niveaux, les élues (LR) de la mairie centrale au commerce au centre-ville et à l’urbanisme Solange Biaggi et Laure Agnès Caradec ne s’étaient pas montrées inquiètes:
S.B :Le groupe Virgil va investir près de 25M€ pour racheter le fonds et les murs. Il vacréeren plein centre-ville de Marseilleun espace coworking avec de nombreux bureaux et une centaine d’appartements connectés. Ce seront des appartements de deux, trois et quatre pièces pour les familles qui arrivent en location moyenne durée. Des appartements haut de gamme avec un roof top, un spa, une salle de gym et des magasins en rez-de-chaussée et 1er. Quand des gens investissent c’est qu’il y a du potentiel. Et nous, puissance publique nous accompagnons
L-A.C :Pour qu’il y ait des clients dans les commerces, il faut qu’il y ait des habitants. Aujourd’hui, on assiste à un changement avec des gens qui veulent revenir en centre-ville pour habiter. Pour ce faire, il faut que l’on accompagne soit des bailleurs soit des investisseurs privés qui donnent des logements de qualité et des grands logements.

Selon Ambition Centre-ville il devrait y avoir in fine vers 2020 après 2 ans de travaux 4.500m² de commerces sur 3 niveaux du sous-sol au 1er étage, une résidence”The Babel Community” du 2e au 7e étage comprenant près de 120 logements connectés dont 13 en coliving, un espace de coworking avec 100 postes de travail, une salle de fitness et un restaurant en Rooftop (ouvert 7j/7 de 8h à minuit) offrant une vue à 360° sur Marseille.

Porteurs du projet : Virgil, AG Real Estate France, Axis Immobilier 

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« Levez les yeux vers nos aînés »

« Levez les yeux vers nos aînés »

60 portraits de seniors ont été plaquardés au sol début juillet sous l’ombrière du Vieux-Port quai de la Fraternité obligeant le passant à lever les yeux pour voir ces images de nos aînés refletées dans le miroir. Une installation mise en place dans le cadre du projet  Inside Out  du photographe JR à l’occasion du 60ème anniversaire de l’association des petits frères des Pauvres.
“Le but de cette manifestation est de rendre visible les personnes que tout le monde oublie”, a expliqué à La Provence Marika Richotto, adjointe de direction régionale de l’association, qui accompagne dans leur quotidien des personnes de plus de 50 ans souffrant d’isolement. Cette exposition “levez les yeux vers nos aînés isolés” éphémère quelques jours en bas de la Canebière, met l’accent sur un phénomène trop souvent négligé : le vieillissement dans la solitude et la pauvreté.
Aujourd’hui, on peut retrouver ces mêmes photographies collées sur le mur du boulevard Voltaire, près de la gare St Charles, avant que le temps ne les fasse disparaître…

Laureen Piddiu (IEJ)

©Laureen Piddiu

 

La Canebière fait envie aux porteurs de projets

La Canebière fait envie aux porteurs de projets

Améliorer le centre-ville et l’espace public ont été les mots d’ordre de la réunion qui a porteurs de projetsrassemblée les porteurs de projets pour une seconde édition qui a eu lieu jeudi 5 juillet 2018 à la Mairie du 1er et du 7ème arrondissement sur la Canebière. Invités par la maire de secteur (LR) Sabine Bernasconi aux côtés de Solange Biaggi, adjointe au maire (LR) en charge du commerce et du centre-ville, une vingtaine de personnes étaient au rendez-vous afin de proposer leur ambitions et d’exposer leurs différentes demandes pour pouvoir mener à bien leurs projets en présence de Thomas Michelon, de la Société Marseillaise de Crédit.

De la vente de glace sur le Vieux-Port en passant par la lutte contre le gaspillage alimentaire et la création d’une épicerie bio, les idées n’ont pas manqué aux (futurs) entrepreneurs. Ce qui fait défaut c’est les locaux dont ils ont besoins. “Il est inadmissible d’aller jusqu’au panier pour aller déguster de bonnes glaces” s’insurge Sébastien qui veut agrandir son espace sur le Vieux-Port.

Mettre en relation les porteurs de projets avec les agents immobiliers

Thomas Michelon, SMCC’est là qu’intervient la Mairie: elle a pour but de les aider à trouver des locaux  en prenant en compte la superficie qui est nécessaire aux entrepreneurs. Comment? Elle se renseigne sur les locaux vacants, elle conseille, analyse et met en relation les porteurs de projets avec les agents immobiliers. “Il faut des logements de qualité pour être attractif dans le centre-ville” affirme Sabine Bernasconi. “La notion d’esthétique prend son sens à Marseille avec de tels projets” conclu-t-elle.

Texte et photos Aloys Eugène (IEJ)

Foot: la France dans le dernier carré sur le Vieux-Port 

Foot: la France dans le dernier carré sur le Vieux-Port 

 

Après un match exceptionnel contre l’Argentine de Lionel Messi, le peuple français et marseillais attendaient ce quart de finale avec l’envie de voir les Bleus triompher une nouvelle fois. Un rêve devenu réalité ce vendredi 6 juillet à 17 heures, avec une belle victoire 2 buts à 0 de la France contre l’Uruguay. Autant dans toute la France qu’a Marseille, on a célébré.

 

Les bars du Vieux-Port étaient assaillis par des hordes de supporters de tous âges avec des maillots bleus et blancs aux noms de Griezmann, Matuidi, Mbappé ou Lloris dans le cœur touristique de Marseille. Durant près de deux heures, une déferlante d’émotions allant du stress d’une parade magnifique de Lloris à la délivrance lors du deuxième but marqué par “notre Antoine Griezmann national”. « On a de la réussite, mais on est solide, je sens bien qu’on peut la gagner cette Coupe du Monde » s’enthousiasme Marc, supporter emballé par le spectacle footballistique.

Après la victoire, une question s’est posée avec un supporter sur un absent de ce mondial sur Marseille : l’écran géant. La France est en demi-finale, des villes comme Bordeaux, Toulouse ou Paris se sont mis à installer des écrans pour unir tout le monde autour du match. Mais aux dernières nouvelles, la cité phocéenne ne semble pas encline a installer un écran sur le Vieux-Port, ou même au coeur du Vélodrome. « J’avais regardé la finale de l’Europa League au Vélodrome, c’était super, on vivait vraiment le match, et ce serait beau qu’on fasse pareil. On est à deux matches d’une deuxième étoile, ça le mérite » réclame Alain, supporter de l’OM et des Bleus.

Le prochain match de la France, c’est mardi prochain à 20 heures face à nos voisins belges, qui viennent d’éliminer par surprise le grand Brésil. Un match en soirée, qui pourrait attirer encore plus de public sur le Vieux-Port et dans toutes les rues de Marseille.

Texte et photos Guillaume Aledo (IEJ) 

 

Expo: Impressionnant, l’impressionniste!

Expo: Impressionnant, l’impressionniste!

Bluffant! Jean-Louis Massasso (JLM) qui se déclare « amoureux de l’impressionnisme » s’est  Impression de l'artiste ©Aloys Eugènebeaucoup inspiré de ce mouvement artistique pour peindre les 17 tableaux exposés dans la galerie du Concept Store etmoietmoi. Le vernissage a réuni lundi plus d’une trentaine de personnes 8 Boulevard Notre-Dame où ses œuvres seront exposées jusqu’au 15 juillet.

Les thèmes sont divers et multiples au gré de son “état d’âme” et s’articulent autour de la vie, de la mort, des voyages, de la nature, de la vie marine et de l’architecture. Les toiles sont teintés de couleurs vives. JLM avoue avoir “un faible pour le rouge” ce qui n’a pas laissé les visiteurs indifférents, notamment Nathalie 48 ans qui qualifie de “très harmonieux la façon dont JLM joue avec le ton des couleurs”. Julie 17 ans, étudiante en art “admire comment JLM fait ressortir son admiration pour les voyages”. JLM reconnait qu’il n’hésite pas à se faire plaisir et à jouer avec les couleurs, lui qui aime “caresser la toile et créer”.

L’Océan Indien et surtout Madagascar tient une place prépondérante dans l’œuvre de ce médecin amateur de peinture. C’est pour lui une source d’inspiration. Il aime peindre à l’instinct comme le montre le tableau Nosy Be qui est une île malgache. JLM a représenté un superbe coucher de soleil dont les couleurs se reflètent sur les chapeaux et parasol des personnages ce qui rappelle le clair-obscur. “Je me suis amusé sur ce tableau” dit-il. Les œuvres ont aussi été une occasion pour les admirateurs de tout âge de passer un moment convivial et de côtoyer JLM très content d’échanger autour de ses peintures et de recueillir leurs impressions.

Exposition jusqu’au 15 juillet, Concept Store etmoietmoi, 8 Boulevard Notre-Dame, 13006, Marseille

Texte et photos Aloys Eugène (IEJ)

Entre le rêve et le réel, le subjectif et l’objectif, la suggestion a toute sa place… les couleurs, les parfums, le murmure de la mer sont une incitation au voyage. Laissons-nous porter en mettant entre parenthèses, ne serait-ce qu’un instant, la réalité de ce monde par le biais de la peinture qui n’est autre qu’une forme de thérapie de l’esprit en même temps qu’un bonheur sans cesse renouvelé.

 J-L.M

Marseille an 3013, l’avenir de la ville imaginé par des écrivains

Marseille an 3013, l’avenir de la ville imaginé par des écrivains

©zal
52 rue de la République

Depuis plusieurs semaines, déjà, l’association Marseille 3013 réalise une campagne de don pour la sortie de son livre « Marseille an 3013 », prévue pour septembre 2018. « On n’avait pas besoin de dons pour financer le livre, mais cette levée de fond a pour but de promouvoir, de faire une sorte de teasing avant la sortie de l’ouvrage. Les donateurs auront également droit à un exemplaire du livre », explique Patrick Coulomb, co-initiateur du livre avec Stéphane Sarpaux, le président du comité Marseille 3013.

Marseille an 3013 sera un recueil de science-fiction de 200 pages, comprenant 13 auteurs marseillais ou connaissant bien Marseille différents, pour 13 nouvelles. De la science-fiction pure, à la fantaisie, mais aussi la politique. Nombreux sont les sujets qui vont être abordés dans ce Marseille réinventé. « Certains d’entre eux ont parlé de Marseille sous la mer, d’autres ont imaginé Marseille déplacé dans le cosmos sur une autre planète. Pour d’autres n’y a plus rien, Marseille est en ruine », développe Philippe Coulomb.

©zal
58 rue de la République

Chacun a pu donner sa vision de Marseille. À travers, ces nouvelles, les écrivains vont parler de Marseille à l’heure actuelle pour imaginer un nouveau Marseille. Le livre emmènera le lecteur dans un monde fantasmé où les auteurs ont décrit leurs peurs, mais aussi leurs souhaits pour l’avenir de la cité phocéenne. Ils ont écrit selon leur fantasme le Marseille de dans 1000 ans. « Beaucoup de nostalgie sortira de ce livre », conclu Christophe Coulomb.

À noter que la campagne de don durera jusqu’au 14 juillet.

Charles Gandolfo (IEJ)

«Si la réalité ne nous satisfait pas, inventons notre propre ville ! C’est Marseille 3013», déclare Stéphane Sarpaux directeur de ce collectif d’artistes «Marseille 3013»  sur le site de l’association.
Le Off de la capitale Européenne de la culture, rebaptisé “Marseille 3013″ est un collectif d’artistes, de créatifs et de chercheurs qui vise à développer un espace de créations artistiques, innovantes et participatives.

En savoir plus sur l’association et ses projets: clic

 

Marseille derrière les Bleus : On passe aux choses sérieuses

Marseille derrière les Bleus : On passe aux choses sérieuses

Incroyable, sensationnel, épique ou même stressant jusqu’à la dernière minute. Ce huitième de finale de la Coupe du Monde entre la France et l’Argentine a sans doute marqué la mémoire de beaucoup de jeunes et moins jeunes supporters des Bleus. Remporté 4 buts à 3, ce match a fait chavirer le peuple français, et le peuple marseillais aussi.

« On s’est régalé, c’était un grand match. Beaucoup de buts, beaucoup d’actions, une vraie folie sur le terrain, je me suis enfin senti devant un match de la Coupe du Monde » s’exalte Vincent, étudiant et supporter de la France. Cette impression, elle est générale. Après trois matches de poule qui ont plus que déçu le public par leur fadeur, la compétition semble vraiment lancée depuis ce samedi 30 juin.

Ce sursaut d’orgueil et de plaisir fait remarquer une vraie différence avec le dramatique France-Danemark de mardi dernier. 90 minutes d’enfer vécues du Vieux-Port au Cours Julien pour des Marseillais qui espéraient voir du football, et qui se sont retrouvés à finir craintifs. « Je sais pas quoi dire, c’était un match dégueulasse, même l’OM de l’époque Labrune ressemblait plus à quelque chose que ça » déplore Gregoire, supporter déçu qui a dû changer d’opinion depuis ce huitième de finale.

Dans l’ambiance, on est honnêtement encore loin de l’évènement foot de référence de 2018 sur Marseille : la finale d’Europa League OM/Atletico Madrid. A la différence de la phase de poules, plus de bars et de restaurants se sont mis à diffuser le match sur leurs terrasses et près de leurs comptoirs.

Le cœur touristique de Marseille était bondé en cet après-midi très chaud et ensoleillé, un vrai moment d’été parfait pour siroter sa bière devant une magnifique rencontre. « On est venu entre couples, et même si je ne suis pas foot du tout, j’aime bien l’Equipe de France, et c’est toujours plaisant de voir du monde et de l’engouement collectif comme aujourd’hui » se réjouit Sarah, amatrice de football et de grandes compétitions.

Le prochain match, c’est ce vendredi. Dès le coup de sifflet final, certains supporters ne pensaient qu’à une chose : le Portugal. La vision d’une revanche de la finale perdue de l’Euro 2016 étaient dans certaines têtes. « On a éliminé Messi, maintenant il faut qu’on se débarrasse de Ronaldo, on fait le doublé gagnant comme ça » espère Christophe, fan inconditionnel de la France et de l’OM.

Malheureusement (ou heureusement, ça dépend du point de vue), l’Uruguay a éliminé le Portugal juste après le match de la France. Ce sera donc un France-Uruguay, quart de finale d’une Coupe du Monde qui commence enfin a créer de l’engouement.

Texte et photos Guillaume Aledo (IEJ)