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Mois : janvier 2019

Rue de la République : tout n’est pas perdu!

Rue de la République : tout n’est pas perdu!

©Benmouloud Skander
Place Sadi Carnot angle République/Colbert

Depuis bientôt dix ans la rue de la République peine à redevenir attractive. Des grandes enseignes Celio et Mango ont mis la clé sous la porte courant 2017 après Esprit en 2015 et récemment H&M fin 2018. Ce problème est devenu de plus en plus inquiétant. Il s’est accentué après l’ouverture des Terrasses du Port au bout de la rue au nord en 2014 ainsi que la rénovation du Vieux Port et du Centre Bourse à l’autre bout de la rue. Cette désertification progressive a entraîné la fermeture de plusieurs magasins, et des grandes enseignes de marques « C’est dommage, cela fait 20 ans que j’habite dans le quartier, je trouve ça regrettable que les commerces ferment » se désole Nadine, une habitante du secteur « les gens ne font plus que passer par cette rue » rajoute elle.

©Agatha Granddidier
vers La Joliette

En 2015 déjà, les médias s’intéressaient de près à cette situation qui devenait plutôt alarmante pour les propriétaires immobiliers. Quatre an plus tard, rien n’a changé, cette rue qui devait être le « Champs Elysée Marseillais » est loin du compte. Cette artère reliant le Vieux Port au nouveau quartier d’affaires de la Joliette est devenue une simple rue de passage plutôt qu’une rue commerçante.
Sandra Chalinet, ancienne gérante des Terrasses du Port pourra-t-elle sauver la rue de la République de ce triste sort ? Tel est le pari de Constructa Asset Management qui a fait appel à son aide et l’a mise aux commandes du projet qui vise à redorer l’image de cette rue. Directrice des Terrasses de 2010 à 2018, elle est jugée comme la seule qui peux sortir le secteur de cette période compliquée.

©agatha Granddidier
Vers le Vieux-Port

Ce problème touche de nombreuse associations, tout comme l’association La République des commerçants qui a pour objectif de dynamiser cette rue. Implanter les mêmes enseignes de marques que l’on retrouve dans les centres commerciaux ou ailleurs n’est pas le meilleur moyen de donner un second souffle à cette rue. Le concept est d’attirer le maximum de co-working comme Babel Community (qui devrait par ailleurs ouvrir un grand espace rue Saint Ferréol  à la place des Galeries Lafayettes) ainsi que des ateliers de nettoyage de baskets, des boutiques vintage des commerce de proximité etc… Ce projet est un moyen plutôt original de faire de cette rue un lieu atypique, hipster, et décalé.

Agatha Granddidier & Fabio Piazza (IEJ2)

Vieux-Port : un port de plaisance ?

Vieux-Port : un port de plaisance ?

 

Avec la nouvelle gare maritime, c’est tout un secteur qui se dessine comme un port de plaisance. Depuis 2013 et le projet de requalification du Vieux-Port, la ville essaie d’attirer les touristes en multipliant les aménagements. Pour les marseillais, leur Vieux-Port est toujours un lieu de rassemblement et ces ajustements n’ont fait qu’améliorer leur quotidien. 

©zal

Entre lieu de vie incontournable des marseillais et port de plaisance, le Vieux-Port retrouve une place importante au sein de la cité phocéenne. Auparavant et jusqu’au 19e siècle, il était le cœur économique de Marseille. Le port était une véritable plaque tournante avec une activité maritime très intense. Peu à peu le Vieux-Port a perdu de son prestige avec le déplacement des activités maritimes.

©zal

©zal

Les excursions maritimes présentent de nombreux atouts pour la ville. Le cadre est idyllique : quand le bateau démarre, le soleil tape, le mistral souffle, on entend les mouettes et le clapotis de l’eau, les paysages sont à couper le souffle, sur la gauche, Notre-Dame de la Garde et sur la droite le Mucem accolé au Fort Saint-Jean … Une véritable carte postale !

Toujours un lieu de vie pour les marseillais

Malgré les nombreux aménagements, le Vieux-Port a gardé son charme. Les marseillais prennent toujours plaisir à venir flâner le week-end et tous les matins, sur le quai des Belges, où se tient le traditionnel marché aux poissons. Le projet de réaménagement du Vieux-Port, récompensé par plusieurs prix internationaux, comme celui du meilleur espace public européen 2014, avec des trottoirs plus larges destinés aux piétons, a conquis de nombreux marseillais. Désormais, ils attendent avec impatience la future piste cyclable sur la Corniche Kennedy prévue pour 2022.

Vincent Tolmau (IEJ3)

Cinéma Artplexe Canebière : Un nouveau concept

Cinéma Artplexe Canebière : Un nouveau concept

Le projet Artplexe Canebière piloté par Wilmotte & associés architectes (Jean Michel Wilmotte) a pour objectif de créer un nouveau lieu de rendez-vous réunissant la culture, l’art et le cinéma. Le futur cinéma dont il est question depuis plusieurs années devrait ouvrir ses portes milieu 2020. Cet endroit réunit à la fois : trois restaurants, espace d’exposition, diffusion de tout type de films commerciaux ainsi que des films d’Art et d’Essai, une brasserie et un Rooftop avec une vue panoramique sur la ville de Marseille. L’ensemble de ces prestations vont permettre de dynamiser ce lieu, et pourront accueillir les visiteurs tout en répondant pleinement à leur demande.

Présentation du projet en cours par Agatha Granddidier & Fabio Piazza (IEJ2)

Piétonisation de la Canebiere, réactions

Piétonisation de la Canebiere, réactions

Que pensent les marseillais de la piétonisation de la Canebière ?

Après l’annonce d’une future piétonisation sur du bas de la Canebière pour 2020, l’interview de Sabine Bernasconi à la Provence de la semaine dernière fait polémique.

Des avis partagés 

Les avis sont partagés concernant le nouveau projet de la mairie. Les commerçants, les piétons et les automobilistes n’ont pas le même point de vue quant à la situation. Les commerces de la Canebière décrivent un manque de fréquentation de la part de leurs clientèles. Une vendeuse chez La Cure Gourmande explique les avantages de cette piétonisation : « Après le drame de la rue d’Aubagne, je pense que cela va permettre aux touristes de revenir se promener par ici. La Canebière est connue de manière ancestrale », insiste-t-elle. La commerçante apporte même quelques compléments au projet. « Ce serait une bonne idée d’installer une piste cyclable, pour rendre la Canebière encore plus vivante », s’écrie-t-elle.

Les piétons au cœur de la Canebière

Du côté des piétons, le plan n’est pas une échappatoire. Selon eux, le changement ne serait que négatif. « La piétonisation c’est bien, encore faut-il que les magasins soient attractifs ! », exprime Corinne Monaco, une passante habituée. « Je ne crois pas que cela va amener du changement, bien au contraire, la Canebière ne vivra plus puisqu’il n’y aura même plus de voiture », poursuit Corinne. Pour Stéphane, touristes pour le travail, la piétonisation serai un atout majeur de la Canebière. « Les rues piétonnes sont plus sécurisantes, moins bruyante et plus attractive. » raconte-il.

Des automobilistes mis de côté

Si les avis sont partagés du coté des piétons, les automobilistes refusent catégoriquement un tel changement. « Plus on bloque les routes et plus il y aura d’embouteillages ! Si la Canebière devient piétonne, ce ne sera plus la Canebière, » s’exclame un automobiliste marseillais. Les véhiculés sont d’avis que le projet ne fera pas non plus évoluer les commerçants : « Comment les piétons vont-ils se rendre en ville s’ils ne peuvent pas emprunter la Canebière ? C’est un axe principal de circulation du centre », continue l’automobiliste.

Sabine Bernasconi a déclaré que la piétonisation de la zone devrait être effectuée pour 2020. Les autres détails du projet ne sont pas encore communiqué, d’ailleurs certains passants et commerçants ignoraient encore l’existence de ce dessein.

Le gérant du kiosque à journaux à l’angle de la rue Daint-Ferréol regrette pour sa part que les nouveaux établissements ouverts sur cette artère mythique de l’hypercentre de Marseille soient en majorité des banques et des boutiques de téléphonie. “Il faut de la diversité et des lieux qui fidelisent la clientèle comme Hema, boutique à petits prix, ou Saladin, épicerie fine qui ont récemment ouvert de nouveles boutiques “, précise-t-il.

Loane Philippe (IEJ2)