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Patrimoine

Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

©Lorenzo CiampiMonter du Vieux-Port jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde depuis le Pharo en moins de six minutes. Ce n’est pas de la science-fiction mais bien une réalité. D’ici 2021, les marseillais et les touristes pourront aller à la « Bonne Mère » grâce à un téléphérique. Dans la lignée de la politique de piétonnisation du centre-ville, la ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de St-Victor et renforcer l’attractivité touristique de ce point de vue unique sur la ville, la rade et les calanques. Une grosse augmentation de la fréquentation de Notre-Dame est à envisager si l’accord final est donné par la Ville en septembre prochain à la société Systra chargée de l’étude de faisabilité.

Voir un téléphérique, rempli de touristes, dans le ciel du Vieux-Port qui monte jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde, cela sera possible d’ici 2021. Ce projet ambitieux estimé à près d’un million d’euros, datant de 2014, espère créer un nouvel engouement autour de « la Bonne mère ».©Lorenzo Ciampi

Tous les visiteurs qui ont déjà visité ce lieu emblématique de Marseille savent qu’il faut beaucoup marcher et grimper de nombreuses marches. L’idée du téléphérique est partie de ce constat de base, l’accès à la basilique est trop compliqué pour les touristes.

« Notre-Dame est un lieu qui pourrait accueillir 50% de plus de visiteurs si c’était un endroit plus accessible. Le téléphérique aura pour but d’augmenter la capacité des visiteurs et de ne plus polluer les nombreux habitants qui vivent autour de la colline », solutionne Gérard Chenoz, l’adjoint LR chargé des transports à la ville de Marseille. « Ce projet va permettre aux gens de ne plus prendre leurs voitures pour monter à Notre-Dame-de-La-Garde, mais bien prendre le téléphérique », ajoute-t-il.

©Lorenzo CiampiLa ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de Saint-Victor, qui mène à la basilique. Dans ces rues bien trop étroites, les voitures, les cars, les bus et les piétons se croisent avec beaucoup de difficulté.

Historiquement, Notre-Dame-de-La-Garde possédait un funiculaire qui faisait la liaison entre la basilique et la rue Dragon. Ouvert en 1892, il a été fermé et détruit en 1967. Il avait transporté vingt millions de passagers.

En 2017, « la Bonne Mère » a accueilli près de deux millions de visiteurs. Elle est l’un des arguments touristiques majeurs de Marseille. Avec un téléphérique qui facilite l’accès, la ville compte bien augmenter le nombre de visiteurs et viser les trois millions de touristes d’après les prévisions faites par la mairie de Marseille. Marseille peut s’appuyer sur son port, le premier en France en termes de croisières. Avec en 2016 1.6 million de passagers, l’accès par cars et navettes depuis les débarcadères des grandes lignes navales en sera fluidifié. La ville qui n’a aucune structure d’accueil des cars en ville prévoit d’organiser une zone aménagée pour les bus près du carénage du vieux port.

« Le marché a été attribué à Systra pour un montant de 800.000 euros hors taxe », a déclaré Gérard Chenoz à l’AFP. Cette filiale de la SNCF s’occupe également des téléphériques d’Orléans et de Toulouse. L’entreprise travaille à l’élaboration d’un cahier des charges qui sera rendu d’ici septembre 2018. Il apportera plus de détails quant à la faisabilité du projet, sur son tracé exact ainsi que sur le prix des tickets.

Le projet, que l’on peut imaginer comme une concurrence pour les visites guidées des petits trains touristique ne suscite pas d’inquiétude de ce côté-là. “C’est une bonne chose pour la ville”, plaide Mr Serraye, directeur des petits trains touristique sur le Vieux-Port.

Aucun ou très peu d’argent public ne sera débloqué pour le financement du projet. Systra devra se rembourser sur la vente des tickets, dont le prix n’a pas été annoncé. Avec, comme objectif d’augmenter la fréquentation du site de Notre-Dame-de-La-Garde, il est probable que la ligne pour la ” Bonne Mère ” devienne La Poule aux œufs d’or pour le gestionnaire du téléphérique.

Quant à l’aspect esthétique de la structure, non loin de là ou naguère se profilait le pont transbordeur, certains voient cela comme une tache dans le paysage marseillais; mais la ville prévoit dans un souci d’harmonie, d’assimiler la structure au panorama, “Les pylônes ne seront pas ceux qu’on trouve dans une station de ski, cela peut être dans un immeuble ou bien une œuvre d’art”, détaille Gérard Chenoz.

Théo Potié & Lorenzo Ciampi (IEJ)

©Théo Potié

“Un hyper centre-ville”

“Un hyper centre-ville”

La nouvelle Mairie des 1er et 7ème arrondissement a inauguré ce matin la première édition des « Petits déjeuners du Maire », au 61 la Canebière. Ces réunions matinales ont pour ambition de rassembler tous les acteurs locaux et s’inscrivent dans le cadre de la requalification du centre-ville prévue pour 2019.

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Marché de la Plaine 2.0

Marché de la Plaine 2.0

D’ici 2020 La Plaine va être complètement réaménagée. Cette place qui accueille le marché le plus connu de Marseille fera peau neuve avec un projet d’urbanisme spectaculaire. En effet, après la rénovation du marché des Capucins qui finira en juin, la mairie de Marseille continue sur la lancée de son projet « ambition centre-ville » qui vise à redynamiser le centre urbain marseillais.

Dans cette optique, la place Jean Jaurès qui accueille tous les samedis le marché le plus©Bastien Audibert  emblématique de Marseille sera réaménagée. Initialement prévue en janvier, cette transformation débutera finalement en septembre 2018.

Avec une enveloppe de 11,5 millions d’euros, la mairie a fait les choses en grand. C’est l’Agence APS, appuyée par l’architecte milanaise Paola Vigano, qui est en charge du projet. Au programme, la disposition de deux longues remblas arborées avec au centre, deux espaces de jeux pour les minots (2-6ans et 6-12ans). Le marché quant à lui aura toujours lieu sur la place, mais certains emplacements seront néanmoins supprimés.

Un large tapis central couvrira le coeur de la place avec tout autour différents végétaux plantés pour l’occasion.

IMG_1778Il occupera 60 % des 2,5 hectares de la place. Les forains disposeront d’espaces de 6 mètres linéaires permettant de garer une camionnette. Grande nouveauté, il sera impossible de se garer sur la place dès la fin des travaux en 2020. La place sera totalement piétonne comme le souhaitait Jean-Claude Gaudin.

Beaucoup de Marseillais se réjouissent de cette transformation qui va « redonner un coup de projecteur à la place Jean Jaurès ». Pourtant elle est loin de faire l’unanimité quand on interroge les commerçants qui s’inquiètent pour leur avenir. « Le problème pour nous c’est le temps des travaux… Deux ans c’est très long. Et je parle pas seulement pour nous les forains, je pense aussi aux magasins qui bordent la place. Tout sera paralysé… », regrette Karim qui étale ses fruits et légumes à la Plaine depuis 7 ans.

Perdre au mieux leur rendez-vous hebdomadaire ou au pire leur place dans le marché, voilà les IMG_1782 (1)raisons qui poussent certains commerçants à signer des pétitions contre ce projet. Des collectifs comme celui de » La Table est Plaine » militent également contre. Selon eux, les demandes des habitants et commerçants du quartier ne sont pas prises en compte par Soleam, la société qui s’occupe des travaux. Tous dénoncent  une transformation au profit du tourisme et de la spéculation qui n’a que faire de ses habitants.

Rendez-vous dans 2 ans pour effectuer le bilan de ce dossier continue à  faire débat.

Bastien Audibert (IEJ)

La place Jean-Jaures dite La Plaine, état actuel selon Google Maps, clic

Le projet présenté en deux images par l’Agence APS de paysagistes et architectes

APS

APS

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

La place Castellane, son tumulte, son rond-point qui émet un brouhaha quotidien, mais à quelques pas de là, niché dans un recoin de la rue d’Italie, on découvre un patio avant d’entrer dans le Studio la Rétine. Des murs blancs, des poutres apparentes, et c’est tout. Le Studio mise davantage sur la pluralité de ses exposants. Photographes de tous horizons, aux styles divers et variés peuvent venir présenter leurs œuvres dans ce lieu polyvalent. A la fois galerie d’exposition, studio photo, ou encore imprimerie. Tous peuvent venir se former auprès de photographes, partenaires de cette librairie, en traitement de photos, ou séances shooting en studio et en extérieur.

Ce soir les deux gérants, et amis, accueillent l’exposition BEACH, qui propose un délicieux bain de mer photographique. Derrière l’objectif, Elisabeth Blanchet, une artiste aux horizons aussi vastes que l’océan. C’est dans une ambiance festive et familiale que l’artiste nous accueille, souriante et toujours partante pour nous faire part de ses anecdotes.

Après un passage par l’Angleterre, Elisabeth est de retour en France et s’est installée sous le beau soleil de Marseille. Son dernier projet BEACH, est une balade à travers 15 plages européennes, passant de la IMG_6416Roumanie, au Danemark, ou encore par la Grande Bretagne. La surexposition des photos est à la base une erreur de réglage. Elisabeth, en vacances à Brighton attrape un coup de soleil sur les paupières, et a eu du mal à garder les yeux ouverts une fois à la plage « J’ai voulu comprendre la douleur par mon appareil photo ». Et bien vite elle va s’amuser avec cette ambiance lumineuse sur différentes plages du contient.

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Une « travelers »

Cette ancienne professeur de maths, aux origines normandes, se lance dans les années 2000 dans une incroyable aventure. Spécialiste dans les baraquements préfabriqués d’après-guerre de par ses origines, elle part vivre à Londres, pour continuer son enquête « Il ne faut pas avoir peur de chambouler un peu le destin » confie-t-elle.  L’Angleterre va marquer un tournant dans sa carrière, accueillant à bras ouverts ses différents projets artistiques. Une différence qu’elle note en comparaison à la France

Arrivée en Grande-Bretagne, elle se confronte aux communautés nomades, où plus communément appelées là-bas les « travelers ». Elle découvre, un peu surprise, que la majorité de ces gens du voyage sont en réalité des natifs du Royaume-Uni, irlandais ou encore anglais. Cela a réveillé en elle l’envie d’aller à la rencontre de ces populations. Elle est aussi journaliste pour plusieurs magazines, et l’un d’entre eux lui propose alors un sujet attelant à la Roumanie. Vieille connaissance, puisque l’artiste quelques années auparavant y avait effectué un voyage humanitaire auprès d’orphelins de Ceausescu. Elle a alors l’idée d’un nouveau projet photo : que sont-ils devenus 25 ans plus tard ? Et ce n’est pas moins de 30 enfants devenus grands qui répondent à l’appel.

Plus récemment, lors d’un voyage en Russie, elle fait une découverte insolite. Dans un appareil photo datant des années 80 sauvé du marché aux puces de Moscou, une pellicule. Une fois développée, elle découvre le visage d’un petit garçon à travers 18 images en noir et blanc. Elle a besoin de mettre une identité, un nom sur ses photos et compte les restituer à son propriétaire. C’est via le partage sur les réseaux sociaux qu’elle retrouve Dmitry au bout de quelques semaines. Une aubaine pour cet homme d’une trentaine d’année qui avoue aujourd’hui « croire aux miracles ». Ces clichés, pris lors de son premier jour de classe, remémore la veille de l’effondrement de l’URSS.

La liste est encore longue si nous devions vous raconter toutes ses aventures. Prenez vos tongs et vos lunettes de soleil, rendez-vous du 14 mars au 7 avril, 85 rue d’Italie.*

Les Siam’s 

Revue: requalification du quartier de l’Opéra

Revue: requalification du quartier de l’Opéra

Revue La Marseillaise 14 mars 2018

Dans son ambition pour le « cœur historique », la ville de Marseille compte changer l’image sulfureuse du quartier. Plusieurs bars à hôtesses ont été remplacés par d’autres enseignes en attendant une requalification de l’espace public.

« Un quartier propice à la promenade, constitué d’un ensemble de rues relativement étroites à sens unique et semi-piétonnes qui lui donne un atmosphère calme ». Voilà comment est décrit l’Opéra (1er) par une étude très poussée baptisée « Imaginer le centre-ville de demain » et commandée par la Ville.

La réalité est bien plus contrastée surtout à une heure avancée de la nuit. Où les devantures fermées en journée se mettent à ouvrir. Une époque en grande partie révolue selon la municipalité qui s’est échinée à faire fermer les fameux bars à hôtesses. Ciblées pour proxénétisme aggravé, dix enseignes avaient fermé simultanément il y a deux ans. Depuis, « on a discuté un à un avec les propriétaires qui étaient très méfiants », resitue Sabine Bernasconi. La maire (LR) du 1er-7e arrondissements organisait, hier matin, une visite du quartier dont elle souhaite « faire glisser l’identité » même si « les établissements de nuit font partie de la vie de l’Opéra ». En clair, rendre bien éduqué un quartier à l’image sulfureuse, royaume des proxénètes et des pickpockets.

Faire (re)venir des habitants

Du passé, selon la mairie de secteur, fière de proposer une petite tournée des nouvelles enseignes. Sur les 10 bars, « 6 ont rouvert et 4 vont bientôt l’être ». Rue Glandeves, le « sweet lady » est devenu le « sweet », un restaurant qui n’a pas tiré un trait visuel définitif sur son ancienne vocation.

(…)

Lire la suite de l’article de Florent de Corbier: clic

Revue: Salivons de Marseille

Revue: Salivons de Marseille

Revue de presse: chronique culinaire de Jacky Durand dans Libération du 1er mars 2018.
Chaque jeudi, passage en cuisine et réveil des papilles. Aujourd’hui, ronde de jour et de nuit autour de la Canebière avec une fameuse soupe tunisienne.
Marseille frisonne sur la Canebière entre chien et loup qui orangent le ciel au-dessus du Vieux-Port. Pourtant, on dirait le Sud. Qu’il pleuve, qu’il gèle là-bas, on a dans la peau ce putain d’horizon levantin où résonnent les mots d’Albert Londres écrits en 1926 dans Marseille, porte du Sud (1) : «Écoutez, c’est moi le port de Marseille, qui vous parle. Je suis le plus merveilleux kaléidoscope des côtes. Voici les coupés de mes bateaux. Gravissez-les. Je vous ferai voir toutes les couleurs de la lumière ; comment le soleil se lève et comment il se couche en des endroits lointains. Vous contemplerez de nouveaux signes dans le ciel et de nouveaux fruits sur la terre.

Montez ! Montez ! Je vous emmènerai de race en race. Vous verrez tous les Orients – le proche, le grand, l’extrême. »

Orage d’été

Tiens dès la gare Saint-Charles, Marseille glisse sur le pavé mouillé mais ça fait drôle ce parfum de cyprès dans l’air, comme après un orage d’été. C’est une odeur tout à la fois mélancolique et chaleureuse comme une dernière nuit à la belle étoile en août sur le rocher des moines. Même sous la pluie, dans le froid de la nuit, on déambule sur le Vieux-Port dans une quiétude de printemps amoureux. Sous les hauts murs du fort Saint-Jean, des groupes d’hommes rient en buvant des bières dans l’obscurité.

Lire la suite de la chronique de Jacky Durand

Revue: la rue de la République attend son avènement

Revue: la rue de la République attend son avènement

Revue La Provence 17 février 2018:
Réhabilitation, spéculation, réorientation : telle pourrait être la devise de la rue de la Rép’ qui cherche encore une dynamique
Marseille : la rue de la République attend son avènement
 “Les bonnes idées naissent en République.” Voilà le message que l’association La République des commerçants – qui en regroupe une centaine – entend faire passer lors de sa prochaine campagne de com, qui s’appuiera également sur une charte visuelle qui se veut plus éloignée de celle des centres commerciaux. Car “avoir les mêmes enseignes qu’ailleurs, comme le voulaient au départ les bailleurs, a échoué“, explique le président de l’association Alexandre Seddik. D’ailleurs Mango ou encore Celio ont fait leurs cartons récemment et H&M serait sur le point de plier bagage. “Il faut des enseignes spécifiques, poursuit-il. On est dans une période de tâtonnement mais on a une spécialisation de rue qui s’amorce autour de concept-stores.” Et de citer, sur le même plan, l’atelier de nettoyage de baskets BBB store, la conciergerie automatique Express’ing, la boutique vintage Maison mère mais aussi l’incontournable Sélection de Sophie Ferjani. Après les Estudines et les espaces de coworking comme l’hybride Babel community, qui ont déjà apporté un certain dynamisme, la décoratrice de M6 apparaît un peu comme le Messie.
Marseille : la rue de la République attend son avènement - 2

À en croire Olivier Dubois, directeur général d’Atemi-Freo, l’un des deux opérateurs se partageant 75 % de la rue dans le cadre de la réhabilitation lancée en 2004, avec son arrivée puis avec l’ouverture toute récente de l’hôtel 4 étoiles NH Collection, la rue serait entrée dans “une nouvelle dynamique très positive”. Et de promettre l’annonce de nouvelles enseignes, notamment d’équipement de la maison et “pas forcément des marques nationales ou internationales“, d’ici quelques semaines… Tout en refusant de “donner des éléments” quant à la vacance des locaux commerciaux, encore élevée au vu des palissades, pour certaines décorées par 3013 et vouées à disparaître au profit de vitrines, même vides.

Lire la suite des articles de Audrey Savournin et Gwenola Gabellec dans La Provence/ Clic

Sur le même sujet dans ce site, taper République dans la case Recherche en haut à droite.

L’Amour au MuCEM 🗓

L’Amour au MuCEM 🗓

afficheDébauche d’idées à Marseille-Provence pour cette Saint Valentin. Les entreprises, commerces et institutions de Marseille et son territoire élargi rivalisent de projets pour célébrer l’amour. Des capitaines d’industrie ont lancé Marseille Provence 2018 (MP2018) qui commence ce 14 février par un grand baiser suivi d’un feu d’artifice sur le vieux-port de Marseille sous le titre générique “Quel Amour”!, suivi pendant sept mois de quelque 200 événements culturels. Pour éviter que ne s’éteigne le flambeau allumé par les centaines de manifestations expositions et événements de Marseille Capitale Européenne de la Culture en 2013. D’autres villes du territoire poursuivront le grand baiser ce weekend avec des manifestations autour de l’amour.

Le MuCEM (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), né en 2013 est aussi sorti de sa réserve. Dirigé par Jean-François Chougnet, ancien patron de Marseille 2013 et l’un des initiateurs de MP2018, le MuCEM sort en effet des objets d’amour se ses réserves.

cupidonAvec “l’Amour de A à Z” il ouvre une nouvelle salle au public au dessus du fort Saint Jean dans laquelle sera présenté par la suite d’autres abécédaires thématiques. Lancement ce 14 février par l’amour jusqu’au 27 août 2018. Une ouverture le 14 février suivie d’une soirée “coup de foudre au MuCEM” qui ouvre ses portes gratuitement jusqu’à minuit avec de nombreuses animations.

La visite peut se prolonger dans le bâtiment principal du MuCEM sur le J4 que l’on rejoint par la passerelle dont le forum est occupé jusqu’à fin mars par une installation “Comment lui dire ”je t’aime?”, cinq manière d’exprimer son amour”.

Retrouver toutes les programmations du MuCEM cliquez ici.

et aussi, d’autres manifestations, et la journée des enfants au théâtre de la Criée

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Le boulevard de la libération, trois parties aux regards différents

Le boulevard de la libération, trois parties aux regards différents

Dans la continuité de la Canebière, après l’église des réformés se trouve le boulevard de la Libération, Général de Monsabert. Une artère d’un kilomètre qui permet de rejoindre le carrefour des Cinq Avenues. Entre l’évolution de la population et les changements liés à la circulation, le Boulevard gris et triste semble se départager en trois parties. Les avis des commerçants divergent sur les raisons de cette désaffection de cette voie autrefois animée dont la population s’est paupérisée.

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Le boulevard est à l’image de Marseille, éclectique. Séparé en trois parties, il regorge d’abord de banques, de supermarchés, d’opticiens, et l’ancienne école d’ingénieurs dont les locaux étaient vétustes (déménagée en 1975 au sein de l’école Centrale de Marseille à Château-Gombert). D’après les commerçants de la partie haute serai donc la plus dynamique. Plus bas se succèdent les magasins de prêt à porter, de tissus, puis des librairies et enfin on peut même acheter des aquariums.
Com 9, magasin de dépôt vente a levé le rideau il y a 1 an et demi, et dès le premier mois cela a très bien marché. La patronne Beltou Chantal ne voulait pas ouvrir son magasin dans une autre rue, « c’est mon quartier, j’y habite et je voulais y travailler ». Autour d’elle des boutiques ont vu le jour. Un magasin de Streets art, de jouets, une boutique de fitness ou encore des instituts de beauté, appelant un nouveau type de clientèle.
En descendant le boulevard, ce sont des odeurs de Fast Food et restaurant d’origines variées qui ont pris d’assaut le trottoir. Au milieu « Le Jardin de Victor ». Pour ce fleuriste, installé depuis 18 ans dans la rue « Il a évolué et s’est diversifié. Marseille à son identité, c’est une ville éclectique et c’est pour ça qu’on l’aime ».

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Le boulevard, comme les quartiers environnants, a connu une baisse d’activité dû au départ de la jeune génération. D’après la gérante de Melly Couture, boutique de vêtements, en activité depuis 40 ans, la population a changé « Avant c’était un quartier bourgeois, mais maintenant il y a beaucoup plus d’appartements sociaux ». Le revenu des nouveaux habitants n’est plus le même qu’auparavant. « La plupart des magasins de prêt à porter d’antan avant ferment les uns après les autres ».
Le second problème pour cette commerçante c’est la circulation. « Il n’y a pas assez de places pour se garer. Mes clients font 3 fois le tour pour trouver une place, c’est inacceptable pour une rue commerçante ! ». A la longue, ses clientes ne viennent plus et préfèrent les centres commerciaux avec des parkings. Elle a donc demandé à sa mairie de secteur de lui faire une place minute. Demande toujours en attente. Si cela continue, elle devra fermer sa boutique et prendre sa retraire à son plus grand regret.
Même discours pour le patron du restaurant Salumeria en bas du boulevard, « Marseille manque de parkings, les automobilistes ne peuvent pas stationner et donc ne s’arrêtent plus ». Depuis 1 an, son chiffre d’affaire a baissé.

Un autre des problèmes de cette rue, c’est le trottoir et sa propreté. On est à Marseille dira-t-on, c’est chose commune. Mais pour les commerçants qui le subissent au quotidien ce n’est pas sans les attrister. Les boiseries sont inexistantes, seuls les boutiques de fleurs et les graffitis amènent un peu de couleur.
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Les nombreux magasins aux devantures baissées semblent laissés à l’abandon. Que l’on se promène à 11h ou 17h, c’est un peu dur de faire son shopping lorsque beaucoup de boutiques du boulevard tardent à lever le rideau.

 

Les Siam’s