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Catégorie : Projets

Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

©Lorenzo CiampiMonter du Vieux-Port jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde depuis le Pharo en moins de six minutes. Ce n’est pas de la science-fiction mais bien une réalité. D’ici 2021, les marseillais et les touristes pourront aller à la « Bonne Mère » grâce à un téléphérique. Dans la lignée de la politique de piétonnisation du centre-ville, la ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de St-Victor et renforcer l’attractivité touristique de ce point de vue unique sur la ville, la rade et les calanques. Une grosse augmentation de la fréquentation de Notre-Dame est à envisager si l’accord final est donné par la Ville en septembre prochain à la société Systra chargée de l’étude de faisabilité.

Voir un téléphérique, rempli de touristes, dans le ciel du Vieux-Port qui monte jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde, cela sera possible d’ici 2021. Ce projet ambitieux estimé à près d’un million d’euros, datant de 2014, espère créer un nouvel engouement autour de « la Bonne mère ».©Lorenzo Ciampi

Tous les visiteurs qui ont déjà visité ce lieu emblématique de Marseille savent qu’il faut beaucoup marcher et grimper de nombreuses marches. L’idée du téléphérique est partie de ce constat de base, l’accès à la basilique est trop compliqué pour les touristes.

« Notre-Dame est un lieu qui pourrait accueillir 50% de plus de visiteurs si c’était un endroit plus accessible. Le téléphérique aura pour but d’augmenter la capacité des visiteurs et de ne plus polluer les nombreux habitants qui vivent autour de la colline », solutionne Gérard Chenoz, l’adjoint LR chargé des transports à la ville de Marseille. « Ce projet va permettre aux gens de ne plus prendre leurs voitures pour monter à Notre-Dame-de-La-Garde, mais bien prendre le téléphérique », ajoute-t-il.

©Lorenzo CiampiLa ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de Saint-Victor, qui mène à la basilique. Dans ces rues bien trop étroites, les voitures, les cars, les bus et les piétons se croisent avec beaucoup de difficulté.

Historiquement, Notre-Dame-de-La-Garde possédait un funiculaire qui faisait la liaison entre la basilique et la rue Dragon. Ouvert en 1892, il a été fermé et détruit en 1967. Il avait transporté vingt millions de passagers.

En 2017, « la Bonne Mère » a accueilli près de deux millions de visiteurs. Elle est l’un des arguments touristiques majeurs de Marseille. Avec un téléphérique qui facilite l’accès, la ville compte bien augmenter le nombre de visiteurs et viser les trois millions de touristes d’après les prévisions faites par la mairie de Marseille. Marseille peut s’appuyer sur son port, le premier en France en termes de croisières. Avec en 2016 1.6 million de passagers, l’accès par cars et navettes depuis les débarcadères des grandes lignes navales en sera fluidifié. La ville qui n’a aucune structure d’accueil des cars en ville prévoit d’organiser une zone aménagée pour les bus près du carénage du vieux port.

« Le marché a été attribué à Systra pour un montant de 800.000 euros hors taxe », a déclaré Gérard Chenoz à l’AFP. Cette filiale de la SNCF s’occupe également des téléphériques d’Orléans et de Toulouse. L’entreprise travaille à l’élaboration d’un cahier des charges qui sera rendu d’ici septembre 2018. Il apportera plus de détails quant à la faisabilité du projet, sur son tracé exact ainsi que sur le prix des tickets.

Le projet, que l’on peut imaginer comme une concurrence pour les visites guidées des petits trains touristique ne suscite pas d’inquiétude de ce côté-là. “C’est une bonne chose pour la ville”, plaide Mr Serraye, directeur des petits trains touristique sur le Vieux-Port.

Aucun ou très peu d’argent public ne sera débloqué pour le financement du projet. Systra devra se rembourser sur la vente des tickets, dont le prix n’a pas été annoncé. Avec, comme objectif d’augmenter la fréquentation du site de Notre-Dame-de-La-Garde, il est probable que la ligne pour la ” Bonne Mère ” devienne La Poule aux œufs d’or pour le gestionnaire du téléphérique.

Quant à l’aspect esthétique de la structure, non loin de là ou naguère se profilait le pont transbordeur, certains voient cela comme une tache dans le paysage marseillais; mais la ville prévoit dans un souci d’harmonie, d’assimiler la structure au panorama, “Les pylônes ne seront pas ceux qu’on trouve dans une station de ski, cela peut être dans un immeuble ou bien une œuvre d’art”, détaille Gérard Chenoz.

Théo Potié & Lorenzo Ciampi (IEJ)

©Théo Potié

“Un hyper centre-ville”

“Un hyper centre-ville”

La nouvelle Mairie des 1er et 7ème arrondissement a inauguré ce matin la première édition des « Petits déjeuners du Maire », au 61 la Canebière. Ces réunions matinales ont pour ambition de rassembler tous les acteurs locaux et s’inscrivent dans le cadre de la requalification du centre-ville prévue pour 2019.

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Marché de la Plaine 2.0

Marché de la Plaine 2.0

D’ici 2020 La Plaine va être complètement réaménagée. Cette place qui accueille le marché le plus connu de Marseille fera peau neuve avec un projet d’urbanisme spectaculaire. En effet, après la rénovation du marché des Capucins qui finira en juin, la mairie de Marseille continue sur la lancée de son projet « ambition centre-ville » qui vise à redynamiser le centre urbain marseillais.

Dans cette optique, la place Jean Jaurès qui accueille tous les samedis le marché le plus©Bastien Audibert  emblématique de Marseille sera réaménagée. Initialement prévue en janvier, cette transformation débutera finalement en septembre 2018.

Avec une enveloppe de 11,5 millions d’euros, la mairie a fait les choses en grand. C’est l’Agence APS, appuyée par l’architecte milanaise Paola Vigano, qui est en charge du projet. Au programme, la disposition de deux longues remblas arborées avec au centre, deux espaces de jeux pour les minots (2-6ans et 6-12ans). Le marché quant à lui aura toujours lieu sur la place, mais certains emplacements seront néanmoins supprimés.

Un large tapis central couvrira le coeur de la place avec tout autour différents végétaux plantés pour l’occasion.

IMG_1778Il occupera 60 % des 2,5 hectares de la place. Les forains disposeront d’espaces de 6 mètres linéaires permettant de garer une camionnette. Grande nouveauté, il sera impossible de se garer sur la place dès la fin des travaux en 2020. La place sera totalement piétonne comme le souhaitait Jean-Claude Gaudin.

Beaucoup de Marseillais se réjouissent de cette transformation qui va « redonner un coup de projecteur à la place Jean Jaurès ». Pourtant elle est loin de faire l’unanimité quand on interroge les commerçants qui s’inquiètent pour leur avenir. « Le problème pour nous c’est le temps des travaux… Deux ans c’est très long. Et je parle pas seulement pour nous les forains, je pense aussi aux magasins qui bordent la place. Tout sera paralysé… », regrette Karim qui étale ses fruits et légumes à la Plaine depuis 7 ans.

Perdre au mieux leur rendez-vous hebdomadaire ou au pire leur place dans le marché, voilà les IMG_1782 (1)raisons qui poussent certains commerçants à signer des pétitions contre ce projet. Des collectifs comme celui de » La Table est Plaine » militent également contre. Selon eux, les demandes des habitants et commerçants du quartier ne sont pas prises en compte par Soleam, la société qui s’occupe des travaux. Tous dénoncent  une transformation au profit du tourisme et de la spéculation qui n’a que faire de ses habitants.

Rendez-vous dans 2 ans pour effectuer le bilan de ce dossier continue à  faire débat.

Bastien Audibert (IEJ)

La place Jean-Jaures dite La Plaine, état actuel selon Google Maps, clic

Le projet présenté en deux images par l’Agence APS de paysagistes et architectes

APS

APS

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

Elisabeth Blanchet, jusqu’au bout de l’Europe

La place Castellane, son tumulte, son rond-point qui émet un brouhaha quotidien, mais à quelques pas de là, niché dans un recoin de la rue d’Italie, on découvre un patio avant d’entrer dans le Studio la Rétine. Des murs blancs, des poutres apparentes, et c’est tout. Le Studio mise davantage sur la pluralité de ses exposants. Photographes de tous horizons, aux styles divers et variés peuvent venir présenter leurs œuvres dans ce lieu polyvalent. A la fois galerie d’exposition, studio photo, ou encore imprimerie. Tous peuvent venir se former auprès de photographes, partenaires de cette librairie, en traitement de photos, ou séances shooting en studio et en extérieur.

Ce soir les deux gérants, et amis, accueillent l’exposition BEACH, qui propose un délicieux bain de mer photographique. Derrière l’objectif, Elisabeth Blanchet, une artiste aux horizons aussi vastes que l’océan. C’est dans une ambiance festive et familiale que l’artiste nous accueille, souriante et toujours partante pour nous faire part de ses anecdotes.

Après un passage par l’Angleterre, Elisabeth est de retour en France et s’est installée sous le beau soleil de Marseille. Son dernier projet BEACH, est une balade à travers 15 plages européennes, passant de la IMG_6416Roumanie, au Danemark, ou encore par la Grande Bretagne. La surexposition des photos est à la base une erreur de réglage. Elisabeth, en vacances à Brighton attrape un coup de soleil sur les paupières, et a eu du mal à garder les yeux ouverts une fois à la plage « J’ai voulu comprendre la douleur par mon appareil photo ». Et bien vite elle va s’amuser avec cette ambiance lumineuse sur différentes plages du contient.

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Une « travelers »

Cette ancienne professeur de maths, aux origines normandes, se lance dans les années 2000 dans une incroyable aventure. Spécialiste dans les baraquements préfabriqués d’après-guerre de par ses origines, elle part vivre à Londres, pour continuer son enquête « Il ne faut pas avoir peur de chambouler un peu le destin » confie-t-elle.  L’Angleterre va marquer un tournant dans sa carrière, accueillant à bras ouverts ses différents projets artistiques. Une différence qu’elle note en comparaison à la France

Arrivée en Grande-Bretagne, elle se confronte aux communautés nomades, où plus communément appelées là-bas les « travelers ». Elle découvre, un peu surprise, que la majorité de ces gens du voyage sont en réalité des natifs du Royaume-Uni, irlandais ou encore anglais. Cela a réveillé en elle l’envie d’aller à la rencontre de ces populations. Elle est aussi journaliste pour plusieurs magazines, et l’un d’entre eux lui propose alors un sujet attelant à la Roumanie. Vieille connaissance, puisque l’artiste quelques années auparavant y avait effectué un voyage humanitaire auprès d’orphelins de Ceausescu. Elle a alors l’idée d’un nouveau projet photo : que sont-ils devenus 25 ans plus tard ? Et ce n’est pas moins de 30 enfants devenus grands qui répondent à l’appel.

Plus récemment, lors d’un voyage en Russie, elle fait une découverte insolite. Dans un appareil photo datant des années 80 sauvé du marché aux puces de Moscou, une pellicule. Une fois développée, elle découvre le visage d’un petit garçon à travers 18 images en noir et blanc. Elle a besoin de mettre une identité, un nom sur ses photos et compte les restituer à son propriétaire. C’est via le partage sur les réseaux sociaux qu’elle retrouve Dmitry au bout de quelques semaines. Une aubaine pour cet homme d’une trentaine d’année qui avoue aujourd’hui « croire aux miracles ». Ces clichés, pris lors de son premier jour de classe, remémore la veille de l’effondrement de l’URSS.

La liste est encore longue si nous devions vous raconter toutes ses aventures. Prenez vos tongs et vos lunettes de soleil, rendez-vous du 14 mars au 7 avril, 85 rue d’Italie.*

Les Siam’s 

Revue: requalification du quartier de l’Opéra

Revue: requalification du quartier de l’Opéra

Revue La Marseillaise 14 mars 2018

Dans son ambition pour le « cœur historique », la ville de Marseille compte changer l’image sulfureuse du quartier. Plusieurs bars à hôtesses ont été remplacés par d’autres enseignes en attendant une requalification de l’espace public.

« Un quartier propice à la promenade, constitué d’un ensemble de rues relativement étroites à sens unique et semi-piétonnes qui lui donne un atmosphère calme ». Voilà comment est décrit l’Opéra (1er) par une étude très poussée baptisée « Imaginer le centre-ville de demain » et commandée par la Ville.

La réalité est bien plus contrastée surtout à une heure avancée de la nuit. Où les devantures fermées en journée se mettent à ouvrir. Une époque en grande partie révolue selon la municipalité qui s’est échinée à faire fermer les fameux bars à hôtesses. Ciblées pour proxénétisme aggravé, dix enseignes avaient fermé simultanément il y a deux ans. Depuis, « on a discuté un à un avec les propriétaires qui étaient très méfiants », resitue Sabine Bernasconi. La maire (LR) du 1er-7e arrondissements organisait, hier matin, une visite du quartier dont elle souhaite « faire glisser l’identité » même si « les établissements de nuit font partie de la vie de l’Opéra ». En clair, rendre bien éduqué un quartier à l’image sulfureuse, royaume des proxénètes et des pickpockets.

Faire (re)venir des habitants

Du passé, selon la mairie de secteur, fière de proposer une petite tournée des nouvelles enseignes. Sur les 10 bars, « 6 ont rouvert et 4 vont bientôt l’être ». Rue Glandeves, le « sweet lady » est devenu le « sweet », un restaurant qui n’a pas tiré un trait visuel définitif sur son ancienne vocation.

(…)

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Revue: Cinéma Artplexe Canebière prévu en 2019

Revue: Cinéma Artplexe Canebière prévu en 2019

Revue Le Moniteur du 19 décembre 2017.En 2019, Marseille inaugurera un nouveau concept de cinéma de centre-ville. Le cinéma Artplexe Canebière va ouvrir ses portes au public. Dessiné par Jean-Michel Wilmotte, le complexe sera un signal sur une avenue en train de retrouver son lustre d’antan.

C’est à l’intérieur de la librairie Maupetit, en haut de la Canebière à Marseille, que Jean-Jacques Léonard, Gérard Vaugeois et Philippe Dejust ont choisi de présenter leur projet de cinéma Artplexe, installé en face dans un bâtiment dessiné par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Marseille: Ambition Centre-Ville

Marseille: Ambition Centre-Ville

 

Jean Montagnac, Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal, Jean-Luc Chauvin
Jean Montagnac, Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal, Jean-Luc Chauvin

Le maire de Marseille (LR) Jean-Claude Gaudin a lancé vendredi le plan « Ambition centre-ville » avec l’aide financière du département. Il s’agit d’un « nouveau plan global mettant en cohérence différents leviers, aller plus loin et plus fort pour améliorer le quotidien des marseillais qui y vivent qui y consomment ou qui y travaillent » a déclaré en préambule le maire qui est également président de la Métropole Aix-Marseille dans l’ancienne salle de délibération de la Mairie sur le Vieux-Port. La ville se lance à a reconquête de son épicentre historique qui est le premier pôle commercial de la métropole et du département. Il veut aussi aider les primo-accédants à s’installer.

« Aides-toi et le ciel t’aidera », a déclaré Jean-Claude Gaudin vendredi à l’issue de sa présentation appelant ainsi de ses vœux sans trop y croire une aide de l’Etat pour compléter les grosses dotations du Conseil Départemental destinées à mettre en place les « 50 actions concrètes » pour l’aménagement et la gestion de l’espace public dans le centre-ville. Aux 100 Millions d’€uros déjà offerts par le département pour des actions en cours d’ici 2020 dont la rénovation d’immeubles autour de la Canebière, une nouvelle enveloppe de 218 Millions d’€uros a été confirmée par Martine Vassal, présidente (LR) du Conseil Départemental « afin de faciliter les grands travaux de structure ».

Après la requalification de la rue Paradis pour « redynamiser cette place commerciale majeure », il a énuméré les projets détaillés dans un livre guide lancé vendredi que l’on retrouve sur le nouveau site Internet de la ville ambition-centreville.marseille.fr. Il s’agit notamment de la requalification du quartier de Noailles et du marché des Capucins, de la place Fare-Petites-Maries, de la Porte d’Aix de la place Jean-Jaurès dite La plaine, et du cours Lieutaud. Il a aussi cité le cinéma Artplexe en haut de la Canebière dont les travaux commenceront début 2018 à la place de la mairie de secteur qui ira en 2018 dans l’ancienne maison de la Région en face de l’hôtel des Feuillants sur la Canebière prévu pour 2019 et la mise en place de nombreux espaces de coworking. Pour le confort, le maire a annoncé l’aménagement de stationnement pour deux roues et un effort sur la propreté et la mise en place de 60 toilettes publiques d’ici à 2020 dont 40 sanisettes d’ici fin 2018 a précisé le président du Conseil e Territoire MPM Jean Montagnac.

« Des actions concrètes chiffrées et programmées comme on le fait dans l’entreprise, enfin ! », s’est exclamé Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de Commerce. Il a souhaité que la Ville s’occupe aussi des « transversales » des principales artères commerçantes ou passantes et la création d’un parcours touristique. Il s’est félicité que « tout soit traité dans un ensemble ». En tant que président de la CCIMP il a souhaité une révision des tarifs des parkings et la création de samedis piétons en centre-ville comme cela fonctionne très bien pour les dimanches de la Canebière une fois par mois depuis le début de l’année. « Un centre-ville embelli et apaisé, c’est une ville qui retrouve son âme » a-t-il dit avec emphase. Il ambitionne que les 3.500 commerces du centre-ville redeviennent une « vitrine de la Métropole » en prévision des événements culturels de MP2018 (suite à la Capitale de la Culture), la grande biennale d’art contemporain Manifesta en 2020, le mondial de Rugby en 2023 et les Jeux Olympiques de 2024 voire l’exposition universelle de 2025.

La présidente du Conseil Départemental, principal financier de cette « ambition centre-ville », s’est félicité de la volonté affichée « d’actions concrètes » espérant pouvoir retrouver prochainement un centre-ville « ou il fait bon vivre ». Elle a tenu à noter l’engouement des marseillais qui se sont réapproprié les espaces publics comme lors de l’inauguration de la rue paradis ou des dimanches de la Canebière.

Elle a aussi annoncé l’aide du CD13 pour la remise en eau des fontaines. Elle s’est insurgée contre les dégradations causées par les tagueurs  et souhaité redonner à Marseille sa « véritable place de Capitale du sud de la France et Capitale de la Méditerranée ».

En réponse à une question concernant la perte de compétitivité des commerces du centre-ville attribuée à l’établissement de nombreux centre commerciaux avec bientôt le Vélodrome après les terrasses du port et le centre Bourse, le maire a feint la colère vite relayé par son adjointe en charge du commerce et la maire du secteur Canebière qui sont montrées au créneau.

Solange Biaggi (LR) en charge du centre-ville a affirmé que les habitants allaient auparavant dépenser près d’un milliard d’€uros dans des centres commerciaux bénéficiant à d’autres villes  comme Plan de Campagne (Aix) ou Auchan (Aubagne). Cette « évasion commerciale » a diminué estimée maintenant à seulement 750 millions d’€uros a affirmé Solange Biaggi.

Sabine Bernasconi (LR) maire du premier secteur à l’origine de l’opération des dimanches de la Canebière, a eu le mot de la fin affirmant avec force qu’il ne fallait pas se tromper de cible. « Un centre-ville n’est pas un centre commercial mais un centre de vie culturel, économique, historique et d’avenir » a-t-elle martelé à la grande satisfaction du maire de Marseille.

A lire également sur le même sujet l’éditorial et les articles du journal Le Monde du 8 décembre 2017

 

Revue: un plan pour le centre-ville

Revue: un plan pour le centre-ville

Revue Le Figaro avec AFP du 1er décembre 2017: Un plan à 400 millions d’euros pour désembouteiller Marseille

La métropole marseillaise et le département des Bouches-du-Rhône ont présenté vendredi un plan à près de 400 millions d’euros pour créer ou requalifier de grands axes routiers, et désengorger d’ici 2020 le centre de la cité phocéenne, qui cumule des records d’embouteillages et de pollution. Après l’ouverture de plusieurs tunnels urbains et d’un tronçon de rocade autoroutière ces dernières années, la deuxième ville de France verra en 2018 le contournement autoroutier de son centre-ville parachevé, avec la livraison du “tronçon nord” de la rocade L2.

L’ensemble doit permettre aux voitures en transit entre Aix-en-Provence et Toulon de ne plus avoir à traverser l’hypercentre, à deux pas de la “Bonne-Mère” et du Vieux-Port. La cité phocéenne espère y voir le trafic se réduire “de 20% à 30%”. Pour accompagner le mouvement un nouvel axe majeur va être créé: le “boulevard urbain sud” doit améliorer d’ici 2022 la desserte en voiture des quartiers sud et du littoral, dépourvus de transports publics lourds, détaille un communiqué.

Plus près du centre, deux axes importants mais embouteillés et à la voirie délabrée, le Jarret et le cours Lieutaud, qui croise la Canebière, seront requalifiés, avec arbres et pistes cyclables, denrées rares à Marseille.

Ces aménagements représentent un investissement “sans précédent” de près de 400 millions d’euros pour la Métropole Aix-Marseille-Provence et le département, qui apportera 56% des fonds au cours des prochaines années, précise-t-elle. Les travaux s’inscrivent dans des efforts plus larges pour améliorer les transports, point noir de la métropole la plus vaste de France, Aix-Marseille-Provence. L’objectif est de doubler l’usage des transports en commun et réduire de 8% celui de la voiture d’ici 2025.

Revue Batiactu du  décembre 2017: Un plan urbain de grande envergure est lancé pour désengorger Marseille

POLLUTION. La métropole Aix-Marseille-Provence et le département des Bouches-du-Rhône ont présenté, ce vendredi, un plan de près de 400 millions d’euros pour créer ou requalifier de grands axes routiers, et désengorger le centre de la ville phocéenne d’ici à 2020.

Un plan évalué à près de 400 millions d’euros a été présenté, le 1er décembre 2017, par la métropole Aix-Marseille-Provence et le département des Bouches-du-Rhône dans un unique objectif : celui de désengorger la ville d’ici à 2020. Les deux collectivités souhaitent ainsi créer ou requalifier des grands axes routiers.

Pour accompagner la livraison, en 2018, du “tronçon nord” de la rocade L2, qui permettra aux voitures en transit entre Aix-en-Provence et Toulon de ne plus avoir à traverser l’hyper-centre, à deux pas de la “Bonne-Mère” et du Vieux-Port, un plan de création et de requalification d’un ensemble urbain ont été détaillés ce vendredi.

Lire la suite sur le site de Batiactu: clic

 A lire aussi sur le site: requalification du cours Lieutaud

Revue: Un hôtel pour réveiller la Canebière?

Revue: Un hôtel pour réveiller la Canebière?

Revue de Presse: La Provence 4/10/2017-

L’îlot des Feuillants devrait enfin ouvrir ses portes en avril 2019 sur une artère qui fait l’objet de toutes les attentions

Société - Un hôtel pour réveiller la Canebière ?

En plein coeur du quartier Noailles, l’îlot des Feuillants fait partie des nombreux projets d'”Ambition centre-ville”.PHOTO FRÉDÉRIC SPEICH
 Ils sont là, coincés dans une rue Longue des Capucins (1er) rétrécie. Alors que les travaux battent enfin leur plein du côté de l’îlot des Feuillants, les vendeurs à la sauvette des cigarettes continuent leur petit trafic. À quelques mètres de là, le marché des Capucins ne désemplit pas, dans un quartier “historique” de Marseille. Un quartier sur lequel a donc décidé de miser le groupe Fondeville qui a acquis auprès de la Ville en 2015 l’îlot des Feuillants, où un hôtel 4 étoiles de 91 chambres devrait ouvrir ses portes début avril 2019.

“Il s’agit là d’une opération compliquée, ce n’est vraiment pas un long fleuve tranquille car le bâtiment est complexe. Tous les recours ont été purgés et au moment des travaux, nous avons eu de nombreuses surprises qui ont retardé le projet”, reconnaît Raymond Fondeville, directeur du groupe familial qui a investi 16 millions d’euros. Des charpentes de type Eiffel ont été découvertes, ainsi qu’une source sous les fondations qui empêcherait donc d’exploiter pleinement le sous-sol. Adieu donc le Spa initialement prévu dans les plans pensés par Emmanuel Dujardin, du cabinet Tangram architectes, et place à une salle de fitness de 50 m². Une salle de réunion, un espace de travail nomade et une brasserie, confiée au chef Sébastien Richard, verront le jour au sein de ce complexe hôtelier baptisé “Mercure Marseille Canebière Vieux-Port” !

Lire la suite de l’article de Michaël Levy de La Provence