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Auteur : Sacha Sacenda

Canebière #11 “En descendant la Canebière”

Canebière #11 “En descendant la Canebière”

MP 2018 Quel Amour ! Redonne vie au projet photographique « En descendant la Canebière » pour le prochain Dimanche de la Canebière.

C’est le 9ème Dimanche de la Canebière* qui a relancé ce projet photo, commencé des années auparavant. Un autre monde, où l’appareil photo était un objet magique et le téléphone portable n’existait même pas. Des années 30’ aux années 60’, des familles marseillaises se sont fait tirer le portrait, sur l’artère mythique, par des photographes « ambulants, fréquemment appelés photo-stoppeurs ou photo-filmeurs ». Une immense bibliothèque de photographies remise au gout du jour.

A travers ses « photos-surprise », vous pourrez peut-être tomber sur un de vos aïeules ou juste observer ces inconnus qui se pavanaient sur la Canebière des années avant vous. Si l’envie vous prend, vous pouvez aussi faire comme ces familles marseillaises et laisser un photographe capturer un moment de votre vie sur l’artère de 11h à 17h. Et dans un siècle, ce seront des inconnus ou non qui pourront vous observer à leur tour.

Si pour vous l’appareil photo n’a pas de secret, ou au contraire vous ne comprenez pas comme un si petit objet peut capturer et retranscrire de telles images. Venez fabriquer un appareil photo open source et redécouvrir comment était dans les années 30’, la photographie. Atelier avec Victor-Pierre Lugassy à partir de 14h au CRIJ**.

Ce projet est à l’initiative de Jean-Pierre Moulières*** en collaboration avec ZINC*** (Centre des Arts et Cultures Numériques) en partenariat avec le Bureau des Guides – GR 2013, le CRIJ Provence-Alpes-Côte d’Azur et Urban Production.

* Retrouvez notre précèdent article ici

** Inscription ici

*** Zinc & Pierre Moulière

Sacha Sacenda

DO NOT DISTURB Canebière #10

DO NOT DISTURB Canebière #10

Deux Associations, une école et Le Ryad réunis sous un thème « rêver d’amour dans une chambre d’hôtel ». Durant une heure, embarquez pour une expérience unique dans un huit clos. Il reste encore quelques places à prendre pour cette manifestation au 16 rue Sénac de Meilhan à l’occasion de la dixième édition des dimanches de la Canebière.

« Participer à Do Not Disturb c’est se laisser déstabiliser et perdre le contrôle. »… IMG_6329

Dès l’entrée dans l’hôtel, un masque vous sera proposé, vous pourrez rencontrer votre l’âme sœur le temps « d’un rêve » lors du speed-dating. Suivie d’une déambulation de chambre en chambre pour découvrir les rêves des anciens occupants. En effet, « Pendant la période de préparation avec l’association, les clients, pour la plupart des touristes, ont été sollicité pour participer. Le matin, on collectait leurs rêves pour faire une bande son » raconte Valérie Bureau, directrice de l’hôtel le Ryad.

Les visiteurs seront repartis en trois groupes pour trois parcours différents. Ils partiront alors à la découverte des tableaux vivants que composent chaque chambre. Entre illusions et réel, les visiteurs seront plongés dans un autre monde, celui du rêve amoureux.

« 10 artistes, 10 chambres d’hôtel, 10 interprétations de la photo »

Dans un décor marocain et spacieux, un lieu dit « artypique », l’association Redplexus, Ornic’art et l’école supérieur d’Art d’Aix-en-Provence ont eu quartier libre pour faire rêver les spectateurs.

La performance est déconseillée au moins de 16 ans. Mais pour tous les autres curieux, les réservations sont à effectuer ici. Premier départ à 15 heures, et dernier à 19h.

Sacha Sacenda (IEJ)

« Dans ma maison » Canebière #10

« Dans ma maison » Canebière #10

L’association « Les têtes de l’Art » a fait appel à Tania Alice, assisté par Aziz Boumediene, pour la création d’une installation unique pour ce dixième Dimanche de la Canebière. Au cœur de cette performance relationnelle, des communautés marseillaises diverses partageront leurs coutumes et savoir-faire avec les passants.

Des pièces de maison vont s’élever sur la Canebière à 12h, une cuisine, une salle de bain, un salon, un bureau et un jardin. À l’intérieur, un ou plusieurs travailleurs sociaux réaliseront des activitées de 15h à 17h30.28342803_557988534580281_277321884_o(1)

Vous pourrez partager un repas dans la cuisine, assister à des activités administratives et poétique dans le bureau, discuter dans un lit et même jardiner sur la Canebière.

« Les passants sont invités à partager des moments intimes du quotidien »

C’est l’envie de partager qui régnera dans cette maison. Les créateurs ont fait appel à diverses communautés marseillaises pour « créer une micro-utopie participative dans laquelle chacun trouve sa place ».  L’association « La Tête de L’art » a pour but de lutter contre la discrimination sous toutes ses formes. En effet, cet utopie s’inscrit dans le cadre du projet européen “ART4ACT – L’Art en action pour une société inclusive”.

Lors de la représentation, une équipe coordonnée par Laurie Freychet captera le spectacle pour en faire un documentaire.

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Le Roman-photo : 73 pages d’histoire au Mucem

Le Roman-photo : 73 pages d’histoire au Mucem

73 ans d’histoire du roman-photo présentée en une exposition au Mucem. Vous avez jusqu’au 23 Avril 2018 pour venir tourner les pages de ce phénomène qui a su se démarquer et faire polémique.

C’est en 1973 que nait le romanphoto en Italie. Présenté sous forme de BD, les dessins ont laissé place à des photos réelles, avec des mises en scènes et des acteurs spécialement alors spécialisés dans le récit d’images immobiles. Très vite, cela va devenir une mode qui s’étendra partout en Europe. C’est d’ailleurs le roman-photo qui lancera la carrière de grands noms du cinéma Italien.

Chaque semaine les lectrices découvrent la suite de l’histoire du numéro passé, devenant complètement accros à ces histoires d’amours plutôt clichées.

Comme pour le théâtre ou le cinéma, le roman-photo va démultiplier ses sujets, en allant de la simple histoire d’amour, aux récits plutôt sulfureux, poussant jusqu’à la pornographie hétéro et homosexuelle, et passant par les feuilletons d’horreur.

Les étudiants à l’origine de cette exposition ont accompagné les visiteurs pour une visite guidée entre les pages et les époques de ce phénomène, qui, 30 ans plus tard, compte encore aujourd’hui plus de 200.000 lecteurs.

Quelques bulles pour vous présenter l’exposition

Exposition Roman-Photo

Les Siam’s

Une nuit pour déclarer sa flamme

Une nuit pour déclarer sa flamme

La Saint-Valentin, jour des Amoureux, a été choisi par l’association MP2018 dirigée par l’armateur Raymond Vidil pour lancer le slogan “Quel Amour ! “. 45 000 personnes étaient présentes sur le Vieux-Port, ce soir-là. Au programme, feu d’artifice et expositions au Mucem, l’un des principaux partenaires,  sur le thème de l’Amour.

Il est presque 19 heures, les Marseillais affluent pour voir le lancement de MP 2018. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, arrive au Vieux-Port pour inaugurer cette soirée. Une voix s’élève, un homme semble flotter sur l’eau, il dévoile les festivités qui auront lieu ce soir et les sept prochains mois. La voix nous parle d’amour, chantonne un poème de Germain Nouveau « le Baiser », en nous entraînant avec lui dans un moment unique.

La voix, amène notre regard sur un autre objet flottant, deux hommes surgissent, illuminés par des leds, ils tourbillonnent au rythme de la musique, leurs pieds s’enflamment grâce à des sparklers (cierge magique). Un immense cœur rouge embrasse le ciel de Marseille, le feu d’artifice débute. «Magique », « splendide », « féerique », les mots fusent de la part des spectateurs émerveillés par le tableau. Un bateau emmène, deux autres créatures lumineuses, d’un côté de l’autre du port, jusqu’à ce qu’ils s’enflamment à l’aide des sparklers. La lumière se reflète dans l’eau; on ne distingue plus le réel du reflet.

La voix stoppe le feu d’artifice, le temps de laisser une minute aux spectateurs pour se montrer leur amour avec le Grand Baiser. De toutes parts, les couples se regardent, se rapprochent pour échanger le baiser de la Saint-Valentin. Le feu reprend de plus belle, les Marseillais sont transportés dans un autre lieu, un autre monde, un monde imaginaire ou se mêlent les couleurs. Le bouquet final inonde le Vieux-Port de mille et une lumières sous les yeux charmés des Marseillais.

Mais la soirée n’est pas finie pour les amoureux, tous les curieux sont attendus au Mucem pour une nuit chargée d’amour…

Le Grand Baiser
Le bord de mer, les petites lumières et la grande roue ont rajouté un peu de romantisme à l’atmosphère déjà pleinement chargée d’amour à l’extérieur du MuCEM.

Mais une fois dans le hall principal, de la musique, place à la musique electro et à des corps enlacés. Une horde de petits cupidons s’affairant partout, du DJ aux Bramans, pour assouvir les moindres désirs des amoureux venus profiter de la fête. Sur le côté un bar proposant des cocktails aux noms exotiques et au contenu mystérieux pour l’une s’ajoutait à l’ambiance plutôt sensuelle.

Puis sur les murs, des petits mots d’amour,. Une phrase surtout : « j’ai un problème, je crois que je t’aime », pour mener les curieux qui les lisent vers le deuxième étage. C’est dans les galeries d’expositions, dans une lumière tamisée que de curieux personnages attendent les doux passionnés, fredonnant encore et encore la douce mélodie qui a su réunir Johny Halliday et Sylvie Vartan. Ces petits farfadets nous embarquent dans un univers ou s’entremêlent 14 tableaux, 14 manières d’aimer, toutes dédiées aux amoureux et aux adorateurs de l’art. Les visiteurs évoluent dans un univers qui se veut intimiste et coloré. Dans chaque recoins des gens s’embrassent, d’autres s’entrelacent ou se murmurent des mots tendres.

Une ambiance romantique, où résonnent quelques vers de Roméo et Juliette, Antigone, et autres pièces mettant en scène des amoureux déchus. Puis une fanfare apparait, à sa gauche à un salon avec au centre un couple, qui s’embrasse depuis 1h15. Un peu partout des chansons d’amour, puis par-dessus les autres, dans un recoin, la voix d’une chanteuse, mélodieuse sur le « cucurrucucu Paloma » bande originale du film de Pablo Almodovar Parle avec elle qui célèbre un amour si particulier. C’était cela, célébrer toutes les formes d’amour, tragique, passionnel, romantique, pour que chaque âme puisse trouver la sensibilité qui la compose.

Enfin des petites pièces de théâtre, des couples, des amants, des scènes de ménages. Un farfadet grave un cœur sur un des murs, avec à l’intérieur un V et un I, histoire secrète d’amour exposée aux yeux de tous, ou chacun peut imaginer sa propre romance. Puis finalement vient le tour des spectateurs d’inscrire un message sur le mur « Celui, Celle que j’ai regretté d’avoir quitté.e », une manière de se remémorer des amours passées, et d’ouvrir son cœur à un nouveau coup de foudre.

Les Siam’s

Une nuit pour s’aimer

Une nuit pour s’aimer

Rendez-vous ce soir au Cinéma Les Variétés à 20h pour la projection du film participatif “La journée d’Éros”.

Aujourd’hui, c’est au tour de Naïs Graziani de se présenter. Elle a réalisé le court métrage “La nuit”, une histoire entre un graffeur et un transformiste que la nuit va rapprocher contre toute attente…

Les Siam’s

Alice ou Hannah ?

Alice ou Hannah ?

J-1 avant la projection du film participatif “La journée d’Éros” sur le thème de l’Amour.

Aujourd’hui, nous vous présentons Julien Jimenez. Pour sa premier réalisation, il parle d’amour avec son court métrage “Bon Appétit Alice”. L’histoire d’un dilemme, Tom, le personnage principal, va devoir choisir entre deux femmes…

 

Les Siam’s

 

 

« La journée d’Éros »

« La journée d’Éros »

En 2018 Marseille est devenue capitale de la culture française, sous le thème de l’amour. Le théâtre, danse, opéra ou encore arts visuels vont venir embrassés ces 7 mois de festivités. Mais le cinéma semble être le mal-aimé du programme, car peu d’événements luis sont consacrés.

Le collectif « Yes We Cannes » mené par Nawir Haouss Jones, a eu l’idée folle de rassembler onze cinéastes passionnés par le cinéma underground. Chacun doit de réaliser un court métrage avec pour seul consigne, parler d’amour. Mis bout à bout, ils donneront naissance à un long métrage participatif. Pour lier chaque oeuvre, le personnage d’Eros, dieu mythologique de l’amour, apparaîtra quelques secondes…

Mais nous le laissons vous expliquer plus en détail les motivations de ce projet.

 

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Chaque jour jusqu’au 14 Février, vous pourrez découvrir un des réalisateurs. Mais on ne vous en dit pas plus, laissons la parole au concerné .

 

 

Les Siam’s

Dernier Chapitre Canebière 2017… Une triste fin 🗓

Dernier Chapitre Canebière 2017… Une triste fin 🗓

Cette fois-ci, le mistral aura su faire envoler les exposants et visiteurs. Malgré un début de journée ensoleillé, le vent a réussi à refroidir l’atmosphère. Nombreux sont les commerçants à avoir plié bagage en début d’après-midi, après être allés une énième fois ramasser leur étal envolé le long de la Canebière. Les visiteurs se sont également faits rares, préférant la chaleur du marché de noël et le vin chaud aux rues glaciales.

La journée a commencé par l’inauguration du quartier des arts, acte 2. La maire (LR) du secteur Sabine Bernasconi à découvert les nouvelles devantures des restaurants imaginées et transformées par les lycéens de Thiers. Ou encore celles de la Canebière réalisé par l’artiste JBC. Menthe sauvage a été fier de présenter le nouveau visage sur sa devanture. S’en est suivi quelques notes de musique avec l’Harmonie Municipale d’Aix en Provence a réchauffé les spectateurs avec son répertoire alliant jazz, musique de films et musique classique.

Le marché de producteurs et de créateurs à l’allure de marché de Noël a su régaler les visiteurs avec les 13 desserts et autres gourmandises typique des fêtes de fin d’année. Et toujours sur le square Léon Blum Gaston fait des boissons a explosé les records de vente de boissons chaudes ce dimanche.

Les pingouins du Square Léon Blum.

Comme les pingouins pour se tenir chaud les passants se sont tous rassemblés au Square Léon Blum. Ils ont pu admirer la danse enchanteresse des cavaliers du Théâtre du Centaure. Annoncés pour une demi-heure de spectacle, les centaures ont néanmoins dû raccourcir leur magnifique ballet, même les chevaux semblaient récalcitrants par ce froid. Fire From Mars a pu se produire en fin de journée. Mais les pyromanes ont également rencontré quelques difficultés pour garder leur flambeau allumé. Leur représentation n’en reste pas moins stupéfiante, et a su réchauffer quelque peu l’ambiance. Même l’espace de jeu ludique n’a pas réussi à retenir les enfants pourtant à chaque fois si nombreux.

La Provence face au mistral.

C’est sous le regard amusé des spectateurs que la troupe artistique « Roudelet Felibren » a déambulé sur la Canebière. Les danseurs ont par trois fois exécuté différentes danses folkloriques, en symbiose avec les musiciens. Chaque représentation, a attiré son lot de curieux, même le mistral s’est glissé sous les jupes des provençales, les faisant se soulever avec grâce. « C’est génial de voir des jeunes s’enthousiasmer sur des anciennes traditions » s’exclame une des spectatrices. Parmi les artistes, deux enfants ont enchanté les spectateurs. La déambulation s’est finie sur le parvis de la mairie 1/7 pour un ultime spectacle, l’enthousiasme était toujours présent malgré le froid.

C’est donc le froid mistral qui a clôt ce dernier chapitre des Dimanches de la Canebière 2017. Mais nombreux sont les passants et exposants qui ont assuré être présent en février, pour écrire une nouvelle page, cette fois sous le thème du nouvel an chinois avec ses surprises. Pour en savoir plus, rendez-vous le 25 février 2018 …

Sacha Sacenda & Victoria Rezelman (IEJ)

Dimanche de la Canebière #9