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Catégorie : MP 2018

MP 2018

Une mosaïque d’artistes pour Manifesta13

Une mosaïque d’artistes pour Manifesta13

Mosaïc fait sa rentrée

36 rue de la République 13001

Le collectif Mosaïc organise jusqu’au 30 septembre une exposition d’art dans une galerie éphémère Rue de la République afin de porter un projet artistique fort les Parallèles du Sud dans le cadre de la Biennale d’art contemporain Manifesta 13.

C’est en bonne compagnie, entre les petits fours et les verres à pied que s’est déroulé le

Sabine Bernasconi avec Laurens Heurtebise

vernissage de l’exposition du collectif Mosaïc. Plus de 300 personnes étaient présentes, pour admirer les œuvres  des artistes du collectif qui se préparent pour les Parallèles du Sud dans le cadre de Manifesta 13. “C’est important d’être présent ici car il faut encourager et participer aux initiatives culturelles, un marqueur fort du centre-ville, qui traverse un véritable renouveau dont les piliers sont la culture, la nature, l’apaisement et l’esprit collectif ”, a détaillé Sabine Bernasconi, maire (LR) du 1er et 7eme arrondissement de Marseille. “C’est une phase préambule de Manifesta, mais c’est aussi synonyme du bouillonnement culturel de Marseille, c’est dans le prolongement de  2013 et il faut encourager ce prolongement”, a-t-elle ajouté.

Marseille se prépare à accueillir  à sa manière la biennale d’art contemporain avec son flegme rebelle et unique, à l’image de celui qui “martyrise les appareils photos”, Michel Attard : “Je ne veux pas faire les photos des autres”. Marseille montre qu’elle n’est pas les autres.

olivier de bastierAu nombre de la centaine d’œuvres exposées, celles d’Olivier de Bastier tranchent par leur actualité dont l’esthétisme cache la violence.

Une mosaïque d’artistes pour les Parallèles du Sud et Manifesta 13

Le collectif Mosaïc a ainsi lancé sa première exposition. Créé avant l’été en juin 2019 par Jacqueline Regis, le collectif d’une trentaine d’artistes marseillais et d’ailleurs, amorcent la préfiguration de Manifesta 13. Manifesta, c’est une biennale européenne d’art contemporain itinérante, en d’autres termes, elle pose ses valises tous les deux ans depuis 1998 dans une ville européenne pour quelques mois. Et pour sa treizième édition, Manifesta débarque à Marseille pour un manifesta 13, où le partage et le rassemblement se conjuguent autour du thème : Trait d’Union-s.

C’est dans cette optique qu’est créé Mosaïc, afin de porter un projet solide pour Manifesta 13 Marseille, les Parallèles du Sud. C’est donc au 36 rue de la République, que les artistes tel que la hongkongaise Kam-Lai Wong, le photographe marseillais Fabio Calmettes , le parisien Hannibal Renberg  ou bien le roumain  Ion Grigorescu (présent à la Tate Modern à Londres , au MomA à New york et dans d’autres musées internationaux ) exposent leurs œuvres jusqu’au 30 septembre. “C’est Jacqueline qui à eu l’idée de réunir tous les artistes qu’elle aime bien, elle a donné un souffle à beaucoup de gens durant sa vie, le thème de manifesta 13 est le Trait d’Union-s, ici c’est Jacqueline le trait d’union”, assure un artiste du collectif Mosaïc, Alfons Alt.

Dans cette exposition il ne faut pas chercher une histoire ni une cohérence mais découvrir une une mosaïque de talents, dit un membre du collectif.

Texte et photos Théo Potier (IEJ3)

Liste des artistes membres du collectif Mosaïc par ordre alphabétique :
Hatem Akrout, Alfons Alt, Michel Attard, Olivier de Bastier, Johanna Baudou, Lionel Borla, Catherine Burki, Margarita Caballero, Fabio Calmette, Richard Campana, Stephane Chapelet, Floriande Cherel, Magali Clermont, Laurence Chiche, EMDesign, France Demoustier, Catherine Detaille, Eldekan, Henri Eskenazi, Magalie Harant, Laurens Heurtebise, lon Grigorescu, Pascale Lefèbvre, Yann Letestu, Anne de Massiac, Michelangelo Modica, Patrick Moquet, Hannibal Renberg, Laetitia Sellier, Lao Sheng, Utopi Pierre Juvigny, Kam Laï Wong
Manifesta 13 : La biennale qui veut tisser des liens à Marseille

Manifesta 13 : La biennale qui veut tisser des liens à Marseille


Pour cette 13ème édition qui se tiendradu 7 juin au 1er novembre 2020 à Marseille et sa Région, l’enjeu est de créer un lien entre la cité phocéenne et le reste du monde, en se nourrissant de l’architecture, l’histoire et la culture de cette ville singulière.

La question de départ qui a servi de réflexion pour penser et développer cette 13ème édition de Manifesta a été de savoir « comment peut-on non seulement coexister, mais aussi unir et co-créer de nouveaux réseaux de solidarité? ».

C’est donc naturellement que s’est imposé le titre de Manifesta 13 intitulé « Traits d’union.s ». Le but est d’explorer de nouvelles formes de vie en collectivité, et ainsi donner aux institutions, associations et acteurs culturels locaux l’opportunité de tisser des liens, échanger et créer avec les chercheurs, artistes et architectes invités par Manifesta. 

A travers le titre « Traits d’union.s » il y’a une volonté de souligner la pluralité des institutions et des individus qui seront les participants actifs de Manifesta 13 Marseille. 

“Faire le lien” entre la ville et Manifesta 

Flora Fettah travaille en tant qu’assistante curatoriale pour la biennale. Elle est chargée d’assister les commissaires et de s’occuper de la préparation de l’événement en collaboration avec Francesca Verger, coordinatrice curatoriale. Elle apporte également son aide sur les phases de recherche des artistes locaux, nationaux et internationaux et organise des rendez-vous avec les artistes et acteurs culturels.

Manifesta 13 est composée d’une équipe basée de façon semi-permanente à Marseille, mais les 4 commissaires viennent sur place environ une fois par mois. Parmi eux on retrouve Stefan Kalmá (directeur de l’Institut d’Art Contemporain de Londres), Katerina Chuchalina (directrice curatoriale de la fondation VAC), Marina Otero Verzier (architecte et directrice de recherches à l’Institut Het Nieuweet) et Alya Sebti (directrice de la galerie d’art IFA à Berlin). 

« Mon travail est de faire le lien entre ce qu’il se passe ici dans la ville et ce qu’il se passe dans les bureaux de Manifesta », explique Flora Fettah. 

Retour aux sources 

Flora FettahFlora Fattah connait bien les rouages de la cité phocéenne, elle qui a grandi entre Noaille et les Cinq-Avenues. Après son Bac elle s’envole pour Sciences Po à Bordeaux où elle décroche un Bachelor avant d’entamer parallèlement un Master en managementn de projets culturels et une Licence en histoire de l’art.

Elle effectue ensuite un second Master à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) à  Paris qui l’a amenée à effectuer des stages comme assistante de commissaire dans plusieurs institutions parisiennes. Jusqu’à la Monnaie de Paris où elle a effectué un stage en même temps que son mémoire. Elle y a été embauchée en octobre 2018. Son premier emploi. 

Son chemin croise celui de Manifesta après avoir quitté la Monnaie de Paris, en lui proposant de rejoindre l’équipe comme assistante curatoriale. 

« C’est une chance pour la ville »

Cette envie d’intégrer Manifesta ne date pas d’hier. En 2016, alors que la biennale annonce que sa 13ème édition se déroulera à Marseille, Flora mûrit déjà l’idée d’y effectuer son stage de fin d’études.

 « Travailler pour Manifesta et qui plus est à Marseille, est une véritable chance pour moi. Je connais bien cette ville, mon mémoire de licence à Science Po portait justement sur « la ville et la culture à Marseille » et j’ai longtemps fréquenté le tissu associatif culturel local en tant que simple Marseillaise. C’est également une chance pour la ville d’accueillir un un évènement de cette ampleur », confie Flora.

 « Nous avons une scène artiste très riche ici, pleins de choses se passent, travailler ici est une très belle opportunité, c’était aussi location de revenir vivre à Marseille, ce qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps ». 

Antoine Belbahar (IEJ3)

D2K#21 Manifesta13 s’installe

D2K#21 Manifesta13 s’installe

Maison Figaro
©zal

L’Espace Culture de Marseille retrouve une nouvelle fonction sur la Canebière. Après les bénévoles de Marseille Capitale du sport 2017, Manifesta, la biennale d’art contemporain itinérante créée en 1997, y ouvre fin juin ses bureaux pour la première fois en France. Sous le nom de Manifesta13 ce sera la 13ème édition de cette biennale unique et originale qui se tiendra du 7 juin au 1er novembre 2020 dans Marseille et sa Métropole.

L’équipe #M13Team précise avoir installé ses bureaux sur la Canebière au numéro 42 à l’angle du cours Saint-Louis, centre de gravité de la ville et point zéro de la distance Marseille Paris. Cette ancienne maison bourgeoise modifiée sous Louis XIV était connue comme Maison du Figaro du nom de la boutique au rez-de chaussée, puis le magasin de vêtements féminins Muriel victime d’une rumeur malveillante dans les années 60 disant que les femmes qui y entraient se retrouvaient dans des harems…

Espace Culture de la ville depuis 1993, cette bâtisse mainte fois remaniée devient le siège de

Manifesta13 qui en a remodelé les volumes.  Réalisé par l’architecte Pierre Pavillon en 1675, Monument historique, ce bâtiment emblématique a été remanié par des artistes et des designers pour en transformer le rez-de-chaussée et le rendre accessible au public qui pourra l’investir ce dimanche 30 juin, de 11h à 18h, a annoncé Manifesta13.

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

un amour de graffitis

Trois artistes de Street art y exposaient leurs œuvres dans le cadre du projet culturel “MP2018, Quel Amour !”.

Des navettes maritimes entre le Vieux-Port et les Îles du Frioul permettaient l’accès au château. Depuis le 22 Mai, la prison d’Edmond Dantes avait repris des airs de jeunesse, portant sur ces murs des graffitis en tout genres …

Si vous avez raté cette exposition, séance de rattrapage conçue par Loane Philippe (IEJ2)  clic

 

 

Revue: Un graffeur du Bronx sur la Canebière

Revue: Un graffeur du Bronx sur la Canebière

L’artiste venu du Bronx et graffeur du métro de New York JonOne a trouvé un nouveau terrain de jeu au Palais de la Bourse, siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille Provence (CCIMP), 11 La Canebière, où le galeriste marseillais David Pluska expose des œuvres monumentales dans le cadre de MP2018 “Quel Amour!”.

Jusqu’au 29 juillet.

Revue de madeinmarseille : clic

 

“Amour à la table” avec Lieux Publics, Canebière#14

“Amour à la table” avec Lieux Publics, Canebière#14

L’art se fait une place à Marseille ! L’association Lieux Publics prendra en charge la direction artistique du dernier dimanche de la Canebière, en collaboration avec le département des Bouches du Rhône. Au programme, on retrouve la performance artistique intitulée « Amour à la table », révélée le mercredi 2 mai à l’occasion de Sirènes et midi net. Elle sera réactualisée le dimanche 24 juin et prendra place en centre ville. Le concept : 26 comédiens « entablés » déambuleront au milieu de la foule de spectateurs en échangeant des discussions. Mais encore bien d’autres choses seront au rendez-vous. « Il y aura aussi, entre autres, un grand rassemblement de Free Runners et de musiciens. Le tout sera explicité très prochainement par la présidente du département dans une conférence de presse » confie Pierre Sauvageot, président de l’association Lieux Publics.

Thomas Izart (IEJ)

Belle saison pour le Printemps de l’Art Contemporain

Belle saison pour le Printemps de l’Art Contemporain

La dixième édition du Printemps de l’Art Contemporain à Marseille affiche un nombre de visiteurs en hausse par rapport aux années précédentes. Des résultats très satisfaisants en cette année où les capitaines d’industrie de la Ville parrainent MP2018, ©Sophie Pironnetune mini réplique de la Capitale Européenne de la Culture (MP2013) et accueillera la Manifesta en 2020.

Le 10e Printemps de l’Art Contemporain (PAC) à Marseille s’est achevé le 26 mai. Cet événement, qui coordonne les acteurs de l’art contemporain à Marseille pendant près d’un mois, a proposé cette année un agenda de près de 70 projets dans plus de 50 lieux de diffusion, de production et de recherche artistiques.
Marseille expos, l’organisateur de l’événement, comptabilise 30.000 visiteurs en tout dans toutes les expositions proposées. « C’est une bonne année, un peu plus que l’année précédente. Il y a de plus en plus de groupes de visite, de collectionneurs qui viennent à Marseille pour ce temps-là », se réjouit Louise Manhes, chargée de communication et relations publiques chez Marseille expos. Il faut dire que le moment est toujours bien choisi pour l’événement, avec un week-end de trois jours – du 10 au 13 mai – et un lundi de Pentecôte. « On essaie toujours d’avoir un pont pour permettre au public de venir de loin, et c’est sûr que là d’avoir deux fériés nous a permis d’avoir davantage de monde, de touristes », déclare Louise Manhes.
©Sophie PironnetLa programmation a séduit les férus d’art contemporain qui ont pu découvrir des lieux qui ne font pas partie du réseau Marseille expos durant l’année mais aussi de nouvelles structures associés comme Zoème – qui a proposé La pesanteur du lieu par Israel Ariño.
Mais c’est surtout Love Letters, un travail commun entre une vingtaine de membres du réseau Marseille expos et des artistes de la scène artistique contemporaine écossaise en co-production avec MP2018, qui a attiré le plus de monde, et satisfait les acteurs du PAC. « Les artistes ont pu tisser une relation avec les galeries d’art contemporain à Marseille et donc travailler aussi avec d’autres artistes marseillais », explique Louise Manhes.

Une collaboration avec Hambourg et Turin pour le 11e PAC ?

Marseille expos prépare déjà l’édition de 2019. Et les discussions ont déjà démarré sur les ©Sophie Pironnetdifférents évènements du 10e PAC. « Nous avons réussi à faire venir des délégations de Hambourg, de Turin et de Glasgow, avec des directeurs artistiques, des directeurs d’institutions, des collectionneurs… À ce moment-là, on a commencé à créer des liens, des ponts, entre ces villes », raconte Louise Manhes. La finalité serait donc de réaliser des co-productions avec Hambourg, la deuxième ville d’Allemagne – jumelée avec Marseille depuis 1958, tout comme Glasgow l’est depuis 2006 – et Turin. Grâce à ces opportunités, le PAC aide ainsi la ville de Marseille à s’imposer un peu plus sur la scène artistique.

« L’objectif du PAC est de tisser de liens à l’échelle européenne et pourquoi pas à l’échelle internationale avec notamment en vue Manifesta en 2020 [la biennale européenne d’art contemporain] », précise Louise Manhes. Marseille sera en effet la première ville française à accueillir cette prestigieuse manifestation européenne.

Sophie Pironnet et Charles Gandolfo (IEJ)

A lire aussi: PAC Epîsode 1, clic, PAC, Episode 2, clic, PAC suite, clic

 

Oh les Beaux Jours ! fait chanter la littérature aux Dimanches de la Canebière

Oh les Beaux Jours ! fait chanter la littérature aux Dimanches de la Canebière

En fermeture du festival littéraire marseillais Oh Les Beaux Jours !, un karaoké littéraire est organisé au square Stalingrad. Il vient accompagner les Dimanches de la Canebière #13, qui vont mêler théâtre, culture africaine et latino-américaine.

oh les beaux jours MarseilleGustave Flaubert aimait clamer ses écrits à haute voix. Le festival de frictions littéraires marseillais Oh Les Beaux Jours ! propose de venir lire des morceaux d’œuvres dans un karaoké littéraire. Le rendez-vous se déroule en plein air au square Stalingrad, juste à côté de la fontaine des Danaïdes. « C’est une idée que l’on a depuis longtemps, avant que le festival existe », explique Nadia Champesme, directrice et organisatrice de Oh Les Beaux Jours !. « L’exercice du karaoké est assez drôle, assez ludique. On joue avec des classiques de la littérature ou des textes que les gens ne connaissent pas, un peu comme un karaoké où tout le monde connaît la mélodie mais pas forcément les paroles ». L’événement est ouvert à tous, petits et grands, et couvre des œuvres d’artistes invités au festival – jeunesse, romans, essais etc. – mais aussi des textes sur Marseille. Chaque allocution dure entre trente secondes et trois minutes.

Raphaël France-Kullmann, un comédien qui avait déjà organisé une animation similaire pour la région PACA au Salon du livre de Paris sera le Monsieur Loyal. Le musicien Vincent Truel accompagnera chaque passage pour compléter l’effet karaoké. Et pour plus de challenge, un concours sera organisé et récompensera les meilleurs lecteurs avec des chèques cadeaux.

Si vous êtes trop timide pour oser prendre le micro, vous pouvez tout de même vous asseoir sur les pavés et écouter les volontaires. « Raphaël se charge de motiver les troupes ! », conclut Nadia Champesme.

Sophie Pironnet (IEJ)

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