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Catégorie : Patrimoine

Patrimoine

« Regards sur Noailles » depuis la Canebière

« Regards sur Noailles » depuis la Canebière

Noailles MarianA Noailles, une exposition d’étudiants engagée et ambitieuse avec des propositions pour la réhabilitation du quartier, un an après l’effondrement de deux immeubles vétustes qui avait fait 8 morts le 5 novembre 2018.

Mise en place au rez-de-chaussée des locaux récemment réaménagés pour abriter les bureaux de Manifesta13 ( treizième biennale d’art européenne, la première en France qui se tiendra de juin à novembre 2020), cette exposition « Regards sur Noailles » est l’aboutissement d’un projet collectif auquel participe Louis David, étudiant en cinquième année d’architecture à l’E.N.S.A.M. (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Marseille). Prévue du 11 au 19 octobre cette exposition citoyenne, au sein de laquelle cohabitent travaux d’étudiants et témoignages d’habitants, se veut la réponse de toutes et tous au terrible effondrement d’immeubles du 5 novembre 2018, rue d’Aubagne. Une idée, alerter. Un projet, exposer. Un but, prévenir.

En pénétrant au 42 la Canebière, on est instantanément attiré par la multiplicité des travaux qui y sont présentés. C’est une présentation hétéroclite de photographies représentant les ruines des bâtiments déchus, de maquettes du quartier de Noailles ou de vidéos diffusées sur un grand écran où des étudiants présentent différents aspects de leur recherche autour du projet. Flyers, affiches, tout est bon, semble-t-il, pour faire connaître l’exposition au plus grand nombre. Outre le 42 la Canebière qui montre photographies, maquettes et vidéos, le théâtre du Daki Ling, au 45 rue d’Aubagne, accueille pour sa part deux journées de conférences et débats, les 11 et 12 octobre, sur le devenir du quartier de Noailles et des centres-villes en règle générale. L’appartement d’un particulier, situé à la place du marché, a été également réquisitionné.

Diligenté par son professeur Mariusz GRYGIELEWICZ, référent de l’exposition et plasticien, collectif 14+1_1Louis s’emploie activement à sa mise en place avec d’autres étudiants dont le « Collectif 14 + 1 » qui regroupe les étudiants qui, comme lui, évoluent en Master 2 d’architecture. Né au second semestre universitaire de l’année 2017/2018, ce groupe travaille aujourd’hui avec les habitants de Noailles, les acteurs locaux et divers membres de la société civile en vue de lister les problèmes de l’habitat afin d’en dégager les meilleures solutions possibles, sachant que les opérations de construction ou reconstruction sont évidemment coûteuses pour la ville. Ce projet global d’étude des problèmes de l’habitat est mené par quatorze étudiants + 1 ; « il s’agit d’une variable, pouvant faire référence à n’importe quelle personne ou organisme, pourvu qu’il ou elle contribue activement au projet », m’explique malicieusement Arthur SANCHEZ, 23 ans, étudiant lui-aussi en dernière année d’architecture à l’E.N.S.A.M. et sur le point de valider son P.F.E. (Projet de Fin d’Etude).

La citoyenneté au service du renouveau urbain

Les travaux exposés au 42 la Canebière ont ainsi vocation à sensibiliser l’opinion publique et les pouvoirs locaux sur l’insalubrité des habitats marseillais, et interroger quant à une vétusté croissante de l’urbain phocéen. Nulle piste n’est écartée, et toutes les idées sont bonnes pour mener à bien cette mission d’intérêt commun. Ainsi en va-t-il du court-métrage d’Arthur Sanchez,  « Séquence Finale », qui pose un regard interrogateur sur la ville, ou de la méthode de travail des camarades d’école d’Arthur : Gaspard et Camille. Ces derniers ont sillonné la rue d’Aubagne en interrogeant les passants, leur demandant de décrire leur centre-ville idéal et leurs éventuelles attentes quant à un aménagement futur du territoire urbain. Munis d’un papier et d’un crayon, ils ont dessiné ces espérances. Celles-ci établissent l’attente des gens d’un aménagement massif d’espaces verts, voyant dans ces derniers les grands absents du paysage marseillais actuel.

Quant aux ruines du 5 novembre, rue d’Aubagne, un consensus fait état de ne pas reconstruire par-dessus, témoignant de la volonté de chacune et chacun de garder paradoxalement intacte la mémoire des victimes. Le collectif  « Marseille en colère » a appelé par ailleurs au respect de huit minutes de silence le 5 novembre devant les immeubles écroulés à partir de 9h05, en commémoration des huit morts, un an après.

Marian Cregut (IEJ3)

 

Canebière: la piétonnisation en cours

Canebière: la piétonnisation en cours

Le premier tronçon de la Canebière piétonnisée en travaux depuis début juillet dans sa partie historique entre le Vieux-Port et la rue Saint Ferréol devrait être terminé en décembre, selon le programme affiché dans un algeco à côté du manège. Deux cents mètres ont été repavés pour les piétons depuis le 1er juillet devant la Chambre de Commerce avec des plots anti-intrusion de véhicules.

Le prolongement de la rue Paradis le long de la place du général De Gaulle, est également éventré en cette fin septembre. Cette voie devrait aussi être rendue piétonne d’ici décembre au grand dam des automobilistes. Les travaux autour du Centre Bourse et l’ancienne gare des bus déménagée cours Jean Ballard devraient aussi être terminés en 2019 pour offrir une esplanade de la Canebière à la grande poste Colbert dont la rénovation doit se terminer en 2020 en passant par le jardin des vestiges en cours de remodelage.

Place général De GaulleLe second tronçon, de la rue Saint Ferréol  au carrefour cours Belsunce / cours Saint Louis devrait être livré en janvier ou février 2020, selon les mêmes prévisions.  Le prolongement jusqu’au cours Lieutaud -par ailleurs également en réhabilitation- est prévu pour l’été 2020 avec piétonnisation de l’îlot autour du théâtre du Gymnase.

Un programme de rénovation du centre-ville avec plantation d’arbres 

commencé en 2017 par la place du marché des Capucins puis la rue Paradis de la préfecture à la place du général De Gaulle.

Des travaux contestés par une partie des habitants du quartier de historique de Noailles depuis l’effondrement de deux immeubles qui a fait huit mort rue d’Aubagne le 5 novembre 2018. Le collectif du 5 novembre estime que la priorité est la consolidation des immeubles et la proposition d’un “habitat digne” dans ce quartier pauvre. Se joignent au concert des mécontents les protestation vigoureuses contre la rénovation totale de la place Jean-Jaurès dite de La Plaine qui font l’objet de marches de contestation régulières mettant en cause la gestion de la ville par la Mairie.

 

 

 

 

 

 

Canebière : restauration de l’église des Réformés

Canebière : restauration de l’église des Réformés

©zal

En cette rentrée 2019 l’Église « des Réformés » fait peau neuve.

L’église aussi appelée Saint Vincent de Paul en haut de la Canebière n’avait pas été totalement rénovée depuis 1933. Le département des Bouches-du-Rhône et la Métropole Aix-Marseille investissent 75% des 18 millions d’Euros estimés pour les travaux dont 3 Millions pris en charge par la ville de Marseille.Le reste par l’Etat au titre des monuments historiques. Un coût faramineux pour un chantier gigantesque.

Ce monument emblématique de la Canebière, dont les flèches jumelles déjà reprises en 2015 sont visibles depuis l’entrée du port, va voir sa façade refaite à neuf. Les Chenaux de la toiture ont aussi une grande part dans le projet.

Les travaux concernent également l’extérieur de l’Eglise. Les vitraux sont les plus touchés. Certains vitrages sont cassés et parfois l’armature en plomb est ©Guillaume Richaudendommagée, selon les architectes. “C’est une rénovation délicate car il faut retirer la vitre sans la casser”, précisent-ils. Les vitraux sont les mêmes qu’a la fondation de l’Eglise en 1852.

Construite à la fin du XIXe siècle et n’ayant plus fait l’objet de travaux d’envergure depuis 1933, l’édifice, classé monument historique depuis 2015, a souffert et souffre à la fois de son implantation urbaine et de l’outrage des ans rappelait en mai dernier le journal des Travaux publics et bâtiments du Midi. « Elle a besoin d’une cure de jouvence non seulement pour la sécurité du public mais aussi parce qu’elle est un symbole et un monument importants du patrimoine de la ville », avait souligné Jean-Claude Gaudin, le maire (LR) de Marseille, lors du lancement officiel, le 7 mai, de cette prochaine restauration qui débute cet automne.

©Guillaume RichaudMartine Vassal, présidente (LR) du département et de la métropole Aix-Marseille, déclarait pour sa part vouloir mettre les monuments cultuels de la ville à l’honneur « Ce qui s’est passé avec notre Dame de Paris, montre que les Français ont ce type de repère ; il y a eu un élan de générosité tout autour et je pense qu’il est important d’avoir ce patrimoine à la hauteur de la deuxième ville de France ».©Guillaume Richaud

La ville de Marseille s’attache à préserver son patrimoine depuis quelques années. En 2015 c’est l’Eglise Saint Joseph qui a bénéficié de 2 millions d’Euros pour être rénovée. Étant donné que ces églises sont construites avant 1905, elles appartiennent à la ville. C’est donc à Marseille de s’occuper des rénovations.

Alors que le haut de la Canebière est déjà le théâtre de la construction du cinéma Artplex jusqu’en 2020, celui de l’Église des Réformés va durer 3 ans et demi. Durant toute la durée des travaux, l’Église restera ouverte au culte, a-t-on assuré à la cure.

Guillaume Richaud (IEJ2)

Après 3 ans de travaux, l’Hôtel Mercure ouvert sur la Canebière

Après 3 ans de travaux, l’Hôtel Mercure ouvert sur la Canebière

©Antoine Belbahar

La réhabilitation de l’îlot des Feuillants était l’un des premiers projets mis en place par la ville de Marseille, la Métropole Aix-Marseille Provence et le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, dans le cadre de l’opération « Grand Centre-Ville ». L’objectif de ces travaux est de redynamiser le centre de Marseille afin de le rendre plus attractif.

Le chantier de réhabilitation du pôle Canebière-Feuillants avait commencé en mai 2016 pour une livraison initialement prévue en 2017, avant d’être repoussée en 2019. L’hôtel Mercure a finalement été inauguré au mois de juillet 2019. Il comporte 90 chambreront 3 suites avec en plus un espace de co-working, une brasserie bistronomique « Le Capucin » de 130 places assises et 20 en terrasse, ainsi qu’un bar « Le Feuillant ».

L’hôtel de style Haussmannien a été acquis par le groupe de BTP et d’immobilier catalan Fondeville, pour 2,6 millions d’euros, jusqu’à lors il appartenait à la mairie de Marseille depuis 1998. 14 millions d’euros ont été investis dans ce projet, l’hôtel est idéalement situé sur la célèbre Canebière et à 5 minutes du Vieux Port. Il s’inscrit dans le plan « Grand Centre-Ville » dont le but à long terme est d’améliorer à la fois la qualité résidentielle et l’attractivité du centre-ville de Marseille.

Antoine Belbahar (IEJ3)

Manifesta 13 : La biennale qui veut tisser des liens à Marseille

Manifesta 13 : La biennale qui veut tisser des liens à Marseille


Pour cette 13ème édition qui se tiendradu 7 juin au 1er novembre 2020 à Marseille et sa Région, l’enjeu est de créer un lien entre la cité phocéenne et le reste du monde, en se nourrissant de l’architecture, l’histoire et la culture de cette ville singulière.

La question de départ qui a servi de réflexion pour penser et développer cette 13ème édition de Manifesta a été de savoir « comment peut-on non seulement coexister, mais aussi unir et co-créer de nouveaux réseaux de solidarité? ».

C’est donc naturellement que s’est imposé le titre de Manifesta 13 intitulé « Traits d’union.s ». Le but est d’explorer de nouvelles formes de vie en collectivité, et ainsi donner aux institutions, associations et acteurs culturels locaux l’opportunité de tisser des liens, échanger et créer avec les chercheurs, artistes et architectes invités par Manifesta. 

A travers le titre « Traits d’union.s » il y’a une volonté de souligner la pluralité des institutions et des individus qui seront les participants actifs de Manifesta 13 Marseille. 

“Faire le lien” entre la ville et Manifesta 

Flora Fettah travaille en tant qu’assistante curatoriale pour la biennale. Elle est chargée d’assister les commissaires et de s’occuper de la préparation de l’événement en collaboration avec Francesca Verger, coordinatrice curatoriale. Elle apporte également son aide sur les phases de recherche des artistes locaux, nationaux et internationaux et organise des rendez-vous avec les artistes et acteurs culturels.

Manifesta 13 est composée d’une équipe basée de façon semi-permanente à Marseille, mais les 4 commissaires viennent sur place environ une fois par mois. Parmi eux on retrouve Stefan Kalmá (directeur de l’Institut d’Art Contemporain de Londres), Katerina Chuchalina (directrice curatoriale de la fondation VAC), Marina Otero Verzier (architecte et directrice de recherches à l’Institut Het Nieuweet) et Alya Sebti (directrice de la galerie d’art IFA à Berlin). 

« Mon travail est de faire le lien entre ce qu’il se passe ici dans la ville et ce qu’il se passe dans les bureaux de Manifesta », explique Flora Fettah. 

Retour aux sources 

Flora FettahFlora Fattah connait bien les rouages de la cité phocéenne, elle qui a grandi entre Noaille et les Cinq-Avenues. Après son Bac elle s’envole pour Sciences Po à Bordeaux où elle décroche un Bachelor avant d’entamer parallèlement un Master en managementn de projets culturels et une Licence en histoire de l’art.

Elle effectue ensuite un second Master à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) à  Paris qui l’a amenée à effectuer des stages comme assistante de commissaire dans plusieurs institutions parisiennes. Jusqu’à la Monnaie de Paris où elle a effectué un stage en même temps que son mémoire. Elle y a été embauchée en octobre 2018. Son premier emploi. 

Son chemin croise celui de Manifesta après avoir quitté la Monnaie de Paris, en lui proposant de rejoindre l’équipe comme assistante curatoriale. 

« C’est une chance pour la ville »

Cette envie d’intégrer Manifesta ne date pas d’hier. En 2016, alors que la biennale annonce que sa 13ème édition se déroulera à Marseille, Flora mûrit déjà l’idée d’y effectuer son stage de fin d’études.

 « Travailler pour Manifesta et qui plus est à Marseille, est une véritable chance pour moi. Je connais bien cette ville, mon mémoire de licence à Science Po portait justement sur « la ville et la culture à Marseille » et j’ai longtemps fréquenté le tissu associatif culturel local en tant que simple Marseillaise. C’est également une chance pour la ville d’accueillir un un évènement de cette ampleur », confie Flora.

 « Nous avons une scène artiste très riche ici, pleins de choses se passent, travailler ici est une très belle opportunité, c’était aussi location de revenir vivre à Marseille, ce qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps ». 

Antoine Belbahar (IEJ3)

MANIFESTA 13: ancrage local et rayonnement international

MANIFESTA 13: ancrage local et rayonnement international

 © Super Terrain.Pour la première fois de son histoire, la biennale itinérante d’art contemporain Manifesta, a décidé de s’installer en France et à choisi la ville de Marseille pour développer son projet.  Elle a installé ses bureaux au 42 Canebière.
Pour cette 13ème édition qui se tiendra du 7 juin au 1er novembre 2020 à Marseille et sa Région sous l’intitulé de “Traits d’union.s”, l’enjeu est de créer un lien entre la cité phocéenne et le reste du monde, en se nourrissant de l’architecture, l’histoire et la culture de cette ville singulière. Manifesta 13 souhaite mettre en relation des acteurs locaux et internationaux afin qu’ils échangent et partagent leurs expériences, autour d’une démarche à la fois sociale, culturelle et environnementale. Plus qu’une simple biennale d’art contemporain, Manifesta 13 a pour ambition de laisser un héritage durable dans la ville-hôte. Une démarche “importante pour Marseille et son territoire”, a indiqué Marie-Hélène Feraud-Grégori fin juin lors de la présentation du concept de Manifesta13.

 © Super Terrain.Les questions soulevées par Manifesta 13 sont aussi vastes que complexes pour “affronter grâce à la culture les conflits les plus importants de notre temps”, a dit la directrice et initiatrice de Manifesta au Conservatoire à Marseille en dévoilant le titre de cette 13ème édition. “Quelles formes de savoirs naissent d’une société confrontée à ces transformations fondamentales? Qu’apprenons-nous des racines plurielles d’une ville construite par plusieurs générations de flux migratoires ? Marseille et sa région peuvent-elles être la source d’un nouveau modèle du « vivre ensemble », pour une réflexion collective appelant à un avenir meilleur? Comment une génération nouvelle, transformée dans sa sensibilité par les brassages de cultures et de populations, l’urgence des enjeux écologiques et environnementaux et la puissance des évolutions technologiques peut-elle développer une renaissance des idées et des connaissances pour imaginer un futur meilleur ?”, précise Manifesta dans sa présentation.

Une organisation à trois modules

Partant de ces problématiques, Manifesta 13 s’organise atour du programme principale nommé « Traits d’union.s. » qui est en quelque sorte la colonne vertébrale de la biennale. En parallèle on retrouve une équipe Education et Médiation qui permet d’inclure les citoyens et les écoles autour d’un projet intitulé « Le Tiers Programme ». Enfin, dans une démarche collaborative entre acteurs locaux et internationaux, a été mis en place « Les Parallèles du Sud », portées par Béatrice Simonet qui en est la coordinatrice.
 © Manifesta13Les projets présentés dans le cadre des « Parallèles du Sud » doivent réunir au minimum deux partenaires, dont un partenaire local, et refléter une dimension internationale. Ainsi une sélection de projets sont présentés, associés et promus dans les outils de communication de Manifesta 13 et bénéficient d’un rayonnement international au même titre que le programme principal.

« Ce programme parallèle a pour objectif de montrer la richesse artistique et culturelle de la Région »

Béatrice Simonet, coordinatrice des événements « Les Parallèles du Sud », a rejoint l’équipe Manifesta il y a 3 mois, après avoir passé 20 ans à travailler sur le projet de la friche de la Belle de Mai.
« J’ai quitté mon travail et j’ai eu l’opportunité de rencontrer la coordinatrice générale de Manifesta 13, j’ai trouvé très intéressant de pouvoir travailler sur une structure internationale, je connaissais la réputation de cette biennale et son approche un peu spécifique, ce qui m’a donné envie de m’engager sur ce projet », explique Béatrice Simonet.
« Les Parallèles du Sud » permettent de mettre en avant la ville de Marseille et de déployer tout son potentiel artistique. Un appel à projet est lancé depuis deux semaines, « l’objectif est de montrer la richesse artistique et culturelle de la région et accompagner et mettre en oeuvre des collaborations entre des acteurs locaux et internationaux », précise Béatrice Simonet, coordinatrice des « Parallèles du Sud ».
Antoine Belbahar (IEJ3)

Verbatim


Le centre-ville en pleine mutation

Le centre-ville en pleine mutation

centre villeDepuis 2016, les projets de rénovation autour du centre-ville de Marseille se multiplient. La ville et le Département ont décidé de conclure un partenariat afin d’agir le plus rapidement possible pour apporter des réponses concrètes aux attentes des Marseillais et la Métropole a ouvert un bureau d’information mobile sur la place du Général De Gaulle en bas de la Canebière.

Avec 100 millions d’euros débloqués en 3 ans pour transformer en profondeur le centre-ville de Marseille, le plan « Ambition Centre-Ville » est d’une ampleur sans précédente pour la cité phocéenne.  Pour reconquérir le centre-ville, 50 projets doivent voir le jour sur une période de 3 ans touchant des thématiques très disparates comme la propreté, l’aménagement des espaces publics, l’habitat, le commerce ou encore l’attractivité.

Parmi les grands projets de ce plan d’action on retrouve la rénovation de la rue Paradis, la rénovation de la voie et l’élargissement des trottoirs Place Fare Petites Maries, la rénovation de la Place du Marché des Capucins, la transformation de la Canebière ou encore la requalification du Port Antique.

« Depuis quelques temps c’est beaucoup plus agréable de se balader dans le centre-ville qui commence à reprendre des couleurs, il faut avouer que c’était devenu une horreur de se balader ici, mais c’est vrai que je commence à y revenir, notamment pour les dimanches de la Canebière qui sont une très bonne initiative. Malgré tout, les changements ne sont pas non plus sensationnels, il faudrait faire beaucoup plus pour observer un réel changement », confie Marie-Ange, Marseillaise habitant dans le centre-ville.

Les réactions des Marseillais face aux changements opérés sont mitigées. Si une partie voit cela comme une bonne chose, d’autres émettent des réserves quant aux avancées concrètes qu’apporteront ce plan d’action.

« Comme par hasard les projets de rénovation du centre-ville apparaissent l’année avant les élections municipales. Pour moi Gaudin essaye de montrer qu’il fait des choses dans la ville dans l’espoir de masquer son bilan catastrophique avant 2020. Pour ma part je n’ai pas remarqué de changement positif dans le centre-ville, les rues sont toujours aussi salles et l’insécurité est grandissante », déclare Philippe, Marseillais habitant du quartier de la Belle de Mai.

Texte et photos Antoine Belbahar (IEJ3)

Requalification du Port Antique

Requalification du Port Antique

Les travaux de requalification du Port Antique de Marseille devraient s’achever d’ici 3 mois après un an de chantier à deux pas de la Canebière. La rénovation de ce site archéologique, d’une richesse patrimoniale exceptionnelle, a pour but de le rendre plus accessible et compréhensible pour le public.

“Aujourd’hui, nous sommes réunis pour poser ensemble une première marche, une marche pour remonter le temps… Une marche qui conduit sur la voie antique encore visible dans le paysage urbain, et qui s’ouvre sur le jardin archéologique, la première salle à ciel ouvert du Musée d’Histoire de notre ville! », a déclaré Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, alors que les travaux de requalification du Port Antique débutaient le 25 septembre dernier.

Après le réaménagement complet du Musée en 2013 pour l’année Capitale Européenne de la Culture, la requalification du Port Antique marque la 2ème phase de travaux qui doit permettre de protéger le site et de le rendre plus lisible et plus compréhensible pour le public. En particulier avec de nouveaux aménagements et cheminements piétons réalisés à partir d’une nouvelle entrée pour le public côté rue Henri-Barbusse. Un escalier doit permettre un accès direct au “Jardin des vestiges” depuis la rue Henri Barbusse avec accès PMR (Personnes à mobilité réduite) depuis la billetterie. Cet escalier viendra dans le prolongement directe de la voie historique (axe patrimonial qui traverse la ville ancienne d’est en ouest, du Port antique au Panier).

Ce chantier d’un budget de 2 millions d’euros s’inscrit dans le projet “Ambition Centre-ville” lancé par la Ville de Marseille et ses partenaires de la métropole et du département pour le développement urbain, économique, culturel et patrimonial du centre-ville.

Classé monument Historique, ce parc archéologique de plus d’1 hectare a fait l’objet de diverses campagnes de travaux et d’aménagements depuis 1967, date du début des travaux de construction du Centre Bourse et la mise au jour des vestiges antiques. Mais l’opération actuelle est de loin la plus importante depuis la découverte des ruines.

Le Port antique deviendra la 1re salle à ciel ouvert du parcours chronologique du musée d’Histoire de Marseille. Les visiteurs passeront la porte monumentale de l’enceinte antique remise en valeur, puis chemineront sur la voie romaine pour redécouvrir les aménagements portuaires et funéraires, témoins de l’occupation continue du site depuis 26 siècles.

Le projet de requalification du site poursuit 5 objectifs majeurs, comme le prévoit « MarseilleCulture.fr »: tout d’abord conserver et mettre en valeur les vestiges antique qui constituent un patrimoine culturel inestimable. Ensuite proposer un aménagement paysager du site, améliorer les conditions d’accueil, d’accès et de cheminement sur le site de jour comme de nuit, connecter les vestiges à la ville moderne et enfin réaliser une surveillance archéologique approfondie du chantier pendant les travaux.

A trois mois de la fin du chantier, la transformation s’accélère. Les mois d’avril et mai ont marqué le début de la phase de « plantation », l’arrivée des végétaux va permettre de respecter la conservation des vestiges et comprendre intuitivement le site archéologique. En tout 11 500 végétaux ont été plantés. La fin des travaux du Port Antique est prévue pour fin septembre, il devrait être in auguré par le Maire de Marseille à l’occasion des Journées du Patrimoine et accessible au public à partir de cette date.

Texte et photos Antoine Belbahar (IEJ3)

 

JNA : à la Vieille Charité

JNA : à la Vieille Charité

L’Histoire au cœur du village de l’archéologie. Situé au centre de la Vieille  Charité, un village éphémère consacré à l’archéologie a ouvert ses portes aux visiteurs pour la dixième édition des journées nationales de l’archéologie qui se sont déroulées du 14 au 16 juin.

Installé dans l’un des monuments historiques les plus emblématiques de la ville, ce village a permis de découvrir ou redécouvrir des périodes de l’histoire autour d’animations, expositions et divers ateliers. Plusieurs thèmes ont été mis en avant, un parcours archéologique destiné aux antiquités grecques, romaines et du proche-orient, un département sur l’Egypte Antique ainsi qu’une exposition sur le Sahara.

Retour en images sur le village de l’archéologie, la video: clic

Texte et images Antoine Bellbahar (IEJ3)