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Catégorie : Évènements

Évènements de la Canebière

De l’art avec des palettes 61 La Canebière

De l’art avec des palettes 61 La Canebière

©Sophie Pironnet

L’artiste français Antonin Heck investit pour un mois le rez-de-chaussée de la nouvelle mairie des 1er et 7ème arrondissements de Marseille. Il y expose des formes humaines faites avec des restes de palettes en bois et des dessins de près de 200 visages.

©Sophie PironnetSes créations sont imposantes malgré un plafond de 7 mètres de haut. Antonin Heck a posé ses œuvres juste derrière les vitres de la mairie, aux yeux des passants. L’artiste contemporain originaire de Rognes, près de Pertuis, parti par amour vivre à Paris depuis plus de dix ans a répondu à l’appel de l’association En Mouvement pour les 15 ans du Festival impressions visuelles et sonores. Dans un « espace propre pour [ses] sculptures crades », lâche-t-il non sans faire rire la salle lors de l’inauguration, Antonin Heck expose ce qu’il a fait, un jour, de ces palettes qui traînent sur le bord de la route. Ce charpentier de métier, qu’il exerce toujours en tant que scénographe au théâtre, garde ainsi un lien avec le bois. « Un moment donné j’ai eu besoin pour m’exprimer vraiment, de détruire tous les codes de mon métier et je suis arrivé vers de la récup’ et de la destruction de bois », explique-t-il. « Je fais ça comme si j’avais 12 ans et que je savais pas travailler, je casse tout le bois et après j’y vais comme ça vient, j’essaie pas forcément de structurer ».

À côté de cela, des « Têtes en l’air ». 198 dessins de 198 visages réalisés ©Sophie Pironneten février dernier accrochés côte à côte sur le grand mur de la salle fixent le visiteur. Ils représentent des visages de réfugiés, de passants, de personnes croisées dans le métro. « C’est parler de l’oubli, des personnes qu’on voit et qu’on ne voit plus. C’est poser un regard sur cet instant », analyse Antonin Heck.

L’exposition d’Antonin Heck inaugure le nouveau concept de galerie d’art au rez-de-chaussée des nouveaux locaux de la mairie du premier secteur. L’objectif est « d’aller au-delà d’un service public, de faire une mairie Arty pour représenter l’identité du secteur qu’elle représente », déclare Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème  de Marseille et vice-présidente du Conseil Départemental en charge de la Culture. Le calendrier est d’ailleurs presque plein pour l’année 2018, avec des expositions d’une durée d’environ un mois.

Sophie Pironnet (IEJ)

Jusqu’au 18 mai ,  61 La Canebière devant l’arrêt du Tramway et en face du futur hôtel des Feuillants
Canebière#12: entre tradition et modernité

Canebière#12: entre tradition et modernité

Dimanche 29 avril la Canebière prendra des airs de Broadway à l’occasion de la douzième édition des Dimanches de la Canebière. L’artère mythique de Marseille sera une nouvelle fois entièrement piétonnisée. Pour cette édition la mairie des 1er et 7ème ainsi que les associations qui participent à l’aventure ont eu pour objectif d’amener de la culture urbaine à travers la musique et le Street art. Plusieurs artistes s’inscrivant dans le mouvement seront présents toute la journée. A partir de mardi le collectif « Juxtapoz » commence une immense fresque de la plasticienne Maurice sur la façade de l’ancienne mairie, l’oeuvre finie sera visible dimanche. Les passants pourront aussi découvrir un film rétrospectif du déroulement de la performance, sur un écran géant posté devant la nouvelle mairie au 61. Dans ces nouveaux locaux, les travaux d’Antonin Heck seront mis en valeur. « L’ambition est d’aller au delà du service public en proposant les locaux de la mairie Arty à de nombreux artistes », a déclaré lundi la maire du secteur Sabine Bernasconi lors de la conférence de presse.

©Sophie Pironnet

Tout au long de la journée la Canebière rythmera aux sons des artistes  urbains: le Festival Impressions Visuelles et Sonores fera sa Block Party, aux platines DJ DAZ. Pour terminer la journée sur un bon rythme, La Mesón a réalisée une programmation autour des musiques électroniques et urbaines, spéciale Marsatac.

Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème arrondissement et initiatrice des dimanches tient aussi à garder un lien avec l’histoire. Pour cela plusieurs rappels historiques:  une conférence pour célébrer les 250 ans de l’anniversaire de naissance de Chateaubriand à l’Académie des Sciences et Lettres, un peu plus tard, un hommage sera rendu à Jacques Brel dans la grande Église des réformés.

La tradition aussi car l’événement Les Dimanches de la Canebière est devenu un rendez-vous mensuel incontournable pour plusieurs lieux de la rue, notamment l’Hôtel Le Ryad et la Fabulerie présents depuis la première édition, il y a maintenant plus d’un an. A cela s’ajoute des petits nouveaux, c’est le cas de La Mercerie où il sera possible de déguster les plats concoctés par le chef cuisinier Harry Cummins qui s’ appuie sur les producteurs locaux. Comme à Brodway, le modèle de la maire du secteur, les passants pourront déambuler en toute sécurité sous le soleil printanier enfin présent pour Les Dimanches de la Canebière.

Vincent Tolmau (IEJ 2)

Tout le programme en quelques clics: clic

Canebière# 12: le programme

Canebière# 12: le programme

Dimanche 29 avril se déroulera la douzième édition des Dimanches de la Canebière. La programmation s’inscrit dans le cadre de la nouvelle mairie “Arty” au 61. Une nouvelle fois l’artère mythique de Marseille rythmera aux sons des concerts, cette fois-ci, la musique urbaine monopolisera l’attention.

 

Naviguez dans notre carte interactive pour découvrir le programme:

Lorenzo Ciampi  (IEJ 2) et Vincent Tolmau (IEJ 2)

La Mesón met le feu aux Dimanches de la Canebière

La Mesón met le feu aux Dimanches de la Canebière

Tous les derniers dimanches du mois, de 17h à 22h sur la place Joseph Thierry, La Mesón organise un concert appelé “Le Son de notre Canebière”.

Le-Son2©eclectimagesLa Mesón est lieu phare du Flamenco à Marseille. A l’origine, une école de danse flamenco, elle a été reprise en 2004 par Sarah Lepetre et Gilles Hosipoff pour en faire une salle de concert et une maison de production, tout en conservant les cours de danse initiaux. Cette association organise également des manifestations musicales en collaboration avec plusieurs structures. «On propose tous types de musique mais cela varie selon les thèmes» explique Alice Garrouty, chargée de com pour La Mesón. «On travaille également sur de l’événementiel comme les dimanches de la Canebiere qui nous permet de trouver de nouvelles collaborations et une plus grande visibilité». Avant ces manifestations culturelles mensuelles “on proposait déjà une fois par an un spectacle flamenco sur cette même place», rappelle Alice Garrouty.

Aujourd’hui, lors du rendez-vous mensuel des dimanches de la Canebière, Le Son de notreLe-Son3©eclectimages Canebière enflamme la brasserie des Danaïdes en janvier, février et novembre. Avant de passer en extérieur le restant de l’année, sauf en juillet et août où il n’y a pas de programmation. «A l’occasion du festival Marsatac, on a souhaité avec eux pour le concert du dimanche 29 mars un concert basé sur de l’électro» se réjouit Alice Garrouty. D’autres partenariats auront lieu en septembre notamment avec La Rue du Rock pour un dimanche festif dans la rue Consolat qui prolonge la Canebière jusqu’au Palais Longchamp. «En octobre avec Jazz sur la ville on aura le privilège d’en faire l’ouverture. On essaie vraiment de diversifier notre culture musicale pour toucher un plus grand nombre», conclut la chargée de com. Le-Son1©eclectimages«Pour aider à notre développement, nous pouvons compter sur l’ensemble de nos partenaires comme le Conseil Départemental, La Brasserie des Danaides, la casa Consolat, le Moungy ainsi que Cave Carli Radio». Grâce à cette générosité La Mesón, programmée par la mairie des 1/7 pour les dimanches de la Canebière depuis janvier 2017, connaît un certain succès auprès des Marseillais. Un succès qui dure depuis 15 ans maintenant.

Charles Gandolfo (IEJ)
Lien du teasing des dimanches de La Mesón  

Le Chaperon rouge transgresse pour Sirènes et midi net

Le Chaperon rouge transgresse pour Sirènes et midi net

La compagnie ERD’O a investi le parvis de l’Opéra municipal de Marseille à l’occasion du rendez-vous mensuel Sirènes et midi net organisé par Lieux Publics. L’occasion de revisiter le Chaperon rouge pendant que la sirène sonne en ce premier mercredi du mois.

sirène et midi netMidi net. Le vent souffle sur le parvis de l’Opéra. La compagnie ERD’O revisite le Chaperon rouge pour l’événement Sirènes et midi net orchestré par Lieux publics depuis 15 ans.

La sirène sonne et la troupe s’échauffe et suit le rythme. Edith Amsellem met en scène une classe de danse classique, et une élève, disputée pour un chignon mal fait. L’artiste interroge le corps des femmes, la transgression et l’émancipation. Ce Chaperon rouge « rebelle » s’élance alors au micro pour narrer une anecdote. Il parle de ses photos d’enfance, où sa mère le faisait poser. « Je me rappelle comment Maman me coiffait, me maquillait, me mettait en scène, comment il fallait pas bouger, comment il fallait rentrer le ventre, comment elle me demandait de prendre des poses », interpelle la danseuse, regardant les spectateurs un à un puis mimant les positions « Et quand j’en pouvais plus, elle me souriait, elle me disait « il faut souffrir pour être belle » ». Pour transition, la troupe se lance dans une danse désordonnée, des pelotes de laine rouges lancées en l’air. Fini les tendus et les pliés, les 17 danseuses cassent les codes.

Cette représentation intervient en amont de la création J’ai peur quand la nuit sombre, du 23 au 26 mai 2018 à Marseille, présentée par Le Merlan et La Criée. L’événement, également sur le thème du Chaperon rouge, mêle théâtre, musique et plastique et animera les parcs de la ville dans lesquels le public pourra circuler librement.

Sophie Pironnet (IEJ)

Just Black de Sybille Narbutt

Just Black de Sybille Narbutt

A l’occasion de la onzième édition des Dimanches de la Canebière, la franco-allemande a exposé ses tableaux dans les couloirs de l’hôtel le Ryad. Une exposition « Just Black » non pas haute en couleur mais sombre, comme son nom l’indique ses toiles sont uniquement décorées de la couleur noire.

Sybille Narbutt a une technique bien à elle, elle travaille avec un minimum de matériaux ©Sacha Sacenda (IEJ 3)juste une feuille de papier, un pinceau souvent usé et un tube de couleur noire: « c’est plus léger comme cela », sourit-elle. Son outil principal le papier Lanavanguard, un papier plastifié qui lui rend entière satisfaction. Pour l’ancienne professeur agrégée d’allemand tous les coups sont permis lors de ses ébauches: la peinture étalée ou projetée, le rajout de papiers (pour épaissir l’oeuvre) ou non..

Malgré le côté sombre que procure ses oeuvres elle ne désire pas attiser la compassion chez le spectateur mais plutôt l’intrigue: « Je ne cherche pas un sens, je souhaite que chacun se fasse sa propre idée du tableau », affirme-t-elle devant les visiteurs. Des peintures abstraites qui lui permettent d’évacuer les moments douloureux de son enfance dans une RFA où la vie n’était pas toujours rose.

 

Vincent Tolmau (IEJ 2)

Dimanche #11 l’ère d’antan

Dimanche #11 l’ère d’antan

Le temps d’une journée, la Canebière a retrouvé son charme d’avant guerre. Entre musiques classiques et clichés photographiques cette onzième édition des dimanches de la Canebière aura transporté les Marseillais dans cette atmosphère d’antan. Sabine Bernasconi la Maire des 1er et 7e arrondissement voulait retrouver le passé glorieux de cette artère incontournable de Marseille en créant les Dimanches de la Canebière, il y a maintenant un an.. C’est une initiative réussie tant la formule mensuelle attire de plus en plus. En témoigne la foule présente à l’occasion du Nouvel an chinois célébré le 25 février dernier et celle présente aujourd’hui. 

Dimanche 25 marsConcernant cette onzième édition la journée a été rythmée par de nombreux concerts. Parmi eux, le théâtre Nono qui a ouvert le bal avec un spectacle réunissant plus de 40 artistes russes et français. Peu après ce sont les élèves du Conservatoire de Marseille qui  ont présenté un spectacle musical haut en couleur. Et pour les amoureux du rock n roll, l’ association Guitar Picking a proposé un hommage à Johnny Hallyday en reprenant ses plus belles chansons.

Dimanche 25 mars (3) Un peu plus loin en remontant l’avenue, il était impossible de manquer les multiples activités animées par les Marins-Pompiers de Marseille qui fêtaient leur 79ème anniversaire. Parcours du jeune pompier, tyrolienne ou encore sensibilisation aux gestes qui sauvent, les soldats du feu ont montré toute l’étendue de leur métier. “ Au delà de la date anniversaire, c’est aussi une belle opportunité de sensibiliser chaque passant sur les bons comportements à adopter”, expliquait le pompier Dufour.  Rare furent les moments de calme au square Léon Blum tant la ferveur était de mise.

Dimanche 25 mars (2)La Canebière a finalement repris vie par les clichés des photographes du projet participatif «En descendant la Canebière». Le collectif  Centre Régional Information Jeunesse Provence-Alpes-Côte d’Azur collecte depuis trois mois les photos historiques des familles marseillaises sur la Canebière mais aussi arpente les rues pour prendre des clichés des familles présentes aujourd’hui. Voilà un beau moyen de figer cette journée à l’ère d’antan.

Retour en image sur ce onzième Dimanche de la Canebière

Bastien Audibert (IEJ 3), Vincent Tolmau (IEJ 2) & les Siam’s (IEJ 3)

Canebière#11: Mars C Yeah & les vinyles

Canebière#11: Mars C Yeah & les vinyles

A l’heure où le vinyle revient à la mode, Mars C Yeah a participé ce 25 mars à la 11ème édition des Dimanches de la Canebière. Sa deuxième apparition au milieu de la Canebière depuis le lancement de cette opération mensuelle par la mairie de secteur en janvier 2017.

IMG_1491Cette association marseillaise, qui comprend 200 adhérents dont 150 exposants, a été créée en décembre 2013 dans le but d’organiser des foires aux disques, alors très peu existantes à cette époque. Pour permettre aux adhérents de vendre ou d’échanger leurs disques et vinyles, ils ont organisé la première en janvier 2014 au Dock des Suds avec un partenariat pour une édition annuelle. Les fondateurs ont ensuite souhaité la développer dans toute la région avec notamment les foires aux disques à Hyères, au Pradet, ainsi qu’à Trets. Aujourd’hui, la collaboration avec le Dock des Suds a pris fin, et Mars C Yeah organise sa grande foire annuelle à La Penne-sur-Huveaune.
Les activités de cette association comprend aussi des expertises dans le cas où vous posséderiez des vinyles et que vous souhaiteriez les vendre. Mais surtout, ils sont les seuls à redonner vie à vos vinyles. « Si vous voulez faire entretenir vos vinyles c’est chez nous », se réjouit Remi Angles, un des membres fondateurs de Mars C Yeah sur la Canebière.

L’association « Mars C Yeah » est à retrouver chaque dernier dimanche du mois sur la Cannebière. Avec en petit bonus, la diffusion de musiques d’antan sur le stand.

Charles Gandolfo (IEJ3)

Canebière #11: les Marins Pompiers à l’honneur

Canebière #11: les Marins Pompiers à l’honneur

Caserne ScottoDéjà 79 ans qu’ils sauvent des vies sans jamais rien demander en retour. Dimanche 25 mars, le Bataillon des Marins Pompiers de Marseille créé en 1939, après l’incendie des Nouvelles Galeries sur la Canebière, connaîtra un moment de reconnaissance du public.

De 10 à 17h au centre d’Incendie et de Secours de Canebière (à côté des “Nouvelles Galeries” qui ont brûlé en octobre 1938 faisant 79 morts jouxtant le cinéma Les Variétés) et sur la place Léon Blum en haut de la Canebière, de nombreuses activités seront organisées pour plonger un peu plus dans l’univers de nos anges gardiens. Et pas de panique, il y’en aura pour tous les âges ! Les plus casse-cous pourront s’essayer à la tyrolienne et au parcours du jeune pompier.

pompiers c#11L’ambiance sera plus culturelle du côté de la place Léon Blum. Vous pourrez revivre l’histoire du Bataillon des Marins Pompiers de Marseille à travers une large exposition. Au programme des photos, films ou encore des étalages de matériels d’époque.

Vous pourrez laisser votre portefeuille à la maison, l’entrée est gratuite pour tous.

 

Bastien Audibert (IEJ3)