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Mois : septembre 2019

Rue de la Rep’ se cherche encore

Rue de la Rep’ se cherche encore

garden party urbaineLa rue de la République s’est ornée de ses plus belle parures pour Marseille Provence Gastronomie 2019. Toute la rue était mobilisée sur 200 mètres pour cette Garden Partu Urbaine. Stands de dégustations de produits locaux, de cafés, de bières, une vente de plantes. Un cuisinier préparait  en direct un carpaccio de loup. De la Grand Rue à la place Sadi Carnot la voie était piétonnisée. Tapis vert au sol, restaurants magasins et galerie d’art débordaient sur les trottoirs. Une grande tablée de dégustation lui donnait un air de kermesse. De midi à minuit, les passants en avaient pour leurs papilles. Ils pouvaient même se déhancher sur la piste de danse en haut de la rue. Une animation utile pour faire vivre cette rue en réhabilitation depuis plus de 15 ans du Vieux-Port au nouveau quartier de la Joliette qui n’a pas encore trouver son public regrettent les commerçants.

Découvrez les images sur le compte Instagram de la @hunedecanebière.  

Théo Potié (IEJ3)

 

Canebière : portrait d’un mythe

Canebière : portrait d’un mythe

©Théo Potié

On ne vit pas à Marseille, Marseille se vit. Sur la canebière, on y faisait des cordes en chanvre, aujourd’hui certains parlent de “Broadway marseillais” ou bien de “Champs-Elysées marseillais”, pourtant jusqu’en 2013 encore, l’artère avait mauvaise réputation. L’image qu’en gardaient les visiteurs était loin de sa splendeur des années 30 à 50. Sale, dangereuse, à l’abandon, détériorée, les adjectifs fusent dans la bouche des étrangers. Après la construction du tramway en 2007, la mairie entame à nouveau des travaux de requalification et de rénovations dans tout le centre-ville en 2016, dont la Canebière en 2019. Désormais “piétonnisée et apaisée” selon les mots de la maire (LR) de secteur, Sabine Bernasconi. Qu’aperçoit donc un visiteur au gré de ses déambulations marseillaise ? Portrait contemporain de la Canebière car Marseille se vit, mais Marseille se lit aussi. 

Le promeneur laisse le Vieux-Port dans son dos, déjà, en contemplant la Canebière de tout son kilomètre de long, il pourra voir les premiers travaux de piétonnisation. Le bas de la canebière, à côté du Club Pernod est déjà interdit à la circulation, de quoi rassurer les licenciés et leurs ainées. “ Ah ben, c’est sûr que c’est mieux”, réagit une vieille dame avec ses courses. En remontant, vestige du passé, le manège qui tourne quasiment à vide en cette après-midi ensoleillé. La place du Général-De-Gaulle elle aussi se pare des traditionnelles barrières métalliques et rentre dans sa période de travaux. En face, le palais de la Bourse et ses colonnes, regardent la Canebière évoluer. 
C’est au Centre Bourse que l’enfer commence, la circulation est alternée, les voitures roulent sur un bout de trottoir reconverti en chaussée, les piétons circulent dans le chaos des bus et des arrêts hasardeux, les passants se frayent un chemin dans un dédale de gravats et grillages tandis que les terrasses des snacks et café organisent la résistance. “On fait avec “, estime un gérant de snack en face du Centre Bourse. Le terminal des bus a été déplacé cours Jean Ballard, au sud du vieux-port pour permettre la piétonnisation de l’esplanade devant le Centre Bourse jusqu’au port antique entièrement remodelé. 
De retour sur le bas de la Canebière, le noir des façades s’allège pour retrouver un éclat ocre, à l’image de la Cure Gourmande, la seule boutique qui représente le sud entre banques et les magasins de téléphonie mobile. Un kiosque de à journaux est fermé pour raison de santé ; sur les quatre de la rue, seul un est ouvert. 
Plus haut encore, les trams se croisent, le cours St-Louis est un lieu de passage, il n’y a pas beaucoup de banc, si bien que les vieux s’installent sur les rebords du Monoprix pour discuter. Les gens sont pressés et s’engouffrent dans les trams, il n’y a pas beaucoup de végétation, hormis un fleuriste, seul survivant des quatre kiosques d’antan, qui vient verdir cette avenue de platanes. Fidèle au poste, Toinou et son comptoir coquillage rend cette place plus vivante. 
Puis, vient Noailles, cœur névralgique de ce quartier, il y a encore des banques côté Canebière et la mairie 1&7 à la façade recouverte de planches est encore traumatisée du passage des Gilets-Jaunes. À l’intérieur des petites ruelles, règne une joyeuse atmosphère. Entre le marché des capucins refait en 2017, les épiceries, la Maison Empereur, et les petits trafics de cigarettes, Marseille se mélange et avance. Chacun dans son sens. 
Au croisement entre la Canebière et le boulevard Garibaldi, l’ambiance change les boutiques se font plus modestes et le climat plus apaisé ; sur la gauche les terrasses des cafés sont à l’ombre des platanes et les gens discutent tranquillement. L’art s’invite doucement, avec le cinéma des Variétés, le Théâtre du Gymnase, les Bernardines en phase de piétonnisation/rénovation et plus haut le Théâtre de l’Odéon. Tandis que les deux aiguilles de l’église des réformés en cours de restauration se détachent déjà dans le ciel. 
Enfin, tout en haut, la place Léon-Blum et son kiosque à musique, eux aussi en travaux, en face de l’ancienne mairie qui fera place en 2021 au complexe de cinéma Artplexe. “La Canebière c’est le cœur battant de cette ville, il faut puiser des forces dans son histoire, sa culture et son patrimoine. Si l’on ne retrouve pas du sens à cette artère, cela ne sert à rien de faire de nouveaux pavés”, détaille Sabine Bernasconi, maire du premier secteur de la ville (1er et 7ème arrondissements). “ La canebière retrouve peu à peu une place centrale dans Marseille”, conclut-elle. 

Texte et photos Théo Potié (IEJ3)

A lire aussi:

piétonnisation de la Canebière;

Restauration de l’église des Réformés ;

le centre ville en pleine mutation

Requalification du port antique

Nous irons tous rue de la République

Nous irons tous rue de la République

garden party urbaine

Dans le cadre de MPG2019, année de la gastronomie, Provence Tourisme organise une garden party en milieu urbain afin de réunir un panel d’acteurs locaux autour d’un événement festif, artistique et gastronomique.

De midi à minuit, le samedi 28 septembre 2019, sera proposé une programmation exceptionnelle avec cooking show, cuisine de rue, grand banquet convivial, musiques, ateliers, expositions, rencontres au travers des 4 lieux éphémères MPG2019 (resto éphémère, la cuisine, café littéraire, l’accueil) mais aussi sur tout le long de la rue République, de Sadi Carnot à la rue Henri Fiocca.
Pour l’occasion une scénographie monumentale aérienne végétalisée sera proposée.

En même temps le collectif Mosaïc, qui expose depuis début septembre au 36 rue de la République, fera le finissage de l’exposition.

Chapeau Guillaume

Texte et vidéo Guillaume Richaud (IEJ2)

 

Canebière: la piétonnisation en cours

Canebière: la piétonnisation en cours

Le premier tronçon de la Canebière piétonnisée en travaux depuis début juillet dans sa partie historique entre le Vieux-Port et la rue Saint Ferréol devrait être terminé en décembre, selon le programme affiché dans un algeco à côté du manège. Deux cents mètres ont été repavés pour les piétons depuis le 1er juillet devant la Chambre de Commerce avec des plots anti-intrusion de véhicules.

Le prolongement de la rue Paradis le long de la place du général De Gaulle, est également éventré en cette fin septembre. Cette voie devrait aussi être rendue piétonne d’ici décembre au grand dam des automobilistes. Les travaux autour du Centre Bourse et l’ancienne gare des bus déménagée cours Jean Ballard devraient aussi être terminés en 2019 pour offrir une esplanade de la Canebière à la grande poste Colbert dont la rénovation doit se terminer en 2020 en passant par le jardin des vestiges en cours de remodelage.

Place général De GaulleLe second tronçon, de la rue Saint Ferréol  au carrefour cours Belsunce / cours Saint Louis devrait être livré en janvier ou février 2020, selon les mêmes prévisions.  Le prolongement jusqu’au cours Lieutaud -par ailleurs également en réhabilitation- est prévu pour l’été 2020 avec piétonnisation de l’îlot autour du théâtre du Gymnase.

Un programme de rénovation du centre-ville avec plantation d’arbres 

commencé en 2017 par la place du marché des Capucins puis la rue Paradis de la préfecture à la place du général De Gaulle.

Des travaux contestés par une partie des habitants du quartier de historique de Noailles depuis l’effondrement de deux immeubles qui a fait huit mort rue d’Aubagne le 5 novembre 2018. Le collectif du 5 novembre estime que la priorité est la consolidation des immeubles et la proposition d’un “habitat digne” dans ce quartier pauvre. Se joignent au concert des mécontents les protestation vigoureuses contre la rénovation totale de la place Jean-Jaurès dite de La Plaine qui font l’objet de marches de contestation régulières mettant en cause la gestion de la ville par la Mairie.

 

 

 

 

 

 

D2k#22 reporté au 6 octobre

D2k#22 reporté au 6 octobre

Pour des raisons liées à la concomitance de plusieurs évènements de grande envergure  organisés à Marseille, la reprise des activités des “Dimanches de la Canebière” prévue le  29 septembre est exceptionnellement reportée au Dimanche 6 Octobre. Un changement annoncé vendredi par la Mairie du premier secteur dans un communiqué.

Elle déclare que “c’est avec le même enthousiasme que nous accueillerons” pour cette 22ème édition décalée (D2K#22) , avec au titre des temps forts “de la musique et de la danse, notamment la troupe de Julien Lestel, qui avait déjà illuminé les “Dimanches de la Canebière” avec un somptueux Boléro de Ravel, ainsi que le Bagad du Pôle Ecoles Méditerranée de la Marine Nationale”, poursuit le communiqué.

Les promeneurs et badauds pourront y retrouverez les habituels points de rencontre culturels et artistiques avec les très appréciés disquaires et bouquinistes. Ainsi que vos rendez-vous gourmands, avec le marché de produits en “circuit court” et les bonnes tables du quartier : La Mercerie, Le Petit Saint Louis, Chez Toinou, et tout récemment Yima.

La Mairie du 1/7 rappelle son souhait d’une “Canebière entièrement rendue aux piétons dans quelques mois, à l’issue des travaux en cours”. Des travaux qui limiteront jusqu’en décembre la Canebière de la rue Saint Ferréol à l’église des réformés, selon le programme de rénovation en voie piétonne.

Canebière : restauration de l’église des Réformés

Canebière : restauration de l’église des Réformés

©zal

En cette rentrée 2019 l’Église « des Réformés » fait peau neuve.

L’église aussi appelée Saint Vincent de Paul en haut de la Canebière n’avait pas été totalement rénovée depuis 1933. Le département des Bouches-du-Rhône et la Métropole Aix-Marseille investissent 75% des 18 millions d’Euros estimés pour les travaux dont 3 Millions pris en charge par la ville de Marseille.Le reste par l’Etat au titre des monuments historiques. Un coût faramineux pour un chantier gigantesque.

Ce monument emblématique de la Canebière, dont les flèches jumelles déjà reprises en 2015 sont visibles depuis l’entrée du port, va voir sa façade refaite à neuf. Les Chenaux de la toiture ont aussi une grande part dans le projet.

Les travaux concernent également l’extérieur de l’Eglise. Les vitraux sont les plus touchés. Certains vitrages sont cassés et parfois l’armature en plomb est ©Guillaume Richaudendommagée, selon les architectes. “C’est une rénovation délicate car il faut retirer la vitre sans la casser”, précisent-ils. Les vitraux sont les mêmes qu’a la fondation de l’Eglise en 1852.

Construite à la fin du XIXe siècle et n’ayant plus fait l’objet de travaux d’envergure depuis 1933, l’édifice, classé monument historique depuis 2015, a souffert et souffre à la fois de son implantation urbaine et de l’outrage des ans rappelait en mai dernier le journal des Travaux publics et bâtiments du Midi. « Elle a besoin d’une cure de jouvence non seulement pour la sécurité du public mais aussi parce qu’elle est un symbole et un monument importants du patrimoine de la ville », avait souligné Jean-Claude Gaudin, le maire (LR) de Marseille, lors du lancement officiel, le 7 mai, de cette prochaine restauration qui débute cet automne.

©Guillaume RichaudMartine Vassal, présidente (LR) du département et de la métropole Aix-Marseille, déclarait pour sa part vouloir mettre les monuments cultuels de la ville à l’honneur « Ce qui s’est passé avec notre Dame de Paris, montre que les Français ont ce type de repère ; il y a eu un élan de générosité tout autour et je pense qu’il est important d’avoir ce patrimoine à la hauteur de la deuxième ville de France ».©Guillaume Richaud

La ville de Marseille s’attache à préserver son patrimoine depuis quelques années. En 2015 c’est l’Eglise Saint Joseph qui a bénéficié de 2 millions d’Euros pour être rénovée. Étant donné que ces églises sont construites avant 1905, elles appartiennent à la ville. C’est donc à Marseille de s’occuper des rénovations.

Alors que le haut de la Canebière est déjà le théâtre de la construction du cinéma Artplex jusqu’en 2020, celui de l’Église des Réformés va durer 3 ans et demi. Durant toute la durée des travaux, l’Église restera ouverte au culte, a-t-on assuré à la cure.

Guillaume Richaud (IEJ2)

Une mosaïque d’artistes pour Manifesta13

Une mosaïque d’artistes pour Manifesta13

Mosaïc fait sa rentrée

36 rue de la République 13001

Le collectif Mosaïc organise jusqu’au 30 septembre une exposition d’art dans une galerie éphémère Rue de la République afin de porter un projet artistique fort les Parallèles du Sud dans le cadre de la Biennale d’art contemporain Manifesta 13.

C’est en bonne compagnie, entre les petits fours et les verres à pied que s’est déroulé le

Sabine Bernasconi avec Laurens Heurtebise

vernissage de l’exposition du collectif Mosaïc. Plus de 300 personnes étaient présentes, pour admirer les œuvres  des artistes du collectif qui se préparent pour les Parallèles du Sud dans le cadre de Manifesta 13. “C’est important d’être présent ici car il faut encourager et participer aux initiatives culturelles, un marqueur fort du centre-ville, qui traverse un véritable renouveau dont les piliers sont la culture, la nature, l’apaisement et l’esprit collectif ”, a détaillé Sabine Bernasconi, maire (LR) du 1er et 7eme arrondissement de Marseille. “C’est une phase préambule de Manifesta, mais c’est aussi synonyme du bouillonnement culturel de Marseille, c’est dans le prolongement de  2013 et il faut encourager ce prolongement”, a-t-elle ajouté.

Marseille se prépare à accueillir  à sa manière la biennale d’art contemporain avec son flegme rebelle et unique, à l’image de celui qui “martyrise les appareils photos”, Michel Attard : “Je ne veux pas faire les photos des autres”. Marseille montre qu’elle n’est pas les autres.

olivier de bastierAu nombre de la centaine d’œuvres exposées, celles d’Olivier de Bastier tranchent par leur actualité dont l’esthétisme cache la violence.

Une mosaïque d’artistes pour les Parallèles du Sud et Manifesta 13

Le collectif Mosaïc a ainsi lancé sa première exposition. Créé avant l’été en juin 2019 par Jacqueline Regis, le collectif d’une trentaine d’artistes marseillais et d’ailleurs, amorcent la préfiguration de Manifesta 13. Manifesta, c’est une biennale européenne d’art contemporain itinérante, en d’autres termes, elle pose ses valises tous les deux ans depuis 1998 dans une ville européenne pour quelques mois. Et pour sa treizième édition, Manifesta débarque à Marseille pour un manifesta 13, où le partage et le rassemblement se conjuguent autour du thème : Trait d’Union-s.

C’est dans cette optique qu’est créé Mosaïc, afin de porter un projet solide pour Manifesta 13 Marseille, les Parallèles du Sud. C’est donc au 36 rue de la République, que les artistes tel que la hongkongaise Kam-Lai Wong, le photographe marseillais Fabio Calmettes , le parisien Hannibal Renberg  ou bien le roumain  Ion Grigorescu (présent à la Tate Modern à Londres , au MomA à New york et dans d’autres musées internationaux ) exposent leurs œuvres jusqu’au 30 septembre. “C’est Jacqueline qui à eu l’idée de réunir tous les artistes qu’elle aime bien, elle a donné un souffle à beaucoup de gens durant sa vie, le thème de manifesta 13 est le Trait d’Union-s, ici c’est Jacqueline le trait d’union”, assure un artiste du collectif Mosaïc, Alfons Alt.

Dans cette exposition il ne faut pas chercher une histoire ni une cohérence mais découvrir une une mosaïque de talents, dit un membre du collectif.

Texte et photos Théo Potier (IEJ3)

Liste des artistes membres du collectif Mosaïc par ordre alphabétique :
Hatem Akrout, Alfons Alt, Michel Attard, Olivier de Bastier, Johanna Baudou, Lionel Borla, Catherine Burki, Margarita Caballero, Fabio Calmette, Richard Campana, Stephane Chapelet, Floriande Cherel, Magali Clermont, Laurence Chiche, EMDesign, France Demoustier, Catherine Detaille, Eldekan, Henri Eskenazi, Magalie Harant, Laurens Heurtebise, lon Grigorescu, Pascale Lefèbvre, Yann Letestu, Anne de Massiac, Michelangelo Modica, Patrick Moquet, Hannibal Renberg, Laetitia Sellier, Lao Sheng, Utopi Pierre Juvigny, Kam Laï Wong