Manifeste

Manifeste

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Vouloir faire de la Canebiere le phare de la Méditerranée nous a semblé suffisamment incongru pour nous inciter à investir sans préjugés par une démarche citoyenne dans un site participatif. 

La Bourse en bas de la Caebière ldepuis le Vieux Port
Entre Bourse et vieux port,  début de la Canebière

La Canebière, Broadway marseillais? Pourquoi pas. Le pari est de rendre son lustre d’antan à cette artère principale de la ville connue “jusqu’au bout de la terre” comme dit la chanson : donner un nouvel élan à la Canebière par des actions culturelles et en faire le phare de la Provence. Grâce aux nouvelles technologies, la Canebière peut redevenir un centre de culture, de commerces et de vie. Pour débuter cette vaste opération de réhabilitation, est prévu le lancement des « dimanches de la Canebière » les derniers dimanches de chaque mois de l’année 2017 avec les associations culturelles. L’occasion pour les marseillaises, les marseillais et les étrangers de redécouvrir le patrimoine de cette voie mythique d’un kilomètre de long, contre 21 km à Broadway, sans  dénomination de rue, boulevard ou avenue. On dit seulement la Canebière devenue frontière entre les quartiers sud et nord.

Les allées Meilhan en haut de la Canebière
Allées Meilhan,  haut de la Canebière

L’objectif  de ce projet de renouveau est d’en refaire la vitrine de Marseille et au-delà, de la Métropole et de la Provence. Une gageure audacieuse utilisant la culture comme outil de redynamisation et de lien entre les deux parties -des quartiers riches et pauvres- de la ville. Les vitrines et les façades devraient être restaurées, les trottoirs nettoyés, la signalétique revisitée et les poubelles disparues. Un an après l’annonce de ce plan de réhabilitation qui avait déclenché l’hilarité des marseillais habitués à des promesses non tenues, les persifleurs commencent à se montrer circonspects.
Un vaste programme, ses aléas et ses critiques que nous nous proposons de livrer à partir de janvier 2017 au fur et à mesure dans ce site sous l’angle de l’évolution de la cité. Bref, un portrait de ville en mouvement.

 

Première étape: 2017.

Le Kiosque comme une hune en haut de la Canebière.
Le Kiosque comme une hune en haut de la Canebière.

La hune en haut du mât d’artimon sur lequel se postaient les gabiers ou vigies pour scruter l’horizon est un poste idéal pour voir la programmation des événements à venir. L’idée est louable de réhabiliter le cœur de ville à partir d’une intention avant tout culturelle. Du Palais Longchamp à la Criée en passant par l’Odéon, le Gymnase, les Bernardines et l’Opéra d’un côté et de l’autre de La Friche Belle de Mai au MuCEM jusqu’à la Bibliothèque Départementale sans oublier l’Alcazar, les théâtres de Lenche et de la Minoterie, le FRAC et le CIRVA, les institutions culturelles ne manquent pas dans le périmètre de la Canebière. Ces établissements s’inscrivent dans ce « triangle culturel » de Marseille où l’on compte une cinquantaine de lieux qui doivent fédérer leurs actions sur ces onze dimanches de l’année 2017 avec la réouverture de cafés, de brasseries, de galeries…

cafés allées Meilahn ©zal
cafés allées Meilhan ©zal

En attentant une programmation plus élaborée pour 2018 sur les quatre parties de la Canebière: Bourse depuis le Vieux-Port jusqu’aux cours Saint Louis et Belsunce, Noailles et son marché jusqu’au Boulevard d’Athènes et le grand escalier de la gare Saint Charles tant décrié, Allées de Meilhan et ses cafés où l’on joue aux dominos puis la rue Consolat et ses ateliers d’artistes jusqu’au Palais Longchamp.

 

Et après ?

Le marcher de Noailles au milieu de la Canebière
Le marché de Noailles

Inauguration le dimanche 29 janvier 2017 rue du théâtre français, entre le Gymnase qui se propose comme « pôle premier » de la programmation culturelle et l’Université dont les milliers d’étudiants sont appelés à redonner vie à ce centre-ville tombé en désuétude depuis plus de 20 ans.

Espoir.

Le gabier

Pour toute information ou proposition de participation: contact@canebiere.info