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Catégorie : MP 2018

MP 2018

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

un amour de graffitis

Trois artistes de Street art y exposaient leurs œuvres dans le cadre du projet culturel “MP2018, Quel Amour !”.

Des navettes maritimes entre le Vieux-Port et les Îles du Frioul permettaient l’accès au château. Depuis le 22 Mai, la prison d’Edmond Dantes avait repris des airs de jeunesse, portant sur ces murs des graffitis en tout genres …

Si vous avez raté cette exposition, séance de rattrapage conçue par Loane Philippe (IEJ2)  clic

 

 

Revue: Un graffeur du Bronx sur la Canebière

Revue: Un graffeur du Bronx sur la Canebière

L’artiste venu du Bronx et graffeur du métro de New York JonOne a trouvé un nouveau terrain de jeu au Palais de la Bourse, siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille Provence (CCIMP), 11 La Canebière, où le galeriste marseillais David Pluska expose des œuvres monumentales dans le cadre de MP2018 “Quel Amour!”.

Jusqu’au 29 juillet.

Revue de madeinmarseille : clic

 

“Amour à la table” avec Lieux Publics, Canebière#14

“Amour à la table” avec Lieux Publics, Canebière#14

L’art se fait une place à Marseille ! L’association Lieux Publics prendra en charge la direction artistique du dernier dimanche de la Canebière, en collaboration avec le département des Bouches du Rhône. Au programme, on retrouve la performance artistique intitulée « Amour à la table », révélée le mercredi 2 mai à l’occasion de Sirènes et midi net. Elle sera réactualisée le dimanche 24 juin et prendra place en centre ville. Le concept : 26 comédiens « entablés » déambuleront au milieu de la foule de spectateurs en échangeant des discussions. Mais encore bien d’autres choses seront au rendez-vous. « Il y aura aussi, entre autres, un grand rassemblement de Free Runners et de musiciens. Le tout sera explicité très prochainement par la présidente du département dans une conférence de presse » confie Pierre Sauvageot, président de l’association Lieux Publics.

Thomas Izart (IEJ)

Belle saison pour le Printemps de l’Art Contemporain

Belle saison pour le Printemps de l’Art Contemporain

La dixième édition du Printemps de l’Art Contemporain à Marseille affiche un nombre de visiteurs en hausse par rapport aux années précédentes. Des résultats très satisfaisants en cette année où les capitaines d’industrie de la Ville parrainent MP2018, ©Sophie Pironnetune mini réplique de la Capitale Européenne de la Culture (MP2013) et accueillera la Manifesta en 2020.

Le 10e Printemps de l’Art Contemporain (PAC) à Marseille s’est achevé le 26 mai. Cet événement, qui coordonne les acteurs de l’art contemporain à Marseille pendant près d’un mois, a proposé cette année un agenda de près de 70 projets dans plus de 50 lieux de diffusion, de production et de recherche artistiques.
Marseille expos, l’organisateur de l’événement, comptabilise 30.000 visiteurs en tout dans toutes les expositions proposées. « C’est une bonne année, un peu plus que l’année précédente. Il y a de plus en plus de groupes de visite, de collectionneurs qui viennent à Marseille pour ce temps-là », se réjouit Louise Manhes, chargée de communication et relations publiques chez Marseille expos. Il faut dire que le moment est toujours bien choisi pour l’événement, avec un week-end de trois jours – du 10 au 13 mai – et un lundi de Pentecôte. « On essaie toujours d’avoir un pont pour permettre au public de venir de loin, et c’est sûr que là d’avoir deux fériés nous a permis d’avoir davantage de monde, de touristes », déclare Louise Manhes.
©Sophie PironnetLa programmation a séduit les férus d’art contemporain qui ont pu découvrir des lieux qui ne font pas partie du réseau Marseille expos durant l’année mais aussi de nouvelles structures associés comme Zoème – qui a proposé La pesanteur du lieu par Israel Ariño.
Mais c’est surtout Love Letters, un travail commun entre une vingtaine de membres du réseau Marseille expos et des artistes de la scène artistique contemporaine écossaise en co-production avec MP2018, qui a attiré le plus de monde, et satisfait les acteurs du PAC. « Les artistes ont pu tisser une relation avec les galeries d’art contemporain à Marseille et donc travailler aussi avec d’autres artistes marseillais », explique Louise Manhes.

Une collaboration avec Hambourg et Turin pour le 11e PAC ?

Marseille expos prépare déjà l’édition de 2019. Et les discussions ont déjà démarré sur les ©Sophie Pironnetdifférents évènements du 10e PAC. « Nous avons réussi à faire venir des délégations de Hambourg, de Turin et de Glasgow, avec des directeurs artistiques, des directeurs d’institutions, des collectionneurs… À ce moment-là, on a commencé à créer des liens, des ponts, entre ces villes », raconte Louise Manhes. La finalité serait donc de réaliser des co-productions avec Hambourg, la deuxième ville d’Allemagne – jumelée avec Marseille depuis 1958, tout comme Glasgow l’est depuis 2006 – et Turin. Grâce à ces opportunités, le PAC aide ainsi la ville de Marseille à s’imposer un peu plus sur la scène artistique.

« L’objectif du PAC est de tisser de liens à l’échelle européenne et pourquoi pas à l’échelle internationale avec notamment en vue Manifesta en 2020 [la biennale européenne d’art contemporain] », précise Louise Manhes. Marseille sera en effet la première ville française à accueillir cette prestigieuse manifestation européenne.

Sophie Pironnet et Charles Gandolfo (IEJ)

A lire aussi: PAC Epîsode 1, clic, PAC, Episode 2, clic, PAC suite, clic

 

Oh les Beaux Jours ! fait chanter la littérature aux Dimanches de la Canebière

Oh les Beaux Jours ! fait chanter la littérature aux Dimanches de la Canebière

En fermeture du festival littéraire marseillais Oh Les Beaux Jours !, un karaoké littéraire est organisé au square Stalingrad. Il vient accompagner les Dimanches de la Canebière #13, qui vont mêler théâtre, culture africaine et latino-américaine.

oh les beaux jours MarseilleGustave Flaubert aimait clamer ses écrits à haute voix. Le festival de frictions littéraires marseillais Oh Les Beaux Jours ! propose de venir lire des morceaux d’œuvres dans un karaoké littéraire. Le rendez-vous se déroule en plein air au square Stalingrad, juste à côté de la fontaine des Danaïdes. « C’est une idée que l’on a depuis longtemps, avant que le festival existe », explique Nadia Champesme, directrice et organisatrice de Oh Les Beaux Jours !. « L’exercice du karaoké est assez drôle, assez ludique. On joue avec des classiques de la littérature ou des textes que les gens ne connaissent pas, un peu comme un karaoké où tout le monde connaît la mélodie mais pas forcément les paroles ». L’événement est ouvert à tous, petits et grands, et couvre des œuvres d’artistes invités au festival – jeunesse, romans, essais etc. – mais aussi des textes sur Marseille. Chaque allocution dure entre trente secondes et trois minutes.

Raphaël France-Kullmann, un comédien qui avait déjà organisé une animation similaire pour la région PACA au Salon du livre de Paris sera le Monsieur Loyal. Le musicien Vincent Truel accompagnera chaque passage pour compléter l’effet karaoké. Et pour plus de challenge, un concours sera organisé et récompensera les meilleurs lecteurs avec des chèques cadeaux.

Si vous êtes trop timide pour oser prendre le micro, vous pouvez tout de même vous asseoir sur les pavés et écouter les volontaires. « Raphaël se charge de motiver les troupes ! », conclut Nadia Champesme.

Sophie Pironnet (IEJ)

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Épisode 3, 11 mai: photographie contemporaine au Panier, la Nuit de l’Instant

Épisode 3, 11 mai: photographie contemporaine au Panier, la Nuit de l’Instant

Le 9e festival de photographie contemporaine La Nuit de l’Instant a investi le quartier du Panier le 11 mai. Un parcours de 18 lieux accueillait les curieux et présentait des œuvres éclectiques.

Nombreux étaient les baroudeurs, carte violet et rose à la main, à déambuler hier de midi à minuit dans le quartier du Panier à Marseille. La neuvième édition du festival de la Nuit de l’Instant a réuni 41 artistes et 38 travaux pour offrir aux Marseillais (et aux autres) un événement autour de la photographie dans la cité phocéenne. « On avait l’idée de faire quelque chose sur la photographie à Marseille d’un petit peu visible, d’amener une discussion sur la place de la photographie dans le paysage de l’art contemporain aujourd’hui et sur comment les photographes se situent eux-mêmes dans leur création », développe Erick Gudimard, le directeur du festival. « J’ai aussi discuté avec Pascal Neveux, le directeur du FRAC [PACA] ». Les œuvres et installations sont très diverses : diaporamas photographiques, films, vidéo, installations ou autres créations multimédia. Il n’y a toutefois aucun cliché papier simple.

Pour les sélectionner, Erick Gudimard organise chaque année trois niveaux de programmation dont un partenariat avec une ville, un lieu ou un pays, comme la Corée du Sud en 2016. « Évidemment cette année c’est Glasgow, grâce à MP2018 [et le projet Love Letters] et l’Institut Français nous avons fait des résidences croisées où des artistes sont allés à Glasgow et vice-versa », explique le directeur du festival « le deal c’était de produire une œuvre pour la Nuit de l’Instant ».
Erick Gudimard choisit également un FRAC par an avec lequel collaborer. En 2018, il a fait appel au FRAC Occitanie Montpellier, une touche d’humour avec ses initiales « OM ». Pour le reste, c’est le résultat d’un appel à projet ou de cartes blanches données aux artistes, comme à Annika Kahrs ou à Lara Almarcegui.

Des lieux improbables comme un appartement ou une salle d’attente de médecin

Le parcours tisse une toile dans le plus ancien quartier de Marseille et en fait découvrir les moindres recoins, dans des lieux typiques comme atypiques. « L’idée c’était d’investir des lieux qui n’étaient pas destinés à montrer de la photographie actuellement », raconte Erick Gudimard. L’Intercontinental Hôtel Dieu, un théâtre de quartier, une ancienne bibliothèque, un centre social, un ancien abri anti-bombardement de la Kommandantur, l’appartement de « Margarita » ou la salle d’attente d’un médecin (que vous pouviez même croiser sortant de son cabinet), tout y passe et rend l’expérience unique. Le festival investit même des lieux inoccupés, nommés « Local à louer » et appartenant à Nexity ou à l’agence du Panier, et leur donne vie pour 12h.

Malheureusement, l’événement ne dure qu’une seule demi-journée, une question de moyens mais aussi de concept. « Il faut être là ce jour-là, sinon c’est fini », déclare Erick Gudimard en mimant la prise d’une photo, qui ne dure qu’un « instant ». « C’est quelque chose d’assez magique et unique ».
Mais le directeur de La Nuit de l’Instant n’en reste pas là et veut promouvoir la photographie à Marseille. Un Centre photographique va ouvrir dans la ville à son initiative courant 2018, probablement à l’automne. En attendant, Erick Gudimard prépare une foire de la photographie contemporaine, la première en dehors de Paris.

Sophie Pironnet (IEJ)

Revenez sur le parcours et les créations présentées à la Nuit de l’Instant 2018 :

A retrouver les deux premiers épisodes sur le site: Episode 2 & Episode 1

En savoir plus sur le PAC: clic

PAC, Épisode 2 – 10 mai : la marche au fil de l’art contemporain

PAC, Épisode 2 – 10 mai : la marche au fil de l’art contemporain

Marseille Expos, l’organisateur de la dixième édition du Printemps de l’Art Contemporain, propose six parcours guidés qui passent par des lieux d’art de Marseille, au rythme de deux circuits par jour jusqu’au 12 mai.

Comment découvrir des hauts lieux de l’art contemporain à Marseille tout en profitant du soleil et en pratiquant la marche à pied… Marseille Expos propose six parcours artistiques pour le lancement du 10e Printemps de l’Art Contemporain. Ce sont six visites guidées gratuites, adaptées à tous et animées par des médiateurs culturels. Au programme de chacune, trois adresses proches les unes des autres, permettront aux visiteurs de découvrir un quartier précis autour de ses propositions artistiques : Castellane, Chapitre ou encore le Panier.

Pour la première visite, le circuit a relié le Salon du salon, une galerie d’exposition avenue du Prado, Leclere Centre d’art, une maison de ventes rue Vincent Courdouan et TOGU art Club, un espace d’exposition rue Paradis. Le chemin, tissé par Sibylle Duboc, médiatrice pour Marseille Expos et étudiante en master 2 pratique et théorie des arts-plastiques, entraîne presque 20 curieux. Il nous fait réfléchir sur la question de l’humain, de l’état et de la colonisation, au Salon du salon avec l’exposition collective Last Cry magnifiquement composée par Philippe Munda et Angeline Madaghdjian. « C’est chouette avec les explications », s’exclame une femme tout sourire à peine la première étape passée. Le groupe est composé d’habitués – des circuits sont aussi organisés par Marseille Expos le 3e samedi du mois – et de nouveaux, très vite assimilés au groupe. L’humeur est conviviale, il y a toujours un volontaire pour donner son interprétation ou son avis sur une œuvre, un lieu. « Ce que j’aime dans ces circuits c’est pouvoir parler d’œuvres, faire découvrir des nouveaux artistes », raconte Sibylle Duboc. « Pour résumer ce que j’aime, c’est l’aspect culturel et les rencontres ».

Les deux autres étapes, proches l’une de l’autre, nous font d’abord pénétrer dans une maison des ventes aux allures de hangar, Leclere. Au milieu de tableaux provençaux, se trouvent une cabane en miroir, Mold Gardens (on the Ornamental Membrane) de Maya Beaudry, effacée dans le décor, presque transparente. À l’intérieur, des arrondis, des références historiques d’architecture et des couleurs, de la broderie, des motifs en tous genres qui invitent à se couper du monde extérieur une fois la porte close.

Pour terminer la balade, Togu Art Club offre un milieu plus architectural doublé du « rébus d’objets » de l’artiste Arthur Sirignano, En Corps. Dans un espace étroit – un parti pris – Arthur Sirignano assemble des objets de son passé, lui ayant servi à lui ou à la confection de ses œuvres. L’installation ne durera malheureusement pas et subsistera en photographie, comme les clichés de ses précédentes réalisations l’attestent au fond de la salle, témoignage d’un attrait de l’artiste pour l’éphémère.

La promenade en images : clic et reclic

Les visites durent encore deux jours. Il n’est pas trop tard pour prendre son sac à dos, ses baskets et partir pour une mini-randonnée artistique de deux heures !

Attention le nombre de places est limité, il faut réserver avec un petit mail à :
circuits@marseilleexpos.com

Le programme

Jeudi 10 mai

Circuit 1 → 14h-16h
Salon du salon/TOGU art Club/Leclere Centre d’art
Départ : 14h • M1/M2/T3 Castellane

Circuit 2 → 17h-19h
Catherine Bastide Projects/South Way Studio/Galerie Tchikebe
Départ : 17h • T2/T3 Sadi Carnot

Vendredi 11 mai

Circuit 3 → 14h-16h
Polysémie/Centre photographique Marseille/Vidéochroniques
Départ : 14h • Devant la Major, M2/T2/T3 Joliette

Circuit 4 → 17h-19h
Double V Gallery/Galerie Meyer/Galerie Béa-Ba
Départ : 17h • T3 Rome Dragon

Samedi 12 mai

Circuit 5 → 14h-16h
Studio Fotokino/La Ville blanche/Atelier Ni
Départ : 14h • M2/T1 Noailles

Circuit 6 → 17h-19h
Art Cade/Territoires partagés/Straat Galerie
Départ : 17h • T2 Réformés-Canebière

À suivre dans le prochain épisode : 11 mai : La photographie contemporaine en fête pour la Nuit de l’Instant

Sophie Pironnet (IEJ)

PAC, épisode 1 : que le Printemps de l’Art Contemporain commence !

PAC, épisode 1 : que le Printemps de l’Art Contemporain commence !

La 10e édition du Printemps de l’Art Contemporain de Marseille a été inaugurée hier soir. Les festivités se sont ouvertes en deux temps, au Musée d’Art Contemporain [MAC] et aux galeries de la rue du Chevalier Roze (2e), qui en ont profité pour vernir leurs propositions pour l’événement.

La rue du Chevalier Roze, autrefois rue commerçante maintenant métamorphosée en rue d’art, a été l’un des deux points de l’inauguration du 10e Printemps de l’Art Contemporain à Marseille ce 9 mai. Après une première partie au Musée d’Art Contemporain dans le 8e arrondissement avec le vernissage de Quel Amour !? et Un Amour de collection, la soirée festive est remontée dans cette rue coincée entre l’Hôtel de Ville et la rue de la République.

Vernissage de l’exposition Quel Amour! au [MAC]

La nuit est tombée sous une température encore douce et la rue du Chevalier Roze s’est subitement éveillée, à partir de 21h. Le public a pu facilement déambuler, au fil des 6 galeries d’art et d’un atelier de création.

Au début de la rue, au numéro 2, l’espace d’exposition Atlantis accueille les photos de Marie Angeletti. Cette photographe au travers de la collection qu’elle présente, a cherché à retranscrire des expériences, des systèmes existants, des rencontres… Au fil des clichés, qui capturent la vie quotidienne, on reconnaît des lieux familiers comme le métro, un jardin, un bâtiment… L’artiste accorde également une importance à l’arrière-plan narratif et ce qui entoure chacune de ses œuvres, ce qui donne à réfléchir.

©Sophie Pironnet

En face, au 5-7, se trouve la galerie Crève-Cœur où Jason Matthew Lee a carte blanche. L’artiste et d’autres confrères qu’il a choisi d’inviter, articulent leur présentation autour de la technologie. Mais là où on l’attend sur des machines futuristes, Jason Matthew Lee s’intéresse plutôt aux appareils d’un autre âge. Les couleurs y sont vives entre rideaux de plastiques jaunes et néons violets, rose ou bleus.

©Sophie Pironnet

Dix numéros plus loin, au n°15, deux lieux ouvrent côte à côte. Sessions accueille Jean-François Leroy, un artiste multi-supports. Il sculpte, peint, filme, et mêle parfois le tout. Ici, l’artiste présente Splitting, une série de clichés sur grand écran où il joue avec la ligne d’horizon de la mer du Nord, qu’il associe à des objets et des ombres pour former autre chose.

©Sophie Pironnet

Dans la galerie Tchikebe, Pierre Bendine-Boucar s’intéresse à Fantomas, sans le nommer dans son exposition Me, myself and F. L’artiste nous entraîne dans un univers coloré qu’il chérit tant, conjuguant peinture, architecture, scénographie et sculpture. Cagoules, silhouettes, il utilise tous les moyens pour retranscrire le côté mystérieux de Fantomas.

©Sophie Pironnet

À deux pas, Adelaïde au n°17 voit double. Le lieu introduit l’exposition Glasgow + Marseille de Rachel MacLean au Château de Servières dans le 4e arrondissement avec une vidéo réalisée par l’artiste écossaise, une commande de Bold Yin pour Channel 4 Random Acts. L’événement s’inscrit dans le cadre de MP2018 Quel Amour !
À côté de cela, Adelaïde propose aussi une pièce vocale et gestuelle, une commande du Festival d’Art d’Edimbourg 2015 : SING SIGN : a close duet de Hanna Tuulikki en duo avec Daniel Padden. L’histoire, un homme et une femme, face à face, créent une aventure énigmatique. Aucun mot n’est échangé, mais des gestes issus de la langue des signes britannique, et une mélodie à deux voix. L’œuvre invite à réfléchir sur l’impact de la langue sur ce qui nous entoure et s’inscrit dans le contexte de l’exposition collective Territoires Sonores, Sound Territories au Mac Arteum à Châteauneuf-le-Rouge, visible à partir du 26 mai.

©Sophie Pironnet

Le trajet se termine au double n°19, où la rue retombe dans la pénombre au-delà. South Way Studio présente également le fruit du travail d’une artiste accueillie en résidence pour un mois : Jenna Kaes. L’artiste conjugue l’artisanat traditionnel au contemporain. Ces réalisations s’inscrivent dans le projet Oracular/Vernacular « de projection nouvelle vers l’avenir sur les bases d’un passé solidifié » à l’initiative d’Emmanuelle Luciani et de Charlotte Cosson.©Sophie Pironnet

À côté, Gijs Milius présente le résultat de sa résidence d’un mois à la Friche chez Catherine Bastide Projects dans une exposition nommée Le long des raduses. Cette collection est composée à partir de représentation personnelles, une association de lieux reconnaissables à l’architecture brutaliste et à un monde onirique avec des formes et des humains-canards. Car Gijs Milius aime ajouter un élément perturbateur dans ses œuvres et les reproduit même d’un tableau à l’autre, en les faisant parfois évoluer.©Sophie Pironnet

A suivre, dans le prochain épisode : 10 mai, la marche au fil de l’art contemporain…

Sophie Pironnet (IEJ)

A retrouver également: une promenade dans La rue du Chevalier Roze, et Vernissage de l’exposition Quel Amour! au [MAC]

Le Printemps de l’Art Contemporain démarre en grande pompe

Le Printemps de l’Art Contemporain démarre en grande pompe

Qui dit nouveau printemps, dit nouveau Printemps de l’Art Contemporain (PAC). Cette année le PAC fête ses 10 ans. Une saison qui met l’Ecosse au centre des attentions. Notamment avec Love Letters, coproduit par MP2018 et réalisé par des artistes Ecossais comme Rachel MacLean et Philippe Murphy, invités tous deux pour l’occasion.
Du 10 au 26 mai 2018, galeries et musées marseillais se retrouvent pour mettre à l’honneur l’art contemporain. Cette traversée artistique de quatre jours rassemblera quelques 250 artistes et 70 expositions. L’événement commence dès le 9 mai avec une inauguration au [mac] sous le signe de l’Ecosse, puis une soirée qui se prolongera de 21h à minuit au pôle artistique Chevalier Roze. Une journée qui lancera officiellement la 10ème PAC.
Voici un tour d’horizon des expositions qui risquent de marquer ce weekend de lancement.
Au programme : Le jeudi 10 mai, nous entrerons dans le vif du sujet avec l’exposition « La pesanteur du lieu » d’Israel Ariño qui nous entraine en photos de l’autre côté du miroir. Le lendemain « La nuit de l’Instant » battra son plein dans le quartier du panier où elle pose un regard différent sur les pratiques photographiques d’aujourd’hui. Samedi, Rachel MacLean avec son expo « Glasgow + Marseille » où dans ses vidéos issues de l’imagerie des contes de fées elle traite d’une manière décalée les travers de notre société.

Pour conclure en beauté ce weekend de lancement, dimanche on clôturera la phase de lancement avec l’exposition collective « Salon du Salon » qui abordera la question de l’identité de l’Homme et en relevant de l’intime, du quotidien. Le weekend de lancement sera également rythmé par « Les circuits du printemps ». Marseille proposera 6 visites.
Un lancement en grande pompe qui fera honneur à l’art contemporain, en espérant que la suite du 10ème anniversaire du Printemps de l’Art Contemporain soit tout autant une fête.

Ce PAC a lieu, un peu comme une répétition pour le public marseillais, deux ans avant l’accueil à Marseille de la 13ème édition de Manifesta, biennale d’art contemporain, créée au début des années 90. Cette manifestation artistique à l’initiative de la fondation néerlandaise Manifesta a pour but affiché,  depuis la chute du mur de Berlin, de proposer une « plateforme dynamique pour des échanges culturels » en Europe.

Charles Gandolfo (IEJ)