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Catégorie : Patrimoine

Patrimoine

Une histoire de Marseille en 90 lieux

Une histoire de Marseille en 90 lieux

histoire de marseille_1Jules Verne nous a fait faire le tour du monde en 80 jours et passer cinq semaines en ballon: il s’est trompé de quelques minutes sur le voyage de la terre à la lune;  il nous a fait voyager avec Michel Strogoff jusque dans le transsibérien qu’il n’avait pas pris. Judith Aziza nous propose une autre aventure sans quitter Marseille: découvrir ou redécouvrir cette ville qui déchaîne les passions. Elle propose une “Histoire de Marseille en 90 lieux du 16ème au 20ème siècle”.

Historienne elle a retrouvé des documents d’archive qu’elle replace dans leur contexte avec force illustrations. Une page de texte une page de photos anciennes et actuelles.  Judith Aziza divise son ouvrage en trois parties avec une présentation historique de chaque période: du 16ème au 18ème et l’extension de la ville, la mutation du port au 19ème avec une présentation de la Canebière puis des infrastructures et monuments du 20ème.  Elle fait partager sa passion depuis plusieurs années déjà sur Facebook sur un groupe public créé en 2016 “une histoire de Marseille” avec annonce de ses conférences.

 

histoire de marseille_2Un ouvrage intéressant, facile à lire et à consulter pour suivre une histoire qui se dessine au fil des 223 pages de ce livre.

Editions Gaussen, 23€.

 

 

Requalification du Centre-Ville

Requalification du Centre-Ville

Le centre-ville de Marseille autour de la Canebière devrait retrouver d’ici 2020 son lustre et sa vitalité d’antan et être requalifié en zone de vie avec cafés, brasseries, espaces coworking, rues piétonnes et laboratoires d’idées. Aucune date n’avait été avancée au début de ce projet par Sabine Bernasconi, la maire (LR) du secteur également vice présidente du Conseil Départemental. Son premier pari, dès 2016, était d’intéresser les associations culturelles au développement de l’attractivité de la Canebière et d’y associer les habitants avec les manifestations mensuelles des dimanches de la Canebière qu’elle a lancées en janvier 2017. Ensuite elle a réussi à entraîner dans son sillage les autres élus de la ville et du département, ceux qui y croyaient et ceux qui n’y croyaient pas. Aidée par la présidente (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et présidente de la Métropole Aix-Marseille Martine Vassal, elle est en passe de réussir son pari. Après la réhabilitation de la rue Saint-Ferréol, du Vieux-Port, de la rue Paradis  et de la place du marché des Capucins, et en attendant la nouvelle place Jean-Jaurès dite La Plaine (dont les travaux commencés par la ville entre trois secteurs municipaux font encore débat), le drame de la rue d’Aubagne où 8 habitants ont perdu la vie le 5 novembre 2018 sous les décombres de leurs immeubles vétustes avait suspendu les annonces d’embellissement du centre-ville. Trois mois après ce drame encore dans tous les esprits, des poursuites judiciaires sont lancées à la recherche des responsablités. Le temps a repris son cours.

Lancement officiel le 7 mars des grands travaux de requalification du centre-ville avec piétonnisation partielle de la Canebière orchestré par Martine Vassal et Sabine Bernasconi.

Revue de presse:

Destimed.fr:  >

Métropole Aix-Marseille Provence : Martine Vassal lance les travaux de requalification du centre-ville de Marseille
vendredi 8 mars 2019
Après avoir financé la requalification des centres-villes d’Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, La Ciotat, Gignac-la-Nerthe, Cassis, Ceyreste, la Métropole Aix-Marseille-Provence intervient dans le centre-ville de Marseille. Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, a lancé les travaux de requalification ce jeudi 7 mars, entourée de Sabine Bernasconi, maire du secteur et Laure-Agnès Caradec, conseillère de la Métropole, vice-présidente du Territoire Marseille Provence, par une visite de chantier notamment dans le 1er arrondissement : Cours d’Estienne d’Orves, Cours Jean Ballard, rue Francis Davso, rue Bir Hakeim…
Lire la suite de l’article de Michel Caire sur destimed.fr, clic

 

Lire aussi la présentation de cet événement par le site MadeinMarseille, clic

Top départ de la requalification et la piétonnisation du centre-ville de Marseille

A lire encore la présentation officielle par le site de la Métropole Aix-Marseille, clic

 

D2K#17 annulé

D2K#17 annulé

Les animations initialement prévues sur la Canebière le dimanche 25 novembre, qui devait être la dernière édition de l’année des dimanche de la Canebière n’auront pas lieu par respect pour les victimes de la tragédie de la rue d’Aubagne dont les immeuble se sont effondrés le 5 novembre faisant 8 morts, selon un technicien de la mairie de secteur en charge de son organisation.  Aucune communication officielle n’a encore été faite de cette annulation. La troisième saison des dimanche de la Canebière, D2K#17, devrait reprendre le dernier dimanche de février 2019.

« Je n’ai pas encore fait de communication officielle mais évidemment que c’est annulé », a confié à La Marseillaise Sabine Bernasconi, maire (LR) du premier secteur (1er et 7ème arrts) à l’initiative de ce projet lancé en janvier 2017 pour redymaniser le centre-ville. « J’ai simplement averti les acteurs culturels et parties prenantes de l’organisation », a précisé l’élue citée par La Marseillaise.

Selon un décompte publié vendredi 16 novembre par la mairie centrale de Marseille 83 immeubles présentant des dangers imminents dans le centre-ville ont été évacués dont 46 depuis le 5 novembre et 37 autres depuis le 7 novembre. Cela représente au total 834 personnes devant être relogées dans l’urgence dont 438 du périmètre de la rue d’Aubagne et 396 hors rue d’Aubagne.

La maison des associations qui recevait les dons des particuliers au 93 La Canebière pour venir en aide aux sinistrés a par ailleurs du être fermée jeudi 15 novembre en raison d’un arrêté de péril touchant un immeuble mitoyen donnant sur l’immeuble du 20 de la rue Dugomier dont l’escalier servait d’issue de secours selon FR3 Marseille.

 

 

 

Canebiere#15: balades dans le patrimoine

Canebiere#15: balades dans le patrimoine

A l’occasion de la quinzième édition des dimanches de la Canebière, différentes balades urbaines sont organisées dans Marseille. Différentes thématiques, différents parcours, en famille, il y en a pour tous les publics. A l’image du travail du Bureau des Guides, plusieurs balades sont aussi proposées par des artistes afin de faire découvrir Marseille sous toutes ses formes.
Le bureau des Guides est un collectif d’artistes formé en 2013 à l’occasion de Marseille Capitale Européenne de la Culture. Leur local est situé au 152, La Canebière. Ils ont également créé le parcours GR2013 de 365km qui s’étend du cœur de Marseille aux alentours. Tout au long de l’année, les artistes proposent des expositions à l’intérieur de leur local situé en face du kiosque à musique de l’artère marseillaise mais aussi des promenades guidées pour permettre « d’observer, apprendre, percevoir, raconter et mieux habiter » selon le site tourisme-marseille.com. Ce collectif associé à la cité phocéenne et est désormais un membre très actif des Dimanches de la Canebière.
Pour cette quinzième édition des festivités sur La Canebière, la mairie du 1&7 a choisi de mettre à l’honneur le patrimoine. Les balades urbaines sont donc en totale adéquation avec cette thématique. La mairie assure que « patrimoine architectural et patrimoine immatériel se conjugueront » offrant aux Marseillais différentes expositions réparties dans le secteur, autant directement à la mairie du 1&7 qu’à l’extérieur, comme au Palais de la Bourse par exemple.
Toute La Canebière sera piétonnisée, une bonne occasion pour déambuler et (re)découvrir Marseille.

Au départ du numéro 152 de la Canebière, le G.L.A.P organise un parcours « du gymnase à Longchamp ». Guidée par Olivier Mouren urbaniste et historien, elle suit la trame bleue, une source d’eau des Alpes qui a permit l’urbanisation du quartier Chapitre et Longchamp à l’époque de Louis XIV. A l’aide de personnages costumés, le parcours évoque la vie des Marseillais « avant l’eau ».
11h-12h30, prix libre
Inscription : 06.30.21.08.07

Le Bureau des guides organise la balade qui incite à « suivre Walter Benjamin », le départ se fait aussi au numéro 152 de l’artère marseillaise. Cette balade est mise en place par Christine Breton et l’association des habitants des Labourdette, l’endroit de la fin du parcours. Suivez les habitants en passant par les anciens Café Riche, l’Hôtel du Commerce et des négociants.
10h-12h, gratuit
Inscription:http://hoteldunord.coop/balades/suivre-walter-benjamin/

Toujours avec le Bureau des Guides, le parcours « Que de la bouche » permettra, grâce à des performances d’équilibristes, de découvrir la réaction des gens du « Nord » au moment où ils découvrent les Marseillais.
14h-16h30, gratuit
Inscription : https://www.helloasso.com/associations/bureau-des-guides-du-gr2013/evenements/que-de-la-bouche

Migrantour choisi de faire visiter les quartiers populaires du centre-ville sur les traces de migrants. Raconté par des guides mais aussi par les commerçants et et les habitants.
Nicole Nérieux, ancienne professeure d’histoire, et l’association AVF invite à la « découverte des personnes célèbres ou méconnus de la Canebière »
Au départ du 152, la Canebière de 14h20 à 17h
4e /pers. Réservation : dimanches.canebiere@avf-marseille.com

L’office du tourisme invite à l’exploration de la Canebière avec un guide conférencier qui racontera le quartier à l’époque du XIXe siècle jusqu’aux différentes transformations d’aujourd’hui.
Départ de l’office du tourisme, 11 la Canebière
10h30-12-30
10e (gratuit pour les – de 12 ans)
Inscription : 08.26.50.05.00 ou www.résamarseille.com

Tabasco Vidéo propose « Big Bang Bourse », une balade interactive qui fait voyager dans le temps.
Grâce à une application sur smartphone, découvrez d’une nouvelle manière le quartier de la Bourse.
Départ devant l’Office du tourisme, 11 La Canebière
11h-17h
Smartphone avec 4G et casque audio demandé.

Ancrages vous racontera l’histoire d’immigrés qui ont participé à l’enrichissement du patrimoine français. Le parcours permet de découvrir les différents cabaret orientaux. La visite se termine dans les jardins de l’hôtel Le Ryad, lieu de l’exposition « Présences arabo-orientales ».
Départ : Porte d’Aix, place Jules-Guesde
11h-13h
10e/pers, 5e en tarif réduit
Inscription : mediation@ancrages.org

L’oastau de pais propose une balade bilingue : français et provencal en passant par la Canebière, Belsunce et Chapitre. Le but est de proposer aux Marseillais de renouer avec la langue provençale.
Départ 41, La Canebière
De à 11h-18h, départ à 11h30, 14h30 et 16h
Entre 3e et 6e/pers
Inscription : ostaumarselhes@gmail.com

Lorine Sarkissian (IEJ2)

La gare maritime du Vieux-Port va voir le jour

La gare maritime du Vieux-Port va voir le jour

Après 12 ans d’attente, la nouvelle gare maritime du Vieux-Port, à Marseille, va enfin pouvoir s’installer sur le quai de Rive-Neuve.

gare maritime Vieux-Port DOC DR

Image publiée par La Provence le 22 août 2018,  signée DOC.DR. “Fosterisée”, la future gare maritime, actuellement en construction dans le Var, sera aménagée cet automne sur le quai de Rive-Neuve.

Les passagers des navettes maritimes desservant le Château d’If et le Frioul, au départ du Vieux-Port de Marseille, vont enfin avoir le droit de bénéficier d’une gare maritime en bonne et due forme d’ici la fin de l’année. En effet, après 12 ans d’attente, le projet va enfin voir le jour sur le quai de Rive-Neuve et devrait coûter plus de 2,3 millions d’euros, hors taxes. Les travaux d’aménagement, eux, « commenceront à la mi-septembre », a expliqué Christian Couton, conseiller d’arrondissement dans le 1er secteur, et délégué au Frioul dans les ancienne gare ©Jauffrey Ambrosinocolonnes de La Provence. « Cette nouvelle gare sera dans la continuité de ce qui est fait sur le Vieux-Port, c’est-à-dire qu’elle sera entièrement piétonnisée », indique de son côté Gilles De Santis, directeur de Frioul If Express. Avant d’ajouter que « celle-ci proposera un espace ombragé avec des places assises, 3 grands guichets au lieu de 2, et même des racks pour y déposer des vélos ». Un vrai soulagement pour les habitants du Frioul « j’arrive à peine à y croire », raconte en riant Annette, avant d’embarquer dans la navette.

Mais pas d’inquiétudes pour les utilisateurs réguliers de la gare, lors des travaux la billetterie sera simplement déplacée, jusqu’à fin novembre, au niveau de l’ancienne capitainerie. L’embarquement, lui, se fera à la darse Est du Mucem.

Un chantier de longue date

Tout commence en 2006, l’entreprise Frioul If Express, filiale du groupe Veolia, est choisie pour assurer la liaison Marseille-Frioul, tant espéré par les habitants qui en ont « ras-le-bol ». « Vous n’avez qu’à regarder dans l’état où elle est, et vous comprendrez vite pourquoi nous en voulons une nouvelle », raconte Jacques, un habitant de la Rue Breteuil. En effet, la gare n’a aucun endroit ombragé, une billetterie en préfabriqué, pas de chaises à proximité…en bref, elle est obsolète.

Une fois la délégation de service public signé entre la métropole Marseille Provence et l’entreprise, la gare maritime devait initialement être livrée en octobre 2007, pour 800.000 €uros. Mais il s’avère que l’entreprise délégataire a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ou plutôt, a débuté la construction de la gare sans avoir les autorisations nécessaires, selon le quotidien Var Matin qui désert Toulon où est construit la nouvelle gare. Au final, en 2010, la commission départementale des sites annule le projet puisque la préfecture « estime que celui-ci dénaturerait l’unité architecturale du futur site ». Il faut alors tout recommencer…et attendre juin 2013 pour que la commission accepte le nouveau projet dont les plans s’inpirent des estacades en bois du Vieux-Port dessinées par Norman Foster auteur également de l’ombrière en bas de la Canebière. Elle devrait être livrée le 15 octobre pour une mise en service dès le mois de novembre., dont les plans seront officiellement validés en février 2017, qui coûtera finalement plus du double du budget prévu initialement.

Jauffrey Ambrosino (IEJ3)

Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

©Lorenzo CiampiMonter du Vieux-Port jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde depuis le Pharo en moins de six minutes. Ce n’est pas de la science-fiction mais bien une réalité. D’ici 2021, les marseillais et les touristes pourront aller à la « Bonne Mère » grâce à un téléphérique. Dans la lignée de la politique de piétonnisation du centre-ville, la ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de St-Victor et renforcer l’attractivité touristique de ce point de vue unique sur la ville, la rade et les calanques. Une grosse augmentation de la fréquentation de Notre-Dame est à envisager si l’accord final est donné par la Ville en septembre prochain à la société Systra chargée de l’étude de faisabilité.

Voir un téléphérique, rempli de touristes, dans le ciel du Vieux-Port qui monte jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde, cela sera possible d’ici 2021. Ce projet ambitieux estimé à près d’un million d’euros, datant de 2014, espère créer un nouvel engouement autour de « la Bonne mère ».©Lorenzo Ciampi

Tous les visiteurs qui ont déjà visité ce lieu emblématique de Marseille savent qu’il faut beaucoup marcher et grimper de nombreuses marches. L’idée du téléphérique est partie de ce constat de base, l’accès à la basilique est trop compliqué pour les touristes.

« Notre-Dame est un lieu qui pourrait accueillir 50% de plus de visiteurs si c’était un endroit plus accessible. Le téléphérique aura pour but d’augmenter la capacité des visiteurs et de ne plus polluer les nombreux habitants qui vivent autour de la colline », solutionne Gérard Chenoz, l’adjoint LR chargé des transports à la ville de Marseille. « Ce projet va permettre aux gens de ne plus prendre leurs voitures pour monter à Notre-Dame-de-La-Garde, mais bien prendre le téléphérique », ajoute-t-il.

©Lorenzo CiampiLa ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de Saint-Victor, qui mène à la basilique. Dans ces rues bien trop étroites, les voitures, les cars, les bus et les piétons se croisent avec beaucoup de difficulté.

Historiquement, Notre-Dame-de-La-Garde possédait un funiculaire qui faisait la liaison entre la basilique et la rue Dragon. Ouvert en 1892, il a été fermé et détruit en 1967. Il avait transporté vingt millions de passagers.

En 2017, « la Bonne Mère » a accueilli près de deux millions de visiteurs. Elle est l’un des arguments touristiques majeurs de Marseille. Avec un téléphérique qui facilite l’accès, la ville compte bien augmenter le nombre de visiteurs et viser les trois millions de touristes d’après les prévisions faites par la mairie de Marseille. Marseille peut s’appuyer sur son port, le premier en France en termes de croisières. Avec en 2016 1.6 million de passagers, l’accès par cars et navettes depuis les débarcadères des grandes lignes navales en sera fluidifié. La ville qui n’a aucune structure d’accueil des cars en ville prévoit d’organiser une zone aménagée pour les bus près du carénage du vieux port.

« Le marché a été attribué à Systra pour un montant de 800.000 euros hors taxe », a déclaré Gérard Chenoz à l’AFP. Cette filiale de la SNCF s’occupe également des téléphériques d’Orléans et de Toulouse. L’entreprise travaille à l’élaboration d’un cahier des charges qui sera rendu d’ici septembre 2018. Il apportera plus de détails quant à la faisabilité du projet, sur son tracé exact ainsi que sur le prix des tickets.

Le projet, que l’on peut imaginer comme une concurrence pour les visites guidées des petits trains touristique ne suscite pas d’inquiétude de ce côté-là. “C’est une bonne chose pour la ville”, plaide Mr Serraye, directeur des petits trains touristique sur le Vieux-Port.

Aucun ou très peu d’argent public ne sera débloqué pour le financement du projet. Systra devra se rembourser sur la vente des tickets, dont le prix n’a pas été annoncé. Avec, comme objectif d’augmenter la fréquentation du site de Notre-Dame-de-La-Garde, il est probable que la ligne pour la ” Bonne Mère ” devienne La Poule aux œufs d’or pour le gestionnaire du téléphérique.

Quant à l’aspect esthétique de la structure, non loin de là ou naguère se profilait le pont transbordeur, certains voient cela comme une tache dans le paysage marseillais; mais la ville prévoit dans un souci d’harmonie, d’assimiler la structure au panorama, “Les pylônes ne seront pas ceux qu’on trouve dans une station de ski, cela peut être dans un immeuble ou bien une œuvre d’art”, détaille Gérard Chenoz.

Théo Potié & Lorenzo Ciampi (IEJ)

©Théo Potié

“Un hyper centre-ville”

“Un hyper centre-ville”

La nouvelle Mairie des 1er et 7ème arrondissement a inauguré ce matin la première édition des « Petits déjeuners du Maire », au 61 la Canebière. Ces réunions matinales ont pour ambition de rassembler tous les acteurs locaux et s’inscrivent dans le cadre de la requalification du centre-ville prévue pour 2019.

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Marché de la Plaine 2.0

Marché de la Plaine 2.0

D’ici 2020 La Plaine va être complètement réaménagée. Cette place qui accueille le marché le plus connu de Marseille fera peau neuve avec un projet d’urbanisme spectaculaire. En effet, après la rénovation du marché des Capucins qui finira en juin, la mairie de Marseille continue sur la lancée de son projet « ambition centre-ville » qui vise à redynamiser le centre urbain marseillais.

Dans cette optique, la place Jean Jaurès qui accueille tous les mardis jeudis et samedis le marché le plus©Bastien Audibert  emblématique de Marseille sera réaménagée. Initialement prévue en janvier, cette transformation débutera finalement en septembre 2018.

Avec une enveloppe de 11,5 millions d’euros, la mairie a fait les choses en grand. C’est l’Agence APS, appuyée par l’architecte milanaise Paola Vigano, qui est en charge du projet. Au programme, la disposition de deux longues remblas arborées avec au centre, deux espaces de jeux pour les minots (2-6ans et 6-12ans). Le marché quant à lui aura toujours lieu sur la place, mais certains emplacements seront néanmoins supprimés.

Un large tapis central couvrira le coeur de la place avec tout autour différents végétaux plantés pour l’occasion.

IMG_1778Il occupera 60 % des 2,5 hectares de la place. Les forains disposeront d’espaces de 6 mètres linéaires permettant de garer une camionnette. Grande nouveauté, il sera impossible de se garer sur la place dès la fin des travaux en 2020. La place sera totalement piétonne comme le souhaitait Jean-Claude Gaudin.

Beaucoup de Marseillais se réjouissent de cette transformation qui va « redonner un coup de projecteur à la place Jean Jaurès ». Pourtant elle est loin de faire l’unanimité quand on interroge les commerçants qui s’inquiètent pour leur avenir. « Le problème pour nous c’est le temps des travaux… Deux ans c’est très long. Et je parle pas seulement pour nous les forains, je pense aussi aux magasins qui bordent la place. Tout sera paralysé… », regrette Karim qui étale ses fruits et légumes à la Plaine depuis 7 ans.

Perdre au mieux leur rendez-vous hebdomadaire ou au pire leur place dans le marché, voilà les IMG_1782 (1)raisons qui poussent certains commerçants à signer des pétitions contre ce projet. Des collectifs comme celui de » La Table est Plaine » militent également contre. Selon eux, les demandes des habitants et commerçants du quartier ne sont pas prises en compte par Soleam, la société qui s’occupe des travaux. Tous dénoncent  une transformation au profit du tourisme et de la spéculation qui n’a que faire de ses habitants.

Rendez-vous dans 2 ans pour effectuer le bilan de ce dossier continue à  faire débat.

Bastien Audibert (IEJ)

La place Jean-Jaures dite La Plaine, état actuel selon Google Maps, clic

Le projet présenté en deux images par l’Agence APS de paysagistes et architectes

APS

APS

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

La place Castellane, son tumulte, son rond-point qui émet un brouhaha quotidien, mais à quelques pas de là, niché dans un recoin de la rue d’Italie, on découvre un patio avant d’entrer dans le Studio la Rétine. Des murs blancs, des poutres apparentes, et c’est tout. Le Studio mise davantage sur la pluralité de ses exposants. Photographes de tous horizons, aux styles divers et variés peuvent venir présenter leurs œuvres dans ce lieu polyvalent. A la fois galerie d’exposition, studio photo, ou encore imprimerie. Tous peuvent venir se former auprès de photographes, partenaires de cette librairie, en traitement de photos, ou séances shooting en studio et en extérieur.

Ce soir les deux gérants, et amis, accueillent l’exposition BEACH, qui propose un délicieux bain de mer photographique. Derrière l’objectif, Elisabeth Blanchet, une artiste aux horizons aussi vastes que l’océan. C’est dans une ambiance festive et familiale que l’artiste nous accueille, souriante et toujours partante pour nous faire part de ses anecdotes.

Après un passage par l’Angleterre, Elisabeth est de retour en France et s’est installée sous le beau soleil de Marseille. Son dernier projet BEACH, est une balade à travers 15 plages européennes, passant de la IMG_6416Roumanie, au Danemark, ou encore par la Grande Bretagne. La surexposition des photos est à la base une erreur de réglage. Elisabeth, en vacances à Brighton attrape un coup de soleil sur les paupières, et a eu du mal à garder les yeux ouverts une fois à la plage « J’ai voulu comprendre la douleur par mon appareil photo ». Et bien vite elle va s’amuser avec cette ambiance lumineuse sur différentes plages du contient.

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Une « travelers »

Cette ancienne professeur de maths, aux origines normandes, se lance dans les années 2000 dans une incroyable aventure. Spécialiste dans les baraquements préfabriqués d’après-guerre de par ses origines, elle part vivre à Londres, pour continuer son enquête « Il ne faut pas avoir peur de chambouler un peu le destin » confie-t-elle.  L’Angleterre va marquer un tournant dans sa carrière, accueillant à bras ouverts ses différents projets artistiques. Une différence qu’elle note en comparaison à la France

Arrivée en Grande-Bretagne, elle se confronte aux communautés nomades, où plus communément appelées là-bas les « travelers ». Elle découvre, un peu surprise, que la majorité de ces gens du voyage sont en réalité des natifs du Royaume-Uni, irlandais ou encore anglais. Cela a réveillé en elle l’envie d’aller à la rencontre de ces populations. Elle est aussi journaliste pour plusieurs magazines, et l’un d’entre eux lui propose alors un sujet attelant à la Roumanie. Vieille connaissance, puisque l’artiste quelques années auparavant y avait effectué un voyage humanitaire auprès d’orphelins de Ceausescu. Elle a alors l’idée d’un nouveau projet photo : que sont-ils devenus 25 ans plus tard ? Et ce n’est pas moins de 30 enfants devenus grands qui répondent à l’appel.

Plus récemment, lors d’un voyage en Russie, elle fait une découverte insolite. Dans un appareil photo datant des années 80 sauvé du marché aux puces de Moscou, une pellicule. Une fois développée, elle découvre le visage d’un petit garçon à travers 18 images en noir et blanc. Elle a besoin de mettre une identité, un nom sur ses photos et compte les restituer à son propriétaire. C’est via le partage sur les réseaux sociaux qu’elle retrouve Dmitry au bout de quelques semaines. Une aubaine pour cet homme d’une trentaine d’année qui avoue aujourd’hui « croire aux miracles ». Ces clichés, pris lors de son premier jour de classe, remémore la veille de l’effondrement de l’URSS.

La liste est encore longue si nous devions vous raconter toutes ses aventures. Prenez vos tongs et vos lunettes de soleil, rendez-vous du 14 mars au 7 avril, 85 rue d’Italie.*

Les Siam’s