Mobilité à Marseille : c’est l’enfer 

Mobilité à Marseille : c’est l’enfer 

Marseille Vieux-Port du Pharo à la Bonne Mère ©zal

Les acteurs de la mobilité en ville ont souligné le retard de Marseille par rapport aux autres villes lors d’un débat fin février organisé au bout de la Canebière par le quotidien La Provence. Pour eux, il faut réagir maintenant. 

Un changement prévu pour 2025… ou 2030 ? 

« L’enfer des transports à Marseille », c’était la thématique du débat qui s’est tenu jeudi sur la mobilité. Organisée par La Provence, la discussion mobilisait plusieurs acteurs clé de la question. Que ce soit pour mettre en place le vélo en ville, réduire la place de la voiture, ou encore élargir la couverture des transports en commun, une seule phrase est revenue à mainte reprise : il faut agir vite. Mais peu d’espoir de voir la situation s’améliorer avant 2025, voire 2030, selon les participants.
Canebière piétonne ©zal
Canebière piétonne ©zal

Pendant que les uns et les autres se questionnent sur les solutions à mettre en place pour limiter les bouchons (qui représentent 150 heures perdues par an pour chaque Marseillais), Jean-Pierre Serrus insiste: « Nous avons l’institution mais nous n’allons pas assez vite. Il nous faut 10 ans maintenant pour rattraper les 30 années de retard ». Vice-président de la Métropole Aix-Marseille-Provence délégué à la mobilité, aux déplacements et aux transports et Maire de La Roque-d’Anthéron, Jean-Pierre Serrus (ex LR passé chez LaREM) estime que les institutions et les avancées technologiques en matière de transport devraient permettre à Marseille de se développer, si elle le voulait. 

Le vélo comme solution alternative 
St Ferréol piétonne Préfecture ©zal

Et pour désencombrer la 2ème ville la plus embouteillée de France, quoi de mieux que d’adopter le vélo ? Pourtant la solution paraît utopique. « Je crois qu’on pourra mettre toutes les pistes cyclables qu’on veut et tous les bus à haut niveau de service, toutes les lignes, tant que les gens auront la possibilité de trouver une place pour leur voiture, ils le feront », commente Cyril Pimentel du collectif “Vélos en ville”. Un plan vélo qui mobilise malgré tout 60 millions d’euros de la métropole. 

 Un projet ambitieux qui ne demande plus qu’à être mis en place. 
 
Marie Audemard (IEJ3)

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