La fabulerie: incubateur d’idées

La fabulerie: incubateur d’idées

Installée depuis un an au boulevard Garibaldi (1er arrondissement) à proximité de la Canebière, la Fabulerie met en place des programmes d’actions innovants destinés à soutenir la transformation culturelle et numérique. Elle aide des opérateurs et réseaux professionnels en particulier issus des champs de la culture autour de la lecture publique et  de l’éducation. Financée en grande partie par le Département des Bouches-du-Rhône (CD13), son but est d’encourager l’émergence collective et la mise en oeuvre d’actions ingénieuses en intégrant les territoires et leurs habitants.

Pour renforcer ses actions, la Fabulerie s’appuie sur des facilitateurs précieux que sont le numérique, le design participatif et la création artistique. Depuis 2010, la Fabulerie s’intéresse à la façon dont le numérique vient transformer le quotidien de chacun, la façon d’apprendre, de découvrir du patrimoine, de faire du tourisme ou encore de se déplacer.
Axelle Benaich, fondatrice et directrice de la Fabulerie depuis 9 ans, tente à la fois d’accompagner des professionnels à se transformer en s’adaptant au numérique à travers des formations, et crée également de projets avec des jeunes pour les outiller sur des lots de compétences dont les entreprises ont besoin.

« Moi j’ai travaillé 15 ans sur tout ce qui était nouvelles technologies et nouvelles pédagogies
notamment dans le 15ème arrondissement dans les quartiers Nord pendant 7 ans, et après j’ai rejoint la Fondation Internet Nouvelle Génération, une association qui cherche à susciter une réflexion sur les usages de l’Internet de demain, et je me suis dit qu’entre les deux il y’avait peut être quelque chose à monter qui permette d’expérimenter des choses concrètes », explique Axelle Benaich.

Cette structure soutient l’imagination, l’entreprenariat et le travail collectif en donnant les outils nécessaires pour concrétiser un projet , dans une ville en pleine mutation dans le domaine du  numérique. « Je crois beaucoup au potentiel de Marseille car chacun se fait son Marseille, il y’a 1000 Marseille, on dit que Marseille il y’a un pied qui pourri et un pied qui bronze, il faut toujours faire attention à rester en mouvement », confie Axelle Benaich.

La ligne directrice de la Fabulerie est « la recherche du croisement et de la mixité », les
candidatures que reçoit Axelle Benaich portent beaucoup sur des projets hybrides, par exemple un  salon de thé nomade et littéraire, des programmes de cours pour les adolescents ou encore un spectacle jeune public autour des violences sexuelles faites aux enfants.

« J’ai l’impression que Marseille attire ceux qui souhaitent entreprendre car déjà le climat est très favorable, Marseille permet de maturer son projet sans avoir des charges hallucinantes, on peut toujours se débrouiller. Et au niveau associatif on a un réseau hyper dense avec des associations qui tentent de nouvelles approches », affirme Axelle Benaich.
Intégrer le numérique au coeur du territoire marseillais est l’une des prérogative de la Fabulerie, l’idée étant que le numérique est-une « richesse » qui, si on l’exploite de façon optimale, peut permettre de concrétiser toute sorte de projet, même les plus ambitieux.

Antoine Bel Bahar (IEJ3)

La Fabulerie intervient régulièrement dans la programmation des dimanches de la Canebière

en savoir plus: http://lafabulerie.com/

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