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Auteur : Antoine Lazerges

Une mosaïque d’artistes pour Manifesta13

Une mosaïque d’artistes pour Manifesta13

Mosaïc fait sa rentrée

36 rue de la République 13001

Le collectif Mosaïc organise jusqu’au 30 septembre une exposition d’art dans une galerie éphémère Rue de la République afin de porter un projet artistique fort les Parallèles du Sud dans le cadre de la Biennale d’art contemporain Manifesta 13.

C’est en bonne compagnie, entre les petits fours et les verres à pied que s’est déroulé le

Sabine Bernasconi avec Laurens Heurtebise

vernissage de l’exposition du collectif Mosaïc. Plus de 300 personnes étaient présentes, pour admirer les œuvres  des artistes du collectif qui se préparent pour les Parallèles du Sud dans le cadre de Manifesta 13. “C’est important d’être présent ici car il faut encourager et participer aux initiatives culturelles, un marqueur fort du centre-ville, qui traverse un véritable renouveau dont les piliers sont la culture, la nature, l’apaisement et l’esprit collectif ”, a détaillé Sabine Bernasconi, maire (LR) du 1er et 7eme arrondissement de Marseille. “C’est une phase préambule de Manifesta, mais c’est aussi synonyme du bouillonnement culturel de Marseille, c’est dans le prolongement de  2013 et il faut encourager ce prolongement”, a-t-elle ajouté.

Marseille se prépare à accueillir  à sa manière la biennale d’art contemporain avec son flegme rebelle et unique, à l’image de celui qui “martyrise les appareils photos”, Michel Attard : “Je ne veux pas faire les photos des autres”. Marseille montre qu’elle n’est pas les autres.

olivier de bastierAu nombre de la centaine d’œuvres exposées, celles d’Olivier de Bastier tranchent par leur actualité dont l’esthétisme cache la violence.

Une mosaïque d’artistes pour les Parallèles du Sud et Manifesta 13

Le collectif Mosaïc a ainsi lancé sa première exposition. Créé avant l’été en juin 2019 par Jacqueline Regis, le collectif d’une trentaine d’artistes marseillais et d’ailleurs, amorcent la préfiguration de Manifesta 13. Manifesta, c’est une biennale européenne d’art contemporain itinérante, en d’autres termes, elle pose ses valises tous les deux ans depuis 1998 dans une ville européenne pour quelques mois. Et pour sa treizième édition, Manifesta débarque à Marseille pour un manifesta 13, où le partage et le rassemblement se conjuguent autour du thème : Trait d’Union-s.

C’est dans cette optique qu’est créé Mosaïc, afin de porter un projet solide pour Manifesta 13 Marseille, les Parallèles du Sud. C’est donc au 36 rue de la République, que les artistes tel que la hongkongaise Kam-Lai Wong, le photographe marseillais Fabio Calmettes , le parisien Hannibal Renberg  ou bien le roumain  Ion Grigorescu (présent à la Tate Modern à Londres , au MomA à New york et dans d’autres musées internationaux ) exposent leurs œuvres jusqu’au 30 septembre. “C’est Jacqueline qui à eu l’idée de réunir tous les artistes qu’elle aime bien, elle a donné un souffle à beaucoup de gens durant sa vie, le thème de manifesta 13 est le Trait d’Union-s, ici c’est Jacqueline le trait d’union”, assure un artiste du collectif Mosaïc, Alfons Alt.

Dans cette exposition il ne faut pas chercher une histoire ni une cohérence mais découvrir une une mosaïque de talents, dit un membre du collectif.

Texte et photos Théo Potier (IEJ3)

Liste des artistes membres du collectif Mosaïc par ordre alphabétique :
Hatem Akrout, Alfons Alt, Michel Attard, Olivier de Bastier, Johanna Baudou, Lionel Borla, Catherine Burki, Margarita Caballero, Fabio Calmette, Richard Campana, Stephane Chapelet, Floriande Cherel, Magali Clermont, Laurence Chiche, EMDesign, France Demoustier, Catherine Detaille, Eldekan, Henri Eskenazi, Magalie Harant, Laurens Heurtebise, lon Grigorescu, Pascale Lefèbvre, Yann Letestu, Anne de Massiac, Michelangelo Modica, Patrick Moquet, Hannibal Renberg, Laetitia Sellier, Lao Sheng, Utopi Pierre Juvigny, Kam Laï Wong
Après 3 ans de travaux, l’Hôtel Mercure ouvert sur la Canebière

Après 3 ans de travaux, l’Hôtel Mercure ouvert sur la Canebière

©Antoine Belbahar

La réhabilitation de l’îlot des Feuillants était l’un des premiers projets mis en place par la ville de Marseille, la Métropole Aix-Marseille Provence et le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, dans le cadre de l’opération « Grand Centre-Ville ». L’objectif de ces travaux est de redynamiser le centre de Marseille afin de le rendre plus attractif.

Le chantier de réhabilitation du pôle Canebière-Feuillants avait commencé en mai 2016 pour une livraison initialement prévue en 2017, avant d’être repoussée en 2019. L’hôtel Mercure a finalement été inauguré au mois de juillet 2019. Il comporte 90 chambreront 3 suites avec en plus un espace de co-working, une brasserie bistronomique « Le Capucin » de 130 places assises et 20 en terrasse, ainsi qu’un bar « Le Feuillant ».

L’hôtel de style Haussmannien a été acquis par le groupe de BTP et d’immobilier catalan Fondeville, pour 2,6 millions d’euros, jusqu’à lors il appartenait à la mairie de Marseille depuis 1998. 14 millions d’euros ont été investis dans ce projet, l’hôtel est idéalement situé sur la célèbre Canebière et à 5 minutes du Vieux Port. Il s’inscrit dans le plan « Grand Centre-Ville » dont le but à long terme est d’améliorer à la fois la qualité résidentielle et l’attractivité du centre-ville de Marseille.

Antoine Belbahar (IEJ3)

Manifesta 13 : La biennale qui veut tisser des liens à Marseille

Manifesta 13 : La biennale qui veut tisser des liens à Marseille


Pour cette 13ème édition qui se tiendradu 7 juin au 1er novembre 2020 à Marseille et sa Région, l’enjeu est de créer un lien entre la cité phocéenne et le reste du monde, en se nourrissant de l’architecture, l’histoire et la culture de cette ville singulière.

La question de départ qui a servi de réflexion pour penser et développer cette 13ème édition de Manifesta a été de savoir « comment peut-on non seulement coexister, mais aussi unir et co-créer de nouveaux réseaux de solidarité? ».

C’est donc naturellement que s’est imposé le titre de Manifesta 13 intitulé « Traits d’union.s ». Le but est d’explorer de nouvelles formes de vie en collectivité, et ainsi donner aux institutions, associations et acteurs culturels locaux l’opportunité de tisser des liens, échanger et créer avec les chercheurs, artistes et architectes invités par Manifesta. 

A travers le titre « Traits d’union.s » il y’a une volonté de souligner la pluralité des institutions et des individus qui seront les participants actifs de Manifesta 13 Marseille. 

“Faire le lien” entre la ville et Manifesta 

Flora Fettah travaille en tant qu’assistante curatoriale pour la biennale. Elle est chargée d’assister les commissaires et de s’occuper de la préparation de l’événement en collaboration avec Francesca Verger, coordinatrice curatoriale. Elle apporte également son aide sur les phases de recherche des artistes locaux, nationaux et internationaux et organise des rendez-vous avec les artistes et acteurs culturels.

Manifesta 13 est composée d’une équipe basée de façon semi-permanente à Marseille, mais les 4 commissaires viennent sur place environ une fois par mois. Parmi eux on retrouve Stefan Kalmá (directeur de l’Institut d’Art Contemporain de Londres), Katerina Chuchalina (directrice curatoriale de la fondation VAC), Marina Otero Verzier (architecte et directrice de recherches à l’Institut Het Nieuweet) et Alya Sebti (directrice de la galerie d’art IFA à Berlin). 

« Mon travail est de faire le lien entre ce qu’il se passe ici dans la ville et ce qu’il se passe dans les bureaux de Manifesta », explique Flora Fettah. 

Retour aux sources 

Flora FettahFlora Fattah connait bien les rouages de la cité phocéenne, elle qui a grandi entre Noaille et les Cinq-Avenues. Après son Bac elle s’envole pour Sciences Po à Bordeaux où elle décroche un Bachelor avant d’entamer parallèlement un Master en managementn de projets culturels et une Licence en histoire de l’art.

Elle effectue ensuite un second Master à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) à  Paris qui l’a amenée à effectuer des stages comme assistante de commissaire dans plusieurs institutions parisiennes. Jusqu’à la Monnaie de Paris où elle a effectué un stage en même temps que son mémoire. Elle y a été embauchée en octobre 2018. Son premier emploi. 

Son chemin croise celui de Manifesta après avoir quitté la Monnaie de Paris, en lui proposant de rejoindre l’équipe comme assistante curatoriale. 

« C’est une chance pour la ville »

Cette envie d’intégrer Manifesta ne date pas d’hier. En 2016, alors que la biennale annonce que sa 13ème édition se déroulera à Marseille, Flora mûrit déjà l’idée d’y effectuer son stage de fin d’études.

 « Travailler pour Manifesta et qui plus est à Marseille, est une véritable chance pour moi. Je connais bien cette ville, mon mémoire de licence à Science Po portait justement sur « la ville et la culture à Marseille » et j’ai longtemps fréquenté le tissu associatif culturel local en tant que simple Marseillaise. C’est également une chance pour la ville d’accueillir un un évènement de cette ampleur », confie Flora.

 « Nous avons une scène artiste très riche ici, pleins de choses se passent, travailler ici est une très belle opportunité, c’était aussi location de revenir vivre à Marseille, ce qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps ». 

Antoine Belbahar (IEJ3)

MANIFESTA 13: ancrage local et rayonnement international

MANIFESTA 13: ancrage local et rayonnement international

 © Super Terrain.Pour la première fois de son histoire, la biennale itinérante d’art contemporain Manifesta, a décidé de s’installer en France et à choisi la ville de Marseille pour développer son projet.  Elle a installé ses bureaux au 42 Canebière.
Pour cette 13ème édition qui se tiendra du 7 juin au 1er novembre 2020 à Marseille et sa Région sous l’intitulé de “Traits d’union.s”, l’enjeu est de créer un lien entre la cité phocéenne et le reste du monde, en se nourrissant de l’architecture, l’histoire et la culture de cette ville singulière. Manifesta 13 souhaite mettre en relation des acteurs locaux et internationaux afin qu’ils échangent et partagent leurs expériences, autour d’une démarche à la fois sociale, culturelle et environnementale. Plus qu’une simple biennale d’art contemporain, Manifesta 13 a pour ambition de laisser un héritage durable dans la ville-hôte. Une démarche “importante pour Marseille et son territoire”, a indiqué Marie-Hélène Feraud-Grégori fin juin lors de la présentation du concept de Manifesta13.

 © Super Terrain.Les questions soulevées par Manifesta 13 sont aussi vastes que complexes pour “affronter grâce à la culture les conflits les plus importants de notre temps”, a dit la directrice et initiatrice de Manifesta au Conservatoire à Marseille en dévoilant le titre de cette 13ème édition. “Quelles formes de savoirs naissent d’une société confrontée à ces transformations fondamentales? Qu’apprenons-nous des racines plurielles d’une ville construite par plusieurs générations de flux migratoires ? Marseille et sa région peuvent-elles être la source d’un nouveau modèle du « vivre ensemble », pour une réflexion collective appelant à un avenir meilleur? Comment une génération nouvelle, transformée dans sa sensibilité par les brassages de cultures et de populations, l’urgence des enjeux écologiques et environnementaux et la puissance des évolutions technologiques peut-elle développer une renaissance des idées et des connaissances pour imaginer un futur meilleur ?”, précise Manifesta dans sa présentation.

Une organisation à trois modules

Partant de ces problématiques, Manifesta 13 s’organise atour du programme principale nommé « Traits d’union.s. » qui est en quelque sorte la colonne vertébrale de la biennale. En parallèle on retrouve une équipe Education et Médiation qui permet d’inclure les citoyens et les écoles autour d’un projet intitulé « Le Tiers Programme ». Enfin, dans une démarche collaborative entre acteurs locaux et internationaux, a été mis en place « Les Parallèles du Sud », portées par Béatrice Simonet qui en est la coordinatrice.
 © Manifesta13Les projets présentés dans le cadre des « Parallèles du Sud » doivent réunir au minimum deux partenaires, dont un partenaire local, et refléter une dimension internationale. Ainsi une sélection de projets sont présentés, associés et promus dans les outils de communication de Manifesta 13 et bénéficient d’un rayonnement international au même titre que le programme principal.

« Ce programme parallèle a pour objectif de montrer la richesse artistique et culturelle de la Région »

Béatrice Simonet, coordinatrice des événements « Les Parallèles du Sud », a rejoint l’équipe Manifesta il y a 3 mois, après avoir passé 20 ans à travailler sur le projet de la friche de la Belle de Mai.
« J’ai quitté mon travail et j’ai eu l’opportunité de rencontrer la coordinatrice générale de Manifesta 13, j’ai trouvé très intéressant de pouvoir travailler sur une structure internationale, je connaissais la réputation de cette biennale et son approche un peu spécifique, ce qui m’a donné envie de m’engager sur ce projet », explique Béatrice Simonet.
« Les Parallèles du Sud » permettent de mettre en avant la ville de Marseille et de déployer tout son potentiel artistique. Un appel à projet est lancé depuis deux semaines, « l’objectif est de montrer la richesse artistique et culturelle de la région et accompagner et mettre en oeuvre des collaborations entre des acteurs locaux et internationaux », précise Béatrice Simonet, coordinatrice des « Parallèles du Sud ».
Antoine Belbahar (IEJ3)

Verbatim


La Canebière piétonne

La Canebière piétonne

©zal

Les automobilistes pestent, les piétons râlent, les usagers des bus sont perdus. le Centre-Ville est bloqué. Depuis le 1er juillet le bas de la Canebière est bouché non par une sardinade mais par des pelleteuses pour des travaux de voirie. Le but est de rendre la Canebière totalement piétonne et d’installer des plots très résistants anti-intrusion de véhicule fou.

Après le lancement début mars des travaux de réhabilitation du Centre-Ville commencés par la place Jean Ballard, le cours d’Estienne d’Orves et la rue Bir Hakeim, le terminal de la rue des Fabres a été supprimé et les bus ont été déroutés. Des travaux qui doivent se poursuivre dans une deuxième phase jusqu’au cours Saint-Louis sur la Canebière d’un côté et la poste Colbert enfin rénovée de l’autre. Pour expliquer ces changements aux passants, des étudiants distribuent des tracts de MarseilleChange autour d’une boutique d’information éphémère place du Général De Gaulle en face de la Chambre de Commerce.

Une requalification que la maire (LR) du secteur Sabine Bernasconi déclare souhaiter depuis le début de son mandat, “avec notamment une volonté claire d’un espace apaisé permettant notamment la mobilité douce avec des parcours cyclables connectés”. Elle l’avait annoncé dès 2016 dans sa volonté de reprendre en main la Canebière et d’en faire un “Broadway marseillais” piéton. La Canebière des années 30 pouvait ressembler au Broadway/42ème rue d’antan, avec ses cafés concert ses salles de spectacle et ses hôtels de luxe. Le chemin est encore long pour retrouver ce lustre.

“La création des “Dimanches de la Canebière” (en 2017) était sa préfiguration, et je suis heureuse de voir aboutir ce projet important pour la Ville de Marseille grâce au financement du Département des Département des Bouches-du-Rhône et d’Aix Marseille Provence Métropole”, a-t-elle précisé sur son compte Facebook. Marseille Change, et tout comme Martine Vassal, (présidente LR du département et de la Métropole) je souhaite que notre Centre-Ville soit accessible et pratique pour tous”, a-t-elle ajouté. “Ensemble continuons de transformer Marseille” a-t-elle conclu espérant entraîner l’adhésion des marseillais. Ceux du quartier rencontrés apprécient mais se disent plus préoccupés de réhabilitation de l’habitat indigne que de piétonnisation du centre-ville.

al/

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D2K#21: très très chaud

D2K#21: très très chaud

Nouvelle édition des « Dimanches de la Canebière » en cette période estivale. Malgré la chaleur, ils étaient encore nombreux à venir arpenter les allées pour découvrir ou redécouvrir les savoir-faire marseillais. 

Orchestrée par le Département des Bouches-du-Rhône, cette édition à mis à l’honneur la Gastronomie dans le cadre de MPG 2019. En plus de ce temps fort dédié à la Gastronomie, on pouvait retrouver les habituels rendez-vous musicaux, culturels, et artistiques qui ont fait le succès des « Dimanches de la Canebière».

Texte et vidéo Antoine Belbahar

Le centre-ville en pleine mutation

Le centre-ville en pleine mutation

centre villeDepuis 2016, les projets de rénovation autour du centre-ville de Marseille se multiplient. La ville et le Département ont décidé de conclure un partenariat afin d’agir le plus rapidement possible pour apporter des réponses concrètes aux attentes des Marseillais et la Métropole a ouvert un bureau d’information mobile sur la place du Général De Gaulle en bas de la Canebière.

Avec 100 millions d’euros débloqués en 3 ans pour transformer en profondeur le centre-ville de Marseille, le plan « Ambition Centre-Ville » est d’une ampleur sans précédente pour la cité phocéenne.  Pour reconquérir le centre-ville, 50 projets doivent voir le jour sur une période de 3 ans touchant des thématiques très disparates comme la propreté, l’aménagement des espaces publics, l’habitat, le commerce ou encore l’attractivité.

Parmi les grands projets de ce plan d’action on retrouve la rénovation de la rue Paradis, la rénovation de la voie et l’élargissement des trottoirs Place Fare Petites Maries, la rénovation de la Place du Marché des Capucins, la transformation de la Canebière ou encore la requalification du Port Antique.

« Depuis quelques temps c’est beaucoup plus agréable de se balader dans le centre-ville qui commence à reprendre des couleurs, il faut avouer que c’était devenu une horreur de se balader ici, mais c’est vrai que je commence à y revenir, notamment pour les dimanches de la Canebière qui sont une très bonne initiative. Malgré tout, les changements ne sont pas non plus sensationnels, il faudrait faire beaucoup plus pour observer un réel changement », confie Marie-Ange, Marseillaise habitant dans le centre-ville.

Les réactions des Marseillais face aux changements opérés sont mitigées. Si une partie voit cela comme une bonne chose, d’autres émettent des réserves quant aux avancées concrètes qu’apporteront ce plan d’action.

« Comme par hasard les projets de rénovation du centre-ville apparaissent l’année avant les élections municipales. Pour moi Gaudin essaye de montrer qu’il fait des choses dans la ville dans l’espoir de masquer son bilan catastrophique avant 2020. Pour ma part je n’ai pas remarqué de changement positif dans le centre-ville, les rues sont toujours aussi salles et l’insécurité est grandissante », déclare Philippe, Marseillais habitant du quartier de la Belle de Mai.

Texte et photos Antoine Belbahar (IEJ3)

Requalification du Port Antique

Requalification du Port Antique

Les travaux de requalification du Port Antique de Marseille devraient s’achever d’ici 3 mois après un an de chantier à deux pas de la Canebière. La rénovation de ce site archéologique, d’une richesse patrimoniale exceptionnelle, a pour but de le rendre plus accessible et compréhensible pour le public.

“Aujourd’hui, nous sommes réunis pour poser ensemble une première marche, une marche pour remonter le temps… Une marche qui conduit sur la voie antique encore visible dans le paysage urbain, et qui s’ouvre sur le jardin archéologique, la première salle à ciel ouvert du Musée d’Histoire de notre ville! », a déclaré Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, alors que les travaux de requalification du Port Antique débutaient le 25 septembre dernier.

Après le réaménagement complet du Musée en 2013 pour l’année Capitale Européenne de la Culture, la requalification du Port Antique marque la 2ème phase de travaux qui doit permettre de protéger le site et de le rendre plus lisible et plus compréhensible pour le public. En particulier avec de nouveaux aménagements et cheminements piétons réalisés à partir d’une nouvelle entrée pour le public côté rue Henri-Barbusse. Un escalier doit permettre un accès direct au “Jardin des vestiges” depuis la rue Henri Barbusse avec accès PMR (Personnes à mobilité réduite) depuis la billetterie. Cet escalier viendra dans le prolongement directe de la voie historique (axe patrimonial qui traverse la ville ancienne d’est en ouest, du Port antique au Panier).

Ce chantier d’un budget de 2 millions d’euros s’inscrit dans le projet “Ambition Centre-ville” lancé par la Ville de Marseille et ses partenaires de la métropole et du département pour le développement urbain, économique, culturel et patrimonial du centre-ville.

Classé monument Historique, ce parc archéologique de plus d’1 hectare a fait l’objet de diverses campagnes de travaux et d’aménagements depuis 1967, date du début des travaux de construction du Centre Bourse et la mise au jour des vestiges antiques. Mais l’opération actuelle est de loin la plus importante depuis la découverte des ruines.

Le Port antique deviendra la 1re salle à ciel ouvert du parcours chronologique du musée d’Histoire de Marseille. Les visiteurs passeront la porte monumentale de l’enceinte antique remise en valeur, puis chemineront sur la voie romaine pour redécouvrir les aménagements portuaires et funéraires, témoins de l’occupation continue du site depuis 26 siècles.

Le projet de requalification du site poursuit 5 objectifs majeurs, comme le prévoit « MarseilleCulture.fr »: tout d’abord conserver et mettre en valeur les vestiges antique qui constituent un patrimoine culturel inestimable. Ensuite proposer un aménagement paysager du site, améliorer les conditions d’accueil, d’accès et de cheminement sur le site de jour comme de nuit, connecter les vestiges à la ville moderne et enfin réaliser une surveillance archéologique approfondie du chantier pendant les travaux.

A trois mois de la fin du chantier, la transformation s’accélère. Les mois d’avril et mai ont marqué le début de la phase de « plantation », l’arrivée des végétaux va permettre de respecter la conservation des vestiges et comprendre intuitivement le site archéologique. En tout 11 500 végétaux ont été plantés. La fin des travaux du Port Antique est prévue pour fin septembre, il devrait être in auguré par le Maire de Marseille à l’occasion des Journées du Patrimoine et accessible au public à partir de cette date.

Texte et photos Antoine Belbahar (IEJ3)