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Catégorie : Évènements

Évènements de la Canebière

EuropaCorp, un cinéma moderne à La Joliette

EuropaCorp, un cinéma moderne à La Joliette

©Lorenzo CiampiIl était attendu depuis 14 ans et il a enfin ouvert ses portes ! Le cinéma EuropaCorp La Joliette, détenu par Pathé Gaumont, s’est dévoilé au public le 29 mars. Ce sont près de 11 975m2 qui sont dédiés au 7 art. Quatorze salles sont disponibles à l’ouverture avec chacune avec des ambiances différentes. Le cinéma prend place à La Joliette qui s’est modernisée au fil de ces dernières années. La ville souhaite créer un quartier d’affaire à Marseille et ce nouveau centre culturel rentre dans cet objectif après la fermeture de trois salles en centre-ville depuis l’an 2000 (UGC Capitole sur la Canebière, le cinéma de la rue Pavillon et celui du haut de la tue Breteuil).

Des salles pas comme les autres

Vous en avez marre des traditionnels fauteuils rouges où on doit jouer des coudes avec son  voisin pour être correctement installé ? EuropaCorp à peut-être trouver la solution avec 4 salles innovantes. Le maitre mot de ce cinéma, désigné par le Marseillais Ora-Ïto, est le confort. Dans la salle Dolby Cinéma, ScreenX et 4DX, les sièges sont en cuirs et inclinables, les accoudoirs plus grands et le pas de gradin fait 1,20m.
« C’est vrai qu’on est bien installé dans les sièges », affirme Nathan qui sort d’une diffusion ©Lorenzo Ciampidu film Shazam!. « C’est un plus qui n’est pas négligeable car ça permet de voir les films dans de meilleures conditions ». Une salle de cinéma dite «kids» est disponible. Elle a été conçue spécialement pour les 2-14 ans. Au programme : des briques LEGO, un toboggan, des poufs, des méridiennes et une programmation adaptée à leur âge. Le reste les salles restent traditionnelles mais elles gardent le confort des autres pièces. Les spectateurs peuvent réserver  spécifiquement des sièges. Fini donc l’angoisse de passer une séance de cinéma loin de ses amis. « Dans les autres cinémas, il faut jouer des coudes avec ses voisins pour être bien installé. Ici ce n’est pas le cas. Cela étant, je ne sais pas si je serais prêt à payer un peu plus cher à chaque fois pour pouvoir bénéficier de ce confort », déclare Jonathan, fan de la franchise des comics DC.

Un cinéma à la pointe de la technologie

Le cinéma EuropaCorp La Joliette propose une expérience inédite à Marseille avec la 4DX.
Cette dernière immerge les spectateurs au coeur du long-métrage. Ils ressentent chaque effet en temps réel comme un tremblement de terre ou un éclair. Des diffuseurs d’airs vont jouer avec les sens sensoriels du public avec des effets de brouillard ou de fumée. Mieux, s’il pleut les spectateurs reçoivent des gouttes d’eau. Des technologies haut de gamme qui rappellent ce qui est mis en place à DisneyLand.
Les films sont projetés en 270 degrés dans cette salle. Avec l’innovation ScreenX, des projecteurs sont placés sur les murs latéraux de la salle.
Ils s’animent selon le film pour encore plus plonger le public dans le film. Les places coûtent
11€ mais pour chaque technologie, il faut payer un supplément : 3€ pour la Dolby et 4€ pour
la 4DX.
Un espace premium est disponible avec trois salles VIP plus intimiste avec des sièges deux
places mais il faut payer 35€ par personne pour avoir ce niveau de confort. La salle Tediber
embarque 31 méridiennes inclinables avec des couvertures et des coussins. De quoi oublier
qu’on se trouve dans un cinéma et s’endormir devant le film…

Lorenzo Ciampi (IEJ3)

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Billet

J’ai testé pour vous…  Une séance de cinéma à EuropaCorp La Joliette

On a dit beaucoup de choses sur EuropaCorp La Joliette : beaucoup ont été déçus des premières séances, mais d’autres ont aimé. J’ai décidé de m’y rendre pour me faire mon propre avis sur ce nouveau cinéma. Je réserve ma place pour le film Shazam! (un film très moyen), en début d’après-midi, via l’application Pathé-Gaumont. En période de vacances scolaire, je pensais que le cinéma allait être rempli, mais absolument pas. J’ai dû croiser une dizaine de cinéphiles dans les couloirs qui étaient perdus dans le cinéma, comme moi, car oui, vous allez vous perdre la première fois. EuropaCorp La Joliette est tellement grand qu’on est vite déboussolé une fois à l’intérieur.
Titulaire d’une carte cinépass, je n’ai pas payé ma place, mais je me suis renseigné sur les autres les tarifs. Ils vont de 6.50 pour les moins de 14 ans, à 9.90€ pour les étudiants jusqu’à 12.00€ pour les seniors. Si vous n’appartenez à aucune de ses catégories, pas de chance, vous allez payer 13,50€. Des prix bien plus chers que dans la plupart des autres cinémas. A noter que je suis allé voir une séance simple, c’est-à-dire sans 3D ni 4DX. La direction d’EuropaCorp La Joliette va répondre qu’on paye pour un confort supplémentaire. Il est vrai que les sièges sont plus grands, mais l’espace entre les fauteuils restent trop faible. Résultat des courses, j’avais mal aux jambes à la fin de la séance.
Je m’installe dans mon siège H17 20 minutes avant le début du film. Je décide de m’occuper en allant sur les réseaux sociaux. Problème, mon téléphone ne captait pas. J’ai dû passer par la wi-fi du cinéma qui est gratuite, certes, mais pas sécurisé et donc vous rendant vulnérable.
Heureusement que le cinéma est facile d’accès. OUtre en auto par le parking, on y accède par l’arrêt Arenc-Le Silo, terminus des lignes de tramway T2 et T3. Dommage que je doive traverser la moitié de Marseille pour aller à EuropaCorp La Joliette. Le Pathé Madeleine ou bien le 3 Palmes sont plus proches de chez moi, et cette séance ne m’a pas donné envie de changer mes habitudes de consommation de film.

L.C.

La fabulerie: incubateur d’idées

La fabulerie: incubateur d’idées

Installée depuis un an au boulevard Garibaldi (1er arrondissement) à proximité de la Canebière, la Fabulerie met en place des programmes d’actions innovants destinés à soutenir la transformation culturelle et numérique. Elle aide des opérateurs et réseaux professionnels en particulier issus des champs de la culture autour de la lecture publique et  de l’éducation. Financée en grande partie par le Département des Bouches-du-Rhône (CD13), son but est d’encourager l’émergence collective et la mise en oeuvre d’actions ingénieuses en intégrant les territoires et leurs habitants.

Pour renforcer ses actions, la Fabulerie s’appuie sur des facilitateurs précieux que sont le numérique, le design participatif et la création artistique. Depuis 2010, la Fabulerie s’intéresse à la façon dont le numérique vient transformer le quotidien de chacun, la façon d’apprendre, de découvrir du patrimoine, de faire du tourisme ou encore de se déplacer.
Axelle Benaich, fondatrice et directrice de la Fabulerie depuis 9 ans, tente à la fois d’accompagner des professionnels à se transformer en s’adaptant au numérique à travers des formations, et crée également de projets avec des jeunes pour les outiller sur des lots de compétences dont les entreprises ont besoin.

« Moi j’ai travaillé 15 ans sur tout ce qui était nouvelles technologies et nouvelles pédagogies
notamment dans le 15ème arrondissement dans les quartiers Nord pendant 7 ans, et après j’ai rejoint la Fondation Internet Nouvelle Génération, une association qui cherche à susciter une réflexion sur les usages de l’Internet de demain, et je me suis dit qu’entre les deux il y’avait peut être quelque chose à monter qui permette d’expérimenter des choses concrètes », explique Axelle Benaich.

Cette structure soutient l’imagination, l’entreprenariat et le travail collectif en donnant les outils nécessaires pour concrétiser un projet , dans une ville en pleine mutation dans le domaine du  numérique. « Je crois beaucoup au potentiel de Marseille car chacun se fait son Marseille, il y’a 1000 Marseille, on dit que Marseille il y’a un pied qui pourri et un pied qui bronze, il faut toujours faire attention à rester en mouvement », confie Axelle Benaich.

La ligne directrice de la Fabulerie est « la recherche du croisement et de la mixité », les
candidatures que reçoit Axelle Benaich portent beaucoup sur des projets hybrides, par exemple un  salon de thé nomade et littéraire, des programmes de cours pour les adolescents ou encore un spectacle jeune public autour des violences sexuelles faites aux enfants.

« J’ai l’impression que Marseille attire ceux qui souhaitent entreprendre car déjà le climat est très favorable, Marseille permet de maturer son projet sans avoir des charges hallucinantes, on peut toujours se débrouiller. Et au niveau associatif on a un réseau hyper dense avec des associations qui tentent de nouvelles approches », affirme Axelle Benaich.
Intégrer le numérique au coeur du territoire marseillais est l’une des prérogative de la Fabulerie, l’idée étant que le numérique est-une « richesse » qui, si on l’exploite de façon optimale, peut permettre de concrétiser toute sorte de projet, même les plus ambitieux.

Antoine Bel Bahar (IEJ3)

La Fabulerie intervient régulièrement dans la programmation des dimanches de la Canebière

en savoir plus: http://lafabulerie.com/

et encore: clic

 

D2K#18, des expos

D2K#18, des expos

Affiche exposition mairie 1/7Le 18ème dimanche de la Canebière fêtera le printemps en musique partout autour de l’artère centrale de Marseille avec une heure d’avance sur l’heure d’hiver. Une manifestation mensuelle depuis janvier 2017 destinée à redonner de la vie à la Canebière et envie aux marseillais et aux estrangers de venir constater de plus près la revitalisation du Centre-Ville.

L’objectif visé par la maire (LR) du premier secteur Sabine Bernasconi à l’initiative de ces dimanches était dès le lancement de l’opération de faire de la Canebière un « Broadway marseillais ». La Canebière avait déjà eu des airs de Broadway il y a exactement 100 ans lorsque la grande Gaby avait présenté sa revue au Capitole devenu par la suite cinéma avant de disparaître, presque en face de la nouvelle mairie de secteur.

Retour au Music Hall dans les locaux de la mairie du 1/7 qui rend hommage du 28 mars au 18 avril à Gaby Deslys, célèbre artiste chanteuse et actrice née à Marseille en 1881. Elle deviendra célèbre dans le monde entier et fit fortune. Après des tournées internationales notamment à New York et Londres, sans oublier Lisbonne où elle avait le roi du Portugal comme amant, et Paris avec Maurice Chevalier aux Folies Bergères. Elle avait relancé le Casino de Paris où elle inaugura la fameuse « descente de l’escalier» reprise ensuite par Mistinguett.

Devenue fabuleusement riche, cette petite marseillaise fille d’un marchand de tissus de la rue Tapis Vert née rue de la Rotonde a légué la fortune à la ville de Marseille dont la très belle villa Gaby sur la Corniche et une renommée internationale pour la Canebière.

Exposition hommage dans le grand hall de la mairie et conférence dans l’auditorium à 14 heures dimanche 31 mars avec  Carole WRONA – Réalisatrice du documentaire LA NUIT EST A ELLES (Déc. 2018 Arte/Slow Prod.) et  Pierre ECHINARD – Historien – Académie de Marseille animée par Jean-Christophe BORN – créateur du spectacle  GABY, MON AMOUR !

EXPOSITION DANS LE HALL DE LA MAIRIE 1/7EME
GABY DESLYS DU 28 MARS AU 18 AVRIL 2019

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AUTRES EXPOSITIONS À NE PAS MANQUER CE DIMANCHE 31 MARS

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GALERIE ART EST OUEST
La galerie Art Est-Ouest présente
« RENVERSEMENT », une exposition des oeuvres récentes de Marc Chostakoff.
Le Dimanche 31 mars est le dernier jour de l’exposition.
Marc Chostakoff, à travers ses transformations du réel, pose un regard poétique sur le monde et pour cela il utilise la photo, la peinture et surtout les arts numériques. et ceci dès 1989.
22 cours Franklin Roosevelt – 14h30 à 19h.
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STUDIO FOTOKINO
Une sélection d’œuvres de Karine Rougier seront exposés au studio Fotokino ainsi qu’une installation de films 16mm réalisée avec Valérie Pelet.
33 allée Léon Gambetta
Au Studio Fotokino – 14h à 18h30. Entrée LibreStudio Fotokino proposera également une exposition des œuvres d’Hélène Riff dans la librairie du studio.
33 allée Léon Gambetta, dans la librairie du Studio.
14h à 18h30. Entrée Libre
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PIXELIUMS
Itinéraire photographique urbain, la série «au Bout Du Quai» de Pixeliums vous emmènera dans les lieux emblématiques de Marseille revus par l’artiste.
Place des Récolettes – 11h à 18h
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PLANÈTE EMERGENCE
Planète Émergences et Les théâtres poursuivent Le Premier Quartier des arts, projet d’art urbain qui a pour ambition de fédérer autour de créations artistiques dans l’espace public, acteurs culturels, commerçants et publics. L’artiste urbaine aleteïa intervient rue du théâtre Français et réalise une fresque au sol éphémère d’inspiration stellaire.
Rue du Théâtre Français – 11h à 18h
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HÔTEL LE RYAD
L’hôtel Le Ryad exposera les œuvres de Paule Ducharm qui, de New York à Marseille, armée de son appareil photo, puise l’essentiel de son inspiration dans les villes et mixe habilement les techniques pour composer des oeuvres numériques.
16 rue Sénac de Meilhan – 11h30 à 19h
Exposition gratuite
D2K#18 le 31 mars

D2K#18 le 31 mars

affiche D2K#18La 18ème édition de la troisième saison des dimanches de la Canebière (D2K#18) aura lieu le 31 mars de 10h à 17h sur le thème de la musique. 56 animations culturelles festives et gastronomiques seront proposées tout au long de la journée sur et autour de la Canebière par des associations les derniers dimanches de chaque mois depuis janvier 2017. En lien avec la mairie de secteur initiatrice de ces événements qui centralise les programmations différentes à chaque édition, ces spectacles et manifestations gratuits ont pour but de faire redécouvrir leur centre ville apaisé aux marseillais. Pour consulter le programme complet sur ordinateur, tablette ou smartphone, un simple clic ici : Mymap réalisée par Lorenzo Ciampi (IEJ3).

Alors que commence l’année de la Gastronomie en Provence, MPG2019, avec le printemps, du mercredi 21 mars jusqu’au 31 décembre 2019, cette nouvelle édition est une préfiguration de ce que pourrait redevenir la Canebière avec un accent mis sur la dégustation du café pour D2K#18. Cette artère centrale de Marseille qui a perdu de son lustre d’antan devrait être en grande partie piétonne avant la fin de l’année. Elle devrait accueillir quatre nouvelles brasseries en 2020 pour redonner vie à ce quartier déconsidéré depuis des années et devenu une frontière entre le nord et le sud de la ville.

Nombre de commerces ont fermé faute de chalands. Les enseignes du centre-ville changent de dénomination dans un turnover incessant avec nombre de rideaux définitivement baissés. Une désaffection due, selon les commerçants, à l’installation de grandes surfaces commerciale au Centre Bourse en cœur de ville, aux terrasses du port et aux Docks au nord ou au rond-point du Prado au sud.

La mairie centrale à majorité LR, aiguillonnée par la maire du premier secteur Sabine Bernasconi (LR) des 1er et 7ème arrondissements, et largement aidée et soutenue par le Conseil Départemental (CD13), s’est laissée convaincre de reprendre le plan de ville à partir de l’artère mythique de Marseille connue du monde entier. La présidente (LR) du CD13, Martine Vassal, également présidente de la Métropole Aix-Marseille Provence, a décidé de requalifier le centre ville pour stopper la désertification et lui redonner de la vie. Avec des actions culturelles le rachat de pieds d’immeubles et de boutiques abandonnées cette politique vise à un renouveau de commerces de proximité que les élus souhaitent différents des offres des grandes enseignes.

Le but premier des Dimanches de la Canebière est de “créer du lien” autour de la culture selon son initiatrice Sabine Bernasconi, maire du 1er secteur et vice présidente du CD13. Le but second, selon Solange Biaggi (LR) adjointe au maire en charge du commerce et du centre-ville à la mairie centrale, est de “recréer du flux” pour ré-achalander les commerces.

Voici ci-dessous une liste des temps forts de cette 18ème édition:

zoom sur D2K#18

 

D2K#17 Portfolio

D2K#17 Portfolio

La 17 ème édition des Dimanches de la Canebière (D2K#17) résumé en un portfolio réalisé par Fabio Piazza, étudiant en deuxième année de l’Institut Européen de Journalisme (IEJ) partenaire de la Hune de Canebière : clic

A lire également le bilan en images de cette journée par Vincent Tolmau, étudiant en troisième année de l’IEJ: clic

et les Instagrams et Twitts postés dans la journée du dimanche 24 février 2019 et toujours consultables sur ce site par Agatha Grandiddier (IEJ2)

 

 

D2K#17 Temps Forts & programme

D2K#17 Temps Forts & programme

 

affiche D2K#17 La 17ème édition des Dimanches de la Canebière sera piétonne et extrèmement sécurisée pour la troisième saison de cet événement dans le 1er secteur de Marseille marqué début novembre par le drame de la rue d’Aubagne qui a fait 8 morts ensevelis sous les décombres de leurs immeubles vétustes.

Cette nouvelle édition sera l’occasion de partager avec les enfants et les personnes déplacées des immeubles évacués, a dit la maire (LR) de secteur Sabine Bernasconi à l’initiative de ces manifestations le dernier dimanche de chaque mois depuis janvier 2017.

Vous trouverez le programme de ce dimanche réalisé par Vincent Tolmau (étudiant en journalisme IEJ3) en cliquant sur l’affiche du 24 février ou ici.

conf presse SB D2K#17Sur tablette et smartphone, depuis la légende vous pourrez trouver les différentes activités proposées et le cheminement pour vous y rendre.

Vous trouverez également ci-après les points forts de cette journée de 10h à 17h avec une prolongation à partir de 18h sur la place des Danaïdes avec de la musique programmée par La Meson.

 

Les lettres et chiffres en référence sont ceux indiqués sur les dépliants distribués par la mairie du 1/7 pour cette 17 édition.

Temps forts Dimanches-Canebiere-Depliant-Fev-2019-1

 

 

 

D2K#17 : Dimanches Canebière Saison 3

D2K#17 : Dimanches Canebière Saison 3

Le 17ème Dimanche de la Canebière ouvrira le 24 février la troisième saison de cette manifestation qui avait marqué un temps d’arrêt en novembre après la catastrophe de la rue d’Aubagne et la mort de huit habitants dans l’écroulement de leurs immeubles vétustes. « Nous avons ce drame à l’esprit »  a déclaré la maire (LR) du premier secteur (1er  et 7ème arrondissements) Sabine Bernasconi en annonçant la reprise de ces événements réguliers des derniers dimanches de chaque mois aux acteurs culturels qui participent à la programmation.

« Nous avons besoin de temps de partages et d’émotions » notamment pour cette 17ème  édition placée sous la thématique du cirque. A l’occasion de la Biennale Internationale du Cirque à Marseille « la plus belle artère de la ville est offerte aux acrobates » dans un centre-ville « qui a plus que jamais besoin de cohésion ». Un centre-ville « qui s’apaise, agréable à vivre et qui apporte du respect et de la considération à tous », a-t-elle dit devant une centaine d’acteurs culturels au théâtre de l’œuvre qui participe depuis le début à la programmation des Dimanches. Elle avait lancé cette opération mensuelle en janvier 2017 pour changer l’image du centre-ville et refaire de la Canebière un lieu de brassage autour de la culture plutôt qu’une frontière entre le nord et le sud de la ville.

« La culture doit venir  à la rencontre du public, du plus grand public possible » a-t-elle martelé. D’ajouter: « le succès des dimanches c’est parce que la programmation est faite par les acteurs culturels eux-mêmes ». Les contraintes de sécurisation seront renforcées encore pour ce prochain dimanche et la Canebière piétonnisée en préfiguration d’une piétonnisation totale du haut en bas de l’artère centrale de la ville prévue pur 2020 “après concertations”.

Fin février, le haut de la Canebière est en travaux pour la création du futur cinéma Artplexe à la place de l’ancienne mairie et le bas, côté vieux-port, en travaux également en vue de la piétonnisation de la Canebière dont le premier tronçon sécurisé devrait être inaugure avant fin 2019. Mais il y aura encore pour la 17ème édition des Dimanches, outre les déambulation du cirque, le marché des producteurs et des aires de repas, des spectacles, des conférences, des visites de la ville en accès libre de 10h à 17 heures. Comme chaque dernier dimanche du mois, l’« after » musical de grande qualité programmé par La Meson devenu traditionnel clôturera la journée devant la brasserie des Danaïdes place Stalingrad tout en haut de la Canebière.

Verbatim entretien de Sabine Bernasconi avec La Hune :

« La Canebière fait aujourd’hui l’objet d’une requalification sur le modèle des Dimanches de la Canebière puisque c’est d’abord la piétonnisation qui était l’événement des Dimanches et qui devient une réalité aujourd’hui avec les travaux qui vont commencer. »

« On voit petit à petit l’hôtel des Feuillants qui ouvrira au mois de mai, Manifesta (bureau de la biennale d’art européenne qui aura lieu en 2020 à Marseille) qui vient s’installer sur la Canebière à la place de l’Espace Culture, le “Quartier des Arts” qui prend forme avec le cinéma (Artplexe) en construction la rénovation prévue de l’église des Réformés ; mais on descend et on trouve, le bureau des guides en pas de porte sur la Canebière, l’association Marseille Concerts qui est venue s’installer ; on continue en passant par la Fac et l’on voit tous les rideaux qui ont été investis par les artistes pour faire ce cheminement vers la rue du Théâtre Français avec là encore une résidence d’artistes qui va venir s’installer, la brasserie et la billetterie du Gymnase pour aller ensuite en passant par le lycée Thiers ou la place va être rénovée, tout le pôle Masagran qui fait l’objet d’une rénovation et l’on monte jusqu’au théâtre des Bernardines. On voit ainsi le cheminement d’un « quartier des arts » qui est en train de prendre forme. Il  ne sera pas terminé pour l’année 2019 mais on verra déjà pendant cette année de la piétonisation, de la requalification, des pistes cyclables sur la Canebière. Cela relève aussi de cet esprit d’apaisement du centre-ville et toujours de la culture dans la rue notamment à l’occasion des Dimanches de la Canebière. »

« Dans le cadre de la requalification du Centre-Ville la Métropole a prévu des plots qui rentrent dans le sol et ressortent chaque fois que l’on en a besoin. C’est un dispositif de sécurité très puissant qui sera à la hauteur des enjeux puisque nous sommes toujours dans le cadre d’une crainte d’événements malheureux. »

« La piétonnisation de la Canebière devrait être effective pour le bas déjà, premier tronçon à la fin de l’année 2019 à priori jusqu’au cours Saint Louis. Après, par étape jusqu’à Dugomier et ensuite… Actuellement la Métropole réfléchit pour la troisième partie de la Canebière à partir de Dugomier jusqu’à Gambeta et aux Réformés à voir comment là aussi la piétonnisation peut se poursuivre. Cela demande de réfléchir en périphérie, aux sens de circulation, à l’accès centre-ville. Ce sont d’autres enjeux un peu plus complexes mais ces réflexions doivent être finalisées quand le cinéma sera ouvert, en 2020. »

« On me brocarde pour avoir parlé de transformer la Canebière en ‘’Broadway marseillais’’. Mais je vois les choses qui avancent. C’est motivant. Etape par étape, la préfiguration du centre-ville qui était proposé à travers les Dimanches de la Canebière devient une réalité. »

Propos recueillis par Antoine Lazerges à l’issue de la rencontre au théâtre de l’Oeuvre le 12/02/19

Présentation du projet de piétonnisation du centre-ville par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille Métropole (CCIMP)

Et aussi sur ce site réactions des usagers de la Canebière

Canebière le Noël d’Emmaüs

Canebière le Noël d’Emmaüs

 

emmaus pointe rouge

Le message de Noël de la communauté Emmaüs Pointe Rouge. Comme chaque année un repas de noël pour les gens de la rue organisé en haut de la Canebière.

Ceux qui veulent aider sont invités à se présenter  vendredi 21 décembre aux Réformés dès 10h45. Il y aura beaucoup d’invités, indique Emmaüs.

En savoir plus sur la communauté: emmaus-pointerouge.com