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Patrimoine

MANIFESTA 13: ancrage local et rayonnement international

MANIFESTA 13: ancrage local et rayonnement international

 © Super Terrain.Pour la première fois de son histoire, la biennale itinérante d’art contemporain Manifesta, a décidé de s’installer en France et à choisi la ville de Marseille pour développer son projet.  Elle a installé ses bureaux au 42 Canebière.
Pour cette 13ème édition qui se tiendra du 7 juin au 1er novembre 2020 à Marseille et sa Région sous l’intitulé de “Traits d’union.s”, l’enjeu est de créer un lien entre la cité phocéenne et le reste du monde, en se nourrissant de l’architecture, l’histoire et la culture de cette ville singulière. Manifesta 13 souhaite mettre en relation des acteurs locaux et internationaux afin qu’ils échangent et partagent leurs expériences, autour d’une démarche à la fois sociale, culturelle et environnementale. Plus qu’une simple biennale d’art contemporain, Manifesta 13 a pour ambition de laisser un héritage durable dans la ville-hôte. Une démarche “importante pour Marseille et son territoire”, a indiqué Marie-Hélène Feraud-Grégori fin juin lors de la présentation du concept de Manifesta13.

 © Super Terrain.Les questions soulevées par Manifesta 13 sont aussi vastes que complexes pour “affronter grâce à la culture les conflits les plus importants de notre temps”, a dit la directrice et initiatrice de Manifesta au Conservatoire à Marseille en dévoilant le titre de cette 13ème édition. “Quelles formes de savoirs naissent d’une société confrontée à ces transformations fondamentales? Qu’apprenons-nous des racines plurielles d’une ville construite par plusieurs générations de flux migratoires ? Marseille et sa région peuvent-elles être la source d’un nouveau modèle du « vivre ensemble », pour une réflexion collective appelant à un avenir meilleur? Comment une génération nouvelle, transformée dans sa sensibilité par les brassages de cultures et de populations, l’urgence des enjeux écologiques et environnementaux et la puissance des évolutions technologiques peut-elle développer une renaissance des idées et des connaissances pour imaginer un futur meilleur ?”, précise Manifesta dans sa présentation.

Une organisation à trois modules

Partant de ces problématiques, Manifesta 13 s’organise atour du programme principale nommé « Traits d’union.s. » qui est en quelque sorte la colonne vertébrale de la biennale. En parallèle on retrouve une équipe Education et Médiation qui permet d’inclure les citoyens et les écoles autour d’un projet intitulé « Le Tiers Programme ». Enfin, dans une démarche collaborative entre acteurs locaux et internationaux, a été mis en place « Les Parallèles du Sud », portées par Béatrice Simonet qui en est la coordinatrice.
 © Manifesta13Les projets présentés dans le cadre des « Parallèles du Sud » doivent réunir au minimum deux partenaires, dont un partenaire local, et refléter une dimension internationale. Ainsi une sélection de projets sont présentés, associés et promus dans les outils de communication de Manifesta 13 et bénéficient d’un rayonnement international au même titre que le programme principal.

« Ce programme parallèle a pour objectif de montrer la richesse artistique et culturelle de la Région »

Béatrice Simonet, coordinatrice des événements « Les Parallèles du Sud », a rejoint l’équipe Manifesta il y a 3 mois, après avoir passé 20 ans à travailler sur le projet de la friche de la Belle de Mai.
« J’ai quitté mon travail et j’ai eu l’opportunité de rencontrer la coordinatrice générale de Manifesta 13, j’ai trouvé très intéressant de pouvoir travailler sur une structure internationale, je connaissais la réputation de cette biennale et son approche un peu spécifique, ce qui m’a donné envie de m’engager sur ce projet », explique Béatrice Simonet.
« Les Parallèles du Sud » permettent de mettre en avant la ville de Marseille et de déployer tout son potentiel artistique. Un appel à projet est lancé depuis deux semaines, « l’objectif est de montrer la richesse artistique et culturelle de la région et accompagner et mettre en oeuvre des collaborations entre des acteurs locaux et internationaux », précise Béatrice Simonet, coordinatrice des « Parallèles du Sud ».
Antoine Belbahar (IEJ3)

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Le centre-ville en pleine mutation

Le centre-ville en pleine mutation

centre villeDepuis 2016, les projets de rénovation autour du centre-ville de Marseille se multiplient. La ville et le Département ont décidé de conclure un partenariat afin d’agir le plus rapidement possible pour apporter des réponses concrètes aux attentes des Marseillais et la Métropole a ouvert un bureau d’information mobile sur la place du Général De Gaulle en bas de la Canebière.

Avec 100 millions d’euros débloqués en 3 ans pour transformer en profondeur le centre-ville de Marseille, le plan « Ambition Centre-Ville » est d’une ampleur sans précédente pour la cité phocéenne.  Pour reconquérir le centre-ville, 50 projets doivent voir le jour sur une période de 3 ans touchant des thématiques très disparates comme la propreté, l’aménagement des espaces publics, l’habitat, le commerce ou encore l’attractivité.

Parmi les grands projets de ce plan d’action on retrouve la rénovation de la rue Paradis, la rénovation de la voie et l’élargissement des trottoirs Place Fare Petites Maries, la rénovation de la Place du Marché des Capucins, la transformation de la Canebière ou encore la requalification du Port Antique.

« Depuis quelques temps c’est beaucoup plus agréable de se balader dans le centre-ville qui commence à reprendre des couleurs, il faut avouer que c’était devenu une horreur de se balader ici, mais c’est vrai que je commence à y revenir, notamment pour les dimanches de la Canebière qui sont une très bonne initiative. Malgré tout, les changements ne sont pas non plus sensationnels, il faudrait faire beaucoup plus pour observer un réel changement », confie Marie-Ange, Marseillaise habitant dans le centre-ville.

Les réactions des Marseillais face aux changements opérés sont mitigées. Si une partie voit cela comme une bonne chose, d’autres émettent des réserves quant aux avancées concrètes qu’apporteront ce plan d’action.

« Comme par hasard les projets de rénovation du centre-ville apparaissent l’année avant les élections municipales. Pour moi Gaudin essaye de montrer qu’il fait des choses dans la ville dans l’espoir de masquer son bilan catastrophique avant 2020. Pour ma part je n’ai pas remarqué de changement positif dans le centre-ville, les rues sont toujours aussi salles et l’insécurité est grandissante », déclare Philippe, Marseillais habitant du quartier de la Belle de Mai.

Texte et photos Antoine Belbahar (IEJ3)

Requalification du Port Antique

Requalification du Port Antique

Les travaux de requalification du Port Antique de Marseille devraient s’achever d’ici 3 mois après un an de chantier à deux pas de la Canebière. La rénovation de ce site archéologique, d’une richesse patrimoniale exceptionnelle, a pour but de le rendre plus accessible et compréhensible pour le public.

“Aujourd’hui, nous sommes réunis pour poser ensemble une première marche, une marche pour remonter le temps… Une marche qui conduit sur la voie antique encore visible dans le paysage urbain, et qui s’ouvre sur le jardin archéologique, la première salle à ciel ouvert du Musée d’Histoire de notre ville! », a déclaré Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, alors que les travaux de requalification du Port Antique débutaient le 25 septembre dernier.

Après le réaménagement complet du Musée en 2013 pour l’année Capitale Européenne de la Culture, la requalification du Port Antique marque la 2ème phase de travaux qui doit permettre de protéger le site et de le rendre plus lisible et plus compréhensible pour le public. En particulier avec de nouveaux aménagements et cheminements piétons réalisés à partir d’une nouvelle entrée pour le public côté rue Henri-Barbusse. Un escalier doit permettre un accès direct au “Jardin des vestiges” depuis la rue Henri Barbusse avec accès PMR (Personnes à mobilité réduite) depuis la billetterie. Cet escalier viendra dans le prolongement directe de la voie historique (axe patrimonial qui traverse la ville ancienne d’est en ouest, du Port antique au Panier).

Ce chantier d’un budget de 2 millions d’euros s’inscrit dans le projet “Ambition Centre-ville” lancé par la Ville de Marseille et ses partenaires de la métropole et du département pour le développement urbain, économique, culturel et patrimonial du centre-ville.

Classé monument Historique, ce parc archéologique de plus d’1 hectare a fait l’objet de diverses campagnes de travaux et d’aménagements depuis 1967, date du début des travaux de construction du Centre Bourse et la mise au jour des vestiges antiques. Mais l’opération actuelle est de loin la plus importante depuis la découverte des ruines.

Le Port antique deviendra la 1re salle à ciel ouvert du parcours chronologique du musée d’Histoire de Marseille. Les visiteurs passeront la porte monumentale de l’enceinte antique remise en valeur, puis chemineront sur la voie romaine pour redécouvrir les aménagements portuaires et funéraires, témoins de l’occupation continue du site depuis 26 siècles.

Le projet de requalification du site poursuit 5 objectifs majeurs, comme le prévoit « MarseilleCulture.fr »: tout d’abord conserver et mettre en valeur les vestiges antique qui constituent un patrimoine culturel inestimable. Ensuite proposer un aménagement paysager du site, améliorer les conditions d’accueil, d’accès et de cheminement sur le site de jour comme de nuit, connecter les vestiges à la ville moderne et enfin réaliser une surveillance archéologique approfondie du chantier pendant les travaux.

A trois mois de la fin du chantier, la transformation s’accélère. Les mois d’avril et mai ont marqué le début de la phase de « plantation », l’arrivée des végétaux va permettre de respecter la conservation des vestiges et comprendre intuitivement le site archéologique. En tout 11 500 végétaux ont été plantés. La fin des travaux du Port Antique est prévue pour fin septembre, il devrait être in auguré par le Maire de Marseille à l’occasion des Journées du Patrimoine et accessible au public à partir de cette date.

Texte et photos Antoine Belbahar (IEJ3)

 

JNA : à la Vieille Charité

JNA : à la Vieille Charité

L’Histoire au cœur du village de l’archéologie. Situé au centre de la Vieille  Charité, un village éphémère consacré à l’archéologie a ouvert ses portes aux visiteurs pour la dixième édition des journées nationales de l’archéologie qui se sont déroulées du 14 au 16 juin.

Installé dans l’un des monuments historiques les plus emblématiques de la ville, ce village a permis de découvrir ou redécouvrir des périodes de l’histoire autour d’animations, expositions et divers ateliers. Plusieurs thèmes ont été mis en avant, un parcours archéologique destiné aux antiquités grecques, romaines et du proche-orient, un département sur l’Egypte Antique ainsi qu’une exposition sur le Sahara.

Retour en images sur le village de l’archéologie, la video: clic

Texte et images Antoine Bellbahar (IEJ3)

Marseille terre de cinéma ?

Marseille terre de cinéma ?

D’un cinéma de dernière technologie à un qui diffuse uniquement des films d’auteurs… Qu’on soit fan des derniers Avengers ou bien qu’on souhaite voir le dernier Jacques Audiard, l’offre cinématographique de Marseille est capable de satisfaire ses habitants.
2019 marque un tournant dans l’histoire cinématographique de la ville avec l’ouverture d’EuropaCorp en mars dernier, la rénovation des Variétes et l’ouverture d’un nouveau cinéma nommé Artplexe à la place de la mairie sur la Canebière pour début 2021. Chacun a ses spécificités : le nouveau-né de la franchise Pathé-Gaumont est calibré pour recevoir les derniers blockbusters américains, Les Variétés et Artplexe sur la Canebière vont proposer des films d’auteurs et d’art et essai. Actuellement si vous voulez voir ces derniers, il faut plutôt se diriger sur le cinéma du MuCEM, le Gyptis dépendant de la Friche Belle de Mai ou La Baleine cours Julien.
Marseille possède 11 cinémas (bientôt 12) regroupés majoritairement dans le centre-ville; les 3 Palmes et le cinéma de la Buzine se trouvent à l’Est. Seuls Paris et Lyon vont mieux avec 156 cinés pour la première et 19 pour la seconde.  A noter un regain d’attrait pour les salles obscures après la disparition de quatre cinémas à Marseille ces 20  dernières années (UGC Canebière, Le Paris Rue Pavillon, le Breteuil Boulevard Notre-Dame et l’UGC de Grand Littoral)

Point négatif de ce bouleversement cinématographique: le 14e et le 15e arrondissements de Marseille restent à l’écart de cette révolution.

Vous trouverez dans cette MyMap la localisation des cinémas à Marseille réalisée par Lorenzo Ciampi (IEJ3): clic

Si les quartiers nord de Marseille sont dépourvus d’offre cinématographique dans leurs secteurs, il y avait un temps où le centre commercial Grand Littoral possédait son propre cinéma ! Nommé UGC Ciné Cité de Marseille, ce complexe de quinze salles a ouvert ses portes en octobre 1997 mais fermera deux ans après son inauguration. La cause ? Une partie de Grand Littoral, notamment celle où était installé le cinéma, était construite sur un terrain sablonneux, ce qui pouvait causer des risques d’effondrement. Le coût des travaux avait été estimé à 90 millions de francs pour préserver le cinéma. Problème : ces aménagements ne garantissaient pas la stabilité du complexe. « La démolition est inévitable puisque l’immeuble bouge et sa reconstruction n’est pas envisagée parce que le promoteur n’a jamais pu réunir les conditions nécessaires”, avait indiqué à l’époque Hugues Borgia, le directeur du développement d’UGC, à l’AFP.

Un projet de réouverture avorté…

En 2016, le UGC Ciné Cité devait rouvrir ses portes au public dans l’aile Azur, en dessous de Primark. Les habitants des quartiers nord attendent toujours la première pierre… Le projet a été bloqué plusieurs fois à cause de plusieurs recours d’Europacorp, la société de Luc Besson. Le producteur français ne voyait pas d’un bon œil la création d’un nouveau complexe cinématographique, tandis que son projet de cinéma Europacorp à La Joliette n’avançait pas. Finalement Besson aura raison, son cinéma repris sous le nom d’Europacorp Pathé Gaumont a ouvert ses portes début avril tandis qu’UGC Ciné Cité reste à l’état d’embryon…

Lorenzo Ciampi (IEJ3)

En savoir plus sur le cinéma Les Variétés: clic

en savoir plus sur Europacorp La Joliette: clic

en savoir plus sur le cinéma Artplexe: clic

Le cinéma « Les Variétés » fait peau neuve !

Le cinéma « Les Variétés » fait peau neuve !

J-J SurianBâtiment emblématique du centre ville marseillais, le cinéma Les Variétés est actuellement en travaux.  Il devrait ré-ouvrir le 5 juin. A deux pas de la Canebière, dans la rue Vincent Scotto qui chanta sa « Canebière jusqu’au bout de la terre », ce chantier reste discret à côté du Building de Fernand Pouillon et de la caserne des pompiers. Ces travaux montrent  la volonté d’embellir et de rénover la Canebière chères à Sabine Bernasconi la maire (LR) du premier et septième arrondissement.

Changer pour mieux exister

La nouvelle façade se veut resplendissante . L’objectif est pour les architectes de montrer au public à travers la façade, que le cinéma reste ce qu’ils ont toujours connu : un cinéma basé sur l’art et la création Française.

Mais il n’y pas que la façade qui change. Les salles de cinéma sont réorganisées et à l’accueil il y est aménagé en espace de Coworking. Vous pourrez donc louer une salle pour une réunion avec votre entreprise, puis au même endroit aller au cinéma. Un bar est également créé dans le but de montrer une démarcation avec les lieux de projection.  Les salles, elles passent de 5 à 7, cependant le nombres de places sera diminué. Le but étant de faire des sièges plus confortables et espacés, de 693 à 630 fauteuils en tout. La décoration change aussi totalement, avec une ambiance chaleureuse et personnalisée.

De plus ce lieu tend à être un sanctuaire de la technologie : des tests de réalité virtuelle sont prévus, des ateliers d’études techniques du cinéma, des retransmissions de conférences et de concerts… L’objectif est de faire un cinéma nouveau visuellement mais avec une identité culturelle qui reste la même : rappeler au public que ce cinéma est issu d’un théâtre, lui-même héritier du premier café-concert de Marseille créé en 1856 ! Le bâtiment, devenu « Les folies marseillaises » puis le théâtre des Variétés a été réaménagé en cinéma en 1958.

Cette année, les cinémas sont à l’honneur à Marseille.

 Cette rénovation est soumise à la nombreuse offre des cinémas à Marseille. C’est sans doute pour ne pas se laisser abattre par la concurrence que le cinéma d’auteur change d’apparence. La récente ouverture du cinéma EuropaCorp, en plein centre de la joliette en est la raison principale : Il s’agit d’un cinéma interactif, avec des sièges mobiles, pour que chaque sensation devienne plus réelle. Mais les tarifs sont nettement plus élevés. Ce cinéma là, comme celui des Variétés visent chacun un public différent. Le cinéma César Palace appartenant au même propriétaire que Les variétés peut dire merci à son patron. Fermé en 2016 pour redressement judiciaire son chiffre d’affaire est aujourd’hui au beau fixe. Cette redynamisation montre l’intérêt que peut avoir le peuple Marseillais pour le 7ème art.

« Rénover un tel bâtiment en plein centre ville, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît » déclare Jean Mizrahi, le nouveau propriétaire du cinéma. Les principaux problèmes rencontrés relèvent de l’amiante présente dans les murs et les nouvelles normes de sécurités. Cela a quasiment doublé le prix du budget initialement prévu à 1,3 million d’euros à 2,3 millions d’euros. Malgré un retard de près de 6 mois sur le projet (une ouverture était initialement prévue en janvier 2019) le cinéma d’auteur, si cher au patrimoine Marseillais, doit ouvrir ses portes le 5 juin 2019.

Un nouveau concurrent devrait faire son apparition début 2021 dans le haut de la Canebière avec un an et demi de retard. Le cinéma Artplexe devrait être inauguré début 2021 en raison de problèmes techniques dus au désamiantage et à la consolidation du parking souterrain, selon Jean-Jacques Léonard, Directeur Général d’Artplexe. Cinéma art et essai, brasserie et café, conçu par Jean-Michel Wilmotte, ce complexe culturel est en cours de travaux en lieu et place de l’ancienne mairie de secteur. Cette dernière a déménagé au centre de la Canebière avec un grand hall d’exposition en face de l’hôtel quatre étoiles des Feuillants qui devrait redonner du lustre à cette voie mythique.

Guillaume Richaud (IEJ2)

A lire aussi: l’Europacorp

 La transformation de la Joliette en 16 photos

 La transformation de la Joliette en 16 photos

D’un quartier laissé à l’abandon en marge du Port Autonome de Marseille (PAM) au nouveau centre économique de Marseille autour du Grand Port Maritime Marseille Fos (GPMM) selon sa nouvelle appellation, il n’y a qu’un pas que la Joliette a franchi en 20 ans. Depuis le lancement du projet Euroméditerranée en 1994 sous l’impulsion de Robert Vigouroux maire (PS) de l’époque, cette ancienne zone portuaire de Marseille a fait peau neuve. Autour du premier port français s’est installé le plus gros chantier de requalification urbain d’Europe. Un investissement de plus de 7 milliards d’Euros pour en faire un quartier d’affaires et d’habitation encore en cours de réalisation.

« Euromed » bénéficie de l’aide de l’Europe, de l’Etat, de la Région, du Département de la Métropole de la Ville de Marseille et de fonds privés. Les réalisations les plus visibles sont la construction du centre commercial Les Terrasses du Port comme un grand paquebot avançant sur la mer, la rénovation des Docks en bureaux et en boutiques et la réhabilitation de la rue de la République qui lie ce nouveau quartier au Vieux-Port et à la Canebière. La silhouette de la ville a aussi changé avec l’apparition quai d’Arenc de la tour CMA-CGM de Zaha Hadid, de la tour La Marseillaise de Jean Nouvel.

Cette partie de la ville recomposée se veut un aussi centre muséal avec le MuCEM, musée National conçu par Rudi Ricciotti, la Villa Méditerranée en porte à faux réalisée par Stefano Boeri et le musée Regards de Provence sur le site de l’ancienne station sanitaire restructurée. Le spectacle n’est pas en reste avec la conversion des silos en salle de concerts, la création du cinéma EuropaCorp le plus moderne d’Europe et du nouveau Théâtre de Joliette-Minotterie.

Ce nouveau quartier doit être complétée par l’écocité  « smartseille » sur près de 3 hectares lancé en 2015 qui doit préfigurer la ville du futur et se poursuivre par une nouvelle corniche promenade, au nord, vers l’Estaque.

La nouvelle dynamique impulsée à des quartiers jusque-là déshérence au nord de Marseille a bouleversé l’équilibre de la ville en 20 ans. Elle oblige par ailleurs le centre-ville historique à se repenser autour de la Canebière pour éviter la désertification de ses commerces et de son habitat désuet avec un plan d’action lancé en 2018 par le maire (LR) Jean-Claude Gaudin, dénommé « Ambition Centre-Ville » toujours en cours.

Voici une galerie de 16 photos qui retracent les changements qu’a subi la Joliette.

Texte et photos Lorenzo Ciampi (IEJ3)

La place de la Joliette est le premier lieu visible quand on sort du métro. Il sert de point de départ pour une balade dans le quartier de La Joliette. A partir d’ici, les passants peuvent se rendre à la cathédrale La Major, les Terrasses du Port, Les Docks ou monter la rue de la République.

 

Canebière histoire: le Palais de la Bourse

Canebière histoire: le Palais de la Bourse

 

palais-de-la-bourse-marseille-03Le palais de la bourse, ancré au début de la Canebière à proximité du Vieux-Port, est une bâtisse fondamentale du décor Marseillais. Ce bâtiment a été construit au XIXème pour abriter la doyenne mondiale des chambres consulaire créé en 1599. Dans le même temps le Vieux-Port devenu trop étroit dans la deuxième moitié du XIX était doublé de nouveaux bassins à La Joliette, au nord.

Retour en images sur sa construction et ce qui fait de ce lieu un atout indispensable à l’architecture du centre-ville.

Visionner la vidéo réalisée par Guillaume Richaud, étudiant en journalisme (IEJ2)