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Mois : octobre 2019

« Regards sur Noailles » depuis la Canebière

« Regards sur Noailles » depuis la Canebière

Noailles MarianA Noailles, une exposition d’étudiants engagée et ambitieuse avec des propositions pour la réhabilitation du quartier, un an après l’effondrement de deux immeubles vétustes qui avait fait 8 morts le 5 novembre 2018.

Mise en place au rez-de-chaussée des locaux récemment réaménagés pour abriter les bureaux de Manifesta13 ( treizième biennale d’art européenne, la première en France qui se tiendra de juin à novembre 2020), cette exposition « Regards sur Noailles » est l’aboutissement d’un projet collectif auquel participe Louis David, étudiant en cinquième année d’architecture à l’E.N.S.A.M. (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille). Prévue du 11 au 19 octobre cette exposition citoyenne, au sein de laquelle cohabitent travaux d’étudiants et témoignages d’habitants, se veut la réponse de toutes et tous au terrible effondrement d’immeubles du 5 novembre 2018, rue d’Aubagne. Une idée, alerter. Un projet, exposer. Un but, prévenir.

En pénétrant au 42 la Canebière, on est instantanément attiré par la multiplicité des travaux qui y sont présentés. C’est une présentation hétéroclite de photographies représentant les ruines des bâtiments déchus, de maquettes du quartier de Noailles ou de vidéos diffusées sur un grand écran où des étudiants présentent différents aspects de leur recherche autour du projet. Flyers, affiches, tout est bon, semble-t-il, pour faire connaître l’exposition au plus grand nombre. Outre le 42 la Canebière qui montre photographies, maquettes et vidéos, le théâtre du Daki Ling, au 45 rue d’Aubagne, accueille pour sa part deux journées de conférences et débats, les 11 et 12 octobre, sur le devenir du quartier de Noailles et des centres-villes en règle générale. L’appartement d’un particulier, situé à la place du marché, a été également réquisitionné.

Diligenté par son professeur Mariusz GRYGIELEWICZ, référent de l’exposition et plasticien, collectif 14+1_1Louis s’emploie activement à sa mise en place avec d’autres étudiants dont le « Collectif 14 + 1 » qui regroupe les étudiants qui, comme lui, évoluent en Master 2 d’architecture. Né au second semestre universitaire de l’année 2017/2018, ce groupe travaille aujourd’hui avec les habitants de Noailles, les acteurs locaux et divers membres de la société civile en vue de lister les problèmes de l’habitat afin d’en dégager les meilleures solutions possibles, sachant que les opérations de construction ou reconstruction sont évidemment coûteuses pour la ville. Ce projet global d’étude des problèmes de l’habitat est mené par quatorze étudiants + 1 ; « il s’agit d’une variable, pouvant faire référence à n’importe quelle personne ou organisme, pourvu qu’il ou elle contribue activement au projet », m’explique malicieusement Arthur SANCHEZ, 23 ans, étudiant lui-aussi en dernière année d’architecture à l’E.N.S.A.M. et sur le point de valider son P.F.E. (Projet de Fin d’Etude).

La citoyenneté au service du renouveau urbain

Les travaux exposés au 42 la Canebière ont ainsi vocation à sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs locaux sur l’insalubrité des habitats marseillais, et interroger quant à une vétusté croissante de l’urbain phocéen. Nulle piste n’est écartée, et toutes les idées sont bonnes pour mener à bien cette mission d’intérêt commun. Ainsi en va-t-il du court-métrage d’Arthur Sanchez,  « Séquence Finale », qui pose un regard interrogateur sur la ville, ou de la méthode de travail des camarades d’école d’Arthur : Gaspard et Camille. Ces derniers ont sillonné la rue d’Aubagne en interrogeant les passants, leur demandant de décrire leur centre-ville idéal et leurs éventuelles attentes quant à un aménagement futur du territoire urbain. Munis d’un papier et d’un crayon, ils ont dessiné ces espérances. Celles-ci établissent l’attente des gens d’un aménagement massif d’espaces verts, voyant dans ces derniers les grands absents du paysage marseillais actuel.

Quant aux ruines du 5 novembre, rue d’Aubagne, un consensus fait état de ne pas reconstruire par-dessus, témoignant de la volonté de chacune et chacun de garder paradoxalement intacte la mémoire des victimes. Le collectif  « Marseille en colère » a appelé par ailleurs au respect de huit minutes de silence le 5 novembre devant les immeubles écroulés à partir de 9h05, en commémoration des huit morts, un an après.

Marian Cregut (IEJ3)

 

Canebière: le retour des dimanches

Canebière: le retour des dimanches

C’est le retour des dimanches de la Canebière. Il s’agissait de la première édition de la saison et la 22ème en tout (D2K#22). Marseille, placée sous le signe de la gastronomie en 2019, la Canebière s’est elle aussi vêtue de sa plus belle nappe. Entre les stands de street-food avec des cornets de sardines, les plantes aromatiques ou bien les étapes “terrasses” des restaurants, chacun aura pu y trouver son compte. Cette édition a aussi été très musicale, que cela soit sur le square de la place Léon Blum ou sur la fontaine des Réformés, le square Stalingrad, de douces mélodies faisaient résonner l’artère Marseillaise.

Théo Potié (IEJ3)

La Canebière a son espace Manifesta

La Canebière a son espace Manifesta

On travaille depuis un an maintenant et nous avons créé des liens forts, un trait d’union avec les citoyens et vous pour faire renaître cet espace culturel, ce lieu historique central “ a annoncé Hedwig Fijen, la directrice et créatrice hollandaise de la biennale internationale d’art Manifesta, lors de l’inauguration de l’espace Manifesta13 au 42 de la Canebière. Des vitres neuves ont remplacé les planches cachant les vitrines brisées lors de manifestations.

C’est dans cette “Maison du Figaro” datant du XVIIème siècle que Manifesta installe son quartier général, au croisement du cours Saint-Louis et de la Canebière. Cette bâtisse a traversé les siècles depuis 1645. Elle est construite dans le cadre de travaux de rénovation et d’élargissement de la Canebière à cette époque. Cette maison a depuis toujours servi une certaine idée de l’art. Son dernier occupant pérenne était l’Espace Culture de la Ville de Marseille.

Au travers de ce lieu emblématique et central, la directrice et créatrice de Manifesta imagine un endroit de rencontre et de collaboration entre les artistes locaux nationaux et internationaux. Mais elle veut aussi un espace “ ancré dans son territoire ”, et espère un bouillonnement entre tous les acteurs réunis autour de Manifesta 13. “ Notre tradition est la curiosité, Marseille est une terre d’accueil propice, Traits d’union.s (titre de cette 13ème édition de Manifesta) va servir de fil rouge, mais nous n’allons pas attendre le 7 juin pour investir la ville “, détaille Hedwig Fijen. En effet, si la biennale s’installe du 7 juin au 1er novembre 2020, pour installer durablement ses “racines”, les 30 premiers artistes sélectionnés vont arriver dans les trois prochaines semaines afin de se “ renseigner et de s’instruire sur Marseille”.

Lors de l’inauguration, Marie-Hélène Feraud-Gregori, conseillère municipale délégué à l’Opéra, à l’Odéon et à l’art contemporain qui s’est beaucoup impliquée pour faire venir Manifesta à Marseille, a tenu à souligner “l’élément remarquable” que représente le 42 de la Canebière : “ C’est un lieu qui s’est imposé comme nécessaire, en plein cœur du triangle d’or marseillais, les artistes ont besoin de cette vie ”.

“ C’est une biennale à la fois européenne et itinérante qui porte haut les valeurs de l’art contemporain, sur la Canebière, qui vit une véritable requalification le patrimoine et la culture sont des marqueurs forts du vivre ensemble, Marseille apporte de son aura et de son âme “ a affirmé la maire (LR) de secteur Sabine Bernasconi, qui représentait pour l’occasion la présidente de la métropole Aix-Marseille, Martine Vassal.

Manifesta 13 se place d’ailleurs sous le haut patronage d’Emmanuel Macron, ce qui signifie “ une valeur symbolique “, selon Nicolas Dufaud, secrétaire général adjoint de la préfecture des Bouches-du-Rhone. Mais aussi cela signifie aussi des financements étalés sur 3 ans de la part du gouvernement pour Manifesta 13.

Hedwig Lijen a manifesté une forte volonté d’inscrire le projet localement, pour cela un tarif spécial sera proposé pour les habitants de la Région pour un programme qui sera annoncé bientôt avec une partie des premières dates importantes.

Théo Potié  (IEJ3)

 

 

En octobre Marseille se met au vert

En octobre Marseille se met au vert

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Pendant un mois, la mairie du 1er secteur de Marseille (1er&7ème arrondissements) réunit les acteurs de l’écologie marseillaise pour sensibiliser et discuter des solutions qui se profilent.

Le mois d’octobre va se conjuguer sous le signe de l’écologie dans le centre-ville de Marseille. La mairie du 1er et 7e arrondissement organise tout au long du mois avec des associations et organismes partenaire des activités autour de ce thème : conférences, nettoyages, ateliers pédagogique et sensibilisation.

Pour ce faire, la mairie s’entoure des acteurs de ce milieu, les véhicules électriques Totem, la Cité de l’Agriculture, le Village des solutions, l’association Planète Mer, Forêt Méditerranée, la RTM, Vélo en Ville, ou les jeunes créateurs de la fresque du climat; autant d’acteurs qui seront activement impliqués dans ce mois de “l’écologie positive”.

Cette année, il y aura plus de place aux discussions,  “ après le succès de l’édition de l’année dernière, nous avons ajouté des actions avec plus de temps de réflexion et de débats ”, explique la maire (LR) Sabine Bernasconi. “ Lors de ce mois de l’écologie positive sera l’occasion de tirer le bilan de l’année passé, mais aussi de pouvoir mettre en lumière toute les actions menées sur notre secteur et tous ceux qui contribuent à aider notre planète “, ajoute-t-elle.

Les activités ont commencé ce mercredi matin, 200 lycéens du lycée St-Charles ont participé à un ramassage urbain de déchets. Tous les deux jours environ des activités sont prévues. Par exemple, vendredi 4 octobre aura lieu une conférence sur l’éco-mobilité, ce dimanche 6 aura lieu le traditionnel dimanche de la Canebière avec des ateliers sur l’éco-citoyenneté. Toute les informations sont disponible sur le site internet de la Mairie 1&7. (voir l’agenda, clic).

Théo Potié (IEJ3)