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Mois : août 2018

Les marchés, au cœur de Marseille

Les marchés, au cœur de Marseille

Tant sur le plan de la proximité que des prix, ils favorisent la vie des Marseillais.

Il y en a pour tous les goûts ! La diversité des marchés de la cité phocéenne permet à tout le monde d’y trouver son compte. Les Marseillais louent ces commerces singuliers et la qualité des produits qui leur sont proposés. Au-delà des différences propres à chaque marché, leur implantation et leur utilité dans la commune est unanimement saluée.

On trouve le marché des capucins, dit marché de Noailles, réputé pour ses légumes frais et ses prix bas à deux pas de la Canebière dans l’ancien quartier de Noailles. C’est l’un des plus populaires, fréquenté par des résidents de toutes classes sociales et très visité des touristes amateurs de couleur locale. « Je viens toujours acheter mes légumes ici, ils sont bons, frais, et souvent moins chers qu’en grande surface », confie Valérie, retraitée. « En plus, ce n’est pas loin de chez moi, donc je n’y vois que du positif » ajoute-t-elle. La place a été réinvestie après de longs travaux. « Ca fait du bien de revenir ici, on retrouve notre clientèle et nos petites habitudes » explique Alain, présent sur ce marché au cœur de Marseille depuis des années. La zone, ouverte de 8 heures du matin jusqu’à 18 heures, et prolongée par les échoppes de la rue longue des capucins accueille toute la journée de nombreux clients.

marché du Prado (3)marché du Prado (2)Marché du PradoLe marché de Castellane, sur le Prado dans un quartier plus riche, propose une offre plus large. Il s’étend sur plusieurs centaines de mètres et expose des fruits et légumes, mais pas seulement. Il est ouvert tous les matins de la semaine et outre les stands d’alimentation, on y trouve des vêtements, des bijoux, des CDs… Il capte une large clientèle, mais moins régulière. « Je fais un passage ici de temps en temps, et parfois j’y achète mes légumes » explique Thierry, qui habite sur le Prado.

Dans la même veine, le marché de la Plaine, place Jean-Jaurès, lieu de rencontre de la jeunesse le soir, présente également des paellas, des tissus, des produits cosmétiques… Varié, il occupe une place de choix dans le cœur des Marseillais. Il est ouvert les mardis, jeudis et samedis matins. « Pour moi, c’est le meilleur marché.  C’est ici qu’il y a le plus de choix, le cadre est agréable… C’est dommage qu’il ne soit pas tout le temps ouvert » explique Stéphane, un habitué.

marché Vieux-Port (2)Marché Vieux-Port (3)marché Vieux-PortLe marché du Vieux-Port dit marché de la Criée permet de se procurer du poisson frais. Les stands sont épars et situés à proximité des bateaux amarrés chaque matin devant les étals avec la pêche du jour. Les clients sont nombreux et les vendeurs bénéficient de la proximité de la bouche de métro et du réseau des bus en bas de la Canebière. « Les affairesmarchent toujoursbien ici » explique Gérard, poissonnier.  « Je viens tout le temps ici! » s’exclame Daniel, ses victuailles dans la main. «  C’est pas trop cher, les commerçants aiment vraiment ce qu’ils font… et c’est du tout bon ! » s’enthousiasme-t-il.

Une chose est sûre, les marchés fonctionneront encore à plein régime pour un bon bout de temps à Marseille…

Thomas Izart (IEJ, texte et photos)

 

Les principaux marchés du Centre-Ville

  • Marché du cours Julien, 13 006, mercredis et dimanches de 07h à 13h
  • Marché du Prado ou de Castellane, Avenue du Prado, 13006, lundi au samedi, le matin
  • Marché de la Plaine, Place Jean Jaurès 13 006, mardis, jeudis et samedis de 08h à 13h
  • Marché de la Criée, Vieux-Port, Quai des Belges, tous les matins de 08h à 13h
  • Marché de Noailles, Place des Capucins,  13001, lundis au samedis 8h à 19h

 

Lire aussi: Le marché de Noailles est de retour ; Projet de rénovation du marché de La Plaine

 

 

 

L’OM reprend ses droits sur la Canebière

L’OM reprend ses droits sur la Canebière


A l’aube de la saison, les supporters rêvent de voir leur équipe au plus haut…

Tout Marseille derrière l’OM ! La victoire 4-0 de l’Olympique de Marseille aux dépens de Toulouse a ravivé la passion des supporters tout autour de la Canebière. Après une coupe du monde euphorique où les Marseillais se sont tous réunis autour de leur équipe nationale, la reprise du championnat fédère de nouveau tous les fans de football. L’affluence autour de la boutique officielle du club située sur la Canebière en témoigne. « Avant la saison, les clients venaient déjà et depuis vendredi dernier ça continue. La boutique fonctionne très bien, comme vous pouvez le voir » explique un vendeur.

On se souvient de l’euphorie générale quand l’OM avait atteint la finale de l’Europa League la saison passée. Les bistrots étaient tous bondés, la ville tout entière était en effervescence. Malgré les bonnes performances de l’équipe de France lors de la coupe du monde, l’engouement n’a jamais su égaler celui qui s’était illustré à chaque fois que le club avait arraché ses qualifications successives dans la compétition européenne.

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Trop chauvins, les Marseillais ? « C’est vrai qu’ici, on est avant tout derrière notre club. Beaucoup de supporters acharnés de l’OM ne suivaient pas les performances de l’équipe de France avec autant d’attention que celles de leur club » explique Danny, abonné du stade Vélodrome. Une spécificité locale, qui s’explique notamment par les performances historiques réalisées par l’équipe, seule équipe en France à avoir remporté la Ligue des Champions. « Nous avons une histoire particulière, et donc l’attachement que nous portons à notre club de foot est plus fort que dans d’autres villes. Personnellement, c’est une grande partie de ma vie » poursuit-il. En témoigne la fréquentation de tous les lieux liés à l’OM : il est rare, dans d’autres villes, de percevoir un rassemblement aussi unanime autour d’une institution sportive. Les soirs de matchs, la Canebière vit au rythme des hauts et des bas de l’équipe.

Les supporters nourrissent de grands espoirs pour cette saison et espèrent voir leur club terminer sur le podium au terme des 38 journées. « On espère revivre les moments merveilleux de la saison dernière, même si ça risque d’être difficile. Le recrutement, compte tenu des ambitions, me semble un peu léger  » analyse Anthony, fervent supporter de l’OM, le nouveau maillot sur les épaules. « J’ai l’impression qu’on est moins solides que Lyon, et bien sûr que Paris, mais j’attends de voir. Tout est possible quand on connaît le public légendaire et l’ambiance incroyable qui règne dans le stade » conclut Christian, 42 ans, père de famille, restituant bien les attentes au commencement de la nouvelle saison. Il reste 37 journées au club pour rendre fier toute une ville…

Thomas Izart (IEJ)
L’art du sable sur la Canebière

L’art du sable sur la Canebière

©Thomas Izart
Robert Brian fascine la Canebière avec un art de rue très spécial

Un artiste bien singulier a trouvé refuge sur la Canebière ! Robert Brian, espagnol d’origine, sculpte des animaux avec une seule matière : le sable. Avec son couteau, il arrange les contours des bêtes et avec un petit pinceau il harmonise leur silhouette. Parfois, il humidifie légèrement sa création pour la rendre plus compacte. Cette pratique intrigante et peu commune fascine les passants qui, nombreux, s’arrêtent pour observer, appareils photo à la main. « C’est magnifique ce qu’il fait, de loin j’ai vraiment cru qu’il était vivant ! » s’exclame Sabine, marseillaise d’origine.  Aujourd’hui, Robert sculpte un chien, mais aucun animal ne lui résiste. « Je fais de tout, des tigres, des souris, des lions… », explique-t-il dans un français approximatif. Voyageur, l’artiste sillonne l’Europe et expose ses créations dans la rue de nombreux pays. « Je suis un citoyen du monde. Ce que je fais ici, je le fais en Italie, en Espagne, en Allemagne. J’expose toujours dans la rue » raconte-t-il. « Depuis tout petit, je fais ça. Le sable m’a toujours fasciné, j’aime cette matière. J’ai beaucoup pratiqué et j’ai progressé naturellement » confie-t-il. Il gagne sa vie avec l’argent que laissent les passants. « Les gens n’ont pas l’habitude de voir cela en pleine rue. Cette seule activité me permet de vivre convenablement » déclare-t-il.Vous pourrez voir Robert Brian aux alentours de la Canebière jusqu’à la fin du mois. Après, l’artiste nomade fera de nouveaux heureux à l’étranger.

Thomas Izart (IEJ)
“438,notre littoral” du CD13 par Camille Moirenc sur le J4

“438,notre littoral” du CD13 par Camille Moirenc sur le J4

L’exposition photos «438 notre littoral » présentée par le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône (CD13) est installée sur le J4 en bas de la Canebière depuis le 7 juillet. 832 photos des plus beaux sites du littoral méditerranéen des 438 km de côte du département ont été prises par Camille Moirenc.

©Aloys EugèneC’est depuis tout jeune que Camille Moirenc parcourt le sud et le monde afin de prendre des clichés des meilleurs paysages. Véritable globe-trotteur, il a toujours été subjugué par la beauté provençale. Camargue, Côte bleue, Marseille, Cassis, La Ciotat et étang de Berre sont les 5 lieux où le photographe passionné du sud a pris les 832 clichés de l’exposition du J4 à la sortie du Vieux-Port. Une esplanade transformée en espace d’exposition en plein air à deux pas du du Musée Regards de Provence de la Villa Méditerranée et du MuCEM (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée). Une autre manière d’être confronté à l’art aux non loin des expositions OR et Ai Weiwei Fan-Tan et Manger à l’œil du MuCEM très visitées par un public nombreux venu découvrir un peu plus sur l’histoire et l’art.

Cette exposition est étalée sur une distance cumulée de 438 mètres en référence aux 438 km du littoral des Bouches-du-Rhône. Son amour pour la photo et la volonté de faire découvrir  la richesse de ses paysages méditerranéen a poussé le département prendre en charge ce projet qui a vu le jour le 7 juillet. «C’est époustouflant » lâche une mère de famille en voyant la photographie prise du Château d’If. C’est d’un hélicoptère que Camille Moirenc a pris les plus belles vues du littoral.
A côté de chacune des principales photographies exposées est adjointe un cartel avec un complément d’informations afin que le lecteur puisse en savoir plus sur l’histoire du patrimoine méditerranéen.
Cet évènement a un but contemplatif et instructif. Martine Vassal Présidente du CD13 a dit voir en cette œuvre un moyen de faire en sorte que les gens voient à quel point la nature méditerranéenne est belle. « Je souhaite qu’un maximum de personnes puisse voir sa richesse  » et que cette exposition permette « de préserver toute la biodiversité et l’environnement de ce territoire qui est absolument magnifique »

Un livre de 384 pages sera publié à la suite de l’exposition qui prendra fin le 30 septembre.
Aloys Eugène (IEJ)