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Auteur : rezelmanvic

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

La place Castellane, son tumulte, son rond-point qui émet un brouhaha quotidien, mais à quelques pas de là, niché dans un recoin de la rue d’Italie, on découvre un patio avant d’entrer dans le Studio la Rétine. Des murs blancs, des poutres apparentes, et c’est tout. Le Studio mise davantage sur la pluralité de ses exposants. Photographes de tous horizons, aux styles divers et variés peuvent venir présenter leurs œuvres dans ce lieu polyvalent. A la fois galerie d’exposition, studio photo, ou encore imprimerie. Tous peuvent venir se former auprès de photographes, partenaires de cette librairie, en traitement de photos, ou séances shooting en studio et en extérieur.

Ce soir les deux gérants, et amis, accueillent l’exposition BEACH, qui propose un délicieux bain de mer photographique. Derrière l’objectif, Elisabeth Blanchet, une artiste aux horizons aussi vastes que l’océan. C’est dans une ambiance festive et familiale que l’artiste nous accueille, souriante et toujours partante pour nous faire part de ses anecdotes.

Après un passage par l’Angleterre, Elisabeth est de retour en France et s’est installée sous le beau soleil de Marseille. Son dernier projet BEACH, est une balade à travers 15 plages européennes, passant de la IMG_6416Roumanie, au Danemark, ou encore par la Grande Bretagne. La surexposition des photos est à la base une erreur de réglage. Elisabeth, en vacances à Brighton attrape un coup de soleil sur les paupières, et a eu du mal à garder les yeux ouverts une fois à la plage « J’ai voulu comprendre la douleur par mon appareil photo ». Et bien vite elle va s’amuser avec cette ambiance lumineuse sur différentes plages du contient.

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Une « travelers »

Cette ancienne professeur de maths, aux origines normandes, se lance dans les années 2000 dans une incroyable aventure. Spécialiste dans les baraquements préfabriqués d’après-guerre de par ses origines, elle part vivre à Londres, pour continuer son enquête « Il ne faut pas avoir peur de chambouler un peu le destin » confie-t-elle.  L’Angleterre va marquer un tournant dans sa carrière, accueillant à bras ouverts ses différents projets artistiques. Une différence qu’elle note en comparaison à la France

Arrivée en Grande-Bretagne, elle se confronte aux communautés nomades, où plus communément appelées là-bas les « travelers ». Elle découvre, un peu surprise, que la majorité de ces gens du voyage sont en réalité des natifs du Royaume-Uni, irlandais ou encore anglais. Cela a réveillé en elle l’envie d’aller à la rencontre de ces populations. Elle est aussi journaliste pour plusieurs magazines, et l’un d’entre eux lui propose alors un sujet attelant à la Roumanie. Vieille connaissance, puisque l’artiste quelques années auparavant y avait effectué un voyage humanitaire auprès d’orphelins de Ceausescu. Elle a alors l’idée d’un nouveau projet photo : que sont-ils devenus 25 ans plus tard ? Et ce n’est pas moins de 30 enfants devenus grands qui répondent à l’appel.

Plus récemment, lors d’un voyage en Russie, elle fait une découverte insolite. Dans un appareil photo datant des années 80 sauvé du marché aux puces de Moscou, une pellicule. Une fois développée, elle découvre le visage d’un petit garçon à travers 18 images en noir et blanc. Elle a besoin de mettre une identité, un nom sur ses photos et compte les restituer à son propriétaire. C’est via le partage sur les réseaux sociaux qu’elle retrouve Dmitry au bout de quelques semaines. Une aubaine pour cet homme d’une trentaine d’année qui avoue aujourd’hui « croire aux miracles ». Ces clichés, pris lors de son premier jour de classe, remémore la veille de l’effondrement de l’URSS.

La liste est encore longue si nous devions vous raconter toutes ses aventures. Prenez vos tongs et vos lunettes de soleil, rendez-vous du 14 mars au 7 avril, 85 rue d’Italie.*

Les Siam’s 

Mais qui est Valentin ?

Mais qui est Valentin ?

Aujourd’hui nous vous proposons de rencontrer Adam, réalisateur à l’origine du court métrage Saint-Valentin, co-signé avec Daniel Saïd. Le film présente les questionnements et les réflexions des trois personnages sur l’amour.  Les deux amis viennent donc compléter le tableau des 11 cinéastes, complices du long métrage participatif La journée d’Eros. 

Le voici en image !

Les Siam’s

“Les filles désir”

“Les filles désir”

J-5 avant la projection du long métrage participatif de Nawyr Haoussi Jones “La journée d’Eros” au cinéma les variétés !

Aujourd’hui nous vous présentons Justine Canetti, réalisatrice d’un des courts métrages sur le thème de l’amour intitulé “Les filles désir”…

Nous vous laissons avec son beau sourire !

Les Siam’s

Le boulevard de la libération, trois parties aux regards différents

Le boulevard de la libération, trois parties aux regards différents

Dans la continuité de la Canebière, après l’église des réformés se trouve le boulevard de la Libération, Général de Monsabert. Une artère d’un kilomètre qui permet de rejoindre le carrefour des Cinq Avenues. Entre l’évolution de la population et les changements liés à la circulation, le Boulevard gris et triste semble se départager en trois parties. Les avis des commerçants divergent sur les raisons de cette désaffection de cette voie autrefois animée dont la population s’est paupérisée.

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Le boulevard est à l’image de Marseille, éclectique. Séparé en trois parties, il regorge d’abord de banques, de supermarchés, d’opticiens, et l’ancienne école d’ingénieurs dont les locaux étaient vétustes (déménagée en 1975 au sein de l’école Centrale de Marseille à Château-Gombert). D’après les commerçants de la partie haute serai donc la plus dynamique. Plus bas se succèdent les magasins de prêt à porter, de tissus, puis des librairies et enfin on peut même acheter des aquariums.
Com 9, magasin de dépôt vente a levé le rideau il y a 1 an et demi, et dès le premier mois cela a très bien marché. La patronne Beltou Chantal ne voulait pas ouvrir son magasin dans une autre rue, « c’est mon quartier, j’y habite et je voulais y travailler ». Autour d’elle des boutiques ont vu le jour. Un magasin de Streets art, de jouets, une boutique de fitness ou encore des instituts de beauté, appelant un nouveau type de clientèle.
En descendant le boulevard, ce sont des odeurs de Fast Food et restaurant d’origines variées qui ont pris d’assaut le trottoir. Au milieu « Le Jardin de Victor ». Pour ce fleuriste, installé depuis 18 ans dans la rue « Il a évolué et s’est diversifié. Marseille à son identité, c’est une ville éclectique et c’est pour ça qu’on l’aime ».

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Le boulevard, comme les quartiers environnants, a connu une baisse d’activité dû au départ de la jeune génération. D’après la gérante de Melly Couture, boutique de vêtements, en activité depuis 40 ans, la population a changé « Avant c’était un quartier bourgeois, mais maintenant il y a beaucoup plus d’appartements sociaux ». Le revenu des nouveaux habitants n’est plus le même qu’auparavant. « La plupart des magasins de prêt à porter d’antan avant ferment les uns après les autres ».
Le second problème pour cette commerçante c’est la circulation. « Il n’y a pas assez de places pour se garer. Mes clients font 3 fois le tour pour trouver une place, c’est inacceptable pour une rue commerçante ! ». A la longue, ses clientes ne viennent plus et préfèrent les centres commerciaux avec des parkings. Elle a donc demandé à sa mairie de secteur de lui faire une place minute. Demande toujours en attente. Si cela continue, elle devra fermer sa boutique et prendre sa retraire à son plus grand regret.
Même discours pour le patron du restaurant Salumeria en bas du boulevard, « Marseille manque de parkings, les automobilistes ne peuvent pas stationner et donc ne s’arrêtent plus ». Depuis 1 an, son chiffre d’affaire a baissé.

Un autre des problèmes de cette rue, c’est le trottoir et sa propreté. On est à Marseille dira-t-on, c’est chose commune. Mais pour les commerçants qui le subissent au quotidien ce n’est pas sans les attrister. Les boiseries sont inexistantes, seuls les boutiques de fleurs et les graffitis amènent un peu de couleur.
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Les nombreux magasins aux devantures baissées semblent laissés à l’abandon. Que l’on se promène à 11h ou 17h, c’est un peu dur de faire son shopping lorsque beaucoup de boutiques du boulevard tardent à lever le rideau.

 

Les Siam’s

 

Visite en images de l’expo d’Arles au J1 🗓

Visite en images de l’expo d’Arles au J1 🗓


Le nouveau hangar J1, laissé à l’abandon depuis 3 ans, est enfin réaménagé. Il est représente le “Symbole du passé industriel et portuaire de Marseille” selon le site “made in Marseille”.

Les livraisons portuaires ont laissé place à des allers lumineuses dans cet espace de 22.000 m² sur trois niveaux en avancée sur la mer aux murs blancs, pour mettre en lumière des expositions, à l’image du lieu, témoins des vestiges d’un passé proche qu’il ne faut pas oublier. Un réaménagement est prévu pour 2020, des opérations de mécénat et des soirées privées occuperont ainsi tout l’espace.

La nostalgie de la saison estivale est palpable, 3 mois après a la fin de l’été. Le J1 à donc décidé d’installer les rencontres de la photographie jusqu’au 7 janvier, qui avaient su régaler les yeux des visiteurs à Arles en Juillet et Août.

Ce sont 8 expositions qui mettent en avant “Le monde tel qu’il va ! “. Des artistes, originaires des quatre coins de la planète racontent à travers leurs photographies, toute la complexité du monde géopolitique d’aujourd’hui. Ils dénoncent tous les maux de notre société, en partant des catastrophes naturelles, industrielles ou encore sanitaires. Par la contradiction entre la beauté esthétique de les œuvres et les horreurs de la guerre qu’elles mettent en avant. Chaque création artistique représente le regard amer que les artistes portent sur notre monde.

Nous vous proposons en images, une petite promenade du début à la fin de l’exposition avec l’aimable autorisation des organisateurs.

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Note d’intention par l’équipe des Rencontres d’Arles

L’avenir du J1 : Appel à projet du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM)

La rue des arts du Chevalier Roze

La rue des arts du Chevalier Roze

La rue chevalier Roze, autrefois composée de petits commerces, viendra désormais régaler vos yeux plus que vos papilles. C’est le projet que la ville de Marseille, aidé d’un groupe immobilier s’est lancé. Depuis la fin du mois d’aout 2017, six galeries d’art et un atelier de création ont vu le jour, dans des locaux loués gratuitement aux artistes pendant 3 ans.

Bien que la cité phocéenne ait été ville culturelle en 2013, la municipalité n’a pas pour autant abandonnée la culture depuis et cette initiative à pour but de continuer de titiller la curiosité des marseillais.

Nombreuses de ces espaces galeries ont gardé le souvenir, par les murs laissés à l’état brut, de leur ancienne utilisation. C’est donc dans une ambiance de temps entremêlés, dans des lieux originaux que nous partons à la découverte de cette nouvelle rue du Chevalier Roze…

C’est en image que nous vous proposons de visiter les galeries Crève-Cœur, Atlantis, Tchikebe ou encore Port Roze et l’atelier de création Adelaïde, en moins de 2 minutes !

 

 

Les siam’s