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Auteur : Antoine Lazerges

Les forains de la Plaine en crise.

Les forains de la Plaine en crise.

Les forains du marché dit de la Plaine se révoltent contre leur déménagement forcé sur d’autre marchés en raison du réaménagement de la place Jean Jaurés où ils sont installés trois matinées par semaine. Avant eux, ceux du marché des Capucins dit marché de Noailles déplacés du mois de janvier au mois de juin 2018 en haut de la Canebiere dans le cadre de la réhabilitation du centre-ville. Les forains des allées de Meilhan en haut de la Canebiere avaient aussi déménagé en 2017.
©Agatha GranddidierLes forains de la Plaine cherchent à obtenir un accord de la Mairie afin de poursuivre leur activités commerçantes à proximité de la place, sans être déplacé ou séparés de leur habitudes. Les forains craignent de perdre leur clientèle fidèle, et les discordes qui pourraient apparaitre avec les autres commerçants des autres marchés en cas de déménagement.

Marseille s’efforce de rénover la ville et de développer son attractivité. Dans son projet de rénovation, les travaux sur la place du marché de La Plaine ont provoqués de nombreux désaccord entre les forains et la Mairie. La ville a pour ambition de réaménager la place Jean-Jaures, ce qui entraine obligatoirement une délocalisation du marché de la plaine… les forains se révoltent « mon stand sur ce marché c’est mon gagne- pain, cela fait 23 ans que je©Agatha Granddidier suis ici, j’ai une clientèle fidèle, et avec ce projet je ne sais pas où je vais aller » déplore Sandrine une foraine « nous voulons qu’une partie de la plaine soit conservé durant les travaux, ou alors que l’on s’installe sur le boulevard Chave, mais on ne reçoit aucune réponse des élus » rajoute-elle. « La ville oublie que la plupart des forains vivent grace à ce métier, et à leur place sur le marché, mais ils veulent mettre entre parenthèses la vie des forains et même des familles entières » se consterne Sandrine.
« Tout ce que nous proposons c’est de continuer à travailler sur notre périmètre, nous comprenons que la ville doit être rénové, nous demandons juste de trouver une solution afin de respecter le travail de chacun » argumente Michel Marin président du syndicat des marchés de France. Le déplacement des forains sur d’autres marchés déjà implantés est risqué « les commerçants vont voir débarquer une concurrence, on craint les discordes qui vont apparaitre entre les forains ». En ce qui concerne les autres marchés, aucun forain de la Plaine ne sait s’ils sont favorables à leur arrivée « je ne comprends pas pourquoi personne n’a demandé l’avis des forains des autre marchés sur ce déménagement » se désole Michel Marin. De nombreuses solutions ont été proposées aux élus de la part des forains et portes paroles, mais rien n’y fait « on veut faire un système de rotation, durant les travaux, des forains iront sur le boulevard Chave, on a envoyé des courriels mais à l’heure actuelle personne ne nous a répondu ».
Les portes paroles des forains n’ont reçu aucuns élus, mais les marchands et les habitant du quartier de la plaine soutiennent cette démarche « nous avons 1.300 signatures du collectif de la plaine, qui comprend les riverains et les forains » se réjouis Michel Marin. Les habitants du quartier de la plaine se désolent de voir disparaitre durant une longue durée l’ambiance conviviale du marché « Les habitants du quartier nous épauleront sur le projet et sur toute les manifestations » argumente le syndicat.
©Agatha GranddidierSuite à la manifestation « opération escargot » qui s’est déroulé vendredi 7 septembre, rassemblant plus de 250 véhicules, la préfecture a décidé de fixé officiellement un rendez-vous avec les forains jeudi prochain à 18h. Les forains veulent défendre leurs droits « personne ne prend la responsabilité de ce qu’il doit se faire, on veut des réponses concrètes » , « on ne s’oppose pas aux travaux » déclare le président du syndicat des marchés de Provence. Leur position est délicate, car les travaux sont prévus pour ce samedi 15 septembre, ce qui laisse peu de temps aux forains pour avoir des réponses à leur demande. La société Soleam (Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire Métropolitaine) participe au projet de rénovation, les forains veulent que l’entreprise assiste à la réunion.
Rappellons qu’au début de l’année 2018, le marché de Noailles a subi les mêmes restrictions de déménagement « temporaire » des forains, et les travaux avaient suscités de nombreuses discordes. Des banderoles et slogan « Une Canebière pour tous les Marseillais », accusant la ville de vouloir attirer uniquement une clientèle « de luxe », et de mettre de côté tout les autres.

Agatha Granddidier
Lorine Sarkissian

A lire aussi: le marché de la Plaine 2.0

Mickey mousse sur la Canebière

Mickey mousse sur la Canebière

Pour les 90 ans de la célèbre souris imaginée en 1928 par Walt Disney, une « chasse au Mickey » est organisée à travers la ville de Marseille de la Canebière à la gare Saint Charles. Au total, trente graffs identiques sont à trouver sur les murs de la ville. Une œuvre créée par un artiste local, Rémy Uno, qui nous éclaire :

  • Pourquoi avoir choisi le titre « Quand je dormais en pyjama » ?

“C’est une figure de style, c’est pour dire que c’est en rapport avec certains détails de mon enfance. Pour la petite anecdote, à l’époque Mickey était retransmis à la télévision le samedi soir, je devais avoir 5 ou 6 ans à ce moment-là, et je dormais justement en pyjama.”

  • Pouvez-vous présenter davantage votre œuvre ?

“Eh bien cette œuvre est une peinture à huile, il m’a fallu 3 jours au total pour pouvoir la créer. Côté style je ne me suis pas trop posé de questions, puisque j’ai un style bien à moi, ma propre façon de reproduire le réel. Ce qui m’a en revanche demandé plus de réflexions c’est la partie technique, il fallait d’abord trouver un modèle de Mickey parmi les millions existant déjà, puis ensuite faire les découpages selon ma manière, et enfin tout redessiner.”

  • Mickey avait-il une place particulière dans votre enfance ?

“Il n’est pas important dans ma vie de tous les jours personnellement, à l’époque il n’y avait d’ailleurs pas eu beaucoup de dessins animés autour de lui, mais c’est un personnage qui a une certaine présence et qui est tout simplement mythique, c’est la figure de Disney. On peut notamment le comparer au signe de Batman qui est connu de tous depuis plus de 30 ans, même si l’on n’a pas forcément visionné de films ou série avec celui-ci.”

  • Est-ce que cet événement a pour but de vouloir faire rajeunir le mouvement de l’art ?

“A ce moment je pense que c’est plutôt Disney qui veut s’approprier une image plus rajeunissante puisque les jeunes sont particulièrement sensibles à tout ce qui est city, street art, la création d’images, comme c’est le cas avec ces œuvres. Je suppose que Disney veut se tourner vers les jeunes.”

  • Avez-vous eu des retours, positif ou négatif, par rapport à votre œuvre et l’événement en lui-même ?

“Non pas encore, personne ne m’a encore appelé pour me parler de ça ou me féliciter.”

————-

A l’occasion de l’événement autour des 90 ans de Mickey, plusieurs centaines de Marseillais ont publié des photos de l’œuvre sur le réseau social Instagram.

Justine, étudiante de 22 ans, fan de la célèbre souris : « je trouve ça bien de faire ce genre d’événements. En plus de pouvoir remporter un séjour à Disneyland Paris en publiant l’œuvre, ça permet aux parents de retomber en enfance en allant à la chasse aux Mickey Mouse à travers la ville de Marseille. Personnellement j’en ai trouvé 3 sur les 30, donc c’est un bon début ».

Margot, 35 ans, femme au foyer : « oui c’est sympa de faire ça, surtout à Marseille, pour une fois qu’il se passe des événements un peu hors du commun ici. Après personnellement ça ne m’intéresse pas plus que ça, évidemment si je passe devant une œuvre de Mickey je la prendrais en photo et la publierais ensuite mais si je n’en trouve pas je ne vais pas en faire tout un fromage ».

Flavien, 33 ans, père d’un enfant et vendeur de prêt à porter: « je ne savais absolument pas qu’il y avait ça à Marseille, il y a un petit manque de communication peut-être. Mais à part ça c’est tout bénef, ça permet aux plus âgés de retomber en enfance et aux plus jeunes de pouvoir s’amuser à chercher et découvrir un peu l’univers de Mickey. Peut-être bien que j’emmènerais mon fils de 5 ans trouver quelques Mickey, ça lui changera de sa tablette tactile ».

Jauffrey Ambrosino (IEJ)

A lire aussi La chasse au Mickey est ouverte

Canebière#15, le 30 septembre

Canebière#15, le 30 septembre

Les dimanches de la Canebière reprennent après deux mois de relâche pendant les festivals d’été occupant les associations culturelles participantes depuis un an et demi. La 15ème édition de cette manifestation récurrente le dernier dimanche de chaque mois reprendra le 30 septembre de 10h à 18h dans un centre-ville apaisé rendu piéton et sécurisé. Il y aura comme les autres dimanches depuis leur lancement par la mairie du 1/7 en janvier 2017  les 28 activités incontournables par des associations du triangle culturel marseillais. Elles sont numérotées de 1 à 28 sur les flammes de signalétique et les dépliants édités par la mairie. S’y ajoutent 26 autres programmations spécifiques au 15ème dimanche signalées de A à Z.

Cette nouvelle édition mettra en avant la musique et la danse avec notamment autour des locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCIMP) rue Saint Ferréol prolongée en bas de la Canebière proche du Vieux-Port, rue du lycée Thiers, place Léon Blum en haut de la Canebière et rue Consolat qui remonte jusqu’au Palais Longchamp.

Voici les temps forts de ce 15ème dimanche (D2K#15) suivi de l’adresse des activités

temps forts
ENTREZ DANS L’UNIVERS DES COSTUMES DE SCÈNE !
EXPOSITION
Créations de ballet, d’opéra, de théâtre, croquis, photos de scène, accessoires… Cette exposition
éphémère révèle l’extraordinaire savoir-faire, les techniques et réalisations de ces métiers d’excellence qui travaillent dans l’ombre pour nous éblouir.
Hall CCI, 9 la Canebière
11h-18h
LA POULIDO DE GEMO MUSIQUECOMPAGNIE JULIEN LESTEL
DANSE
Sur la célèbre partition de Maurice Ravel, la chorégraphie fait écho à cette oeuvre constituée d’un thème et d’un contre-thème soutenus par un crescendo orchestral ininterrompu. Inspirée de thèmes hispano-arabes, la mélodie transporte la danse dans un univers intemporel où les danseurs se laissent emporter dans la rythmique hypnotisante.
CCI, Rue Saint Ferréol Prolongée
11h00-11h15 / 13h00-13h15
Ensembletraditionnelprovençaldela villede Gémenos.
Composé danseurs et musiciens d’une vingtaine d’années, le groupe se produit dans le monde entier.
De retour d’une tournée au Mexique, il présentera un tableau mettant en scène la vie des marins sur le port de Marseille dans les années 1830.
Rue Saint-Férréol Prolongée
11h30
ROUDELET FÉLIBREN MUSIQUE
Le Roudelet a pour mission de conserver et de défendre tout ce qui, dans la vie du village, peut se
rattacher à la Provence et à ses traditions. Le Roudelet-Felibren a connu des présidents dévoués ,
s‘entourant tous de valeureux bénévoles, ils ont ainsi réussi à transmettre et faire reconnaître le
folklore pour ses fondements et ses valeurs.
Place du Lycée Thiers
16h
LA CAPOULIERO MUSIQUE/DANSE FOLKLORIQUE
“LA CAPOULIERO” de Martigues est composé d’une trentaine de personnes. Le professionnalisme
des recherches menées sur les traditions, le costume, la danse et la musique… la qualité
des spectacles mis en scène avec modernité et font de cette troupe un des fleurons du folklore
provençal.
Déambulation Départ : Boulevard Garibaldi
Arrivée : Palais de la Bourse, 9 la Canebière
15h-17h
LE GRIHET MUSIQUE
Lou Grihet dóu Plan-dei-Cuco Escolo dei Felibre
dóu Tarraire marsihés
Bien plus qu’une association traditionnelle en terroir marseillais, Lou Grihet est depuis 1947 tout à la fois :
– Une école pour apprendre à parler la langue provençale, chanter, danser, porter le costume,
faire du théâtre, jouer de la musique, cuisiner…
– Une troupe artistique qui va un peu partout à l’étranger avec des spectacles 100% Provence
– Un espace d’échanges culturels, avec des colloques, cafés et apéro littéraires, concerts…
– Des manifestations phares comme La Pastorale Maurel (déc-jan), la Veillée Cinéma-Chandeleur la
Journée Mondiale du livre (23 avr), les Rencontres Internationales de Folklore (R.I.F.)…
Déambulation Départ : Boulevard Garibaldi
Arrivée : Square Léon Blum
12h30-14h
PHOCEA ROCKS MUSIQUE
La Rue Consolat, piétonisée pour l’occasion, se transforme en Rue du Rock. 22 groupes locaux, de
toutes obédiences rock (du folk à la noise la plus oppressante en passant par du punk et de la pop
et même un concert pour enfants !) dans 8 lieux, que ce soit dans leurs locaux ou dans la rue.
Rue Consolat
13h30-22h
MARSEILLE CONCERTS / JAZZ AMU MUSIQUE
Programmation éclectique, étonnante, bigarrée !
Un concert tel qu’on les aime : indéfinissable…
Carte blanche aux artistes et c’est parti ! Du rap, du jazz, du classique, bien sûr tout ça ensemble…
Kiosque Square Léon Blum
11h-12h30

Tout le programme D2K#15 mis en place par la mairie du 1/7:

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

La rue Paradis, la rue Saint-Ferréol, la rue de Rome et le cours Saint-Louis constituent autant de facettes d’une seule et même pièce : la ville Marseille, telle qu’elle est. Et au centre, la Canebière comme symbole, souvent décrite comme une frontière entre les parties nord dites populaires et sud plus bourgeoises de la ville.

Les boutiques changent, la population aussi… c’est ce que l’on peut constater en déambulant dans les différentes rues qui se jettent perpendiculairement à la Canebière depuis le Vieux-Port jusqu’au marché de Noailles. Un quadrilatère où se croisent les différents types de populations marseillaises. Les plus aisés se retrouvent rue Paradis et ses boutiques de luxe ; la jeunesse et les familles déambulent dans la rue piétonne Saint Ferréol ; la population moins aisée trouve son bonheur rue de Rome prolongée par le cours Saint-Louis au croisement de la

Canebière et du cours Belsunce, l’ancien cœur du quartier qui fit la renommée de la

« Cane-Cane-Canebière ». En débarquant ici des trois lignes de tramway, du métro et des terminaux de bus, venant du nord comme du sud ou de l’est, les marseillais peuvent aussi se rendre au marché de Noailles place des Capucins, célébré dans le monde entier par les touristes comme lieu de mixité sociale typique de Marseille.

 

Entre la rue Paradis et les Capucins c’est le grand écart. Les rues Paradis, Saint Ferréol, et Rome prolongée par le cours Saint-Louis, sont séparées par quelques petites minutes de marche. « Parfois je me dis qu’on dirait vraiment plusieurs villes différentes, isolées les unes des autres séparées par quelques bâtiments » explique Hakim qui habite à proximité du cours Saint-Louis. Des boutiques de luxe peu fréquentées malgré des rues souvent bondées font place quelques mètres plus loin au centre bourse au sein duquel monsieur tout le monde peut faire ses emplettes. « C’est vrai qu’au premier abord ça peut sembler étrange. Mais c’est aussi ce qui fait l’âme de Marseille, ce qui fait que notre ville est unique. Des gens très différents, de milieux sociaux très hétérogènes peuvent se rencontrer alors qu’en principe tout les séparerait » analyse Danielle, Marseillaise depuis 25 ans et grande amatrice de la rue Paradis. Hakim, lui, ne voit pas les choses du même œil. « C’est vrai que nous sommes proches les uns des autres, mais est-ce que nous communiquons vraiment ensemble ? Je ne pense pas. Les gens restent dans leur coin, vous savez. » déplore-t-il.

 

Et la Canebière dans tout ça ? « C’est justement le symbole de cette mixité, tout Marseille y transite et on retrouve une mixité ethnique et sociale qu’il est difficile de retrouver ailleurs » argumente Danielle. « On ne voit pas ça partout, c’est vraiment spécifique », ajoute-t-elle.

La Canebière est fréquentée à la fois par ceux qui descendent des quartiers nord en tramway et également par ceux qui fréquentent les rues plus aisées. Cela créé des dissensions, les habitants des quartiers nord se sentant délaissés, exclus, loin des lieux de richesse de la ville. Il y règne donc une atmosphère bien spécifique. « Parfois, on ne sait pas trop où on est » explique Carole. C’est en effet un lieu de passage, où se rassemble la diversité de la population marseillaise. « On a parfois l’impression d’être délaissés. La mairie ne fait rien pour nous faciliter la vie » explique Karim.

Thomas Izart (IEJ3)

A lire aussi La rue Saint Ferréol attend un renouveau; et Un matin aux Capucins ainsi que Le marché de Noailles de retour 

La gare maritime du Vieux-Port va voir le jour

La gare maritime du Vieux-Port va voir le jour

Après 12 ans d’attente, la nouvelle gare maritime du Vieux-Port, à Marseille, va enfin pouvoir s’installer sur le quai de Rive-Neuve.

gare maritime Vieux-Port DOC DR

Image publiée par La Provence le 22 août 2018,  signée DOC.DR. “Fosterisée”, la future gare maritime, actuellement en construction dans le Var, sera aménagée cet automne sur le quai de Rive-Neuve.

Les passagers des navettes maritimes desservant le Château d’If et le Frioul, au départ du Vieux-Port de Marseille, vont enfin avoir le droit de bénéficier d’une gare maritime en bonne et due forme d’ici la fin de l’année. En effet, après 12 ans d’attente, le projet va enfin voir le jour sur le quai de Rive-Neuve et devrait coûter plus de 2,3 millions d’euros, hors taxes. Les travaux d’aménagement, eux, « commenceront à la mi-septembre », a expliqué Christian Couton, conseiller d’arrondissement dans le 1er secteur, et délégué au Frioul dans les ancienne gare ©Jauffrey Ambrosinocolonnes de La Provence. « Cette nouvelle gare sera dans la continuité de ce qui est fait sur le Vieux-Port, c’est-à-dire qu’elle sera entièrement piétonnisée », indique de son côté Gilles De Santis, directeur de Frioul If Express. Avant d’ajouter que « celle-ci proposera un espace ombragé avec des places assises, 3 grands guichets au lieu de 2, et même des racks pour y déposer des vélos ». Un vrai soulagement pour les habitants du Frioul « j’arrive à peine à y croire », raconte en riant Annette, avant d’embarquer dans la navette.

Mais pas d’inquiétudes pour les utilisateurs réguliers de la gare, lors des travaux la billetterie sera simplement déplacée, jusqu’à fin novembre, au niveau de l’ancienne capitainerie. L’embarquement, lui, se fera à la darse Est du Mucem.

Un chantier de longue date

Tout commence en 2006, l’entreprise Frioul If Express, filiale du groupe Veolia, est choisie pour assurer la liaison Marseille-Frioul, tant espéré par les habitants qui en ont « ras-le-bol ». « Vous n’avez qu’à regarder dans l’état où elle est, et vous comprendrez vite pourquoi nous en voulons une nouvelle », raconte Jacques, un habitant de la Rue Breteuil. En effet, la gare n’a aucun endroit ombragé, une billetterie en préfabriqué, pas de chaises à proximité…en bref, elle est obsolète.

Une fois la délégation de service public signé entre la métropole Marseille Provence et l’entreprise, la gare maritime devait initialement être livrée en octobre 2007, pour 800.000 €uros. Mais il s’avère que l’entreprise délégataire a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ou plutôt, a débuté la construction de la gare sans avoir les autorisations nécessaires, selon le quotidien Var Matin qui désert Toulon où est construit la nouvelle gare. Au final, en 2010, la commission départementale des sites annule le projet puisque la préfecture « estime que celui-ci dénaturerait l’unité architecturale du futur site ». Il faut alors tout recommencer…et attendre juin 2013 pour que la commission accepte le nouveau projet dont les plans s’inpirent des estacades en bois du Vieux-Port dessinées par Norman Foster auteur également de l’ombrière en bas de la Canebière. Elle devrait être livrée le 15 octobre pour une mise en service dès le mois de novembre., dont les plans seront officiellement validés en février 2017, qui coûtera finalement plus du double du budget prévu initialement.

Jauffrey Ambrosino (IEJ3)

La chasse au Mickey est ouverte

La chasse au Mickey est ouverte

La chasse est lancée! Mickey, la célèbre souris de Disneyland, fête ses 90 ans cette année, avec un an de moins que la Canebière.  Au tour de Marseille de célébrer cet anniversaire.  Après plusieurs  événements en l’honneur des 90 ans de l’indémodable souris, une chasse aux “Mickey cachés” a occupé la fin des vacances scolaire et la rentrée du 27 août au 23 septembre.

capture d'instragramDisneyland a décidé de lancer à Paris, Bordeaux, Lyon et Marseille une chasse aux œuvres à l’effigie de la souris Mickey. Pour cela,  quatre graffeurs  ont crée des affiches de  la souris aux grandes oreilles et invitent les habitants à se lancer à leur recherche. Déjà plusieurs événements ont été mis en place pour célébrer ce 90e anniversaire et ont permis de créer la jauge “de l’enthousiasme” dans les villescapture d'instragram participantes. Elle est consultable à tout moment sur la page facebook “Mickey France”.  Dans la continuité de cette mesure, les Parisiens, Bordelais, Lyonnais et Marseillais sont invités à alimenter, sur Instagram, le hastag #Mickey90 suivi du nom de leur ville avec les photos des affiches qu’ils auront trouvé. La ville qui récolte le plus de contributions se verra élue “Ville la plus enthousiaste de France”. Tous les capture d'instragramparticipants qui postent une photo avec ce hashtag sont inscrit à un tirage au sort pour gagner un week-end au parc d’attractions Disneyland Paris. De plus, la ville gagnante accueillera un événement spécial le 18 octobre pour l’anniversaire de la souris. Le hashtag compte déjà beaucoup de participations pour chaque ville, lancez-vous à la recherche de la trentaine de Mickey cachés dans Marseille. De la Canebière à la Gare Saint-Charles, ouvrez bien les yeux…

Lorine Sarkissian (IEJ2); photos captées sur Instagram avec l’autorisation des auteurs

Canebière/Vieux-Port : la rentrée du cash

Canebière/Vieux-Port : la rentrée du cash

affiche braderie-centre-ville-septembreLa troisième édition de « La grande braderie du centre-ville » de rues commerçantes perpendiculaires à la Canebière à proximité du Vieux-Port a déployé les grands moyens samedi 1er septembre!

L’association des commerçants organise pour la troisième année consécutive cette « Grande braderie du centre-ville ». A l’initiative depuis 2016 de  l’association Grignan & Co Marseille, cet événement a pour objectif de casser les prix et d’accueillir le maximum d’acheteur juste avant la rentrée des classes dans le périmètre rassemblant les plus belles boutiques de Marseille ! C’est aussi l’occasion pour les Marseillais de venir se balader à pied en plein cœur de Marseille et de profiter de la braderie, de son ambiance festive et de la piétonnisation exceptionnelle de ce quadrilatère interdit pour 24heures aux voitures!

Plus de 120 stands en tout genre se sont installés dans les rues, des stands gastronomiques, de vêtements de mode, de luxe, ou de décoration…. tout est réuni pour satisfaire les passants.  « C’est un véritable coup de pouce que nous offre cet événement avant de clore l’été » se réjouit Camille, vendeuse de prêt à porter. Les vendeurs profitent de cette braderie pour prolonger les soldes d’été qui se sont difficilement déroulés, la canicule l’influence d’internet et des ventes privées ont eu un impact négatif sur certain commerçant.

Marseille veut cependant mettre en avant la rénovation du centre-ville et tourner les visiteurs vers le côté « luxueux » que s’efforce de développer la municipalité dans cette partie de son territoire parallèlement au développement de grands centres commerciaux au nord au sud et au centre de la cité.

Des boutiques prestigieuses ont choisi de casser les prix, Sandro, The Kooples et toutes les enseignes de luxe faisaient des réductions allant jusqu’à -70% sur tout leur stand,  de quoi attirer les adeptes des bonnes affaires !

Les commerces de luxe implantées à Marseille attirent en masse les visiteurs. La célèbre marque Philipp Plein s’est récemment installé rue Paradis, cela souligne le fait que ces rues sont des véritables points stratégiques, qui ciblent en particulier une clientèle dites « de luxe ». Le périmètre de cette braderie n’incluait pas la rue de Rome aux boutiques plus basiques.

braderie centre villeCette braderie, c’est aussi le moyen de bien commencer la rentrée des classes et de clôturer les vacances en beauté. Au programme, de nombreuses animations pour les enfants étaient au rendez-vous, des artistes et des musiciens ont rythmé la journée shopping des Marseillais. Selon France3, l’année dernière plus de 25.000 personnes ont participé à cet événement festif. Ils étaient près de 35.000 selon une estimation municipale cette année. Pour maintenir cette attractivité, de nombreuses braderies et des vides greniers sont prévus pour le mois à venir. L’événement « La nocturne des Antiquaires » aura lieu le jeudi 6 septembre, avec au programme diverses animations, musiques et magasins ouverts jusqu’à 21heure rue Edmond Rostand derrière la Préfecture…

Pour sécuriser la braderie, plusieurs rues ont été bloquées et rendues piétonnes afin d’accueillir les commerçants et les chalands : les rues Breteuil, Paradis, Sain-Férreol, Saint Saens, Grignan et Montgrand … La police était a chaque point d’accès et de sortie du quartier. Des camionnettes bloquaient chaque entrée, afin que l’événement se déroule dans les meilleures conditions.

Agatha Granddidier (IEJ2)

A lire aussi:

Grignan & Co Marseille

la rue de Rome à la peine (2017)

Les marronniers rouges de la rue Paradis

 

Les marchés, au cœur de Marseille

Les marchés, au cœur de Marseille

Tant sur le plan de la proximité que des prix, ils favorisent la vie des Marseillais.

Il y en a pour tous les goûts ! La diversité des marchés de la cité phocéenne permet à tout le monde d’y trouver son compte. Les Marseillais louent ces commerces singuliers et la qualité des produits qui leur sont proposés. Au-delà des différences propres à chaque marché, leur implantation et leur utilité dans la commune est unanimement saluée.

On trouve le marché des capucins, dit marché de Noailles, réputé pour ses légumes frais et ses prix bas à deux pas de la Canebière dans l’ancien quartier de Noailles. C’est l’un des plus populaires, fréquenté par des résidents de toutes classes sociales et très visité des touristes amateurs de couleur locale. « Je viens toujours acheter mes légumes ici, ils sont bons, frais, et souvent moins chers qu’en grande surface », confie Valérie, retraitée. « En plus, ce n’est pas loin de chez moi, donc je n’y vois que du positif » ajoute-t-elle. La place a été réinvestie après de longs travaux. « Ca fait du bien de revenir ici, on retrouve notre clientèle et nos petites habitudes » explique Alain, présent sur ce marché au cœur de Marseille depuis des années. La zone, ouverte de 8 heures du matin jusqu’à 18 heures, et prolongée par les échoppes de la rue longue des capucins accueille toute la journée de nombreux clients.

marché du Prado (3)marché du Prado (2)Marché du PradoLe marché de Castellane, sur le Prado dans un quartier plus riche, propose une offre plus large. Il s’étend sur plusieurs centaines de mètres et expose des fruits et légumes, mais pas seulement. Il est ouvert tous les matins de la semaine et outre les stands d’alimentation, on y trouve des vêtements, des bijoux, des CDs… Il capte une large clientèle, mais moins régulière. « Je fais un passage ici de temps en temps, et parfois j’y achète mes légumes » explique Thierry, qui habite sur le Prado.

Dans la même veine, le marché de la Plaine, place Jean-Jaurès, lieu de rencontre de la jeunesse le soir, présente également des paellas, des tissus, des produits cosmétiques… Varié, il occupe une place de choix dans le cœur des Marseillais. Il est ouvert les mardis, jeudis et samedis matins. « Pour moi, c’est le meilleur marché.  C’est ici qu’il y a le plus de choix, le cadre est agréable… C’est dommage qu’il ne soit pas tout le temps ouvert » explique Stéphane, un habitué.

marché Vieux-Port (2)Marché Vieux-Port (3)marché Vieux-PortLe marché du Vieux-Port dit marché de la Criée permet de se procurer du poisson frais. Les stands sont épars et situés à proximité des bateaux amarrés chaque matin devant les étals avec la pêche du jour. Les clients sont nombreux et les vendeurs bénéficient de la proximité de la bouche de métro et du réseau des bus en bas de la Canebière. « Les affairesmarchent toujoursbien ici » explique Gérard, poissonnier.  « Je viens tout le temps ici! » s’exclame Daniel, ses victuailles dans la main. «  C’est pas trop cher, les commerçants aiment vraiment ce qu’ils font… et c’est du tout bon ! » s’enthousiasme-t-il.

Une chose est sûre, les marchés fonctionneront encore à plein régime pour un bon bout de temps à Marseille…

Thomas Izart (IEJ, texte et photos)

 

Les principaux marchés du Centre-Ville

  • Marché du cours Julien, 13 006, mercredis et dimanches de 07h à 13h
  • Marché du Prado ou de Castellane, Avenue du Prado, 13006, lundi au samedi, le matin
  • Marché de la Plaine, Place Jean Jaurès 13 006, mardis, jeudis et samedis de 08h à 13h
  • Marché de la Criée, Vieux-Port, Quai des Belges, tous les matins de 08h à 13h
  • Marché de Noailles, Place des Capucins,  13001, lundis au samedis 8h à 19h

 

Lire aussi: Le marché de Noailles est de retour ; Projet de rénovation du marché de La Plaine

 

 

 

L’OM reprend ses droits sur la Canebière

L’OM reprend ses droits sur la Canebière


A l’aube de la saison, les supporters rêvent de voir leur équipe au plus haut…

Tout Marseille derrière l’OM ! La victoire 4-0 de l’Olympique de Marseille aux dépens de Toulouse a ravivé la passion des supporters tout autour de la Canebière. Après une coupe du monde euphorique où les Marseillais se sont tous réunis autour de leur équipe nationale, la reprise du championnat fédère de nouveau tous les fans de football. L’affluence autour de la boutique officielle du club située sur la Canebière en témoigne. « Avant la saison, les clients venaient déjà et depuis vendredi dernier ça continue. La boutique fonctionne très bien, comme vous pouvez le voir » explique un vendeur.

On se souvient de l’euphorie générale quand l’OM avait atteint la finale de l’Europa League la saison passée. Les bistrots étaient tous bondés, la ville tout entière était en effervescence. Malgré les bonnes performances de l’équipe de France lors de la coupe du monde, l’engouement n’a jamais su égaler celui qui s’était illustré à chaque fois que le club avait arraché ses qualifications successives dans la compétition européenne.

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Trop chauvins, les Marseillais ? « C’est vrai qu’ici, on est avant tout derrière notre club. Beaucoup de supporters acharnés de l’OM ne suivaient pas les performances de l’équipe de France avec autant d’attention que celles de leur club » explique Danny, abonné du stade Vélodrome. Une spécificité locale, qui s’explique notamment par les performances historiques réalisées par l’équipe, seule équipe en France à avoir remporté la Ligue des Champions. « Nous avons une histoire particulière, et donc l’attachement que nous portons à notre club de foot est plus fort que dans d’autres villes. Personnellement, c’est une grande partie de ma vie » poursuit-il. En témoigne la fréquentation de tous les lieux liés à l’OM : il est rare, dans d’autres villes, de percevoir un rassemblement aussi unanime autour d’une institution sportive. Les soirs de matchs, la Canebière vit au rythme des hauts et des bas de l’équipe.

Les supporters nourrissent de grands espoirs pour cette saison et espèrent voir leur club terminer sur le podium au terme des 38 journées. « On espère revivre les moments merveilleux de la saison dernière, même si ça risque d’être difficile. Le recrutement, compte tenu des ambitions, me semble un peu léger  » analyse Anthony, fervent supporter de l’OM, le nouveau maillot sur les épaules. « J’ai l’impression qu’on est moins solides que Lyon, et bien sûr que Paris, mais j’attends de voir. Tout est possible quand on connaît le public légendaire et l’ambiance incroyable qui règne dans le stade » conclut Christian, 42 ans, père de famille, restituant bien les attentes au commencement de la nouvelle saison. Il reste 37 journées au club pour rendre fier toute une ville…

Thomas Izart (IEJ)
L’art du sable sur la Canebière

L’art du sable sur la Canebière

©Thomas Izart
Robert Brian fascine la Canebière avec un art de rue très spécial

Un artiste bien singulier a trouvé refuge sur la Canebière ! Robert Brian, espagnol d’origine, sculpte des animaux avec une seule matière : le sable. Avec son couteau, il arrange les contours des bêtes et avec un petit pinceau il harmonise leur silhouette. Parfois, il humidifie légèrement sa création pour la rendre plus compacte. Cette pratique intrigante et peu commune fascine les passants qui, nombreux, s’arrêtent pour observer, appareils photo à la main. « C’est magnifique ce qu’il fait, de loin j’ai vraiment cru qu’il était vivant ! » s’exclame Sabine, marseillaise d’origine.  Aujourd’hui, Robert sculpte un chien, mais aucun animal ne lui résiste. « Je fais de tout, des tigres, des souris, des lions… », explique-t-il dans un français approximatif. Voyageur, l’artiste sillonne l’Europe et expose ses créations dans la rue de nombreux pays. « Je suis un citoyen du monde. Ce que je fais ici, je le fais en Italie, en Espagne, en Allemagne. J’expose toujours dans la rue » raconte-t-il. « Depuis tout petit, je fais ça. Le sable m’a toujours fasciné, j’aime cette matière. J’ai beaucoup pratiqué et j’ai progressé naturellement » confie-t-il. Il gagne sa vie avec l’argent que laissent les passants. « Les gens n’ont pas l’habitude de voir cela en pleine rue. Cette seule activité me permet de vivre convenablement » déclare-t-il.Vous pourrez voir Robert Brian aux alentours de la Canebière jusqu’à la fin du mois. Après, l’artiste nomade fera de nouveaux heureux à l’étranger.

Thomas Izart (IEJ)