Effondrements rue d’Aubagne : où en sont les rescapés ? 

Effondrements rue d’Aubagne : où en sont les rescapés ? 

visuel rue d'aubagne © Parenthèses
Un an après le drame de la rue d’Aubagne, tour d’horizon auprès des sinistrés relogés.
L’effondrement, la peur, les cris et puis plus rien. Un an après la tragique journée qui faisait 8 morts rue d’Aubagne à Marseille, la situation des délogés a avancé, mais beaucoup reste à faire. « Ces derniers temps, il n’y a pas une nuit où je me couche sans penser à la rue d’Aubagne et à ma vie d’avant. Entre les démarches, l’angoisse, l’incertitude, ces derniers mois nous ont maintenus dans un rythme fou, mais à l’approche de la date anniversaire, je ressens vraiment le contrecoup. » explique Fred, un relogé de la rue d’Aubagne à La Provence. Sur les 3700 sinistrés, 1486 personnes ont été relogées tout d’abord dans 27 hôtels réquisitionnés par la ville, puis dans des logements provisoires. C’est l’association Soliha Provence qui a été chargé de lancer un appel d’offre afin que les bailleurs sociaux puissent proposer des appartements disponibles. 
C’est le cas d’Unicil, un bailleur social qui a directement proposé plus de 300 logements, seuls 91 ont été retenus et 75 sont aujourd’hui en cours de location. Les appartements sélectionnés devaient tenir compte du périmètre afin de rester dans les environs du quartier, et de la sécurité. Le bail quant à lui, rappelle que ces logements ne sont que provisoires, puisqu’ils ne sont pas au noms des rescapés mais bel et bien à celui de l’association. La sous-location étant l’option par défaut, les délogés ont malgré tout le choix d’établir un bail permanent. 
Des projets menés par la ville 
Même si tout n’est pas terminé, “la ville s’investit malgré tout dans l’amélioration de la qualité de l’habitat”, et particulièrement dans le centre ville, déclare Coline Verlaque, représentante d’Unicil. D’ajouter: notamment “avec le projet Marseille Horizons et ses 2000 logements sociaux rénovés”. Enfin, affirme-t-elle, la ville “met un point d’honneur à lutter contre l’habitat indigne”, que ce soit au niveau de l’état des logements ou même de l’éradication des marchands de sommeil.
Marie Audemard (IEJ3)
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Revue de presse : Les effondrements Rue d’Aubagne.

Il y a un an, le 5 novembre 2018, deux immeubles Rue d’Aubagne proche de la Canebière s’effondrent. 8 victimes sont retrouvées dans les décombres. Un évènement traumatisant pour le peuple marseillais. Un an après, un moment de commémoration a eu lieu ce mardi 5 novembre à 9h5, de quoi relancer le sujet. Beaucoup de journaux en ont parlés, et rebondissent sur l’actualité pour faire un état de la situation. La majorité des journaux Nationaux ou régionaux se retrouvent dans une idée commune, politique,  à l’approche des municipales 2020. La majorité des articles s’ouvrent sur les élections. Pour le(a) futur(e) Maire comment appréhender l’insalubrité des logements Marseillais ?

Retour en image sur les différentes unes de nos journaux.

Voici la Une de Libération :libé

Titre évocateur, image terrible de l’effondrement… Libération dénonce l’après désastre et le sentiment d’abandon des Marseillais. Le journal met en lumière à travers son article l’insalubrité des logements Marseillais.

Le Parisien opte pour l’Hommage nationalLe Parisien

Le choix du journal s’est porté sur la détresse et la tristesse des riverains, un an après les effondrements.  L’article se veut bouleversant, afin de montrer la tragédie de la situation. La parole est donnée aux Marseillais, énervés par la situation actuelle des choses.

Le Figaro angle autour de l’économie.

Le Figaro

Le figaro choisit de traiter les effondrements rue d’Aubagne d’une manière particulière par rapport aux autres journaux. Ils parlent de l’insalubrité des bâtiments maintenant.

A travers leur papier, ils lèvent le voile sur l’habitat indigne, et les actions mises en place par la ville pour aider les victimes de l’effondrement.

La Marseillaise aux premières logesLa Marseillaise

La parole est donc donnée au peuple Marseillais, et plus particulièrement au collectif du 5 novembre. Le journal local choisit de montrer que la crise n’est pas résorbée. L’image  est forte et permet de commémorer ce triste moment de l’histoire Marseillaise.

« Nous devons continuer à nous battre car cette municipalité n’a pas la volonté politique que les choses changent » (La Marseillaise).

Le Monde : “Au-delà du désastre”

Le MondeLe seul journal de cette revue de presse à évoquer en introduction l’existence d’une crise Marseillaise, un an après les effondrements. Comme les autres journaux, il nous décrit une ambiance lourde lors de la commémoration. Preuve que les Marseillais n’oublient pas.

La Provence, 5 novembre 2019

Samia Ghali rue d'aubagne 5 novembre La ProvenceLa sénatrice des Bouches-du-Rhône Samia Ghali était présente ce matin à Marseille, rue d’Aubagne, pendant la cérémonie d’hommage aux victimes du drame du 5 novembre 2018. “C’était de mon devoir de Marseillaise et d’élue d’être ici”, confie-t-elle à notre micro après la commémoration. Après une cérémonie calme qui a réuni plusieurs centaines de personnes, un groupe s’en est pris à l’élue, lui ordonnant de “se casser” et l’accusant de “récupération politique”. “Je ne pouvais rien faire contre l’effondrement de cet immeuble, nous rétorque Samia Ghali. Des familles de victimes souhaitent me parler et je suis là pour elles.”

La Croix : La colère des MarseillaisLa Croix

Un an après le drame de la rue d’Aubagne à Marseille : drapeaux en berne et habitants en colère (AFP)

rue Aubagne 5 novembre 2019 ©AFPLes drapeaux seront mis en berne et une minute de silence sera respectée mardi à l’hôtel de ville deMarseille, pour le premier anniversaire du drame de la rue d’Aubagne, a annoncé lundi le maire LR Jean-Claude Gaudin. Affirmant “porter le deuil de cette tragédie, malgré les invectives et les injures publiques”, celui qui dirige la ville depuis 24 ans ne sera cependant pas présent sur les lieux du drame mardi au coeur du quartier populaire de Noailles, à quelques encablures du Vieux Port: “Je ne crois pas que ma présence soit souhaitée”, a-t-il déclaré lundi matin lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville, assurant chercher “l’apaisement”.

Guillaume Richaud (IEJ3)

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Présentation d’un “livre bilan” après l’effondrement des immeubles par Karine Bonjour, éditions Parenthèses:
© Parenthèses«Quand j’ai vu que la pluie – la mairie – décollait les affiches, que le temps estompait les fresques, que les mots s’envolaient, j’ai tenté de les capturer, de les maintenir en vie, de les conserver contre l’oubli. Pendant six mois, j’ai collecté les expressions verbales et visuelles qui envahissaient Noailles, puis Marseille, qui, tout simplement, disaient Noailles et Marseille, le drame et la solidarité, leur présent et leur avenir. Ce livre les restitue. Récit d’un effondrement, de l’émotion et du réveil qui l’ont suivi. Empreinte d’une mémoire partagée, empathique et créative, solidaire et engagée.» K. B.
voir quelques bonnes feuilles, clic: editionsparentheses.com

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