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Auteur : Antoine Lazerges

Marseille an 3013, l’avenir de la ville imaginé par des écrivains

Marseille an 3013, l’avenir de la ville imaginé par des écrivains

©zal
52 rue de la République

Depuis plusieurs semaines, déjà, l’association Marseille 3013 réalise une campagne de don pour la sortie de son livre « Marseille an 3013 », prévue pour septembre 2018. « On n’avait pas besoin de dons pour financer le livre, mais cette levée de fond a pour but de promouvoir, de faire une sorte de teasing avant la sortie de l’ouvrage. Les donateurs auront également droit à un exemplaire du livre », explique Patrick Coulomb, co-initiateur du livre avec Stéphane Sarpaux, le président du comité Marseille 3013.

Marseille an 3013 sera un recueil de science-fiction de 200 pages, comprenant 13 auteurs marseillais ou connaissant bien Marseille différents, pour 13 nouvelles. De la science-fiction pure, à la fantaisie, mais aussi la politique. Nombreux sont les sujets qui vont être abordés dans ce Marseille réinventé. « Certains d’entre eux ont parlé de Marseille sous la mer, d’autres ont imaginé Marseille déplacé dans le cosmos sur une autre planète. Pour d’autres n’y a plus rien, Marseille est en ruine », développe Philippe Coulomb.

©zal
58 rue de la République

Chacun a pu donner sa vision de Marseille. À travers, ces nouvelles, les écrivains vont parler de Marseille à l’heure actuelle pour imaginer un nouveau Marseille. Le livre emmènera le lecteur dans un monde fantasmé où les auteurs ont décrit leurs peurs, mais aussi leurs souhaits pour l’avenir de la cité phocéenne. Ils ont écrit selon leur fantasme le Marseille de dans 1000 ans. « Beaucoup de nostalgie sortira de ce livre », conclu Christophe Coulomb.

À noter que la campagne de don durera jusqu’au 14 juillet.

Charles Gandolfo (IEJ)

«Si la réalité ne nous satisfait pas, inventons notre propre ville ! C’est Marseille 3013», déclare Stéphane Sarpaux directeur de ce collectif d’artistes «Marseille 3013»  sur le site de l’association.
Le Off de la capitale Européenne de la culture, rebaptisé “Marseille 3013″ est un collectif d’artistes, de créatifs et de chercheurs qui vise à développer un espace de créations artistiques, innovantes et participatives.

En savoir plus sur l’association et ses projets: clic

 

Marseille derrière les Bleus : On passe aux choses sérieuses

Marseille derrière les Bleus : On passe aux choses sérieuses

Incroyable, sensationnel, épique ou même stressant jusqu’à la dernière minute. Ce huitième de finale de la Coupe du Monde entre la France et l’Argentine a sans doute marqué la mémoire de beaucoup de jeunes et moins jeunes supporters des Bleus. Remporté 4 buts à 3, ce match a fait chavirer le peuple français, et le peuple marseillais aussi.

« On s’est régalé, c’était un grand match. Beaucoup de buts, beaucoup d’actions, une vraie folie sur le terrain, je me suis enfin senti devant un match de la Coupe du Monde » s’exalte Vincent, étudiant et supporter de la France. Cette impression, elle est générale. Après trois matches de poule qui ont plus que déçu le public par leur fadeur, la compétition semble vraiment lancée depuis ce samedi 30 juin.

Ce sursaut d’orgueil et de plaisir fait remarquer une vraie différence avec le dramatique France-Danemark de mardi dernier. 90 minutes d’enfer vécues du Vieux-Port au Cours Julien pour des Marseillais qui espéraient voir du football, et qui se sont retrouvés à finir craintifs. « Je sais pas quoi dire, c’était un match dégueulasse, même l’OM de l’époque Labrune ressemblait plus à quelque chose que ça » déplore Gregoire, supporter déçu qui a dû changer d’opinion depuis ce huitième de finale.

Dans l’ambiance, on est honnêtement encore loin de l’évènement foot de référence de 2018 sur Marseille : la finale d’Europa League OM/Atletico Madrid. A la différence de la phase de poules, plus de bars et de restaurants se sont mis à diffuser le match sur leurs terrasses et près de leurs comptoirs.

Le cœur touristique de Marseille était bondé en cet après-midi très chaud et ensoleillé, un vrai moment d’été parfait pour siroter sa bière devant une magnifique rencontre. « On est venu entre couples, et même si je ne suis pas foot du tout, j’aime bien l’Equipe de France, et c’est toujours plaisant de voir du monde et de l’engouement collectif comme aujourd’hui » se réjouit Sarah, amatrice de football et de grandes compétitions.

Le prochain match, c’est ce vendredi. Dès le coup de sifflet final, certains supporters ne pensaient qu’à une chose : le Portugal. La vision d’une revanche de la finale perdue de l’Euro 2016 étaient dans certaines têtes. « On a éliminé Messi, maintenant il faut qu’on se débarrasse de Ronaldo, on fait le doublé gagnant comme ça » espère Christophe, fan inconditionnel de la France et de l’OM.

Malheureusement (ou heureusement, ça dépend du point de vue), l’Uruguay a éliminé le Portugal juste après le match de la France. Ce sera donc un France-Uruguay, quart de finale d’une Coupe du Monde qui commence enfin a créer de l’engouement.

Texte et photos Guillaume Aledo (IEJ)

 

Le marché de Noailles est de retour place des Capucins

Le marché de Noailles est de retour place des Capucins

La place restaurée ©zal

Les maraîchers sont enfin de retour chez eux ! Déplacés depuis le 1er janvier 2018 Square Léon Blum, ils ont retrouvé leur emplacement initial le lundi 25 juin. L’ensemble des stands ont été modernisés pour un coût global de 700.000 €uros. Les commerçants en question sont ravis. « Ça nous fait plaisir de revenir ici. Les stands sont beaucoup plus agréables, et on compte bien retrouver la clientèle que nous avions perdu », confie le maraîcher Alain Barthélémy, restituant l’enthousiasme général. Les habitués, qui depuis des mois devaient faire un grand détour, sont satisfaits de revenir à leurs bonnes vieilles habitudes. « J’y allais beaucoup moins depuis qu’ils avaient tout mis là-bas, il m’arrivait fréquemment d’aller ailleurs. C’est vraiment bien que tout soit ici de nouveau » se réjouit un client.

Les commerçants de la rue Longue-des-Capucins, qui ne profitaient plus de l’aura du marché, vont progressivement regagner tous les clients perdus. Virginie Fanego, qui tient une fromagerie/charcuterie, qui avait déclaré « avoir perdu 20% de clients depuis le déplacement du marché », et Saladin qui estimait « à 50% » la chute de son chiffre d’affaires, s’attendent « à une nette amélioration dans les jours qui viennent ». Depuis le 25 juin, déjà, tous les commerçants ont pu observer une augmentation des passants dans la rue. Le retour du marché ne fait donc que des heureux.

Thomas Izart (IEJ)

A lire aussi : Marché de Noailles, le retour? clic ; Inquiétudes autour du marché des Capucins, clic ; Un matin aux Capucins,clic ; L’autre visage des Capucins, clic

La science s’amuse pour les Dimanches de la Canebière

La science s’amuse pour les Dimanches de la Canebière

Pour la 14ème et dernière édition de la saison 2017-2018 des Dimanches de la Canebière, les marseillais pouvaient découvrir le Souk des Sciences. Un évènement qui prenait place toute la journée sur une partie du Square Leon Blum, a côté des habituels jeux pour enfants. Mais en quoi consiste ce Souk des Sciences ?

Le Souk était constitué d’une série de stands qui proposaient différentes activités et animations autour de la science. Destinés aux petits et aux grands, ces jeux interactifs permettent d’en apprendre plus sur la biologie sous-marine, le fonctionnement des vents, la vie secrète des insectes,  l’impression 3D ou encore la cuisine moléculaire. Un panel varié qui a convaincu les visiteurs. « Pour passer l’après-midi avec les enfants, c’est parfait, c’est amusant en étant éducatif, que demander de plus ? » se réjouit Marc, père de famille venu avec ses enfants.

Souk mouvant dans tout le PACA depuis 2003, cet évènement a aussi permis à des associations d’étudiants et de chercheurs d’en faire découvrir plus sur leurs métiers, qui sont souvent enclin aux clichés tenaces. La Fédération de la Chimie, le laboratoire MIO, l’Association E4 ou encore la cellule CST d’Aix-Marseille Université : les visiteurs pouvaient découvrir la diversité de la recherche scientifique universitaire de Marseille.

L’association IGM s’est servi de l’évènement pour présenter son projet universitaire : une bombe pour éradiquer définitivement les punaises de lit. « On est ici pour présenter notre projet, l’expliquer en détail et obtenir une vraie visibilité auprès du grand public » explique Céline, membre de l’association qui s’est déguisée en punaise de lit géante pour l’occasion.

Texte et photos Guillaume Aledo (IEJ)

 

Canebière #14: Musique et Parkour pour rythmer la journée

Canebière #14: Musique et Parkour pour rythmer la journée

Ce dimanche, s’est tenue la 14ème édition des dimanches de la Canebière, le dernier en attendant la rentrée en septembre. Malgré la forte chaleur présente sur Marseille et la course de F1 au Castellet, les Marseillais étaient nombreux à déambuler sur La Canebière. Ils ont pu ainsi profiter d’animations très diverses : des représentations artistiques et musicales se tenaient au milieu des courses effrénées des free-runners et des ventes d’objets en tout genre. Tout le monde a pu trouver son compte.

Le mois dernier l’Afrique était à l’honneur mais les dimanches n’avaient pas eu la réussite escomptée. La faute, entre autres, à la fête des mères. Pour Canebière#14 la mairie (LR) de secteur à l’initiative du projet lancé en 2016 a été épaulée par la Présidente (LR) du Conseil Départemental qui a pris en charge la programmation de cette journée festive orchestrée par Lieux Publics (centre national de création en espace public) basé à Marseille.

Pour cette dernière édition avant une pause bien méritée, le bal a été lancé parChorus ©Charles Gandolfole “Chrorus” de Ray Lee. Juste en face, les free-runners, nom donné aux pratiquants du Parkour, ont tout au long de la journée exécuté des danses et des sauts spectaculaires, ponctués par les applaudissements enthousiastes du public. “C’est vraiment exceptionnel ce qu’ils font, parfois ils me font vraiment peur”, s’enthousiasme Christine, mère au foyer. L’animation a suscité un énorme intérêt, et les Marseillais pouvaient même s’y essayer. Des échafaudages ont été disposés sur le Square Léon Blum, et chacun pouvait grimper dessus pour s’entraîner, sous l’œil et les conseils des Free-Runners. Chacun pouvait s’adapter aux activités en fonction de son niveau. Pour les moins aguerris, il s’agissait déjà d’arriver à faire un salto à même le sol. “J’ai emmené mon fils ce matin, et il ne s’arrête plus!”, lance Valérie, maîtresse d’école.

©Thomas Izart« Amour à la table » faisait partie également des curiosités de cette journée. Chapeautée par l’association Lieux Publics, 26 acteurs « entablés », c’est-à-dire véritablement incrustés dans des tables, ont livré une performance ésotérique. Entre 11 heures et 13 heures, en plein cœur du cours Saint-Louis, ils se faufilaient au milieu des passants, apostrophaient certains d’entre eux et discutaient ensemble gaiement. De nombreux passants étaient dans l’incompréhension, à l’image d’Anna, Marseillaise de 26 ans « Je n’ai pas tout compris, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est original », a-t-elle confié. D’autres y ont vu un moment de convivialité bon-enfant. “Je trouve ça amusant, ça change de ce qu’on voit tous les jours et ça fait plaisir à voir” a déclaré Roger qui a profité des animations toute la journée.

Autre attraction de la journée : à la place du Lycée Thiers, une scène musicale a pris place place à l’ombre des platanes. Plusieurs chorales se sont succédé au cours de la journée, dont deux composées d’enfants. Avec celle de l’Ecole Elémentaire de La Busserine  elles ont offert un spectacle divertissant, chaleureux et émouvant sous le regard de nombreux passants et de leurs parents. “Ils étaient mignons. Honnêtement, la foule ne les a pas impressionnés, c’était vraiment une belle performance”, se félicite Sébastien, étudiant.

La journée s’est achevée avec la musique de l’installation sonore du “Chorus” de Ray Lee qui aura rythmé cette 14ème édition des Dimanches de La Canebière. Tous les ingrédients étaient là pour une journée réussie et enrichissante.

Charles Gandolfo et Thomas Izart (IEJ)

Portofolio de la journée par Sophie Pironnet (IEJ)

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