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Mois : novembre 2018

Vers une gentrification du centre-ville ?

Vers une gentrification du centre-ville ?

Le cœur de ville de Marseille a été endeuillé, le 5 novembre, par l’effondrement de deux immeubles vétustes de la rue d’Aubagne. Huit morts ont été retrouvés sous les décombres.

« Quinze jours après le drame, plus de cent-dix immeubles ont été évacués, une grande partie par mesure de précaution, en attente de l’avis des experts mandatés par le tribunal administratif et plus de mille personnes ont été évacués, dont 800 ont été relogés par la ville », a déclaré l’adjoint aux Marins-Pompiers de Marseille qui a tenu un point presse le 19 novembre.

La vétusté des immeubles est un problème de longue date, conscient de cela, la municipalité a lancé depuis 2016, un plan baptisé « Ambition centre-ville ». À travers ce plan, une cinquantaine d’opérations sont actuellement menées ou vont être menées. Le but de la municipalité est de développer une nouvelle attractivité économique, commerciale, sociale, touristique, culturelle et résidentielle.

Après le drame de la rue d’Aubagne, une question se pose :  Cette réhabilitation n’a t’-elle pas pour l’instant privilégier les grands axes, oubliant les petites rues populaires ?

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LA CANEBIERE EN DEUIL

LA CANEBIERE EN DEUIL

Aide au relogement et soutien psychologique aux victimes de la rue d’Aubagne.

20 jours après la catastrophe de la rue d’Aubagne qui a endeuillé le centre-ville de Marseille dans le quartier de la Canebière, les dégâts restent considérables. Huit personnes ont perdu la vie dans l’écroulement de leurs immeubles. La psychose et la crainte de nouveaux drames ont saisi les habitants après les fortes pluies qui avaient fragilisé les vielles bâtisses appuyées les unes aux autres. Une nouvelle fissure dans une façade entraîne des évacuations préventives, le temps de faire un état des lieux par des experts mandatés en urgence.

Le bilan provisoire de la municipalité, montrée du doigt pour n’avoir pas évité le drame, s’élève à l’évacuation de plus de 163 bâtiments dans le centre-ville avec plus de 1339 sinistrés. Les habitants du quartier en colère et d’autres secteurs de la ville ont apporté des premiers secours aux côtés des marins pompiers. La mairie de Marseille montrée du doigt pour n’avoir pas évité cette catastrophe se mobilise par ailleurs pour trouver des solutions de relogement dans des habitats sociaux municipaux et privés, tandis que certaines associations aident au soutien des victimes.

Deux semaines après les faits, le visage des passants semblait toujours grave à la rue d’Aubagne. Un pompier s’essuie le front, devant les nombreux débris restant des immeubles effondrés. Certains habitants de la rue paraissent déboussolés comme cette femme accompagnée de sa fille: « Nous avons tout perdu, je pense que très peu de personne le comprenne mais nous n’avons plus rien du tout ». D’autres tentent de rebondir « On a vraiment besoin d’aide, c’est pour cela que je fais partie de l’association des sinistrés de la rue » explique cet évacué. Afin de les aider du mieux qu’ils peuvent, des commerçants et des habitants du quartiers des plus pauvre de France ont fait preuve d’une grande générosité : des produits d’hygiène, des vêtements ou encore de la nourriture. La mairie du 11ème et du 12ème arrondissements des quartiers nord déshérités a très vite  récolté deux camions remplis d’affaires destinés à la Croix Rouge. Celle-ci se charge de la redistribution aux sinistrés accueillis dans un premier temps par la mairie de secteur des 1er et 7ème arrondissement sur la Canebière proche du lieu du drame.

Un nouveau Point d’accueil des populations évacuées (PAPE) a ouvert ses portes le 19 novembre au 2 rue Beauvau dans le 1er arrondissement. Le lieu demande à recevoir la totalité des personnes évacues dans ses quatre pôles d’accueil : l’accès aux droits juridiques, l’accès aux droits sociaux et administratifs, l’accès à l’hébergement et au logement, et enfin une écoute et un soutien psychologique.

Les associations multiplient elles aussi leurs actions pour venir en aide aux victimes. Deux sinistrés ont par ailleurs souhaité créer, eux même, l’association des sinistrés de la rue d’Aubagne avec des habitants et des commerçants de la rue. Le but est de rassembler les victimes et de les soutenir dans leur drame moral, financier ou matériel. Ils sont une vingtaine à en faire partie, et tous souhaitent obtenir les informations concernant l’enquête et une indemnisation.

Les manifestations et animations festives comme les dimanches de la Canebière, organisées en centre-ville le dernier dimanche de chaque mois depuis janvier 2017, ont par ailleurs été annulées le 25 novembre par respect pour les victimes de ce drame.

Loane Philippe (IEJ2)

Annulation du “dimanche de la Canebière” de novembre

Annulation du “dimanche de la Canebière” de novembre

La mairie de secteur des 1er et 7 arrondissements de Marseille a confirmé officiellement lundi dans un communiqué l’annulation des Dimanches de la Canebière qui devait avoir lieu le 25 novembre.
“Eu égard à la situation que nous traversons depuis le dramatique accident de la rue
d’Aubagne, nous avons pris la décision d’annuler l’édition de novembre des
“Dimanches de la Canebière”.
Les “Dimanches de la Canebière” sont devenus, depuis plus d’un an, le symbole
d’une ville rassemblée autour de la culture sur son artère mythique.
Aujourd’hui, c’est dans le deuil que notre ville se doit d’être unie.
Il nous est apparu indispensable de respecter ce deuil, et inconcevable de maintenir
un événement à caractère festif dans un tel contexte”, déclare le communiqué.

Aucune date n’a été avancée pour la reprise de ces manifestations lancées en janvier 2017 qui avaient été suspendues en décembre 2017 et janvier 2018 en raison des fêtes de fin d’année et d’un froid polaire. Elles avaient été relancées le dernier dimanche de février 2018 et interrompues en juillet et août en raison ds grandes chaleurs de l’été.

D2K#17 annulé

D2K#17 annulé

Les animations initialement prévues sur la Canebière le dimanche 25 novembre, qui devait être la dernière édition de l’année des dimanche de la Canebière n’auront pas lieu par respect pour les victimes de la tragédie de la rue d’Aubagne dont les immeuble se sont effondrés le 5 novembre faisant 8 morts, selon un technicien de la mairie de secteur en charge de son organisation.  Aucune communication officielle n’a encore été faite de cette annulation. La troisième saison des dimanche de la Canebière, D2K#17, devrait reprendre le dernier dimanche de février 2019.

« Je n’ai pas encore fait de communication officielle mais évidemment que c’est annulé », a confié à La Marseillaise Sabine Bernasconi, maire (LR) du premier secteur (1er et 7ème arrts) à l’initiative de ce projet lancé en janvier 2017 pour redymaniser le centre-ville. « J’ai simplement averti les acteurs culturels et parties prenantes de l’organisation », a précisé l’élue citée par La Marseillaise.

Selon un décompte publié vendredi 16 novembre par la mairie centrale de Marseille 83 immeubles présentant des dangers imminents dans le centre-ville ont été évacués dont 46 depuis le 5 novembre et 37 autres depuis le 7 novembre. Cela représente au total 834 personnes devant être relogées dans l’urgence dont 438 du périmètre de la rue d’Aubagne et 396 hors rue d’Aubagne.

La maison des associations qui recevait les dons des particuliers au 93 La Canebière pour venir en aide aux sinistrés a par ailleurs du être fermée jeudi 15 novembre en raison d’un arrêté de péril touchant un immeuble mitoyen donnant sur l’immeuble du 20 de la rue Dugomier dont l’escalier servait d’issue de secours selon FR3 Marseille.

 

 

 

Dernière expo galerie etmoietmoi

Dernière expo galerie etmoietmoi



©Loane PhilippeLes peintures de Chrislaine Dupuy sur les murs de la galerie « etmoietmoi ». Ce sera la dernière exposition de la galerie du Concept Store etmoietmoi.

« Rêver, s’évader, s’envoler, grandir » font partie du vocabulaire artistique de Chrislaine Dupuy, peintre réputée pour ces œuvres contemporaines et ses personnages longilignes. L’artiste exposera du 2 au 16 Décembre 2018 au 8 Boulevard Notre-Dame. Vernissage le lundi 3 décembre à partir de 18h.

Chrislaine nous invite dans son univers doux et captivant. Et pour cause : cette exposition se©Loane Philippe veut « colorée et nouvelle », déclare-elle. Travaillant la peinture à l’huile, modulée au couteau, l’artiste peint des décors taupes, blancs et gris aux notes colorées de rouge, d’ocre et parfois de bleu. « J’ajoute souvent une touche de rouge pour donner vie à mon tableau », précise Chrislaine. Dans la sérénité et le calme, les personnages de ses tableaux semblent comme ponctuation dans le paysage de la vie. « J’aime représenter des scènes de vie en lien avec ce que je ressens, même si c’est souvent très instinctif », explique l’artiste. « Mes filles s’amusent à imaginer les scénarios et les lieux de mes tableaux », poursuit-elle amusée.

Aventurière du monde et de la vie

©Loane PhilippeEn 30 ans de carrière elle expose à travers la France, notamment sur les régions PACA, Normandie, Aquitaine et particulièrement Saint-Malo, Paris et Deauville. « Pratiquer cet art est un plaisir, mais c’est surtout un besoin pour me sentir bien. » affirme Chrislaine. Cassidaine depuis quelques années et originaire de Normandie, ce sont les plages de la Manche qui ont construit l‘imagination de Chrislaine durant toute sa jeunesse. Cette inspiration lui vient aussi de ses voyages, notamment l’Afrique « pour ses couleurs chaudes et ses terres de Sienne » décrit l’artiste. La visite de New-York fait également chavirer Chrislaine, vers un paysage plus urbain cette fois-ci. De toutes ces aventures, la plus grande satisfaction de l’artiste « c’est d’avoir un style que l’on reconnait. »

Loane Philippe (IEJ2)

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

un amour de graffitis

Trois artistes de Street art y exposaient leurs œuvres dans le cadre du projet culturel “MP2018, Quel Amour !”.

Des navettes maritimes entre le Vieux-Port et les Îles du Frioul permettaient l’accès au château. Depuis le 22 Mai, la prison d’Edmond Dantes avait repris des airs de jeunesse, portant sur ces murs des graffitis en tout genres …

Si vous avez raté cette exposition, séance de rattrapage conçue par Loane Philippe (IEJ2)  clic