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Auteur : tolmau

Une drôle de fête

Une drôle de fête

A l’occasion de la fête du vélo, le dimanche 3 juin, des centaines de personnes ont manifesté sur la Canebière. 

Tous unis comme un seul homme derrière la banderole: « Le vélo à Marseille à jamais les derniers », les cyclistes phocéens n’en peuvent plus… Leur ville est désormais classée dernière des onze plus grandes villes de France en ce qui concerne les conditions de vie des cyclistes. Ce classement est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. En accord avec les associations, « collectif Vélos en Villes » et « Vélos Sapiens » notamment, la journée a commencé par une manifestation revendicative. La fête c’est cool mais la sécurité des usagers des deux roues passe avant tout.

« Le collectif Vélo en Ville » a affirmé sa position sur la Canebière: « Cette année avec le baromètre qui nous classe dernière des 316 villes de France, on est forcément plus revendicatif ». 

Après avoir manifesté, les cyclistes ont pu célébrer la fête du Vélo avec l‘idée du devoir accompli. Au programme: concours, défilés et animations sur le Prado. Ils espèrent désormais avoir été entendu car la situation devient très préoccupante pour les usagers du vélo à Marseille…

 

Vincent Tolmau (IEJ 2)

Canebière#12: au rythme du temps

Canebière#12: au rythme du temps

Entre nuages et averses, la douzième édition des Dimanches de la Canebière n’aura pas échappé aux fameuses giboulées de printemps. Et pourtant, la programmation de la journée avait comme un air d’été avant l’heure.

Impressions VisuellesAprès avoir accueilli le théâtre Nono et ses chanteurs lyriques le mois passé, la Canebière s’est muée en véritable dance floor à l’américaine. Avec DJ Daz aux platines, les danseurs du groupe “Impulsion” ont bougé au rythme des meilleurs mixes hip hop de l’artiste. Sous le regard de plusieurs centaines de personnes, les chorégraphies s’enchaînent avec toujours la même énergie. “Ils sont vraiment impressionnants! Tous leurs gestes sont synchronisés”, remarque Annie Maulin, une passante déjà conquise.

Pour les amoureux du flamenco, il fallait attendre les 17h au square Stalingrad pour écouter le concert de la Meson intitulé “Le son de notre Canebière”. Une partition dynamique qui fait voyager avec ses pointes musicales latines.

Ce n’est pas sur le port d’Amsterdam, mais bien sur le Vieux-Port que l’on danse la valse à mille temps ! En haut de la Canebière, aux Réformés, dans l’église Saint-Vincent de Paul, les oreilles nostalgiques de la poésie de Jacques Brel ont pu savourer un concert hommage de l’auteur-compositeur belge. Interprété par la voix de ténor du chanteur marseillais Jean Christophe Born, lui même accompagné de Sylvain Pluyaut à l’orgue. L’acoustique clérical de l’église Saint-Vincent de Paul à séduit un public qui n’a pas était refroidi par la pluie

Antonin Heck

Du côté de la mairie, dans les nouveaux locaux flambant neufs du 1er et 7eme arrondissement, l’artiste sculpteur Antonin heck propose, pour son exposition “Têtes en l’air”,une performance artistique live. Devant les visiteurs qui déambulent entre ses sculptures, armé de son marteau et de ses bouts de palettes, il donne forme à coup de clous, à des visages, ou formes humaines. “Cassées, coupées, arrachées, les palettes se transforment en un amas de morceaux de bois de toutes tailles, prêtes à être assemblées dans un nouvel ordre pour devenir matière”, explique Antonin Heck de son travail, de ces palettes qu’il trouve dans la rue, la transformation de la “matière noble” meuble admirablement le hall moderne de la nouvelle mairie.

Un ans après le début des dimanches de la canebière Sabine Bernasconi rappelle le “glorieux passé” de cette avenue et milite pour une revitalisation du Centre Ville, la recrudescence d’associations et d’événements culturels témoigne du chemin parcouru des Dimanches de la Canebière.  

Théo Potié (IEJ 2) et Bastien Audibert (IEJ 3)
Un bar céviche-quinoa à Marseille?

Un bar céviche-quinoa à Marseille?

Marseille est une ville cosmopolite, pourtant la culture péruvienne y est peu présente. Pour remédier à cela, deux frères franco-péruvien, José Juan Pampolna et Laurent David ont l’ambition de créer le premier bar à céviche-quinoa. Ils ont proposé leur projet lors de la première édition des Petits Déjeuners du Maire du premier secteur en charge du centre-ville. L’aîné de la fratrie, Laurent David habite depuis plusieurs années à Marseille, il s’occupera de la restauration; son petit frère José Juan Pampolna vient quant à lui d’arriver dans la cité phocéenne et sera le barman. Les produits proposés dans ce bar seront essentiellement d’origine péruvienne.

Une vie nocturne dans le quartier de l’Opéra

Petits déjeuners du maire

Ce lieux qui sera dédié à la gastronomie péruvienne devrait s’installer dans le quartier de l’Opéra. Pour les deux jeunes porteur de projet, il faudra d’abord trouver un local avec un prix raisonnable. Une autre problématique a été soulignée, celle de la sécurité. L’ambition est de redonner une vie nocturne à ce quartier mais pour cela les frères franco-péruvien désirent qu’une politique tournée vers la sécurité soit mise en place. “Les marseillais voudront venir le soir que si le quartier est sécurisé”, a déclaré l’aîné. Désormais le projet est à l’étude, ils espèrent pouvoir ouvrir leur concept en septembre.

Vincent Tolmau (IEJ 2)

 

Canebière#12: entre tradition et modernité

Canebière#12: entre tradition et modernité

Dimanche 29 avril la Canebière prendra des airs de Broadway à l’occasion de la douzième édition des Dimanches de la Canebière. L’artère mythique de Marseille sera une nouvelle fois entièrement piétonnisée. Pour cette édition la mairie des 1er et 7ème ainsi que les associations qui participent à l’aventure ont eu pour objectif d’amener de la culture urbaine à travers la musique et le Street art. Plusieurs artistes s’inscrivant dans le mouvement seront présents toute la journée. A partir de mardi le collectif « Juxtapoz » commence une immense fresque de la plasticienne Maurice sur la façade de l’ancienne mairie, l’oeuvre finie sera visible dimanche. Les passants pourront aussi découvrir un film rétrospectif du déroulement de la performance, sur un écran géant posté devant la nouvelle mairie au 61. Dans ces nouveaux locaux, les travaux d’Antonin Heck seront mis en valeur. « L’ambition est d’aller au delà du service public en proposant les locaux de la mairie Arty à de nombreux artistes », a déclaré lundi la maire du secteur Sabine Bernasconi lors de la conférence de presse.

©Sophie Pironnet

Tout au long de la journée la Canebière rythmera aux sons des artistes  urbains: le Festival Impressions Visuelles et Sonores fera sa Block Party, aux platines DJ DAZ. Pour terminer la journée sur un bon rythme, La Mesón a réalisée une programmation autour des musiques électroniques et urbaines, spéciale Marsatac.

Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème arrondissement et initiatrice des dimanches tient aussi à garder un lien avec l’histoire. Pour cela plusieurs rappels historiques:  une conférence pour célébrer les 250 ans de l’anniversaire de naissance de Chateaubriand à l’Académie des Sciences et Lettres, un peu plus tard, un hommage sera rendu à Jacques Brel dans la grande Église des réformés.

La tradition aussi car l’événement Les Dimanches de la Canebière est devenu un rendez-vous mensuel incontournable pour plusieurs lieux de la rue, notamment l’Hôtel Le Ryad et la Fabulerie présents depuis la première édition, il y a maintenant plus d’un an. A cela s’ajoute des petits nouveaux, c’est le cas de La Mercerie où il sera possible de déguster les plats concoctés par le chef cuisinier Harry Cummins qui s’ appuie sur les producteurs locaux. Comme à Brodway, le modèle de la maire du secteur, les passants pourront déambuler en toute sécurité sous le soleil printanier enfin présent pour Les Dimanches de la Canebière.

Vincent Tolmau (IEJ 2)

Tout le programme en quelques clics: clic

Une nouvelle image pour le quartier de l’Opéra?

Une nouvelle image pour le quartier de l’Opéra?

©zal

Après une vingtaine de fermetures administratives, un règlement de comptes devant une discothèque et une fusillade au restaurant O’Stop ces dernières années, le quartier de l’Opéra est au point mort. Cependant la fermeture de plusieurs établissements laissent désormais la place à d’autres occupants.

« C’est la première fois qu’autant de locaux, une dizaine, sont libres en même temps dans le quartier. On va faire très attention aux activités qui vont remplacer ces bars de nuits », a déclaré, Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème arrondissement.

©zal

La priorité: effacer l’aspect sulfureux du quartier. Les élus ne veulent plus des commerces créant des nuisances. Le souhait, intégrer des boutiques dont le projet sonneraient la fin de la vie nocturne interlope du secteur. Mais comment reconstruire l’image du quartier de l’opéra, alors que pendant des années l’insécurité s‘est installée conduisant à sa dégradation. Lors de la première édition des « Petits déjeuner du Maire », lundi 16 avril, avec plusieurs porteurs de projets, Sabine Bernasconi, et l’association Marseille centre ont discuté au sujet de cette idée d’installation dans le secteur.

Parmi les porteurs de projets deux frères péruviens qui désirent créer le premier bar à Céviche-Quinoa de Marseille; un ancien patron de marque luxueuse veut quant à lui ouvrir une fromagerie de qualité, trois jeunes entrepreneurs ont l’intention de créer un concept store basé sur les produits méditerranéens. Pour que ces initiatives naissent, il faudra tout d’abord un accord sur les loyers car ils sont jugés trop onéreux. Pour cela des baux progressifs leurs seront peut-être proposés afin que ces projets se développent plus facilement.

Autre problème la sécurité: “la vie nocturne est le point faible de la ville il faut la ranimer mais en tenant compte de la sécurité », a déclaré l’aîné des frères péruviens. Le dynamisme de ce secteur de Marseille pourrait aussi revenir avec un aménagement piéton comme celui prévue sur la Canebière dès 2019. Pour le moment ces sujets sont à l’étude…

Vincent Tolmau

Canebière# 12: le programme

Canebière# 12: le programme

Dimanche 29 avril se déroulera la douzième édition des Dimanches de la Canebière. La programmation s’inscrit dans le cadre de la nouvelle mairie “Arty” au 61. Une nouvelle fois l’artère mythique de Marseille rythmera aux sons des concerts, cette fois-ci, la musique urbaine monopolisera l’attention.

btn_PleinEcranNaviguez dans notre carte interactive pour découvrir le programme:

Lorenzo Ciampi  (IEJ 2) et Vincent Tolmau (IEJ 2)

“Un hyper centre-ville”

“Un hyper centre-ville”

La nouvelle Mairie des 1er et 7ème arrondissement a inauguré ce matin la première édition des « Petits déjeuners du Maire », au 61 la Canebière. Ces réunions matinales ont pour ambition de rassembler tous les acteurs locaux et s’inscrivent dans le cadre de la requalification du centre-ville prévue pour 2019.

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Just Black de Sybille Narbutt

Just Black de Sybille Narbutt

A l’occasion de la onzième édition des Dimanches de la Canebière, la franco-allemande a exposé ses tableaux dans les couloirs de l’hôtel le Ryad. Une exposition « Just Black » non pas haute en couleur mais sombre, comme son nom l’indique ses toiles sont uniquement décorées de la couleur noire.

Sybille Narbutt a une technique bien à elle, elle travaille avec un minimum de matériaux ©Sacha Sacenda (IEJ 3)juste une feuille de papier, un pinceau souvent usé et un tube de couleur noire: « c’est plus léger comme cela », sourit-elle. Son outil principal le papier Lanavanguard, un papier plastifié qui lui rend entière satisfaction. Pour l’ancienne professeur agrégée d’allemand tous les coups sont permis lors de ses ébauches: la peinture étalée ou projetée, le rajout de papiers (pour épaissir l’oeuvre) ou non..

Malgré le côté sombre que procure ses oeuvres elle ne désire pas attiser la compassion chez le spectateur mais plutôt l’intrigue: « Je ne cherche pas un sens, je souhaite que chacun se fasse sa propre idée du tableau », affirme-t-elle devant les visiteurs. Des peintures abstraites qui lui permettent d’évacuer les moments douloureux de son enfance dans une RFA où la vie n’était pas toujours rose.

 

Vincent Tolmau (IEJ 2)