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Auteur : Antoine Lazerges

Le Printemps de l’Art Contemporain démarre en grande pomp

Le Printemps de l’Art Contemporain démarre en grande pomp

Qui dit nouveau printemps, dit nouveau Printemps de l’Art Contemporain (PAC). Cette année le PAC fête ses 10 ans. Une saison qui met l’Ecosse au centre des attentions. Notamment avec Love Letters, coproduit par MP2018 et réalisé par des artistes Ecossais comme Rachel MacLean et Philippe Murphy, invités tous deux pour l’occasion.
Du 10 au 26 mai 2018, galeries et musées marseillais se retrouvent pour mettre à l’honneur l’art contemporain. Cette traversée artistique de quatre jours rassemblera quelques 250 artistes et 70 expositions. L’événement commence dès le 9 mai avec une inauguration au [mac] sous le signe de l’Ecosse, puis une soirée qui se prolongera de 21h à minuit au pôle artistique Chevalier Roze. Une journée qui lancera officiellement la 10ème PAC.
Voici un tour d’horizon des expositions qui risquent de marquer ce weekend de lancement.
Au programme : Le jeudi 10 mai, nous entrerons dans le vif du sujet avec l’exposition « La pesanteur du lieu » d’Israel Ariño qui nous entraine en photos de l’autre côté du miroir. Le lendemain « La nuit de l’Instant » battra son plein dans le quartier du panier où elle pose un regard différent sur les pratiques photographiques d’aujourd’hui. Samedi, Rachel MacLean avec son expo « Glasgow + Marseille » où dans ses vidéos issues de l’imagerie des contes de fées elle traite d’une manière décalée les travers de notre société.

Pour conclure en beauté ce weekend de lancement, dimanche on clôturera la phase de lancement avec l’exposition collective « Salon du Salon » qui abordera la question de l’identité de l’Homme et en relevant de l’intime, du quotidien. Le weekend de lancement sera également rythmé par « Les circuits du printemps ». Marseille proposera 6 visites.
Un lancement en grande pompe qui fera honneur à l’art contemporain, en espérant que la suite du 10ème anniversaire du Printemps de l’Art Contemporain soit tout autant une fête.

Ce PAC a lieu, un peu comme une répétition pour le public marseillais, deux ans avant l’accueil à Marseille de la 13ème édition de Manifesta, biennale d’art contemporain, créée au début des années 90. Cette manifestation artistique à l’initiative de la fondation néerlandaise Manifesta a pour but affiché,  depuis la chute du mur de Berlin, de proposer une « plateforme dynamique pour des échanges culturels » en Europe.

Charles Gondolfo (IEJ)

8 mai, bal patriotique sur la Canebière

8 mai, bal patriotique sur la Canebière

Screenshot 8 mai ©Christian Rombi

« Monsieur le président, je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps. Je viens de recevoir mes papiers militaires pour partir à la guerre… », entonne la foule, en chœur sur le square Léon Blum, sans s’offusquer que cette chanson de Boris Vian date de… 1955 . Sur la Canebière, les commémorations du 8 mai portent un air de libération, entre les musiciens, les danseurs, les cocardes et les vieux camions militaires, le département des Bouches du Rhône a organisé les célébrations de l’armistice de 1945 en grande pompe. Selon leurs chiffres, c’est 25 000 personnes qui se sont réunis sur la célèbre artère marseillaise.
« Se remémorer l’histoire » le maître mot de ce Bal Patriotique, les festivités sont lancées par Martine Vassal, la Présidente (LR) du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône (CD13) ainsi que Sabine Berlasconi Maire (LR) des 1er et 7ème arrondissement de Marseille et vice-présidente du CD13. Tout est fait pour replonger les Provençaux dans une ambiance d’époque, défilés de voitures et véhicules militaires ancien, un Jazz-Swing des années 20-40, et des costumes et uniformes du milieu du siècle. Sous des « Oh » et des « Ah », le défilé des voitures militaires est assurément le clou du spectacle, vieille mécanique oblige, on n’est jamais à l’abri d’une panne, et c’est dans un esprit bon enfant que passagers et promeneurs poussent la Peugeot 201 jusqu’à son emplacement final. Entouré d’un « chèche », Nicolas revêt l’uniforme des tirailleurs Marocains, « c’est pour un devoir de mémoire » commente-il, « on est un groupe de passionnés, c’est pour le plaisir d’être rassemblés qu’on est ici aujourd’hui » continue Nicolas. « C’est pour la transmission du patrimoine, c’est de l’histoire en plus vivant », éclaire Jean-Marc Coquio, 62 ans, au volant de son 4×4 du Détachement de Circulation. Vêtu d’un uniforme de la 1ere division française libre, il possède son véhicule depuis 18 ans, « j’essaye de sortir avec le plus fréquemment possible », raconte-il. Lui et les autres propriétaires de véhicules militaires viennent d’Aix, ils font partie de l’association Forty Four Memories c’est le département qui les a contactés, ils sont venus en nombre et en famille dans des costumes civils ou militaires d’époque.
Devant un parterre rempli, les musiciens ont su avec des airs entrainant ne pas désemplir la piste de danse, à l’image du Dixhit Jazz Band qui déambule dans la foule avec des cuivres des « percus » et le Washboard de Jerémy ou la voix rythmée de Marilou Gérard. « On est venu pour la musique des années 45 et danser ! », s’enthousiasme Colette venu profiter avec son mari. Les danseurs confirmés ont répondu présent, et pour les débutants un cours de Charleston à su séduire les plus téméraires. Gâtées par un soleil persistant, les commémorations avaient bel et bien un air de liesse.

Vidéo récupérée sur place

Le Département a également profité de l’occasion pour rendre Hommage a Désiré Bianco, un très jeune marseillais de 13 ans mort au combat dans la guerre 14-18, dont l’ont fête cette année le centenaire. Né dans le quartier de Menpenti, il désir très tôt d’aller se battre pour sa patrie sur le front, il embarque clandestinement le 2 mai 1915 sur le France un navire qui part vers les combats d’Orient en Turquie. Il meurt le 8 mai 1915 à quelques mètres des tranchés ennemis après avoir chargé au cri de » En avant la baïonnette » comme l’indique une stèle à son nom à Toulon.

Théo Potié (IEJ)

Les « Batobus » de retour en bas de la Canebière

Les « Batobus » de retour en bas de la Canebière

Depuis samedi 28 avril, les navettes maritimes font leur retour dans la rade de Marseille. Au départ des Goudes, de la Pointe Rouge, du Vieux Port en bas de la Canebière, où de l’Estaque. L’année passée c’est quelques 345 000 passagers qui ont empruntés le pont des bateaux bus. Crée en 2010 sous l’impulsion de Christian Pellicani, Conseiller métropolitain Front de Gauche et président de l’association Citoyen 13, les « Bateaux-bus » fêtent leur 7éme été. Créés (entre autres) pour désengorger les routes de Marseille et notamment l’unique voie d’accès aux Goudes qui passe par la Pointe-Rouge et la Madrague de Montredon. En saison estivale l’avenue de Montredon est tellement congestionnée que cela pourrait presque faire partie du patrimoine pittoresque du 8ème, dit-on à Marseille.
Navettes Vieux-Port ©Théo PotiéToutefois, les navettes maritimes ne séduisent pas tant les travailleurs pendulaires et restent cantonnées à une utilisation touristique, « c’est un point négatif », regrette Christian Pellicani contacté par téléphone. Pourtant le gain de temps est mis en avant par l’association Citoyen 13. En 2011 un chronométrage supervisé par un huissier montre un trajet Vieux-Port/Pointe-Rouge de 20 minutes par la mer contre 45 minutes par la route. « On ne touche pas le cœur de cible », constate Christian Pellicani, qui peste contre une réduction du temps d’activité des lignes (mai-septembre) et des horaires (7h-22h en été) ainsi que contre une hausse du prix du ticket. « Guy Teissier à doublé le prix de 2,5 à 5 euros, cela élimine beaucoup d’utilisateurs occasionnels », explique-il. « Cela devient de plus en plus un projet touristique et non un moyen de se déplacer à Marseille comme transport collectif », continue le président de Citoyen 13. Temps maussade pour les navettes ©Théo Potié
Et même pour une offre touristique il juge que les navettes ne sont pas adaptées, « pour les touristes qui dépense déjà au restaurant, un voyage à 40 euro A/R pour une famille de 4 c’est trop, ils vont préférer prendre un taxi ». De plus la dernière navette étant a 22h, cela ne leur laisse pas beaucoup de temps pour le digestif. Un des hôtes d’accueil aux navettes déclare qu’il se voit plus comme un représentant touristique de la ville. « Des travailleurs je n’en vois pas, même tôt, je pense qu’il y’a quasiment que des touristes », explique-il. Pour les touristes la navette est pourtant un bon moyen d’allier transport et tourisme. « C’est un super moyen de visiter et de se déplacer. Londres a ses bus et Marseille ses bateaux ! » s’enthousiasme un couple belge en visite dans le sud de la France.
L’objectif pour Christian Pélicani est de rassembler grâce à une pétition le plus de gens autour de son projet pour fin 2018 en vue du vote du budget de 2019. « Vu que certain sont en période électorale, on peut espérer les faire fléchir pour devenir raisonnable », commente Christian Pellicani.

Théo Potié (IEJ)

Bal populaire sur la Canebière le 8 mai

Bal populaire sur la Canebière le 8 mai

A l’invitation de la mairie du premier secteur de Marseille (1er et 7ème arrondissements) du du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône:
venez revivre, sur la Canebière, les instants de liesse qui ont rythmé la libération du 8 mai 1945, ce mardi 8 mai, de 14h à 18h,
Centre-Ville: le casse-tête du stationnement

Centre-Ville: le casse-tête du stationnement

Désengorger les artères du centre-ville pour améliorer la vie du quotidien et revitaliser l’hyper-centre est le nouveau credo des élus de la Métropole et de Marseille où le stationnement est une histoire compliquée. Cela passe par un meilleur partage de la voirie pour tous ses usagers selon Jean-Luc Ricca conseiller municipal délégué à la Circulation et au Stationnement et Jean-Pierre Serrus Vice-président de la Métropole Aix-Marseille en charge des transports. Entre les voitures en « parking sauvage », les livraisons en double file et la recrudescence du nombre de deux roues, le centre-ville est un chaos motorisé où se croisent piétons, cyclistes, automobiles et bus dans des rues étroites ou la topographie vallonnée de Marseille n’arrange pas les choses ont-ils souligné vendredi. La Municipalité et la Métropole ont présenté conjointement leur plan d’action sur le stationnement dans une conférence de presse à l’hôtel de ville de Marseille.
« Il y’a trop de voiture ventouse » souligne le conseiller municipal Jean-Luc Ricca, pour lui une meilleure ventilation du trafic routier passe par une meilleure rotation des places de parking. « Le stationnement payant est le levier le plus efficace pour la rotation », affirme-t-il. Pour cela un parking « à la carte » est proposé. Ce qui change depuis janvier 2018, c’est un ajustement des durées de stationnement en fonction de zone tarifaire soit deux zones dans Marseille soit l’hyper centre ou les 4h de parking sont facturé 8 euros pour 6 euros dans la ceinture autour de cet hyper centre. Quelques zones stratégiques dites « zones de courtes durées » comme le Cours Lieutaud, la rue Paradis, la rue Breteuil, la rue Sainte ou encore la place Sébastopol verront leur durée de stationnement maximale plafonné à deux heures.
Afin de faciliter  la vie des habitants, la municipalité prévoit des offres adaptées à la situation de chacun sous forme d’abonnements à l’année. Par exemple des tarifs étudiants et résident sont proposés, ainsi que pour les « professions mobiles », un avantage tarifaire qui leur permettrait de stationner dans les rues payantes sans limitation de durée. Pour les personnes à mobilité réduite la ville à fait le choix d’un parking gratuit 24h sur 24. Dans la pratique, l’organisation de ce système à été confié à la SAGS, la Société d’Assistance et de Gestion du Stationnement, qui portera une attention accrue au véhicule en stationnement gênant.
Depuis quelques mois, les usagers peuvent déjà s’organiser via l’application smartphone TIMO destinée aux utilisateurs occasionnels ou résidents. L’application permet de payer seulement le temps réel de stationnement ainsi que de prolonger la durée de stationnement à distance. La technologie s’implante aussi dans les moyens de contrôle des temps de parking, avec des horodateurs qui lisent les plaques d’immatriculation comme le dispositif mis à l’essai sur la « nouvelle » rue Paradis et des contrôles fréquents de la part des inspecteurs et leurs, « véhicules caméra », relève Jean-Luc Ricca.
Le forfait post-stationnement (FPS) a été maintenu à 17 €uros, un tarif identique aux anciens « PV » stationnement, à l’instar d’autres villes françaises comme Lyon ou le FPS s’élève à 60 euros par exemple. « C’est un forfait non punitif » affirme Jean-Luc Ricca, mais, « il y’aura donc des contrôles accrus », continue-il. Il met en garde, « la période de tolérance est maintenant terminée ». C’est un mode de fonctionnement que les « usagers doivent mieux comprendre » selon les mots du conseiller municipal et qui repose sur les maîtres-mots « pédagogie, contrôle, fermeté », un guide « des bons usages » est distribué par la mairie. « Le but du jeu n’est pas de faire de l’argent mais de remettre de la rigueur dans le centre-ville », se défend néanmoins Jean-Luc Ricca.
Les deux roues vont faire l’objet d’une attention particulière, « leur usage croissant impose des actions » martèle le délégué a la Circulation et au Stationnement. La ville cadre sur 3287 places réservées au deux roues fin 2018 contre 800 en 2014, d’ici 2020 ils prévoient d’en créer 1000 par années. L’engagement est pris de la gratuité du parking pour les deux roues.
Afin d’encourager une politique de lutte contre la pollution les propriétaires de véhicules électriques verront une coupe de 50% sur les tarifs annuels de stationnement. Dans la même idée une amélioration des transports en commun est à attendre.
La métropole Aix-Marseille cherche aussi à amplifier les possibilités de contournements de la ville. La L2 Nord sera livré à l’automne 2018 tandis que pour le boulevard Urbain Sud la date de 2025 est avancée. « Il faut encourager un report modal de la voiture vers le transport collectif », insiste pour sa part Jean-Pierre Serrus pour la Métropole. Il rappelle par le biais de la RTM, la Métropole veut encourager l’utilisation de « parking relais » pour les usagers « pendulaires ». Un parking-relais, c’est la possibilité de garer son véhicule gratuitement pour les détenteurs de la carte Transpass, à proximité des gares, métro, tramway ou lignes de bus. 14 parkings sont déjà en service en périphérie de Marseille, a-t-il rappelé.

Théo Potié (IEJ)

Une carte des stationnements, clic

Mademoiselle Maurice habille la Canebière

Mademoiselle Maurice habille la Canebière

La street artist Mademoiselle Maurice en résidence au Couvent Levat dans le 3e arrondissement de Marseille réalise une fresque éphémère sur la façade de l’ancienne mairie des 1&7 au bout de la Canebière. L’œuvre sera visible jusqu’à la destruction du bâtiment.

C’est une œuvre monumentale que s’apprête à accueillir la Canebière. Mademoiselle Maurice, street artist parisienne connue à l’internationale revient une nouvelle fois à Marseille, où elle garde toujours un pied, entre peintures et participation à des expositions.©Sophie Pironnet

Actuellement en résidence au Couvent Levat de l’atelier Juxtapoz, elle a été désignée pour recouvrir l’immense façade de l’ancienne mairie des 1er et 7ème arrondissements au Square Léon Blum. Ce n’est pas une première en la matière pour Mademoiselle Maurice qui a déjà réalisé plusieurs fresques du genre dont une, « Maurigami », sur la mairie du 13e arrondissement de Paris en juin 2016. Pour les 15 mètres de haut par 5 mètres de large du 123 la Canebière, l’artiste reste dans ses codes : de joyeuses couleurs arc-en-ciel et des origamis – cette fois-ci en métal naturel poli pour pouvoir réfléchir le soleil

Les œuvres de Mademoiselle Maurice se veulent positives, inspirant le bonheur dans un univers ©Sophie Pironnet©Sophie Pironneturbain. L’artiste place également le recyclage au cœur de ses techniques artistiques, en réutilisant du papier par exemple. « Légère en apparence, l’œuvre de Mademoiselle Maurice interroge et soulève bien des questions quant à la nature humaine et les interactions que l’homme et son environnement entretiennent », lit-on sur son site Internet.

Cette initiative est fortement encouragée par la maire de secteur Sabine Bernasconi, qui a suivi le projet de près, et qui place les acteurs culturels des quartiers adjacents au cœur de la redynamisation du centre-ville et de la Canebière.

La fresque prend forme du 24 au 28 avril sous les yeux des curieux. Elle sera inaugurée le 28 au soir avant d’être l’une des stars des 12èmes Dimanches de la Canebière le 29. L’œuvre restera jusqu’à la destruction de l’immeuble, qui n’a pas encore de date prévue, après son désamiantage.

Sophie Pironnet (IEJ)
Retrouver Mademoiselle Maurice sur Instagram, clic
Canebière #12, le marché se met au vert

Canebière #12, le marché se met au vert

Banière Foire aux plantes_canebière_1920x1080pxPour fêter le printemps, Marseille Centre, la Fédération des commerces du centre-ville, a décidé d’inviter des producteurs de plantes et des artisans de la région durant son marché du 12ème dimanche de la Canebière le 29 avril de 11h à 18h.
Entre le cours Saint-Louis et la place du Général de Gaulle, les fleuristes et les producteurs de plantes sont invités à exposer leurs plus belles pièces. Entre les figuiers, les cactus, les bonsaïs ou les plantes médicinales, le public aura un large choix.
©Laure Mélone pour Marseille CentrePour ceux à qui cette balade a creusé le ventre, des artisans de bouche seront également présents. Ils proposeront des plats à base de produits bio locaux. C’est le moment de (re)découvrir des produits du terroir ! Vous pourriez déguster le café de Luciani, le célèbre torréfacteur marseillais, la street food à base de légumes bio de Terre de Mars ou bien la pizza au feu de bois aux fleurs comestibles de Bigoud.
« Avec ses différents stands, nous cherchons à mettre en avant les agriculteurs et les producteurs de la région », confie Vassiliki Andreadou, chargée de projets événementiels pour Marseille Centre, la Fédération commerces du centre-ville. « Par notre participation au dimanche de la canebière, nous travaillons à redynamiser le centre-ville qui était abandonné », conclue-t-elle.
Des ateliers d’éducation à l’environnement sont prévus. Ils auront pour but d’initier petit et grand à la sauvegarde des abeilles, avec la participation de l’association Bzzz et leur Bzzz mobile. Eric Tourneret expose déjà depuis début avril ses photos « Les Routes du Miel » sur les grilles du Palais de la Bourse pour sensibiliser les passants à l’importance des pollinisatrices sans lesquelles plus de fruits. Ces ateliers seront mis en place l’après-midi.

Lorenzo Ciampi (IEJ2)

La nature exposée au Ryad

La nature exposée au Ryad

Les artistes françaises Florence Liotard-Schneider et Solange Münzer posent leurs bagages au Ryad Boutique Hôtel du 27 avril au 23 mai 2018. Elles exposeront leurs œuvres qui ont pour thème commun l’environnement.

affiches expo Ryad« Je trouvais qu’exposer des œuvres inspirées par la nature était adapté au début du printemps et normalement, il devrait aussi y avoir des œuvres exposées dans le jardin. A la belle saison cela a du sens de profiter du jardin et de s’en faire écho », dévoile Valérie Bureau, propriétaire du Ryad Hôtel situé à proximité du Vieux-Port et de la Canebière
Florence Liotard-Schneider et Solange Münzer se complètent. Elles travaillent la nature chacune à sa façon. La première propose des mosaïques et des créations sonores pour exprimer le mouvement, à travers des œuvres qui traitent du végétal et du floral. La seconde utilise la pierre et la roche. Elle se démarque de Florence Liotard-Schneider en laissant place à l’interprétation dans ses œuvres. Chacun trouvera un sens propre dans les tableaux et les photos de Solange Munzer.
L’Hotel Le Ryad est un lieu atypique de Marseille qui sent bon le sud. Son jardin intérieur, inspiré par les ryads traditionnels du Maroc, possède de nombreuses plantes issues de ce pays. Du palmier au jasmin, ce lieu est l’idéal pour une exposition sur le thème de la nature.
« J’expose des artistes différents à chaque dimanche de la Canebière, donc cela fait au moins 8 artistes par an. Je préfère exposer des artistes marseillais(es) ou de la région, mais il m’est arrivé d’exposer des personnes venant d’ailleurs. Je choisis toujours des artistes dont l’œuvre peut s’inscrire dans Le Ryad. », explique la propriétaire de l’hôtel. L’exposition débute le 27 avril à l’occasion du 12ème dimanche de la canebière (29 avril).

Lorenzo Ciampi (IEJ2)

16 Rue Sénac de Meilhan, 13001 Marseille, 04 91 47 74 54
De l’art avec des palettes 61 La Canebière

De l’art avec des palettes 61 La Canebière

©Sophie Pironnet

L’artiste français Antonin Heck investit pour un mois le rez-de-chaussée de la nouvelle mairie des 1er et 7ème arrondissements de Marseille. Il y expose des formes humaines faites avec des restes de palettes en bois et des dessins de près de 200 visages.

©Sophie PironnetSes créations sont imposantes malgré un plafond de 7 mètres de haut. Antonin Heck a posé ses œuvres juste derrière les vitres de la mairie, aux yeux des passants. L’artiste contemporain originaire de Rognes, près de Pertuis, parti par amour vivre à Paris depuis plus de dix ans a répondu à l’appel de l’association En Mouvement pour les 15 ans du Festival impressions visuelles et sonores. Dans un « espace propre pour [ses] sculptures crades », lâche-t-il non sans faire rire la salle lors de l’inauguration, Antonin Heck expose ce qu’il a fait, un jour, de ces palettes qui traînent sur le bord de la route. Ce charpentier de métier, qu’il exerce toujours en tant que scénographe au théâtre, garde ainsi un lien avec le bois. « Un moment donné j’ai eu besoin pour m’exprimer vraiment, de détruire tous les codes de mon métier et je suis arrivé vers de la récup’ et de la destruction de bois », explique-t-il. « Je fais ça comme si j’avais 12 ans et que je savais pas travailler, je casse tout le bois et après j’y vais comme ça vient, j’essaie pas forcément de structurer ».

À côté de cela, des « Têtes en l’air ». 198 dessins de 198 visages réalisés ©Sophie Pironneten février dernier accrochés côte à côte sur le grand mur de la salle fixent le visiteur. Ils représentent des visages de réfugiés, de passants, de personnes croisées dans le métro. « C’est parler de l’oubli, des personnes qu’on voit et qu’on ne voit plus. C’est poser un regard sur cet instant », analyse Antonin Heck.

L’exposition d’Antonin Heck inaugure le nouveau concept de galerie d’art au rez-de-chaussée des nouveaux locaux de la mairie du premier secteur. L’objectif est « d’aller au-delà d’un service public, de faire une mairie Arty pour représenter l’identité du secteur qu’elle représente », déclare Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème  de Marseille et vice-présidente du Conseil Départemental en charge de la Culture. Le calendrier est d’ailleurs presque plein pour l’année 2018, avec des expositions d’une durée d’environ un mois.

Sophie Pironnet (IEJ)

Jusqu’au 18 mai ,  61 La Canebière devant l’arrêt du Tramway et en face du futur hôtel des Feuillants
Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

©Lorenzo CiampiMonter du Vieux-Port jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde depuis le Pharo en moins de six minutes. Ce n’est pas de la science-fiction mais bien une réalité. D’ici 2021, les marseillais et les touristes pourront aller à la « Bonne Mère » grâce à un téléphérique. Dans la lignée de la politique de piétonnisation du centre-ville, la ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de St-Victor et renforcer l’attractivité touristique de ce point de vue unique sur la ville, la rade et les calanques. Une grosse augmentation de la fréquentation de Notre-Dame est à envisager si l’accord final est donné par la Ville en septembre prochain à la société Systra chargée de l’étude de faisabilité.

Voir un téléphérique, rempli de touristes, dans le ciel du Vieux-Port qui monte jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde, cela sera possible d’ici 2021. Ce projet ambitieux estimé à près d’un million d’euros, datant de 2014, espère créer un nouvel engouement autour de « la Bonne mère ».©Lorenzo Ciampi

Tous les visiteurs qui ont déjà visité ce lieu emblématique de Marseille savent qu’il faut beaucoup marcher et grimper de nombreuses marches. L’idée du téléphérique est partie de ce constat de base, l’accès à la basilique est trop compliqué pour les touristes.

« Notre-Dame est un lieu qui pourrait accueillir 50% de plus de visiteurs si c’était un endroit plus accessible. Le téléphérique aura pour but d’augmenter la capacité des visiteurs et de ne plus polluer les nombreux habitants qui vivent autour de la colline », solutionne Gérard Chenoz, l’adjoint LR chargé des transports à la ville de Marseille. « Ce projet va permettre aux gens de ne plus prendre leurs voitures pour monter à Notre-Dame-de-La-Garde, mais bien prendre le téléphérique », ajoute-t-il.

©Lorenzo CiampiLa ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de Saint-Victor, qui mène à la basilique. Dans ces rues bien trop étroites, les voitures, les cars, les bus et les piétons se croisent avec beaucoup de difficulté.

Historiquement, Notre-Dame-de-La-Garde possédait un funiculaire qui faisait la liaison entre la basilique et la rue Dragon. Ouvert en 1892, il a été fermé et détruit en 1967. Il avait transporté vingt millions de passagers.

En 2017, « la Bonne Mère » a accueilli près de deux millions de visiteurs. Elle est l’un des arguments touristiques majeurs de Marseille. Avec un téléphérique qui facilite l’accès, la ville compte bien augmenter le nombre de visiteurs et viser les trois millions de touristes d’après les prévisions faites par la mairie de Marseille. Marseille peut s’appuyer sur son port, le premier en France en termes de croisières. Avec en 2016 1.6 million de passagers, l’accès par cars et navettes depuis les débarcadères des grandes lignes navales en sera fluidifié. La ville qui n’a aucune structure d’accueil des cars en ville prévoit d’organiser une zone aménagée pour les bus près du carénage du vieux port.

« Le marché a été attribué à Systra pour un montant de 800.000 euros hors taxe », a déclaré Gérard Chenoz à l’AFP. Cette filiale de la SNCF s’occupe également des téléphériques d’Orléans et de Toulouse. L’entreprise travaille à l’élaboration d’un cahier des charges qui sera rendu d’ici septembre 2018. Il apportera plus de détails quant à la faisabilité du projet, sur son tracé exact ainsi que sur le prix des tickets.

Le projet, que l’on peut imaginer comme une concurrence pour les visites guidées des petits trains touristique ne suscite pas d’inquiétude de ce côté-là. “C’est une bonne chose pour la ville”, plaide Mr Serraye, directeur des petits trains touristique sur le Vieux-Port.

Aucun ou très peu d’argent public ne sera débloqué pour le financement du projet. Systra devra se rembourser sur la vente des tickets, dont le prix n’a pas été annoncé. Avec, comme objectif d’augmenter la fréquentation du site de Notre-Dame-de-La-Garde, il est probable que la ligne pour la ” Bonne Mère ” devienne La Poule aux œufs d’or pour le gestionnaire du téléphérique.

Quant à l’aspect esthétique de la structure, non loin de là ou naguère se profilait le pont transbordeur, certains voient cela comme une tache dans le paysage marseillais; mais la ville prévoit dans un souci d’harmonie, d’assimiler la structure au panorama, “Les pylônes ne seront pas ceux qu’on trouve dans une station de ski, cela peut être dans un immeuble ou bien une œuvre d’art”, détaille Gérard Chenoz.

Théo Potié & Lorenzo Ciampi (IEJ)

©Théo Potié