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Mois : septembre 2018

«Travelling» à travers l’Europe jusqu’à la Canebière

«Travelling» à travers l’Europe jusqu’à la Canebière

©zal

L’artiste Nick Steur, originaire des Pays Bas, parcours le monde et s’est arrêté fin septembre sous l’Ombrière du Vieux-Port en bas de la Canebière avec ses pierres pour sa performance “sculpture en mouvement”. De 13h à 19h depuis le 26 septembre jusqu’à dimanche avec poésie et force. Il a rejoint l’évènement “Travelling” pour sa 5eme édition. Un rendez-vous européen créé par Lieux Publics à Marseille pour un parcours artistique et créatif afin de faire voyager les passionnés d’art à travers l’Europe.

©zal

Pour exprimer ses performances artistiques Nick Steur amène le public à réveiller leur curiosité, leur admiration et un sentiment d’équilibre, face à ses œuvres. Défini comme un « dompteur de pierre » cet artiste défie la loi de la gravité et confectionne des créations de l’impossible « c’est admirable ce qu’il fait, j’avais visionné sur internet des vidéos de ses œuvres, mais le fait de les regarder en vrai, c’est encore plus impressionnant » dit Eric un visiteur de l’événement Travelling.

Lieux publics pour la cinquième année consécutive de « Travelling » cible Marseille afin que les artistes puissent exprimer pleinement leurs créations. La cité phocéenne est réputée comme étant une ville cosmopolite, au quatre coin des rues on croise des personnes de toutes origines, elle utilise cette diversité comme un atout et l’exprime dans tous les domaines qu’ils soient culinaires, sportifs, dans son histoire mais aussi dans l’Art ! “Travelling” propose un voyage à travers l’Europe, depuis le 26 septembre jusqu’à la fin du mois “afin d’enrichir et d’animer la ville dans le domaine artistique”. Au programme de ces quatre jours, le public a eu un accès gratuit aux 6 installations et performances artistiques au cœur de Marseille, de la Canebière et du Vieux-Port. Parmi la vingtaine d’artistes, les plus connus sont Kaleider, Richard Wiesner, Nick Steur, Marco Barotti, ainsi que Alexandra Tobelaim qui sont suivis et soutenus par la plateforme IN SITU (plateforme européenne pour la création artistique en espace public) créée et piloté depuis 2003 par Lieux public.

traveling_1L’objectif des artistes à travers leurs installations est « d’interpeller les citoyens sur ce qui peut être défini ensemble comme le bien commun, ou de mettre en débat la complexité de l’identité européenne, entre unité et diversité » précise Benjamin Lengagne, directeur de la communication et des publics. Chaque installation a pour objectif de marquer les esprits des citoyens, le rapport entre l’homme et la nature, la technologie, et tout ce qui les entoure, mettre en évidence les côtés négatifs de l’évolution et réveiller la mémoire collective puis individuelle de chacun, selon le projet. Un parcours artistique mais aussi intellectuel destiné à susciter la curiosité des visiteurs. Au programme de l’évènement, un spectacle théâtral et illusionniste crée par le collectif Micro focus (groupe marseillais formé en 2008 mélangeant comédiens, danseurs, magiciens..)  se déroulera ce 29 septembre à 17heure à la Citée des arts de la rue.

L’installation intitulée « Monument » créée par le Collectif Protocole (fondée en 2011) sur toute la durée de l’évènement « Travelling » a eu lieu chaque soir à partir de 20h et se chargera de clôturer l’organisation artistique dans les rues du quartier des Aygalades. Son objectif est de créer un moment unique aux yeux des visiteurs mais aussi d’apporter une nouvelle vision sur le quartier.

Agatha Granddidier (IEJ2)

D2K#15: patrimoine musique et danse

D2K#15: patrimoine musique et danse

affiche D2K#15

Une programmation dense pour la quinzième édition des Dimanches de la Canebière (D2K#15) dédiée à la musique au patrimoine et à la danse, a annoncé Sabine Bernasconi, la maire du premier secteur et initiatrice de ces rendez-vous mensuels depuis janvier 2017. La brasserie les Danaïdes n’avait pas été choisie au hasard mercredi pour son point presse en haut de la Canebière.

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Ce lieu emblématique place Stalingrad est au départ de la rue Consolat qui sera une fois de plus la « rue du Rock » ce dimanche 30 septembre. Faire sortir le rock dans la rue et en famille est l’ambition de cette programmation. Une dizaine de salles y proposent des concerts dans la semaine et le dimanche, 23 groupes tous issus du 13 seront présents de 13h à 22h. Une rue appelée à devenir le « quatrième tronçon de la Canebière» du kiosque à musique au Palais Longchamp, a déclaré Sabine Bernasconi. (Les trois premiers tronçons, Canebière près du Vieux-Port, Noailles au milieu et Allées de Maihan en haut ont été réunis en un seul,  La Canebière, en 1927.) A la fin de la journée et des animations sur et autour de la Canebière rendue piétonne et sécurisés de 10h à 18h, c’est « l’after » à la Mesón et ses concerts qui finit la nuit avec des talents locaux et qui s’exportent selon ses organisateurs qui œuvrent depuis plus de 15 ans à Marseille.

La musique sera présente partout sur le parcours, du bas en haut de la Canebière. A la Chambre de Commerce (CCIMP) ouverte pour l’occasion dès 11h avec un spectacle de danse sur le Boléro de Ravel de la compagnie Julien Lestel, et une exposition des costumes de scènes venus des cintres de de l’Opéra, des théâtres de la Criée du Gymnase et des Bernardines ; des groupes folkloriques pour la « mémoire de la culture provençale » avec notamment le groupe Lou Grihet de Plan de Cucques, La Poulido de Gemo de Gemenos et La Capouliero de Martigues ; Marseille Concert pour du classique, du jazz et du rap sous le kiosque à musique.

On pourra aussi trouver de quoi manger au marché des producteurs en bas de la Canebière avec aussi des artisans de Noailles, des tables pour s’installer et de la restauration plus classique cours Saint Louis, l’ancien cœur de la Canebière.

Enfin question patrimoine des visites guidées sont organisées tout au long de la journée.

Verbatim Sabine Bernasconi©zal

Tous les derniers dimanches du mois le centre-ville se transforme en un lieu culturel, festif avec un rendez-vous qui devient très apprécié des marseillais et aussi des touristes à entendre les hôtels qui sont très demandeurs de la programmation des dimanches de la Canebière une fois par mois.

Ce que l’on a souhaité en créant les dimanches de la Canebière c’est de pouvoir dessiner une préfiguration du centre-ville de demain tel que l’on pouvait le souhaiter et le construire, un centre-ville apaisé, piétonnisé, que les marseillais n’auraient pas peur de se réapproprier dans une ambiance festive et bon enfant. Un centre-ville qui sache mettre en valeur à la fois ses forces historique, son patrimoine la culture comme pilier de l’identité du centre-ville mais aussi s’inscrire dans des tendances d’avenir.

Il y a beaucoup de symbolique au travers des dimanches de la Canebière au-delà de l’événement culturel et festif il y a une volonté de retour de la nature avec le marché et être tous ensemble.

Ce pari a été réussi puisque c’est un rendez-vous presque incontournable, mais également grâce à des travaux engagés par les collectivités pour aboutir dans quelques ©zalmois à une piétonnisation du centre-ville, à une refonte de la desserte des transports, à la finalisation de grands travaux de requalification quartier Opéra Paradis en remontant jusqu’aux réformés où le patrimoine a fait l’objet d’une attention toute particulière sans oublier la création du cinéma à la place de l’ancienne mairie de secteur.

©zalJe dis ma colère contre les tagueurs qui sont venus recouvrir le travail des artistes qui avaient réalisé les œuvres de street-art avec des portraits de marseillais célèbres sur des rideaux de boutiques fermées. Pour autant nous allons continuer. Nous savions que la tâche serait difficile. Cela nous rappelle qu’il faut nourrir cette vision partagée par des événements. Tous ensemble faire en sorte que le centre-ville redevienne le cœur culturel de la ville.

Mme Bernasconi qui a souvent cité Martine Vassal, la présidente du Conseil Départemental, “pour son aide dans la rénovation de la Canebière qui corresponde aux attentes de son temps dans un environnement apaisé”, a également vivement remercié Lieux Publics et son directeur Pierre Sauvageot directeur artistique de l’édition de juin (D2K#14) qui était l’édition du département avec des moyens plus importants.

al/

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Canebiere#15: balades dans le patrimoine

Canebiere#15: balades dans le patrimoine

A l’occasion de la quinzième édition des dimanches de la Canebière, différentes balades urbaines sont organisées dans Marseille. Différentes thématiques, différents parcours, en famille, il y en a pour tous les publics. A l’image du travail du Bureau des Guides, plusieurs balades sont aussi proposées par des artistes afin de faire découvrir Marseille sous toutes ses formes.
Le bureau des Guides est un collectif d’artistes formé en 2013 à l’occasion de Marseille Capitale Européenne de la Culture. Leur local est situé au 152, La Canebière. Ils ont également créé le parcours GR2013 de 365km qui s’étend du cœur de Marseille aux alentours. Tout au long de l’année, les artistes proposent des expositions à l’intérieur de leur local situé en face du kiosque à musique de l’artère marseillaise mais aussi des promenades guidées pour permettre « d’observer, apprendre, percevoir, raconter et mieux habiter » selon le site tourisme-marseille.com. Ce collectif associé à la cité phocéenne et est désormais un membre très actif des Dimanches de la Canebière.
Pour cette quinzième édition des festivités sur La Canebière, la mairie du 1&7 a choisi de mettre à l’honneur le patrimoine. Les balades urbaines sont donc en totale adéquation avec cette thématique. La mairie assure que « patrimoine architectural et patrimoine immatériel se conjugueront » offrant aux Marseillais différentes expositions réparties dans le secteur, autant directement à la mairie du 1&7 qu’à l’extérieur, comme au Palais de la Bourse par exemple.
Toute La Canebière sera piétonnisée, une bonne occasion pour déambuler et (re)découvrir Marseille.

Au départ du numéro 152 de la Canebière, le G.L.A.P organise un parcours « du gymnase à Longchamp ». Guidée par Olivier Mouren urbaniste et historien, elle suit la trame bleue, une source d’eau des Alpes qui a permit l’urbanisation du quartier Chapitre et Longchamp à l’époque de Louis XIV. A l’aide de personnages costumés, le parcours évoque la vie des Marseillais « avant l’eau ».
11h-12h30, prix libre
Inscription : 06.30.21.08.07

Le Bureau des guides organise la balade qui incite à « suivre Walter Benjamin », le départ se fait aussi au numéro 152 de l’artère marseillaise. Cette balade est mise en place par Christine Breton et l’association des habitants des Labourdette, l’endroit de la fin du parcours. Suivez les habitants en passant par les anciens Café Riche, l’Hôtel du Commerce et des négociants.
10h-12h, gratuit
Inscription:http://hoteldunord.coop/balades/suivre-walter-benjamin/

Toujours avec le Bureau des Guides, le parcours « Que de la bouche » permettra, grâce à des performances d’équilibristes, de découvrir la réaction des gens du « Nord » au moment où ils découvrent les Marseillais.
14h-16h30, gratuit
Inscription : https://www.helloasso.com/associations/bureau-des-guides-du-gr2013/evenements/que-de-la-bouche

Migrantour choisi de faire visiter les quartiers populaires du centre-ville sur les traces de migrants. Raconté par des guides mais aussi par les commerçants et et les habitants.
Nicole Nérieux, ancienne professeure d’histoire, et l’association AVF invite à la « découverte des personnes célèbres ou méconnus de la Canebière »
Au départ du 152, la Canebière de 14h20 à 17h
4e /pers. Réservation : dimanches.canebiere@avf-marseille.com

L’office du tourisme invite à l’exploration de la Canebière avec un guide conférencier qui racontera le quartier à l’époque du XIXe siècle jusqu’aux différentes transformations d’aujourd’hui.
Départ de l’office du tourisme, 11 la Canebière
10h30-12-30
10e (gratuit pour les – de 12 ans)
Inscription : 08.26.50.05.00 ou www.résamarseille.com

Tabasco Vidéo propose « Big Bang Bourse », une balade interactive qui fait voyager dans le temps.
Grâce à une application sur smartphone, découvrez d’une nouvelle manière le quartier de la Bourse.
Départ devant l’Office du tourisme, 11 La Canebière
11h-17h
Smartphone avec 4G et casque audio demandé.

Ancrages vous racontera l’histoire d’immigrés qui ont participé à l’enrichissement du patrimoine français. Le parcours permet de découvrir les différents cabaret orientaux. La visite se termine dans les jardins de l’hôtel Le Ryad, lieu de l’exposition « Présences arabo-orientales ».
Départ : Porte d’Aix, place Jules-Guesde
11h-13h
10e/pers, 5e en tarif réduit
Inscription : mediation@ancrages.org

L’oastau de pais propose une balade bilingue : français et provencal en passant par la Canebière, Belsunce et Chapitre. Le but est de proposer aux Marseillais de renouer avec la langue provençale.
Départ 41, La Canebière
De à 11h-18h, départ à 11h30, 14h30 et 16h
Entre 3e et 6e/pers
Inscription : ostaumarselhes@gmail.com

Lorine Sarkissian (IEJ2)

Canebière#15: le patrimoine à l’honneur

Canebière#15: le patrimoine à l’honneur

logo les dimanches

Pour cette 15ème édition le 30 septembre, les “Dimanches de la Canebière” ont mis en tête d’affiche le Patrimoine qui en constituera le temps fort, annonce la mairie du premier secteur (1er & 7ème arrondissements) dans un communiqué du 21 septembre.

“Cette édition de septembre des Dimanches de la Canebière colle une nouvelle fois parfaitement avec l’identité profonde de notre ville dont la tradition millénaire assure la résilience et nourrit l’appétit pour la modernité”, déclare ce communiqué.

“Les “Dimanches de la Canebière” sont devenus le rendez-vous incontournable des
marseillais à chaque fin de mois. L’Art et la Culture y sont célébrés dans une ambiance populaire et festive, dont l’artère mythique de notre ville, piétonnisée pour l’occasion, devient la scène vivante”,  conclut la mairie.

Quelques précisions données par la mairie du 1/7:

“Le dimanche 30 septembre, patrimoine architectural et patrimoine immatériel se
conjugueront, offrant l’écrin prestigieux du Palais de la Bourse à une magnifique exposition de costumes des XVI ème et XVII ème siècle. Notre Mairie ne sera pas en reste, puisqu’elle accueille la magnifique exposition “Entreprises du Patrimoine Vivant”, un label qui distingue les entreprise régionales disposant d’un savoir faire d’exception, fortement enracinées sur notre territoire mais dont le nom rayonne dans le monde entier. Le patrimoine artistique et culturel de notre territoire sera aussi présent avec des danses et musiques, du folklore provençal, mais aussi de la musique classique, du Jazz, du Rock et du Rap grâce à nos partenaires Marseille Concert, Phocéa Rock, la Compagnie Julien Lestel, Lou Grihet ou encore le Roudelet Felibren.”

“En plus de vos habituels points de rencontre – Kiosque à musique du Square Léon Blum,
Mairie du 1&7, Office du Tourisme, Théâtres … – lieux de restauration – La Mercerie, Le
Petit Saint Louis, Chez Toinou … – et animations favorites – balades urbaines,
déambulations dans le “quartier des arts”, jeux pour enfants, philosophes publics,
marché des producteurs … – c’est donc le patrimoine, sous toutes ses formes qui est mis à
l’honneur et que nous allons fêter en cette fin de mois.”

“Alliant comme à son habitude tradition et modernité, Marseille nous offrira, à travers ce “Dimanche de la Canebière” de rentrée, le spectacle magnifique d’une ville ouverte, inclusive et imaginative, prompte à rassembler dans un moment de convivialité et de partage le public le plus large et le plus divers.”

A lire aussi: les temps forts D2K#15

Les forains de la Plaine en crise.

Les forains de la Plaine en crise.

Les forains du marché dit de la Plaine se révoltent contre leur déménagement forcé sur d’autre marchés en raison du réaménagement de la place Jean Jaurés où ils sont installés trois matinées par semaine. Avant eux, ceux du marché des Capucins dit marché de Noailles déplacés du mois de janvier au mois de juin 2018 en haut de la Canebiere dans le cadre de la réhabilitation du centre-ville. Les forains des allées de Meilhan en haut de la Canebiere avaient aussi déménagé en 2017.
©Agatha GranddidierLes forains de la Plaine cherchent à obtenir un accord de la Mairie afin de poursuivre leur activités commerçantes à proximité de la place, sans être déplacé ou séparés de leur habitudes. Les forains craignent de perdre leur clientèle fidèle, et les discordes qui pourraient apparaitre avec les autres commerçants des autres marchés en cas de déménagement.

Marseille s’efforce de rénover la ville et de développer son attractivité. Dans son projet de rénovation, les travaux sur la place du marché de La Plaine ont provoqués de nombreux désaccord entre les forains et la Mairie. La ville a pour ambition de réaménager la place Jean-Jaures, ce qui entraine obligatoirement une délocalisation du marché de la plaine… les forains se révoltent « mon stand sur ce marché c’est mon gagne- pain, cela fait 23 ans que je©Agatha Granddidier suis ici, j’ai une clientèle fidèle, et avec ce projet je ne sais pas où je vais aller » déplore Sandrine une foraine « nous voulons qu’une partie de la plaine soit conservé durant les travaux, ou alors que l’on s’installe sur le boulevard Chave, mais on ne reçoit aucune réponse des élus » rajoute-elle. « La ville oublie que la plupart des forains vivent grace à ce métier, et à leur place sur le marché, mais ils veulent mettre entre parenthèses la vie des forains et même des familles entières » se consterne Sandrine.
« Tout ce que nous proposons c’est de continuer à travailler sur notre périmètre, nous comprenons que la ville doit être rénové, nous demandons juste de trouver une solution afin de respecter le travail de chacun » argumente Michel Marin président du syndicat des marchés de France. Le déplacement des forains sur d’autres marchés déjà implantés est risqué « les commerçants vont voir débarquer une concurrence, on craint les discordes qui vont apparaitre entre les forains ». En ce qui concerne les autres marchés, aucun forain de la Plaine ne sait s’ils sont favorables à leur arrivée « je ne comprends pas pourquoi personne n’a demandé l’avis des forains des autre marchés sur ce déménagement » se désole Michel Marin. De nombreuses solutions ont été proposées aux élus de la part des forains et portes paroles, mais rien n’y fait « on veut faire un système de rotation, durant les travaux, des forains iront sur le boulevard Chave, on a envoyé des courriels mais à l’heure actuelle personne ne nous a répondu ».
Les portes paroles des forains n’ont reçu aucuns élus, mais les marchands et les habitant du quartier de la plaine soutiennent cette démarche « nous avons 1.300 signatures du collectif de la plaine, qui comprend les riverains et les forains » se réjouis Michel Marin. Les habitants du quartier de la plaine se désolent de voir disparaitre durant une longue durée l’ambiance conviviale du marché « Les habitants du quartier nous épauleront sur le projet et sur toute les manifestations » argumente le syndicat.
©Agatha GranddidierSuite à la manifestation « opération escargot » qui s’est déroulé vendredi 7 septembre, rassemblant plus de 250 véhicules, la préfecture a décidé de fixé officiellement un rendez-vous avec les forains jeudi prochain à 18h. Les forains veulent défendre leurs droits « personne ne prend la responsabilité de ce qu’il doit se faire, on veut des réponses concrètes » , « on ne s’oppose pas aux travaux » déclare le président du syndicat des marchés de Provence. Leur position est délicate, car les travaux sont prévus pour ce samedi 15 septembre, ce qui laisse peu de temps aux forains pour avoir des réponses à leur demande. La société Soleam (Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire Métropolitaine) participe au projet de rénovation, les forains veulent que l’entreprise assiste à la réunion.
Rappellons qu’au début de l’année 2018, le marché de Noailles a subi les mêmes restrictions de déménagement « temporaire » des forains, et les travaux avaient suscités de nombreuses discordes. Des banderoles et slogan « Une Canebière pour tous les Marseillais », accusant la ville de vouloir attirer uniquement une clientèle « de luxe », et de mettre de côté tout les autres.

Agatha Granddidier
Lorine Sarkissian

A lire aussi: le marché de la Plaine 2.0

Mickey mousse sur la Canebière

Mickey mousse sur la Canebière

Pour les 90 ans de la célèbre souris imaginée en 1928 par Walt Disney, une « chasse au Mickey » est organisée à travers la ville de Marseille de la Canebière à la gare Saint Charles. Au total, trente graffs identiques sont à trouver sur les murs de la ville. Une œuvre créée par un artiste local, Rémy Uno, qui nous éclaire :

  • Pourquoi avoir choisi le titre « Quand je dormais en pyjama » ?

“C’est une figure de style, c’est pour dire que c’est en rapport avec certains détails de mon enfance. Pour la petite anecdote, à l’époque Mickey était retransmis à la télévision le samedi soir, je devais avoir 5 ou 6 ans à ce moment-là, et je dormais justement en pyjama.”

  • Pouvez-vous présenter davantage votre œuvre ?

“Eh bien cette œuvre est une peinture à huile, il m’a fallu 3 jours au total pour pouvoir la créer. Côté style je ne me suis pas trop posé de questions, puisque j’ai un style bien à moi, ma propre façon de reproduire le réel. Ce qui m’a en revanche demandé plus de réflexions c’est la partie technique, il fallait d’abord trouver un modèle de Mickey parmi les millions existant déjà, puis ensuite faire les découpages selon ma manière, et enfin tout redessiner.”

  • Mickey avait-il une place particulière dans votre enfance ?

“Il n’est pas important dans ma vie de tous les jours personnellement, à l’époque il n’y avait d’ailleurs pas eu beaucoup de dessins animés autour de lui, mais c’est un personnage qui a une certaine présence et qui est tout simplement mythique, c’est la figure de Disney. On peut notamment le comparer au signe de Batman qui est connu de tous depuis plus de 30 ans, même si l’on n’a pas forcément visionné de films ou série avec celui-ci.”

  • Est-ce que cet événement a pour but de vouloir faire rajeunir le mouvement de l’art ?

“A ce moment je pense que c’est plutôt Disney qui veut s’approprier une image plus rajeunissante puisque les jeunes sont particulièrement sensibles à tout ce qui est city, street art, la création d’images, comme c’est le cas avec ces œuvres. Je suppose que Disney veut se tourner vers les jeunes.”

  • Avez-vous eu des retours, positif ou négatif, par rapport à votre œuvre et l’événement en lui-même ?

“Non pas encore, personne ne m’a encore appelé pour me parler de ça ou me féliciter.”

————-

A l’occasion de l’événement autour des 90 ans de Mickey, plusieurs centaines de Marseillais ont publié des photos de l’œuvre sur le réseau social Instagram.

Justine, étudiante de 22 ans, fan de la célèbre souris : « je trouve ça bien de faire ce genre d’événements. En plus de pouvoir remporter un séjour à Disneyland Paris en publiant l’œuvre, ça permet aux parents de retomber en enfance en allant à la chasse aux Mickey Mouse à travers la ville de Marseille. Personnellement j’en ai trouvé 3 sur les 30, donc c’est un bon début ».

Margot, 35 ans, femme au foyer : « oui c’est sympa de faire ça, surtout à Marseille, pour une fois qu’il se passe des événements un peu hors du commun ici. Après personnellement ça ne m’intéresse pas plus que ça, évidemment si je passe devant une œuvre de Mickey je la prendrais en photo et la publierais ensuite mais si je n’en trouve pas je ne vais pas en faire tout un fromage ».

Flavien, 33 ans, père d’un enfant et vendeur de prêt à porter: « je ne savais absolument pas qu’il y avait ça à Marseille, il y a un petit manque de communication peut-être. Mais à part ça c’est tout bénef, ça permet aux plus âgés de retomber en enfance et aux plus jeunes de pouvoir s’amuser à chercher et découvrir un peu l’univers de Mickey. Peut-être bien que j’emmènerais mon fils de 5 ans trouver quelques Mickey, ça lui changera de sa tablette tactile ».

Jauffrey Ambrosino (IEJ)

A lire aussi La chasse au Mickey est ouverte

Canebière#15, le 30 septembre

Canebière#15, le 30 septembre

Les dimanches de la Canebière reprennent après deux mois de relâche pendant les festivals d’été occupant les associations culturelles participantes depuis un an et demi. La 15ème édition de cette manifestation récurrente le dernier dimanche de chaque mois reprendra le 30 septembre de 10h à 18h dans un centre-ville apaisé rendu piéton et sécurisé. Il y aura comme les autres dimanches depuis leur lancement par la mairie du 1/7 en janvier 2017  les 28 activités incontournables par des associations du triangle culturel marseillais. Elles sont numérotées de 1 à 28 sur les flammes de signalétique et les dépliants édités par la mairie. S’y ajoutent 26 autres programmations spécifiques au 15ème dimanche signalées de A à Z.

Cette nouvelle édition mettra en avant la musique et la danse avec notamment autour des locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIMP) rue Saint Ferréol prolongée en bas de la Canebière proche du Vieux-Port, rue du lycée Thiers, place Léon Blum en haut de la Canebière et rue Consolat qui remonte jusqu’au Palais Longchamp.

Voici les temps forts de ce 15ème dimanche (D2K#15) suivi de l’adresse des activités

temps forts
ENTREZ DANS L’UNIVERS DES COSTUMES DE SCÈNE !
EXPOSITION
Créations de ballet, d’opéra, de théâtre, croquis, photos de scène, accessoires… Cette exposition
éphémère révèle l’extraordinaire savoir-faire, les techniques et réalisations de ces métiers d’excellence qui travaillent dans l’ombre pour nous éblouir.
Hall CCI, 9 la Canebière
11h-18h
LA POULIDO DE GEMO MUSIQUECOMPAGNIE JULIEN LESTEL
DANSE
Sur la célèbre partition de Maurice Ravel, la chorégraphie fait écho à cette oeuvre constituée d’un thème et d’un contre-thème soutenus par un crescendo orchestral ininterrompu. Inspirée de thèmes hispano-arabes, la mélodie transporte la danse dans un univers intemporel où les danseurs se laissent emporter dans la rythmique hypnotisante.
CCI, Rue Saint Ferréol Prolongée
11h00-11h15 / 13h00-13h15
Ensembletraditionnelprovençaldela villede Gémenos.
Composé danseurs et musiciens d’une vingtaine d’années, le groupe se produit dans le monde entier.
De retour d’une tournée au Mexique, il présentera un tableau mettant en scène la vie des marins sur le port de Marseille dans les années 1830.
Rue Saint-Férréol Prolongée
11h30
ROUDELET FÉLIBREN MUSIQUE
Le Roudelet a pour mission de conserver et de défendre tout ce qui, dans la vie du village, peut se
rattacher à la Provence et à ses traditions. Le Roudelet-Felibren a connu des présidents dévoués ,
s‘entourant tous de valeureux bénévoles, ils ont ainsi réussi à transmettre et faire reconnaître le
folklore pour ses fondements et ses valeurs.
Place du Lycée Thiers
16h
LA CAPOULIERO MUSIQUE/DANSE FOLKLORIQUE
“LA CAPOULIERO” de Martigues est composé d’une trentaine de personnes. Le professionnalisme
des recherches menées sur les traditions, le costume, la danse et la musique… la qualité
des spectacles mis en scène avec modernité et font de cette troupe un des fleurons du folklore
provençal.
Déambulation Départ : Boulevard Garibaldi
Arrivée : Palais de la Bourse, 9 la Canebière
15h-17h
LE GRIHET MUSIQUE
Lou Grihet dóu Plan-dei-Cuco Escolo dei Felibre
dóu Tarraire marsihés
Bien plus qu’une association traditionnelle en terroir marseillais, Lou Grihet est depuis 1947 tout à la fois :
– Une école pour apprendre à parler la langue provençale, chanter, danser, porter le costume,
faire du théâtre, jouer de la musique, cuisiner…
– Une troupe artistique qui va un peu partout à l’étranger avec des spectacles 100% Provence
– Un espace d’échanges culturels, avec des colloques, cafés et apéro littéraires, concerts…
– Des manifestations phares comme La Pastorale Maurel (déc-jan), la Veillée Cinéma-Chandeleur la
Journée Mondiale du livre (23 avr), les Rencontres Internationales de Folklore (R.I.F.)…
Déambulation Départ : Boulevard Garibaldi
Arrivée : Square Léon Blum
12h30-14h
PHOCEA ROCKS MUSIQUE
La Rue Consolat, piétonisée pour l’occasion, se transforme en Rue du Rock. 22 groupes locaux, de
toutes obédiences rock (du folk à la noise la plus oppressante en passant par du punk et de la pop
et même un concert pour enfants !) dans 8 lieux, que ce soit dans leurs locaux ou dans la rue.
Rue Consolat
13h30-22h
MARSEILLE CONCERTS / JAZZ AMU MUSIQUE
Programmation éclectique, étonnante, bigarrée !
Un concert tel qu’on les aime : indéfinissable…
Carte blanche aux artistes et c’est parti ! Du rap, du jazz, du classique, bien sûr tout ça ensemble…
Kiosque Square Léon Blum
11h-12h30

Tout le programme D2K#15 mis en place par la mairie du 1/7:

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

La rue Paradis, la rue Saint-Ferréol, la rue de Rome et le cours Saint-Louis constituent autant de facettes d’une seule et même pièce : la ville Marseille, telle qu’elle est. Et au centre, la Canebière comme symbole, souvent décrite comme une frontière entre les parties nord dites populaires et sud plus bourgeoises de la ville.

Les boutiques changent, la population aussi… c’est ce que l’on peut constater en déambulant dans les différentes rues qui se jettent perpendiculairement à la Canebière depuis le Vieux-Port jusqu’au marché de Noailles. Un quadrilatère où se croisent les différents types de populations marseillaises. Les plus aisés se retrouvent rue Paradis et ses boutiques de luxe ; la jeunesse et les familles déambulent dans la rue piétonne Saint Ferréol ; la population moins aisée trouve son bonheur rue de Rome prolongée par le cours Saint-Louis au croisement de la

Canebière et du cours Belsunce, l’ancien cœur du quartier qui fit la renommée de la

« Cane-Cane-Canebière ». En débarquant ici des trois lignes de tramway, du métro et des terminaux de bus, venant du nord comme du sud ou de l’est, les marseillais peuvent aussi se rendre au marché de Noailles place des Capucins, célébré dans le monde entier par les touristes comme lieu de mixité sociale typique de Marseille.

 

Entre la rue Paradis et les Capucins c’est le grand écart. Les rues Paradis, Saint Ferréol, et Rome prolongée par le cours Saint-Louis, sont séparées par quelques petites minutes de marche. « Parfois je me dis qu’on dirait vraiment plusieurs villes différentes, isolées les unes des autres séparées par quelques bâtiments » explique Hakim qui habite à proximité du cours Saint-Louis. Des boutiques de luxe peu fréquentées malgré des rues souvent bondées font place quelques mètres plus loin au centre bourse au sein duquel monsieur tout le monde peut faire ses emplettes. « C’est vrai qu’au premier abord ça peut sembler étrange. Mais c’est aussi ce qui fait l’âme de Marseille, ce qui fait que notre ville est unique. Des gens très différents, de milieux sociaux très hétérogènes peuvent se rencontrer alors qu’en principe tout les séparerait » analyse Danielle, Marseillaise depuis 25 ans et grande amatrice de la rue Paradis. Hakim, lui, ne voit pas les choses du même œil. « C’est vrai que nous sommes proches les uns des autres, mais est-ce que nous communiquons vraiment ensemble ? Je ne pense pas. Les gens restent dans leur coin, vous savez. » déplore-t-il.

 

Et la Canebière dans tout ça ? « C’est justement le symbole de cette mixité, tout Marseille y transite et on retrouve une mixité ethnique et sociale qu’il est difficile de retrouver ailleurs » argumente Danielle. « On ne voit pas ça partout, c’est vraiment spécifique », ajoute-t-elle.

La Canebière est fréquentée à la fois par ceux qui descendent des quartiers nord en tramway et également par ceux qui fréquentent les rues plus aisées. Cela créé des dissensions, les habitants des quartiers nord se sentant délaissés, exclus, loin des lieux de richesse de la ville. Il y règne donc une atmosphère bien spécifique. « Parfois, on ne sait pas trop où on est » explique Carole. C’est en effet un lieu de passage, où se rassemble la diversité de la population marseillaise. « On a parfois l’impression d’être délaissés. La mairie ne fait rien pour nous faciliter la vie » explique Karim.

Thomas Izart (IEJ3)

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