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Auteur : Antoine Lazerges

Tendance Clown 13ème, pour le 13ème Dimanche de la Canebière

Tendance Clown 13ème, pour le 13ème Dimanche de la Canebière

Tendance Clown une 13e, pour les un an des Dimanches de la Canebière

garden-party©Béa-GillotCréée en 2001, l’association City Zen Café, aussi appelé Daki Ling ce qui signifie Jardin des Muses en sanskrit. « Ce lieu représente le jardin habité par les muses qui inspire les artistes », précise Vanina Lebeau, médiatrice culturelle de City Zen Café/Daki Ling. Elle organise sa 13ème édition du festival Tendance Clown. Les plus belles pépites clownesques seront évidemment présentes mais cette année le format sera quelque peu différent des années précédentes.

Ce festival annuel a débuté le 11 mai par un cabaret-clown à l’hôpital pour enfants de la Timone. Il s’étendra jusqu’au dimanche 27 mai, lors d’une journée de festivités intitulé « Noailles s’invite aux Dimanches de la Canebière ! » dont ce sera la treizième édition.
Cette journée prévue pour les habitants du quartier doit son nom au fait qu’habituellement cette journée de clôture du festival à lieu dans le quartier de Noailles. « Cette année la clôture de notre événement annuel se fera Place du Lycée Thiers qui ne se situe pas à Noailles précisément (actuellement en travaux deux rues plus bas, ndlr). Jusqu’à l’année dernière, on l’organisait nous-même. Mais pour des raisons de sécurité dû au risque d’attentat et le coût de la sécurité, on a choisi de la faire pendant les dimanches de la Canebière », explique Vanina Lebeau. Cette journée sera animée par des associations sociales exclusivement des quartiers Noailles et Belsunce.5-Cie-heidi-a-bien-grandi-HIC-600ppp-Pierre-Noirault-1

Au programme : Sur les coups de midi, salade de pomme de terre, et de riz, ainsi que du thé à la menthe, préparés par l’association Destination Famille, seront mis à disposition pour une centaine de personnes. Vers 14h suivra un spectacle de contes d’Olivier de Robert à l’initiative du théâtre de L’Éolienne. Ensuite, deux spectacles de danse « multigenre » seront proposés par l’association Dunes aux alentours de 14h40 et 16h. Entre les deux divers ateliers seront mis à la disposition de tous : des ateliers de magie, sports, maquillage, informatique, et de maitrise du français seront notamment à découvrir. Ainsi que le spectacle « ICY-PLAGE » par la Compagnie Kartoffeln, qui prendra la forme d’un « théâtre gestuel qui explore les usages de la plage », précise Coline, stagiaire en communication et relation presse pour Daki Ling.3-TYPHUS-BRONX-Le-Delirium-du-Papillon-200ppp-Christian-Tauzin-1

La fête se prolongera jusqu’à tard dans la soirée au théâtre du Daki Ling (ouverture des portes à 19h30), avec un spectacle concert de Marc Prépus appelé « Marc Prépus est le big Caddyman », suivi d’un mix par Viktor French. Histoire de conclure en musique.

Théâtre du Daki Ling,  45 A Rue d’Aubagne, 13001 Marseille, Tel : 04 91 33 45 14

Lien teaser spectacle ICY-Plage: clic

Charles Gondolfo (IEJ)

Canebière #13: le théâtre au rendez-vous

Canebière #13: le théâtre au rendez-vous

Pour cette 13ème édition des « Dimanches de la Canebière », qui se tiendra le 27 mai 2018, le théâtre et le numérique seront de sortie. Du théâtre, amateur ou professionnel, ou un jeu de données participatif et géant, le programme sera varié en ce jour de fête des mères.

donut infolabSi vous voulez faire découvrir à votre mère le monde du numérique et des données dont on entend tant parler dernièrement, vous pouvez l’amener au Donut Infolab. L’espace collaboratif propose son atelier « Data Délicates ». Une expérience participative sur tout l’après-midi. Les participant.e.s vont élaborer ensemble un questionnaire et vont interroger les passants de la Canebière. En fin de journée, ils réuniront les réponses qu’ils ont récoltées.  Et de cette collecte, un jeu de données sera conçu. Une manière ludique de comprendre comment fonctionne les données numériques. En récompense, l’atelier promet une conférence exceptionnelle avec un invité surprise. Rendez-vous au Bureau des Guides GR13 dès 14 heures, et en plus, c’est gratuit.

SCÈNE-OUVERTEAu même moment, la scène ouverte du Théâtre de l’œuvre est prête à accueillir vos plus belles performances. De la poésie pleine de passion, du slam à la Grand Corps Malade, de la chanson ou encore des performances physique, toutes les formes d’arts visuels pourront s’exprimer devant une audience de curieux. Si vous avez un poème pour votre maman, vous pourrez l’interprété sur scène de 17 à 19h, prix libre.

Et si vous êtes plus enclin à l’écoute musicale que textuelle, le Théâtre de l’œuvre vous donne rendez-vous de 15 à 16h, pour un petit concert. Un duo atypique qui s’est formé pour la première fois à Marseille en 2016 revient dans sa ville de création deux ans après. Danilo de Luca, flûtiste italien, et Daniel Marx, guitariste allemand, tous deux reconnus dans leurs milieux, viendront vous jouer de douces notes à l’oreille. Tarif allant de 5 à 15 euros. les parisiens

Si vous cherchez des œuvres fleuve et corrosive, alors deux choix s’offriront à vous. Au Théâtre du Gymnase, le metteur en scène Olivier Py proposera sur scène sa pièce « Les Parisiens ». Une œuvre contemporaine décrite comme une fresque sur un monde théâtrale et contradictoire, qui passe du sublime au ridicule. Et dont Paris, la ville-lumière, serait l’avant-scène. Une pièce de quatre heures, à découvrir dès 15 heures sous réservation sur le site www.lestheatres.net ou par téléphone 08.20.13.20.13.

La fille du tambour majorPour du plus classique, le Théâtre de l’Odéon propose, quasiment à la même heure, « La Fille du Tambour-Major » de Jacques Offenbach. Un opéra tragi-comique en 3 actes et 4 tableaux qui parle d’amour et de société. Une œuvre de 1879 qui raconte la rencontre et le coup de foudre entre un soldat courageux et téméraire et une fille de bonne famille, qui va le suivre loin d’une bourgeoisie décadente. Une nouvelle version par Jack Gervais et Guy Condette à découvrir dès 14h30, avec un tarif de 30 euros par place.

Maintenant, vous avez tout l’embarras du choix pour passer un beau dimanche après-midi en famille sur la canebière.

Guillaume Aledo (IEJ)

Au théâtre Silvain du 1/06 au 16/09

Au théâtre Silvain du 1/06 au 16/09

silvain2018 ©mairie marseilleLe ton est donné pour cette année : l’éclectisme. Sabine Bernasconi, Maire (LR) des 1er et 7ème arrondissements de Marseille, a annoncé la programmation de la saison du théâtre Silvain, dans la continuité du précédent, c’est-à-dire où « l’éclectisme est une nouvelle fois de rigueur ». La saison s’annonce riche en événements avec au total une vingtaine de dates, ouvertes à tout public, et débutera à partir du 1er juin.

Il sera possible « à la fois de swinguer sur des airs de jazz », vibrer lors des concerts, rire aux larmes lors du festival M’Rire, s’émerveiller devant des représentations cinématographiques, ou encore contempler les vestiges de l’époque lors des journées européennes du patrimoine le 15 et 16 septembre, point final du programme de cette année. « Vous l’aurez compris, c’est un déluge d’émotions et de sensations qui vous attendent cette année encore », conclut souriante la Vice-Présidente du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône.

Afin de pouvoir se rendre au théâtre Silvain plus aisément et ne pas encombrer le trafic marseillais, la Mairie a une nouvelle fois mis en œuvre plusieurs solutions. A commencer « par un partenariat avec la RTM consistant à augmenter le nombre de navettes les jours de spectacle », indique Catherine Jalinot, 4ème adjointe déléguée à la Culture. La municipalité a également mobilisé plusieurs Colors Bus, ainsi qu’un parking à vélo à proximité du théâtre en plein air près du pont de la Fausse Monnaie.

Jauffrey Ambrosino (IEJ)

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Galerie atypique dans un Conceptstore

Galerie atypique dans un Conceptstore

Gâteau, choco, expo

Mêler nourriture et art, c’est le but du concept store “etmoietmoi”. Petit tour d’horizon de ce concept marseillais unique en son genre créé Boulevard Eugène Pierre (13005) il y a plus de quarante ans, poursuivi avenue de la Corse (13007) il y a 20 ans puis Boulevard Notre-Dame (13006) depuis quatre ans.

etmoietmoi©zal

Allier nourritures terrestres et spirituelles, tel est le but du concept store « etmoietmoi », situé au 8 boulevard Notre Dame à Marseille. « Je voulais réunir mes deux grandes passions dans une boutique unique. En 2014, j’ai alors décidé de me lancer, avec l’aide de ma fille Pauline Mistre, dans ce projet qui est la continuité de tout ce que j’ai pu faire auparavant», précise la propriétaire des lieux, Jacqueline Régis. Puisque oui, la directrice n’en ait pas à son coup d’essai. L’aventure a d’abord commencé en 1977 avec la reprise de la pâtisserie chocolaterie Amandine Boulevard Eugène-Pierre aux côtés de Maurice Mistre à Marseille puis la création des Arcenaulx cours d’Estienne d’Orves avec restauration et galerie d’art associées à une librairie puis d’un théâtre de répertoire contemporain, l’Avant-scène cours Julien. Vingt ans plus tard, c’est au tour de du design de rythmer son quotidien, Jacqueline décide en 1997 de créer le Centre Design Marseille Provence dans un concept store identique à la boutique « etmoietmoi » mais sur 3 étages, avant de prendre sa retraite…dont elle sortira 6 mois plus tard.

Sa boutique actuelle réunit donc plusieurs univers, d’abord celui de la gourmandise avec des chocolats ainsi que des pâtisseries pour le plus grand plaisir des habitués. « C’est un excellent endroit où passer du temps…et fondre pour le chocolat », indique Christine Bourbon, une cliente conquise par ce concept. Des douceurs sucrées qui sauront surprendre par leur originalité. Notamment ceux au poivre, ou encore au piments d’Espelette. Côté artistique, les fins amateurs d’art seront tout autant rassasiés. Chaque mois, une nouvelle exposition fait escale dans l’arrière-salle, spacieuse et lumineuse mise à disposition, pour y présenter des œuvres variées avec une petite cour intérieure végétalisée. En ce moment, et jusqu’au 27 mai, sont accrochées des toiles du peintre Jean-Louis Brunati. Cette exposition fera place à celle de Delphine Demangeon en juin. Des sculptures,  ou encore des photographies seront au rendez-vous lors de prochaine expositions. A noter que chaque année, un « charity shop » est également organisé. 30% de la valeur d’une œuvre vendue est reversée directement à l’IPC (Institut Paoli-Calmettes) pour la recherche contre le cancer.

« Viser un autre type de type de clientèle » 

Quatre ans après son ouverture, « Et moi et moi » cherche à présent à conquérir une nouvelle clientèle. « J’ai déjà des habitués qui viennent dans ma boutique chaque jour, et je veux à présent essayer de viser des clients entre 30 et 40 ans, voire plus jeune », explique Jacqueline Régis. Et pour cela la propriétaire a décidé d’embaucher d’ici la rentrée. « J’ai besoin de 3 personnes compétentes, avec des idées originales afin de proposer du nouveau contenu, et ainsi redynamiser la boutique », reprend-elle. A commencer par un cuisinier et un serveur pour reprendre la restauration le midi. Les plats seront d’ailleurs à nouveau servis au sein même de la galerie. Ensuite, une personne pour accueillir les clients dans le magasin. « Et enfin, pourquoi pas trouver quelqu’un pour gérer la boutique à ma place », conclut Jacqueline.

Jauffrey Ambrosino  (IEJ)

Le mot de l’artiste:

A l’occasion de son exposition du 7 au 27 mai dans la galerie de la boutique « etmoietmoi » le peintre Jean-Louis Brunati donne son avis sur ce concept store unique à Marseille: Jean-Louis Brunati ©Jauffrey Ambrosino

« Je ne connaissais pas cette salle à la base mais une amie artiste, ayant déjà exposé ici l’an dernier, m’en a parlé et j’ai alors décidé d’y exposer. C’est une première pour moi au sein de ce bel endroit que je trouve particulièrement sympathique. Je suis en tout cas conquis puisque la salle d’exposition est claire et lumineuse, de quoi mettre en valeur une vingtaine de mes tableaux créés lors de ces 5 dernières années. Principalement des peintures à huile et des acryliques sur papier ».

J.A

Oh les beaux jours, saison 2

Oh les beaux jours, saison 2

Oh_les_beaux_jours-PROGRAMME-2018.pdfLa deuxième édition d’un festival, c’est un peu comme un deuxième livre ou un deuxième film. On se met au défi de faire au moins aussi bien que la première fois, de rester fidèle à ce qui nous anime tout en se renouvelant, en étant encore plus inventif, plus audacieux et plus exigeant. Du 22 au 27 mai, les beaux jours reviennent avec une programmation qui promet débats joyeux et échanges vigoureux, moments uniques et rencontres inédites… En tout, une soixantaine de propositions déclinées en dix bulles thématiques destinées à croiser les publics et à multiplier les approches. Car ce que nous défendons, c’est l’idée que la littérature ne se résume pas à l’exercice solitaire de la lecture (même si nous l’encourageons ardemment tout au long de l’année, avant et après le festival). La littérature s’entend sur scène, elle se mêle à la musique, au cinéma, à l’histoire, aux sciences… Et bien sûr à l’amour, le grand thème qui réunit les acteurs culturels marseillais en 2018! Les écrivains se frottent au réel et la fiction capte l’indicible pour mieux questionner le monde ; les musiciens s’unissent aux historiens et les bédéistes aux romanciers ; les chanteurs font des dessins et les scientifiques n’ont plus peur de monter sur scène ; les femmes font entendre leurs voix décidées et la jeunesse prend la parole ! Au cours de cette deuxième édition, nous penserons beaucoup à deux belles personnalités de l’édition et de la littérature françaises disparues au début de l’année : Paul Otchakovsky-Laurens, qui était présent l’an dernier au festival et le sera encore cette année par la voix de ses auteurs, et Mathieu Riboulet dont nous entendrons sur scène les mots et la puissance de la langue. Nous remercions celles et ceux – financeurs, partenaires, équipes professionnelles – qui rendent ce festival possible et nous vous souhaitons une belle deuxième édition!

Nadia Champesme & Fabienne Pavia, Directrices du festival

Tout le programme en PDF: clic

Épisode 3, 11 mai: photographie contemporaine au Panier, la Nuit de l’Instant

Épisode 3, 11 mai: photographie contemporaine au Panier, la Nuit de l’Instant

Le 9e festival de photographie contemporaine La Nuit de l’Instant a investi le quartier du Panier le 11 mai. Un parcours de 18 lieux accueillait les curieux et présentait des œuvres éclectiques.

Nombreux étaient les baroudeurs, carte violet et rose à la main, à déambuler hier de midi à minuit dans le quartier du Panier à Marseille. La neuvième édition du festival de la Nuit de l’Instant a réuni 41 artistes et 38 travaux pour offrir aux Marseillais (et aux autres) un événement autour de la photographie dans la cité phocéenne. « On avait l’idée de faire quelque chose sur la photographie à Marseille d’un petit peu visible, d’amener une discussion sur la place de la photographie dans le paysage de l’art contemporain aujourd’hui et sur comment les photographes se situent eux-mêmes dans leur création », développe Erick Gudimard, le directeur du festival. « J’ai aussi discuté avec Pascal Neveux, le directeur du FRAC [PACA] ». Les œuvres et installations sont très diverses : diaporamas photographiques, films, vidéo, installations ou autres créations multimédia. Il n’y a toutefois aucun cliché papier simple.

Pour les sélectionner, Erick Gudimard organise chaque année trois niveaux de programmation dont un partenariat avec une ville, un lieu ou un pays, comme la Corée du Sud en 2016. « Évidemment cette année c’est Glasgow, grâce à MP2018 [et le projet Love Letters] et l’Institut Français nous avons fait des résidences croisées où des artistes sont allés à Glasgow et vice-versa », explique le directeur du festival « le deal c’était de produire une œuvre pour la Nuit de l’Instant ».
Erick Gudimard choisit également un FRAC par an avec lequel collaborer. En 2018, il a fait appel au FRAC Occitanie Montpellier, une touche d’humour avec ses initiales « OM ». Pour le reste, c’est le résultat d’un appel à projet ou de cartes blanches données aux artistes, comme à Annika Kahrs ou à Lara Almarcegui.

Des lieux improbables comme un appartement ou une salle d’attente de médecin

Le parcours tisse une toile dans le plus ancien quartier de Marseille et en fait découvrir les moindres recoins, dans des lieux typiques comme atypiques. « L’idée c’était d’investir des lieux qui n’étaient pas destinés à montrer de la photographie actuellement », raconte Erick Gudimard. L’Intercontinental Hôtel Dieu, un théâtre de quartier, une ancienne bibliothèque, un centre social, un ancien abri anti-bombardement de la Kommandantur, l’appartement de « Margarita » ou la salle d’attente d’un médecin (que vous pouviez même croiser sortant de son cabinet), tout y passe et rend l’expérience unique. Le festival investit même des lieux inoccupés, nommés « Local à louer » et appartenant à Nexity ou à l’agence du Panier, et leur donne vie pour 12h.

Malheureusement, l’événement ne dure qu’une seule demi-journée, une question de moyens mais aussi de concept. « Il faut être là ce jour-là, sinon c’est fini », déclare Erick Gudimard en mimant la prise d’une photo, qui ne dure qu’un « instant ». « C’est quelque chose d’assez magique et unique ».
Mais le directeur de La Nuit de l’Instant n’en reste pas là et veut promouvoir la photographie à Marseille. Un Centre photographique va ouvrir dans la ville à son initiative courant 2018, probablement à l’automne. En attendant, Erick Gudimard prépare une foire de la photographie contemporaine, la première en dehors de Paris.

Sophie Pironnet (IEJ)

Revenez sur le parcours et les créations présentées à la Nuit de l’Instant 2018 :

A retrouver les deux premiers épisodes sur le site: Episode 2 & Episode 1

En savoir plus sur le PAC: clic

Le Prado Vélodrome n’emballe pas 

Le Prado Vélodrome n’emballe pas 

Le centre commercial Prado Vélodrome a ouvert ses portes depuis plus d’un mois. En tête d’affiche, les Galeries Lafayette fraîchement émigrées de la rue St Ferréol. Le bâtiment vient bousculer le quartier, peu familier aux grandes enseignes. Mais après des débuts en fanfare, le voilà presque (trop) fondu dans le décor.

Le centre Prado Vélodrome, bijou architectural, au toit courbé à l’image de celui du stade et où le soleil se reflète à travers des formes triangulaires, séduit les visiteurs pour quelques photos. Mais même si les fondations sentent bon le neuf et la modernité, cela ne suffit pas pour attirer les foules. « Le premier jour il y a eu beaucoup de monde, mais depuis plus rien », déclare la gérante du restaurant Le Negresko, situé en face du centre. La foncière Klépierre, propriétaire du lieu – mais aussi des Terrasses du Port, du centre Bourse, du Merlan et de Grand Littoral –, avait pourtant prévu 7 millions de visiteurs par an (selon Fashion Network) pour ses 23.000 m2 et sa cinquantaine de boutiques. De quoi attirer les quartiers Sud qui n’auront plus à remonter au Nord – et à franchir la frontière Canebière – pour leur shopping, d’autant plus que les Galeries Lafayette ont déserté la rue Saint Ferréol pour devenir la locomotive du Prado Vélodrome sur 4 étages et 9.400 m2. De même pour Repetto, qui a quitté la rue Davso du centre-ville parallèle à la Canebière pour une vitrine au rez-de-chaussée.

Seulement voilà, les galeries ont été inaugurées le 27 mars alors qu’elles n’étaient pas toutes occupées. Et le paysage n’a pas vraiment changé depuis. Cette situation, les commerçants la déplorent aussi. « Le centre est bénéfique pour le quartier mais il faudrait qu’ils le remplissent », commente Valérie de Lécluse, présidente de l’association de commerçants Le Cœur du Huitième et gérante de la pharmacie du Grand Pavois. À l’origine, la pharmacienne comme d’autres commerçants pensaient que le Prado Vélodrome pouvait dynamiser les alentours, avec son fameux Orange Vélodrome et sa proximité avec le métro.

zone touristique actuelle ©econostrumPour Valérie de Lécluse, le problème vient plutôt d’ailleurs. « Il faudrait une zone touristique étendue au quartier », clame-t-elle- derrière son comptoir. En effet, le conseil municipal du 12 février s’était prononcé en faveur de son extension vers les quartiers Sud. Une demande a d’ailleurs été déposée par la suite en préfecture.Zone touristique souhaitée par le Conseil Municipal ©LaProvence

Un élargissement, qui engloberait le stade Vélodrome – un découpage « logique » pour Valérie de Lécluse –, permettrait aux commerces de la zone d’ouvrir le dimanche. Cependant, les syndicats de salariés et employeurs, la CCI Marseille Provence et la Chambre des métiers et de l’artisanat régional (CMAR) avaient critiqué cette décision, prise « de façon unilatérale » et qui « brûle les étapes » selon leur communiqué.

Est-ce aussi un trop plein de centres commerciaux… Récemment, le projet du centre My Valentine datant de 2013 a ravivé des tensions au sein des élus de la Ville de Marseille. Le groupe Frey, qui en est à l’origine, a obtenu à l’été 2017, l’autorisation définitive de son permis par un arrêt de la cour administrative d’appel. Plus rien ne peut à priori stopper le centre de Frey de sortir de terre, entre l’usine Panzani et Les Trois-Palmes malgré le fait que son rejet fait consensus auprès des élus et des commerçants de la Valentine, arguant un quartier déjà saturé.

Sophie Pironnet & Charles Gondolfo (IEJ)

 

PAC, Épisode 2 – 10 mai : la marche au fil de l’art contemporain

PAC, Épisode 2 – 10 mai : la marche au fil de l’art contemporain

Marseille Expos, l’organisateur de la dixième édition du Printemps de l’Art Contemporain, propose six parcours guidés qui passent par des lieux d’art de Marseille, au rythme de deux circuits par jour jusqu’au 12 mai.

Comment découvrir des hauts lieux de l’art contemporain à Marseille tout en profitant du soleil et en pratiquant la marche à pied… Marseille Expos propose six parcours artistiques pour le lancement du 10e Printemps de l’Art Contemporain. Ce sont six visites guidées gratuites, adaptées à tous et animées par des médiateurs culturels. Au programme de chacune, trois adresses proches les unes des autres, permettront aux visiteurs de découvrir un quartier précis autour de ses propositions artistiques : Castellane, Chapitre ou encore le Panier.

Pour la première visite, le circuit a relié le Salon du salon, une galerie d’exposition avenue du Prado, Leclere Centre d’art, une maison de ventes rue Vincent Courdouan et TOGU art Club, un espace d’exposition rue Paradis. Le chemin, tissé par Sibylle Duboc, médiatrice pour Marseille Expos et étudiante en master 2 pratique et théorie des arts-plastiques, entraîne presque 20 curieux. Il nous fait réfléchir sur la question de l’humain, de l’état et de la colonisation, au Salon du salon avec l’exposition collective Last Cry magnifiquement composée par Philippe Munda et Angeline Madaghdjian. « C’est chouette avec les explications », s’exclame une femme tout sourire à peine la première étape passée. Le groupe est composé d’habitués – des circuits sont aussi organisés par Marseille Expos le 3e samedi du mois – et de nouveaux, très vite assimilés au groupe. L’humeur est conviviale, il y a toujours un volontaire pour donner son interprétation ou son avis sur une œuvre, un lieu. « Ce que j’aime dans ces circuits c’est pouvoir parler d’œuvres, faire découvrir des nouveaux artistes », raconte Sibylle Duboc. « Pour résumer ce que j’aime, c’est l’aspect culturel et les rencontres ».

Les deux autres étapes, proches l’une de l’autre, nous font d’abord pénétrer dans une maison des ventes aux allures de hangar, Leclere. Au milieu de tableaux provençaux, se trouvent une cabane en miroir, Mold Gardens (on the Ornamental Membrane) de Maya Beaudry, effacée dans le décor, presque transparente. À l’intérieur, des arrondis, des références historiques d’architecture et des couleurs, de la broderie, des motifs en tous genres qui invitent à se couper du monde extérieur une fois la porte close.

Pour terminer la balade, Togu Art Club offre un milieu plus architectural doublé du « rébus d’objets » de l’artiste Arthur Sirignano, En Corps. Dans un espace étroit – un parti pris – Arthur Sirignano assemble des objets de son passé, lui ayant servi à lui ou à la confection de ses œuvres. L’installation ne durera malheureusement pas et subsistera en photographie, comme les clichés de ses précédentes réalisations l’attestent au fond de la salle, témoignage d’un attrait de l’artiste pour l’éphémère.

La promenade en images : clic et reclic

Les visites durent encore deux jours. Il n’est pas trop tard pour prendre son sac à dos, ses baskets et partir pour une mini-randonnée artistique de deux heures !

Attention le nombre de places est limité, il faut réserver avec un petit mail à :
circuits@marseilleexpos.com

Le programme

Jeudi 10 mai

Circuit 1 → 14h-16h
Salon du salon/TOGU art Club/Leclere Centre d’art
Départ : 14h • M1/M2/T3 Castellane

Circuit 2 → 17h-19h
Catherine Bastide Projects/South Way Studio/Galerie Tchikebe
Départ : 17h • T2/T3 Sadi Carnot

Vendredi 11 mai

Circuit 3 → 14h-16h
Polysémie/Centre photographique Marseille/Vidéochroniques
Départ : 14h • Devant la Major, M2/T2/T3 Joliette

Circuit 4 → 17h-19h
Double V Gallery/Galerie Meyer/Galerie Béa-Ba
Départ : 17h • T3 Rome Dragon

Samedi 12 mai

Circuit 5 → 14h-16h
Studio Fotokino/La Ville blanche/Atelier Ni
Départ : 14h • M2/T1 Noailles

Circuit 6 → 17h-19h
Art Cade/Territoires partagés/Straat Galerie
Départ : 17h • T2 Réformés-Canebière

À suivre dans le prochain épisode : 11 mai : La photographie contemporaine en fête pour la Nuit de l’Instant

Sophie Pironnet (IEJ)