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Mois : juillet 2019

Manifesta 13 : La biennale qui veut tisser des liens à Marseille

Manifesta 13 : La biennale qui veut tisser des liens à Marseille


Pour cette 13ème édition qui se tiendradu 7 juin au 1er novembre 2020 à Marseille et sa Région, l’enjeu est de créer un lien entre la cité phocéenne et le reste du monde, en se nourrissant de l’architecture, l’histoire et la culture de cette ville singulière.

La question de départ qui a servi de réflexion pour penser et développer cette 13ème édition de Manifesta a été de savoir « comment peut-on non seulement coexister, mais aussi unir et co-créer de nouveaux réseaux de solidarité? ».

C’est donc naturellement que s’est imposé le titre de Manifesta 13 intitulé « Traits d’union.s ». Le but est d’explorer de nouvelles formes de vie en collectivité, et ainsi donner aux institutions, associations et acteurs culturels locaux l’opportunité de tisser des liens, échanger et créer avec les chercheurs, artistes et architectes invités par Manifesta. 

A travers le titre « Traits d’union.s » il y’a une volonté de souligner la pluralité des institutions et des individus qui seront les participants actifs de Manifesta 13 Marseille. 

“Faire le lien” entre la ville et Manifesta 

Flora Fettah travaille en tant qu’assistante curatoriale pour la biennale. Elle est chargée d’assister les commissaires et de s’occuper de la préparation de l’événement en collaboration avec Francesca Verger, coordinatrice curatoriale. Elle apporte également son aide sur les phases de recherche des artistes locaux, nationaux et internationaux et organise des rendez-vous avec les artistes et acteurs culturels.

Manifesta 13 est composée d’une équipe basée de façon semi-permanente à Marseille, mais les 4 commissaires viennent sur place environ une fois par mois. Parmi eux on retrouve Stefan Kalmá (directeur de l’Institut d’Art Contemporain de Londres), Katerina Chuchalina (directrice curatoriale de la fondation VAC), Marina Otero Verzier (architecte et directrice de recherches à l’Institut Het Nieuweet) et Alya Sebti (directrice de la galerie d’art IFA à Berlin). 

« Mon travail est de faire le lien entre ce qu’il se passe ici dans la ville et ce qu’il se passe dans les bureaux de Manifesta », explique Flora Fettah. 

Retour aux sources 

Flora FettahFlora Fattah connait bien les rouages de la cité phocéenne, elle qui a grandi entre Noaille et les Cinq-Avenues. Après son Bac elle s’envole pour Sciences Po à Bordeaux où elle décroche un Bachelor avant d’entamer parallèlement un Master en managementn de projets culturels et une Licence en histoire de l’art.

Elle effectue ensuite un second Master à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) à  Paris qui l’a amenée à effectuer des stages comme assistante de commissaire dans plusieurs institutions parisiennes. Jusqu’à la Monnaie de Paris où elle a effectué un stage en même temps que son mémoire. Elle y a été embauchée en octobre 2018. Son premier emploi. 

Son chemin croise celui de Manifesta après avoir quitté la Monnaie de Paris, en lui proposant de rejoindre l’équipe comme assistante curatoriale. 

« C’est une chance pour la ville »

Cette envie d’intégrer Manifesta ne date pas d’hier. En 2016, alors que la biennale annonce que sa 13ème édition se déroulera à Marseille, Flora mûrit déjà l’idée d’y effectuer son stage de fin d’études.

 « Travailler pour Manifesta et qui plus est à Marseille, est une véritable chance pour moi. Je connais bien cette ville, mon mémoire de licence à Science Po portait justement sur « la ville et la culture à Marseille » et j’ai longtemps fréquenté le tissu associatif culturel local en tant que simple Marseillaise. C’est également une chance pour la ville d’accueillir un un évènement de cette ampleur », confie Flora.

 « Nous avons une scène artiste très riche ici, pleins de choses se passent, travailler ici est une très belle opportunité, c’était aussi location de revenir vivre à Marseille, ce qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps ». 

Antoine Belbahar (IEJ3)

MANIFESTA 13: ancrage local et rayonnement international

MANIFESTA 13: ancrage local et rayonnement international

 © Super Terrain.Pour la première fois de son histoire, la biennale itinérante d’art contemporain Manifesta, a décidé de s’installer en France et à choisi la ville de Marseille pour développer son projet.  Elle a installé ses bureaux au 42 Canebière.
Pour cette 13ème édition qui se tiendra du 7 juin au 1er novembre 2020 à Marseille et sa Région sous l’intitulé de “Traits d’union.s”, l’enjeu est de créer un lien entre la cité phocéenne et le reste du monde, en se nourrissant de l’architecture, l’histoire et la culture de cette ville singulière. Manifesta 13 souhaite mettre en relation des acteurs locaux et internationaux afin qu’ils échangent et partagent leurs expériences, autour d’une démarche à la fois sociale, culturelle et environnementale. Plus qu’une simple biennale d’art contemporain, Manifesta 13 a pour ambition de laisser un héritage durable dans la ville-hôte. Une démarche “importante pour Marseille et son territoire”, a indiqué Marie-Hélène Feraud-Grégori fin juin lors de la présentation du concept de Manifesta13.

 © Super Terrain.Les questions soulevées par Manifesta 13 sont aussi vastes que complexes pour “affronter grâce à la culture les conflits les plus importants de notre temps”, a dit la directrice et initiatrice de Manifesta au Conservatoire à Marseille en dévoilant le titre de cette 13ème édition. “Quelles formes de savoirs naissent d’une société confrontée à ces transformations fondamentales? Qu’apprenons-nous des racines plurielles d’une ville construite par plusieurs générations de flux migratoires ? Marseille et sa région peuvent-elles être la source d’un nouveau modèle du « vivre ensemble », pour une réflexion collective appelant à un avenir meilleur? Comment une génération nouvelle, transformée dans sa sensibilité par les brassages de cultures et de populations, l’urgence des enjeux écologiques et environnementaux et la puissance des évolutions technologiques peut-elle développer une renaissance des idées et des connaissances pour imaginer un futur meilleur ?”, précise Manifesta dans sa présentation.

Une organisation à trois modules

Partant de ces problématiques, Manifesta 13 s’organise atour du programme principale nommé « Traits d’union.s. » qui est en quelque sorte la colonne vertébrale de la biennale. En parallèle on retrouve une équipe Education et Médiation qui permet d’inclure les citoyens et les écoles autour d’un projet intitulé « Le Tiers Programme ». Enfin, dans une démarche collaborative entre acteurs locaux et internationaux, a été mis en place « Les Parallèles du Sud », portées par Béatrice Simonet qui en est la coordinatrice.
 © Manifesta13Les projets présentés dans le cadre des « Parallèles du Sud » doivent réunir au minimum deux partenaires, dont un partenaire local, et refléter une dimension internationale. Ainsi une sélection de projets sont présentés, associés et promus dans les outils de communication de Manifesta 13 et bénéficient d’un rayonnement international au même titre que le programme principal.

« Ce programme parallèle a pour objectif de montrer la richesse artistique et culturelle de la Région »

Béatrice Simonet, coordinatrice des événements « Les Parallèles du Sud », a rejoint l’équipe Manifesta il y a 3 mois, après avoir passé 20 ans à travailler sur le projet de la friche de la Belle de Mai.
« J’ai quitté mon travail et j’ai eu l’opportunité de rencontrer la coordinatrice générale de Manifesta 13, j’ai trouvé très intéressant de pouvoir travailler sur une structure internationale, je connaissais la réputation de cette biennale et son approche un peu spécifique, ce qui m’a donné envie de m’engager sur ce projet », explique Béatrice Simonet.
« Les Parallèles du Sud » permettent de mettre en avant la ville de Marseille et de déployer tout son potentiel artistique. Un appel à projet est lancé depuis deux semaines, « l’objectif est de montrer la richesse artistique et culturelle de la région et accompagner et mettre en oeuvre des collaborations entre des acteurs locaux et internationaux », précise Béatrice Simonet, coordinatrice des « Parallèles du Sud ».
Antoine Belbahar (IEJ3)

Verbatim


La Canebière piétonne

La Canebière piétonne

©zal

Les automobilistes pestent, les piétons râlent, les usagers des bus sont perdus. le Centre-Ville est bloqué. Depuis le 1er juillet le bas de la Canebière est bouché non par une sardinade mais par des pelleteuses pour des travaux de voirie. Le but est de rendre la Canebière totalement piétonne et d’installer des plots très résistants anti-intrusion de véhicule fou.

Après le lancement début mars des travaux de réhabilitation du Centre-Ville commencés par la place Jean Ballard, le cours d’Estienne d’Orves et la rue Bir Hakeim, le terminal de la rue des Fabres a été supprimé et les bus ont été déroutés. Des travaux qui doivent se poursuivre dans une deuxième phase jusqu’au cours Saint-Louis sur la Canebière d’un côté et la poste Colbert enfin rénovée de l’autre. Pour expliquer ces changements aux passants, des étudiants distribuent des tracts de MarseilleChange autour d’une boutique d’information éphémère place du Général De Gaulle en face de la Chambre de Commerce.

Une requalification que la maire (LR) du secteur Sabine Bernasconi déclare souhaiter depuis le début de son mandat, “avec notamment une volonté claire d’un espace apaisé permettant notamment la mobilité douce avec des parcours cyclables connectés”. Elle l’avait annoncé dès 2016 dans sa volonté de reprendre en main la Canebière et d’en faire un “Broadway marseillais” piéton. La Canebière des années 30 pouvait ressembler au Broadway/42ème rue d’antan, avec ses cafés concert ses salles de spectacle et ses hôtels de luxe. Le chemin est encore long pour retrouver ce lustre.

“La création des “Dimanches de la Canebière” (en 2017) était sa préfiguration, et je suis heureuse de voir aboutir ce projet important pour la Ville de Marseille grâce au financement du Département des Département des Bouches-du-Rhône et d’Aix Marseille Provence Métropole”, a-t-elle précisé sur son compte Facebook. Marseille Change, et tout comme Martine Vassal, (présidente LR du département et de la Métropole) je souhaite que notre Centre-Ville soit accessible et pratique pour tous”, a-t-elle ajouté. “Ensemble continuons de transformer Marseille” a-t-elle conclu espérant entraîner l’adhésion des marseillais. Ceux du quartier rencontrés apprécient mais se disent plus préoccupés de réhabilitation de l’habitat indigne que de piétonnisation du centre-ville.

al/

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