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Auteur : Antoine Lazerges

Rue d’Aubagne, la colère ne désenfle pas

Rue d’Aubagne, la colère ne désenfle pas

GRAFFITI RUE d'Aubagne à Marseille aprèsl'effondrement des imeubles en 2018 rprise Internet

Un an après les effondrements rue d’Aubagne, à quelques mètres de la Canebière dans le quartier populaire de Noailles, la colère ne désenfle pas à Marseille. Les pouvoirs et acteurs publics sont toujours à l’épreuve de l’insalubrité et de l’indignité de l’habitat.

« On voit bien que la réparation n’a pas eu lieu »

Dans ce quartier du centre-ville historique, le 5 novembre 2018, trois immeubles s’effondrent, coûtant la vie à huit personnes. Avant-hier mardi matin un vibrant hommage a été rendu aux victimes, “ces sacrifiés et sacrifiées de l’insalubrité de l’habitat indigne” . Collectifs, associations, parents, enfants, habitants, ils sont toutes et tous là pour se recueillir durant huit minutes silencieuses en souvenir de Julien, Marie, Simona, Fabien, Pape, Taher, Ouloume et Chérif. Sur les ruines de la rue d’Aubagne coulent désormais des larmes, de chagrin certes, mais aussi de colère. Cette colère qui gronde et fait écho à une banderole sur laquelle on peut lire «Ni oubli, ni pardon». Cette colère qui couve une année durant pour ne jamais s’éteindre. Comme le révèle Fatih Bouaroua, d’Emmaüs Pointe-Rouge, au micro de nos confrères de La Marseillaise : «On sent que l’émotion est encore forte. Les secousses de ce tremblement de terre social et politique se font encore sentir. On voit bien que la réparation n’a pas eu lieu». Un «tremblement de terre social et politique» dont on constate qu’il secoue fortement la classe politique locale. Marc Leras, journaliste au Parisien, le relève dans son article daté du 5 novembre : «L’ambiance s’est ensuite tendue quand l’ancien élu PS Patrick Mennuci et la sénatrice des quartiers nord Samia Ghali sont arrivés sur place. Pris à partie et hués par une partie de la foule, ils ont finalement dû quitter les lieux après de longues minutes de cohue ». Quant au Collectif du 5 novembre, composé «d’une cinquantaine d’habitant.es bénévoles qui agissent pour interpeller les pouvoirs publics mais également pour organiser des rencontres dans le quartier avec les habitant.es et les délogé.es de toute la ville», ainsi qu’il se présente. Il publie un communiqué postérieur aux turbulences d’une foule ayant soif de justice, regrettant, «avec amertume, que certain(e)s élu.es n’aient pas souhaité rester discret.es en ce moment d’émotion et de colère en tentant de se rendre visibles 15 minutes après l’hommage». Au recueillement assourdi succède la fureur bruyante. «Dégagez, cassez-vous» ! peut-on ainsi entendre à l’égard de certains élus locaux. On fait circuler un micro parmi les présentes et les présents, pour que la parole, plurielle et unie, s’exprime. Mais c’est bien la rage en arrière-plan qui prédomine : «C’est toujours les pauvres qui paient le prix et c’est pourtant ceux qu’on entend le moins», témoigne un habitant dont les propos sont recueillis par La Marseillaise. La pauvreté, vecteur de la colère à Noailles ? Sont-ce les pauvres que nous raconte cette colère encore chaude des larmes versées en souvenir de ces huit parti.es trop tôt ? Sont-ce les politiciens qu’on tient pour responsable à travers la vétusté constatée et éhontée de centaines de logements sociaux à Marseille? C’est ce que la tension palpable de cet après-midi soulève.

« Je lui ai fait promettre de partir au plus vite ».

Combien de 5 novembre encore dardent leur mauvais œil sur le sol phocéen ? Dans son article paru mercredi 6, David Coquille, journaliste politique à La Marseillaise, récence pas moins de 4.500 immeubles à l’état inquiétant « dont 3.000 susceptibles de recevoir une injonction de ravalement d’ici 2021». Nombreux sont celles et ceux déplorant la politique de pouvoirs publics en matière de logement qu’ils qualifient d’irresponsable. Et David Coquille d’ajouter, au sein du même article : «Déjà avant le drame du 5 novembre et l’évacuation à ce jour de 420 immeubles inquiétants ou carrément en péril grave et imminent, des voix s’étaient élevées pour dénoncer le fait que ces opérations cosmétiques ignoraient les désordres graves pouvant ronger de l’intérieur des bâtiments». Liliana Lalonde, la maman de Julien, une des victimes du drame, a confié au micro de notre consœur Coralie Bonnefoy, du journal La Croix, que l’appartement dans lequel vivait son fils était dans un état déplorable, et qu’elle s’inquiétait pour lui : «J’étais horrifiée par l’état de son appartement. Il y avait un étai dans l’entrée, des fissures aux murs, les prises faisaient des étincelles… Je lui ai fait promettre de partir au plus vite». Si le maire (LR) Jean-Claude Gaudin, à la tête de l’hôtel de ville de Marseille depuis 24 ans, a confié dans une précédente interview que cette «catastrophe inimaginable» le hante tous les jours, il a néanmoins entendu défendre son bilan, et notamment les quatorze millions d’euros qu’il assure que la mairie de Marseille a déboursé dans la gestion de cette crise. Par ailleurs, certaines mesures semblent avoir été prises. Ainsi en va-t-il de la suivante, rapportée là-encore par David Coquille: «Toute suspicion d’anomalie pouvant présenter une dangerosité concernant la stabilité des structures devra faire l’objet d’un signalement». Toutefois, les timides mesures annoncées ou mises en place semblent ne pas avoir rassuré ni calmé la population marseillaise, qui continue de demander des comptes depuis maintenant un an. D’autant que la question des expulsés reste en suspens. Tous n’ont pas encore regagné leur domicile après les expropriations «d’intérêt public» dont ils ont fait l’objet. Certains sont contraints de vivre, toujours aujourd’hui, à l’hôtel : « Les chiffres sont alarmants. 3.700 délogés, 55 ménages réintégrés et 63 relogés en définitif, soit à peine 300/400 personnes sur l’ensemble des personnes évacuées», souligne au HuffPost le Collectif du 5 novembre. Il précise que des évacuations sont toujours en cours au moment où nous écrivons ces lignes». De quoi enfoncer encore davantage les élus locaux, voire nationaux (il a plusieurs fois été demandé des comptes à Julien Denormandie (ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement). De quoi convoquer la responsabilité des politiciennes et politiciens à la barre de la justice. A quelques mois des municipales de 2020, rien n’est plus sûr pour personne…

Marian Cregut (IEJ 3)

La grande roue de retour sur le Vieux-Port

La grande roue de retour sur le Vieux-Port

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Elle est de retour, au beau milieu du vieux port en bas de la Canebière. La grande roue refait son apparition pour la saison d’hiver. Elle s’est installée pour trois mois maximum sur le Vieux-Port jusqu’au 12 janvier 2020 suivis de trois autres mois sur le J4 devant le MuCEM avant de retourner sur les plage du Prado sur l’espace Borely.

©zalHaute de 43 mètres pour une capacité d’accueil de 200 personnes, elle est la deuxième plus grande roue de France. Elle permet de découvrir Marseille sur tous les angles grâce à la vue panoramique qu’offre la roue. Elle est ouverte tous les jours, de 10 heures à 23 heures, tarif réduit pour les enfants et 7 euros pour les parents.

Pour Sylvie Martin, une restauratrice du Vieux-Port, cette grande roue permet de faire plaisir aux Marseillais et aux touristes.  Didier, un riverain du quartier, ne partage pas cet avis: « Elle prend trop de place, ça dénature notre Vieux-Port tout ça pour gagner un peu d’argent »©zal

La concession de la ville de Marseille prévoit quelque 8.000 €uros mensuels pour l’implantation sur le Vieux-Port ou le J4 et 5.700 € pour le site du Parc Balnéaire Borely Prado, selon le projet d’Autorisation d’Occupation temporaire du Domaine Public portant installation d’une grande roue sur différents site de Marseille daté de mars 2019.

Guillaume Richaud (IEJ3)

D2K#23: Pouce(s) vert(s) pour la Canebière !

D2K#23: Pouce(s) vert(s) pour la Canebière !

À Noailles, un dimanche de la Canebière placé sous l’égide de l’écologie à l’occasion de la deuxième 2ème édition du mois de l ’écologie positive qui s’est terminée le 30 octobre.

La Canebière, une diversité… singulière. Des singularités… communes. En y pénétrant, on est frappé par l’allure plurielle d’une foule qui semble pourtant marcher au même pas, dans des directions différentes, et donnant malgré tout l’impression de se presser autour des stands exposés à l’occasion des dimanches de la Canebière dont c’était la 23ème édition (D2K#23) depuis janvier 2017. Le beau temps honore de sa présence ce début d’après-midi du 27 octobre.

« C’est la première fois que je participe », rayonne Giselle Dudin. Cette artisane aux tatouages fournis a installé son stand à quelques pas de la bouche de métro de Noailles. Elle a fait le déplacement depuis la commune de Gémenos. La vaisselle compostable non jetable qu’elle propose attire les sourires, attise la sympathie. Pour l’instant, il s’agit de ce qu’elle nomme la vaisselle de Provence, seule proposée au public, la vaisselle de Marseille étant prévue pour être lancée à partir de 2020. On l’a compris : Giselle est une fervente lutteuse contre le gaspillage. Tout ce qui est à jeter est peut-être avant tout à (ré)utiliser. Un bracelet cassé, par exemple, peut faire l’affaire, pourvu qu’on veuille bien être ingénieux.

Elle fait partie d’une brigade ayant pour nom « BRIGADE ANTI-GASP’ », composée de deux stands ce dimanche après-midi, et elle envisage pour cette brigade l’établissement d’un partenariat avec les stands voisins, groupés sous l’appellation « REPAR’ACTEURS » et sous l’égide de la Chambre de Commerce. Cette amoureuse de l’environnement a d’ailleurs déjà réservé sa place pour le Congrès Mondial de la Nature qui se tiendra en juin prochain à Marseille.

RECYCLOP : l’écologie, quoi de plus naturel ?

Le stand voisin est celui de RECYCLOP, une association de lutte contre le jet des mégots de cigarettes au sol. Devant le stand, une poubelle devant recueillir lesdits mégots. Plusieurs personnes se tiennent derrière le stand. Des jeunes filles, des hommes. Abdès Bengorine est le référent, le responsable de l’association. Il prend part depuis leur création en 2017 aux dimanches de la Canebière. Il participe depuis cinq ans au salon éco acteur mis en place par la mairie. Si l’idée de cette organisation verte a germé en 2013, c’est en 2015 que le cap a été franchi et qu’elle a été fondée.

20191027_153417Si Abdès est pour ainsi dire un « pro » de l’écologie, connaisseur depuis longtemps engagé dans cette cause qu’il veut commune, on trouve à ces côtés des gens plus jeunes, moins au fait des connaissances écologiques nécessaires à cette lutte citoyenne. On trouve même derrière le stand une jeune fille effectuant son service civique aux côtés de l’équipe de RECYCLOP. Moins au fait des connaissances écologiques, à n’en point douter. Mais gageons que cette jeune écologiste en herbe arrosera de ses convictions la graine de la volonté populaire, afin d’en faire germer la responsabilité accrue de chacune et chacun.

Texte et photos Marian CREGUT (IEJ3)

 

D2K#23: on fête la nature

D2K#23: on fête la nature

Dimanche 27 octobre sur la Canebière par beau temps et avec des montres retardées d’une heure on fête l’environnement, de 10h à 17h. Cette édition d’octobre, la 23ème (D2K#23) des dimanches de la Canebière depuis janvier 2017,  met l’accent sur la nature. Pour la deuxième année consécutive on y fête le « mois de l’écologie positive ». Tout le long de la journée différents stands sont tenus pour parler écologie aux Marseillais notamment la 5ème édition des microacteurs devant la mairie de secteur, 61 La Canebière.

L’environnement est un sujet important dont il faut se soucier. Plusieurs partenaires sont aussi présents pour parler de la place de la nature et de l’écologie à Marseille comme Surfrider, Velo Sapiens ou Recyclodrome. Ce sont des partenaires historiques des dimanches de la Canebière. Il y à aussi le grand retour du salon des éco-acteurs. C’est l’occasion d’aller à la rencontre des collectivités locales qui agissent pour l’environnement.

Même si l’automne se fait apercevoir, les marchands sont aussi de sortie. En raison des travaux qui ont éventré la Canebière à leurs emplacements habituels ils sont installés entre la rue du Théâtre Français et la rue Curiol en haut de la Canebière.  On y trouve des pains et des viennoiseries bio au stand de Cum panis ou encore des conserves méditerranéennes au stand de Marius Sardineur. Ce marché des éleveurs permet de faire redécouvrir aux marseillais les produits locaux, mais surtout des produits artisanaux, bons en goût et pour l’environnement.

Outre cet aspect environnemental, fêter l’art fait aussi partie des spécialités des dimanches: stands de disquaire et bouquinistes partagent la place avec le marché des éleveurs. Des ateliers musicaux et des groupes dansants devaient se succéder toute la journée.

Une dernière édition des dimanches pour 2019 avant la 24ème (D2K#24) fin janvier 2020. La Canebière devrait être alors aux deux tiers piétonnisée. Seul le troisième tronçon des anciennes allées de Meilhan dont les trottoirs sont plus larges restera ouvert aux véhicules entre le Boulevard Dugomier et l’église des Réformés.

Guillaume Richaud (IEJ3)

D2K#23: l’écologie sur la Canebière

D2K#23: l’écologie sur la Canebière

L’écologie, la nature et la culture seront les principales animations proposées ce dimanche 27 octobre pour le dernier dimanche de la Canebière de l’année et le 23ème depuis janvier 2017  (D2K#23). Il devrait faire beau après le déluge de ces derniers jours.

A voir, à suivre, à entendre et écouter notamment: la maquette du “Pélerin” du designer marseillais Maxime Paulet ramasseur de détritus plastiques (du nom du requin qui avale tout ce qu’il rencontre), la foire aux livres, la dictée gastronomique, des conférences à la mairie du 1/7 au 61 La Canebière et à l’Université, la visite des locaux de Manifesta13 au 42 La Canebière, des déambulations musicales et des artisans de bouche. Tels les escargots sortis après l’orage les marseillais et visiteurs pourront à nouveau déambuler en toute sécurité sur cette voie à laquelle la maire (LR) de secteur, Sabine Bernasconi, a promis de rendre son lustre d’antan. Elle avait annoncé en 2016 vouloir en faire un “Broadway marseillais” déclenchant l’hilarité de nombre se des électeurs et©zal de ses détracteurs. Elle a réussi à lancer la piétonnisation de la Canebière grâce aux financements du département des Bouches-du-Rhône dont elle est vice-présidente en charge de la Culture et de la Métropole Aix-Marseille-Provence, tous deux présidés par Martine Vassal, candidate (LR) à la mairie de Marseille. Les travaux étant commencés depuis juillet, la Canebière sera ce dimanche encore réduite d’un tiers de son kilomètre de long. Elle espère pouvoir gagner son pari et donne rendez-vous fin janvier 2020 sur une Canebière “piétonne et apaisée” pour le dernier dimanche du premier mois de l’année.

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Sabine Bernasconi, maire du premier secteur de Marseille (1er & 7ème arts):
“Dernière édition de l’année 2019 puisque la Canebière traverse une belle période de travaux. Les dimanches de la Canebière y ont quand même trouvé leur place pour cette ©zalédition mêlant culture et nature s’adaptant à un nouveau cadre puisque nous préfigurons la piétonnisation et elle sera effective enfin en janvier. Ce qui veut dire qu’à partir de 2020 l’édition n°1 des dimanches de la Canebière (D2K#24) se tiendra dans un centre-ville quasi prêt. Il présentera sa configuration des années futures et c’est une véritable avancée. Pour l’instant les dimanches de la Canebière qui constituent cette préfiguration s’installent pendant les travaux.  C’est le dernier dimanche de l’année 2019 et en janvier 2020 on aura une nouvelle Canebière, ce sera le premier dimanche dans la configuration piétonnisée de la Canebière, nous espérons jusqu’à Dugomier.”

 

 

D2K#23, dernier “dimanche” de l’année

D2K#23, dernier “dimanche” de l’année

Mise en page 1Les dimanches de la Canebière auront leur dernière manifestation de l’année, ce dimanche 27 octobre en raison des travaux de piétonnisation de la Canebière qui se poursuivront jusqu’en janvier 2020. Cette 23ème édition (D2K#23) se déroulera sur une portion réduite de la Canebière. Les habitués et touristes marseillais et étrangers pourront cependant participer de 10h à 17h à ce rendez-vous festif et culturel avec à boire et à manger auprès des stands des artisans de bouche sur une artère en partie éventrée par les travaux mais sécurisée.

C’est la première interruption de ce rituel déjà bousculé dans sa 22ème édition fin septembre, décalée au 6 octobre, pour des raisons de sécurité par trop plein de manifestations. Instituées depuis 2017 à l’initiative de Sabine Bernasconi, maire (LR) du premier secteur, ces rencontres des derniers dimanches de chaque mois ont eu lieu sans interruption sauf en décembre et juillet-août chaque année pour raisons de vacances d’hiver et d’été. La 24ème édition est prévue pour fin janvier 2020.

Sabine Bernasconi a appelé un public nombreux à venir sur la Canebière ce dimanche 27 octobre dans une présentation mardi lors d’une conférence de presse du programme des animations prévues.

“C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous accueillons cette édition d’octobre des “Dimanches de la Canebière” dans son format habituel, le dernier dimanche du mois, après l’édition décalée de septembre.
Une édition d’octobre à bien des titres exceptionnelle, puisque couplée à la fois à la 2e édition du “Mois de l’Ecologie Positive” et au 5e Salon des Eco’acteurs de la Mairie des 1er et 7e arrondissements.
La nature et l’environnement y occuperont donc une place de choix, puisque ce 5e Salon accueillera des partenaires historiques comme Surfrider, Velo Sapiens ou le Recyclodrome, mais aussi de partenaires plus récents comme Yoyo, Recyclop, les Alchimistes ou Eqosphère. Le Hall de notre Mairie exposera aussi pour l’occasion une maquette du “Pélerin”, concept de bateau “écologique” du designer marseillais Maxime Paulet qui permet de ramasser les déchets plastiques tout en naviguant.
Outre le volet écologique, l’art et la culture seront aussi mis à l’honneur avec des temps forts comme le Salon du livre des auteurs indépendants, des balades urbaines et un beau programme musical avec notamment une fanfare Musiques du Monde et un concert du Quartet Buona Sera au théâtre de l’OEuvre.
Vous retrouverez aussi les habituels points de rencontre culturels, avec les très
appréciés disquaires et bouquinistes, et vos rendez-vous gourmands, avec le
marché de produits en “circuit court” et les bonnes tables du quartier : La
Mercerie, Le Petit Saint Louis, Chez Toinou ou encore Yima.
En tout, une cinquantaine de propositions culturelles, artistiques et gourmandes,
sur une Canebière piétonnisée pour l’occasion, et bientôt de manière
permanente à l’issue des travaux en cours”.

al/

Extraits du programme qui sera présenté dimanche sous forme de dépliant:

Mise en page 1

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« Regards sur Noailles » depuis la Canebière

« Regards sur Noailles » depuis la Canebière

Noailles MarianA Noailles, une exposition d’étudiants engagée et ambitieuse avec des propositions pour la réhabilitation du quartier, un an après l’effondrement de deux immeubles vétustes qui avait fait 8 morts le 5 novembre 2018.

Mise en place au rez-de-chaussée des locaux récemment réaménagés pour abriter les bureaux de Manifesta13 ( treizième biennale d’art européenne, la première en France qui se tiendra de juin à novembre 2020), cette exposition « Regards sur Noailles » est l’aboutissement d’un projet collectif auquel participe Louis David, étudiant en cinquième année d’architecture à l’E.N.S.A.M. (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille). Prévue du 11 au 19 octobre cette exposition citoyenne, au sein de laquelle cohabitent travaux d’étudiants et témoignages d’habitants, se veut la réponse de toutes et tous au terrible effondrement d’immeubles du 5 novembre 2018, rue d’Aubagne. Une idée, alerter. Un projet, exposer. Un but, prévenir.

En pénétrant au 42 la Canebière, on est instantanément attiré par la multiplicité des travaux qui y sont présentés. C’est une présentation hétéroclite de photographies représentant les ruines des bâtiments déchus, de maquettes du quartier de Noailles ou de vidéos diffusées sur un grand écran où des étudiants présentent différents aspects de leur recherche autour du projet. Flyers, affiches, tout est bon, semble-t-il, pour faire connaître l’exposition au plus grand nombre. Outre le 42 la Canebière qui montre photographies, maquettes et vidéos, le théâtre du Daki Ling, au 45 rue d’Aubagne, accueille pour sa part deux journées de conférences et débats, les 11 et 12 octobre, sur le devenir du quartier de Noailles et des centres-villes en règle générale. L’appartement d’un particulier, situé à la place du marché, a été également réquisitionné.

Diligenté par son professeur Mariusz GRYGIELEWICZ, référent de l’exposition et plasticien, collectif 14+1_1Louis s’emploie activement à sa mise en place avec d’autres étudiants dont le « Collectif 14 + 1 » qui regroupe les étudiants qui, comme lui, évoluent en Master 2 d’architecture. Né au second semestre universitaire de l’année 2017/2018, ce groupe travaille aujourd’hui avec les habitants de Noailles, les acteurs locaux et divers membres de la société civile en vue de lister les problèmes de l’habitat afin d’en dégager les meilleures solutions possibles, sachant que les opérations de construction ou reconstruction sont évidemment coûteuses pour la ville. Ce projet global d’étude des problèmes de l’habitat est mené par quatorze étudiants + 1 ; « il s’agit d’une variable, pouvant faire référence à n’importe quelle personne ou organisme, pourvu qu’il ou elle contribue activement au projet », m’explique malicieusement Arthur SANCHEZ, 23 ans, étudiant lui-aussi en dernière année d’architecture à l’E.N.S.A.M. et sur le point de valider son P.F.E. (Projet de Fin d’Etude).

La citoyenneté au service du renouveau urbain

Les travaux exposés au 42 la Canebière ont ainsi vocation à sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs locaux sur l’insalubrité des habitats marseillais, et interroger quant à une vétusté croissante de l’urbain phocéen. Nulle piste n’est écartée, et toutes les idées sont bonnes pour mener à bien cette mission d’intérêt commun. Ainsi en va-t-il du court-métrage d’Arthur Sanchez,  « Séquence Finale », qui pose un regard interrogateur sur la ville, ou de la méthode de travail des camarades d’école d’Arthur : Gaspard et Camille. Ces derniers ont sillonné la rue d’Aubagne en interrogeant les passants, leur demandant de décrire leur centre-ville idéal et leurs éventuelles attentes quant à un aménagement futur du territoire urbain. Munis d’un papier et d’un crayon, ils ont dessiné ces espérances. Celles-ci établissent l’attente des gens d’un aménagement massif d’espaces verts, voyant dans ces derniers les grands absents du paysage marseillais actuel.

Quant aux ruines du 5 novembre, rue d’Aubagne, un consensus fait état de ne pas reconstruire par-dessus, témoignant de la volonté de chacune et chacun de garder paradoxalement intacte la mémoire des victimes. Le collectif  « Marseille en colère » a appelé par ailleurs au respect de huit minutes de silence le 5 novembre devant les immeubles écroulés à partir de 9h05, en commémoration des huit morts, un an après.

Marian Cregut (IEJ3)

 

Canebière: le retour des dimanches

Canebière: le retour des dimanches

C’est le retour des dimanches de la Canebière. Il s’agissait de la première édition de la saison et la 22ème en tout (D2K#22). Marseille, placée sous le signe de la gastronomie en 2019, la Canebière s’est elle aussi vêtue de sa plus belle nappe. Entre les stands de street-food avec des cornets de sardines, les plantes aromatiques ou bien les étapes “terrasses” des restaurants, chacun aura pu y trouver son compte. Cette édition a aussi été très musicale, que cela soit sur le square de la place Léon Blum ou sur la fontaine des Réformés, le square Stalingrad, de douces mélodies faisaient résonner l’artère Marseillaise.

Théo Potié (IEJ3)

La Canebière a son espace Manifesta

La Canebière a son espace Manifesta

On travaille depuis un an maintenant et nous avons créé des liens forts, un trait d’union avec les citoyens et vous pour faire renaître cet espace culturel, ce lieu historique central “ a annoncé Hedwig Fijen, la directrice et créatrice hollandaise de la biennale internationale d’art Manifesta, lors de l’inauguration de l’espace Manifesta13 au 42 de la Canebière. Des vitres neuves ont remplacé les planches cachant les vitrines brisées lors de manifestations.

C’est dans cette “Maison du Figaro” datant du XVIIème siècle que Manifesta installe son quartier général, au croisement du cours Saint-Louis et de la Canebière. Cette bâtisse a traversé les siècles depuis 1645. Elle est construite dans le cadre de travaux de rénovation et d’élargissement de la Canebière à cette époque. Cette maison a depuis toujours servi une certaine idée de l’art. Son dernier occupant pérenne était l’Espace Culture de la Ville de Marseille.

Au travers de ce lieu emblématique et central, la directrice et créatrice de Manifesta imagine un endroit de rencontre et de collaboration entre les artistes locaux nationaux et internationaux. Mais elle veut aussi un espace “ ancré dans son territoire ”, et espère un bouillonnement entre tous les acteurs réunis autour de Manifesta 13. “ Notre tradition est la curiosité, Marseille est une terre d’accueil propice, Traits d’union.s (titre de cette 13ème édition de Manifesta) va servir de fil rouge, mais nous n’allons pas attendre le 7 juin pour investir la ville “, détaille Hedwig Fijen. En effet, si la biennale s’installe du 7 juin au 1er novembre 2020, pour installer durablement ses “racines”, les 30 premiers artistes sélectionnés vont arriver dans les trois prochaines semaines afin de se “ renseigner et de s’instruire sur Marseille”.

Lors de l’inauguration, Marie-Hélène Feraud-Gregori, conseillère municipale délégué à l’Opéra, à l’Odéon et à l’art contemporain qui s’est beaucoup impliquée pour faire venir Manifesta à Marseille, a tenu à souligner “l’élément remarquable” que représente le 42 de la Canebière : “ C’est un lieu qui s’est imposé comme nécessaire, en plein cœur du triangle d’or marseillais, les artistes ont besoin de cette vie ”.

“ C’est une biennale à la fois européenne et itinérante qui porte haut les valeurs de l’art contemporain, sur la Canebière, qui vit une véritable requalification le patrimoine et la culture sont des marqueurs forts du vivre ensemble, Marseille apporte de son aura et de son âme “ a affirmé la maire (LR) de secteur Sabine Bernasconi, qui représentait pour l’occasion la présidente de la métropole Aix-Marseille, Martine Vassal.

Manifesta 13 se place d’ailleurs sous le haut patronage d’Emmanuel Macron, ce qui signifie “ une valeur symbolique “, selon Nicolas Dufaud, secrétaire général adjoint de la préfecture des Bouches-du-Rhone. Mais aussi cela signifie aussi des financements étalés sur 3 ans de la part du gouvernement pour Manifesta 13.

Hedwig Lijen a manifesté une forte volonté d’inscrire le projet localement, pour cela un tarif spécial sera proposé pour les habitants de la Région pour un programme qui sera annoncé bientôt avec une partie des premières dates importantes.

Théo Potié  (IEJ3)

 

 

En octobre Marseille se met au vert

En octobre Marseille se met au vert

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Pendant un mois, la mairie du 1er secteur de Marseille (1er&7ème arrondissements) réunit les acteurs de l’écologie marseillaise pour sensibiliser et discuter des solutions qui se profilent.

Le mois d’octobre va se conjuguer sous le signe de l’écologie dans le centre-ville de Marseille. La mairie du 1er et 7e arrondissement organise tout au long du mois avec des associations et organismes partenaire des activités autour de ce thème : conférences, nettoyages, ateliers pédagogique et sensibilisation.

Pour ce faire, la mairie s’entoure des acteurs de ce milieu, les véhicules électriques Totem, la Cité de l’Agriculture, le Village des solutions, l’association Planète Mer, Forêt Méditerranée, la RTM, Vélo en Ville, ou les jeunes créateurs de la fresque du climat; autant d’acteurs qui seront activement impliqués dans ce mois de “l’écologie positive”.

Cette année, il y aura plus de place aux discussions,  “ après le succès de l’édition de l’année dernière, nous avons ajouté des actions avec plus de temps de réflexion et de débats ”, explique la maire (LR) Sabine Bernasconi. “ Lors de ce mois de l’écologie positive sera l’occasion de tirer le bilan de l’année passé, mais aussi de pouvoir mettre en lumière toute les actions menées sur notre secteur et tous ceux qui contribuent à aider notre planète “, ajoute-t-elle.

Les activités ont commencé ce mercredi matin, 200 lycéens du lycée St-Charles ont participé à un ramassage urbain de déchets. Tous les deux jours environ des activités sont prévues. Par exemple, vendredi 4 octobre aura lieu une conférence sur l’éco-mobilité, ce dimanche 6 aura lieu le traditionnel dimanche de la Canebière avec des ateliers sur l’éco-citoyenneté. Toute les informations sont disponible sur le site internet de la Mairie 1&7. (voir l’agenda, clic).

Théo Potié (IEJ3)