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Catégorie : Projets

Revue: Cinéma Artplexe Canebière prévu en 2019

Revue: Cinéma Artplexe Canebière prévu en 2019

Revue Le Moniteur du 19 décembre 2017.En 2019, Marseille inaugurera un nouveau concept de cinéma de centre-ville. Le cinéma Artplexe Canebière va ouvrir ses portes au public. Dessiné par Jean-Michel Wilmotte, le complexe sera un signal sur une avenue en train de retrouver son lustre d’antan.

C’est à l’intérieur de la librairie Maupetit, en haut de la Canebière à Marseille, que Jean-Jacques Léonard, Gérard Vaugeois et Philippe Dejust ont choisi de présenter leur projet de cinéma Artplexe, installé en face dans un bâtiment dessiné par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Marseille: Ambition Centre-Ville

Marseille: Ambition Centre-Ville

 

Jean Montagnac, Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal, Jean-Luc Chauvin
Jean Montagnac, Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal, Jean-Luc Chauvin

Le maire de Marseille (LR) Jean-Claude Gaudin a lancé vendredi le plan « Ambition centre-ville » avec l’aide financière du département. Il s’agit d’un « nouveau plan global mettant en cohérence différents leviers, aller plus loin et plus fort pour améliorer le quotidien des marseillais qui y vivent qui y consomment ou qui y travaillent » a déclaré en préambule le maire qui est également président de la Métropole Aix-Marseille dans l’ancienne salle de délibération de la Mairie sur le Vieux-Port. La ville se lance à a reconquête de son épicentre historique qui est le premier pôle commercial de la métropole et du département. Il veut aussi aider les primo-accédants à s’installer.

« Aides-toi et le ciel t’aidera », a déclaré Jean-Claude Gaudin vendredi à l’issue de sa présentation appelant ainsi de ses vœux sans trop y croire une aide de l’Etat pour compléter les grosses dotations du Conseil Départemental destinées à mettre en place les « 50 actions concrètes » pour l’aménagement et la gestion de l’espace public dans le centre-ville. Aux 100 Millions d’€uros déjà offerts par le département pour des actions en cours d’ici 2020 dont la rénovation d’immeubles autour de la Canebière, une nouvelle enveloppe de 218 Millions d’€uros a été confirmée par Martine Vassal, présidente (LR) du Conseil Départemental « afin de faciliter les grands travaux de structure ».

Après la requalification de la rue Paradis pour « redynamiser cette place commerciale majeure », il a énuméré les projets détaillés dans un livre guide lancé vendredi que l’on retrouve sur le nouveau site Internet de la ville ambition-centreville.marseille.fr. Il s’agit notamment de la requalification du quartier de Noailles et du marché des Capucins, de la place Fare-Petites-Maries, de la Porte d’Aix de la place Jean-Jaurès dite La plaine, et du cours Lieutaud. Il a aussi cité le cinéma Artplexe en haut de la Canebière dont les travaux commenceront début 2018 à la place de la mairie de secteur qui ira en 2018 dans l’ancienne maison de la Région en face de l’hôtel des Feuillants sur la Canebière prévu pour 2019 et la mise en place de nombreux espaces de coworking. Pour le confort, le maire a annoncé l’aménagement de stationnement pour deux roues et un effort sur la propreté et la mise en place de 60 toilettes publiques d’ici à 2020 dont 40 sanisettes d’ici fin 2018 a précisé le président du Conseil e Territoire MPM Jean Montagnac.

« Des actions concrètes chiffrées et programmées comme on le fait dans l’entreprise, enfin ! », s’est exclamé Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de Commerce. Il a souhaité que la Ville s’occupe aussi des « transversales » des principales artères commerçantes ou passantes et la création d’un parcours touristique. Il s’est félicité que « tout soit traité dans un ensemble ». En tant que président de la CCIMP il a souhaité une révision des tarifs des parkings et la création de samedis piétons en centre-ville comme cela fonctionne très bien pour les dimanches de la Canebière une fois par mois depuis le début de l’année. « Un centre-ville embelli et apaisé, c’est une ville qui retrouve son âme » a-t-il dit avec emphase. Il ambitionne que les 3.500 commerces du centre-ville redeviennent une « vitrine de la Métropole » en prévision des événements culturels de MP2018 (suite à la Capitale de la Culture), la grande biennale d’art contemporain Manifesta en 2020, le mondial de Rugby en 2023 et les Jeux Olympiques de 2024 voire l’exposition universelle de 2025.

La présidente du Conseil Départemental, principal financier de cette « ambition centre-ville », s’est félicité de la volonté affichée « d’actions concrètes » espérant pouvoir retrouver prochainement un centre-ville « ou il fait bon vivre ». Elle a tenu à noter l’engouement des marseillais qui se sont réapproprié les espaces publics comme lors de l’inauguration de la rue paradis ou des dimanches de la Canebière.

Elle a aussi annoncé l’aide du CD13 pour la remise en eau des fontaines. Elle s’est insurgée contre les dégradations causées par les tagueurs  et souhaité redonner à Marseille sa « véritable place de Capitale du sud de la France et Capitale de la Méditerranée ».

En réponse à une question concernant la perte de compétitivité des commerces du centre-ville attribuée à l’établissement de nombreux centre commerciaux avec bientôt le Vélodrome après les terrasses du port et le centre Bourse, le maire a feint la colère vite relayé par son adjointe en charge du commerce et la maire du secteur Canebière qui sont montrées au créneau.

Solange Biaggi (LR) en charge du centre-ville a affirmé que les habitants allaient auparavant dépenser près d’un milliard d’€uros dans des centres commerciaux bénéficiant à d’autres villes  comme Plan de Campagne (Aix) ou Auchan (Aubagne). Cette « évasion commerciale » a diminué estimée maintenant à seulement 750 millions d’€uros a affirmé Solange Biaggi.

Sabine Bernasconi (LR) maire du premier secteur à l’origine de l’opération des dimanches de la Canebière, a eu le mot de la fin affirmant avec force qu’il ne fallait pas se tromper de cible. « Un centre-ville n’est pas un centre commercial mais un centre de vie culturel, économique, historique et d’avenir » a-t-elle martelé à la grande satisfaction du maire de Marseille.

A lire également sur le même sujet l’éditorial et les articles du journal Le Monde du 8 décembre 2017

 

Revue: un plan pour le centre-ville

Revue: un plan pour le centre-ville

Revue Le Figaro avec AFP du 1er décembre 2017: Un plan à 400 millions d’euros pour désembouteiller Marseille

La métropole marseillaise et le département des Bouches-du-Rhône ont présenté vendredi un plan à près de 400 millions d’euros pour créer ou requalifier de grands axes routiers, et désengorger d’ici 2020 le centre de la cité phocéenne, qui cumule des records d’embouteillages et de pollution. Après l’ouverture de plusieurs tunnels urbains et d’un tronçon de rocade autoroutière ces dernières années, la deuxième ville de France verra en 2018 le contournement autoroutier de son centre-ville parachevé, avec la livraison du “tronçon nord” de la rocade L2.

L’ensemble doit permettre aux voitures en transit entre Aix-en-Provence et Toulon de ne plus avoir à traverser l’hypercentre, à deux pas de la “Bonne-Mère” et du Vieux-Port. La cité phocéenne espère y voir le trafic se réduire “de 20% à 30%”. Pour accompagner le mouvement un nouvel axe majeur va être créé: le “boulevard urbain sud” doit améliorer d’ici 2022 la desserte en voiture des quartiers sud et du littoral, dépourvus de transports publics lourds, détaille un communiqué.

Plus près du centre, deux axes importants mais embouteillés et à la voirie délabrée, le Jarret et le cours Lieutaud, qui croise la Canebière, seront requalifiés, avec arbres et pistes cyclables, denrées rares à Marseille.

Ces aménagements représentent un investissement “sans précédent” de près de 400 millions d’euros pour la Métropole Aix-Marseille-Provence et le département, qui apportera 56% des fonds au cours des prochaines années, précise-t-elle. Les travaux s’inscrivent dans des efforts plus larges pour améliorer les transports, point noir de la métropole la plus vaste de France, Aix-Marseille-Provence. L’objectif est de doubler l’usage des transports en commun et réduire de 8% celui de la voiture d’ici 2025.

Revue Batiactu du  décembre 2017: Un plan urbain de grande envergure est lancé pour désengorger Marseille

POLLUTION. La métropole Aix-Marseille-Provence et le département des Bouches-du-Rhône ont présenté, ce vendredi, un plan de près de 400 millions d’euros pour créer ou requalifier de grands axes routiers, et désengorger le centre de la ville phocéenne d’ici à 2020.

Un plan évalué à près de 400 millions d’euros a été présenté, le 1er décembre 2017, par la métropole Aix-Marseille-Provence et le département des Bouches-du-Rhône dans un unique objectif : celui de désengorger la ville d’ici à 2020. Les deux collectivités souhaitent ainsi créer ou requalifier des grands axes routiers.

Pour accompagner la livraison, en 2018, du “tronçon nord” de la rocade L2, qui permettra aux voitures en transit entre Aix-en-Provence et Toulon de ne plus avoir à traverser l’hyper-centre, à deux pas de la “Bonne-Mère” et du Vieux-Port, un plan de création et de requalification d’un ensemble urbain ont été détaillés ce vendredi.

Lire la suite sur le site de Batiactu: clic

 A lire aussi sur le site: requalification du cours Lieutaud

Revue: Un hôtel pour réveiller la Canebière?

Revue: Un hôtel pour réveiller la Canebière?

Revue de Presse: La Provence 4/10/2017-

L’îlot des Feuillants devrait enfin ouvrir ses portes en avril 2019 sur une artère qui fait l’objet de toutes les attentions

Société - Un hôtel pour réveiller la Canebière ?

En plein coeur du quartier Noailles, l’îlot des Feuillants fait partie des nombreux projets d'”Ambition centre-ville”.PHOTO FRÉDÉRIC SPEICH
 Ils sont là, coincés dans une rue Longue des Capucins (1er) rétrécie. Alors que les travaux battent enfin leur plein du côté de l’îlot des Feuillants, les vendeurs à la sauvette des cigarettes continuent leur petit trafic. À quelques mètres de là, le marché des Capucins ne désemplit pas, dans un quartier “historique” de Marseille. Un quartier sur lequel a donc décidé de miser le groupe Fondeville qui a acquis auprès de la Ville en 2015 l’îlot des Feuillants, où un hôtel 4 étoiles de 91 chambres devrait ouvrir ses portes début avril 2019.

“Il s’agit là d’une opération compliquée, ce n’est vraiment pas un long fleuve tranquille car le bâtiment est complexe. Tous les recours ont été purgés et au moment des travaux, nous avons eu de nombreuses surprises qui ont retardé le projet”, reconnaît Raymond Fondeville, directeur du groupe familial qui a investi 16 millions d’euros. Des charpentes de type Eiffel ont été découvertes, ainsi qu’une source sous les fondations qui empêcherait donc d’exploiter pleinement le sous-sol. Adieu donc le Spa initialement prévu dans les plans pensés par Emmanuel Dujardin, du cabinet Tangram architectes, et place à une salle de fitness de 50 m². Une salle de réunion, un espace de travail nomade et une brasserie, confiée au chef Sébastien Richard, verront le jour au sein de ce complexe hôtelier baptisé “Mercure Marseille Canebière Vieux-Port” !

Lire la suite de l’article de Michaël Levy de La Provence

Revue de presse: le centre-ville de Marseille en péril

Revue de presse: le centre-ville de Marseille en péril

Le centre-ville de Marseille en crise par manque de chalands avec la concurrence des grands centres commerciaux des terrasses du Port du Centre Bourse et bientôt du Prado Vélodrome, comme nous l’avons montré dans les pages de ce site, devrait se ressaisir pour booster les petits commerces. Destimed.fr et la Provence se penchent sur le sujet pour redonner vie au centre-ville de Marseille.

Revue de presse:

Les Terrasses du Port viennent au secours des commerces du centre-ville de Marseille, annonce desgtimed.fr. Hammerson (les Terrasses du Port), la ville de Marseille, la Chambre de Commerce et d’Industrie Marseille Provence (CCIMP), la Délégation Bouches-du-Rhône de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de région Paca viennent de signer une déclaration dʼintention pour accompagner la rénovation des devantures des commerces du centre-ville. Opération dans laquelle Hammerson versera 200 000 euros en deux ans, précise destimed.fr

La Provence s’interroge dans son édition du 28 septembre 2017 sur les moyens de “redonner vie au centre-ville” de Marseille avec des commerces qui ferment et un manque d’animation dont nombre de rues pâtissent.

Ci-dessous et en cliquant, l’article de Michaël Levy:

centre ville- 28_09_2017-1

Revue de presse de Batiactu (16/03/2016): Comment redonner vie aux centres villes

Revue de presse de Made In Marseille (15/02/2016): quel avenir pour le commerce en centre-ville à Marseille

 

 

 

 

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PROJETS POUR L’HYPERCENTRE SOLANGE BIAGGI EN JUIN 2014 (DESTIMED.FR)

Quel amour! MP2018

Quel amour! MP2018

27/09/2017 –

Tout le programme de Quel Amour!

mp2018-quelamourSincère déclaration d’amour aux arts, aux artistes et au territoire, MP2018, Quel Amour !  est le nouveau rendez-vous festif et culturel de l’année 2018. Fêtes populaires, expositions, résidences, parcours originaux en centre-ville ou en pleine nature, créations, pièces de théâtre, opéras, concerts, danse contemporaine, cirque…

De Marseille à Arles en passant par Aix-en-Provence, Aubagne, Martigues, Istres et Salon-de-Provence… Les opérateurs culturels, les théâtres, les festivals, les musées s’emparent de Quel Amour ! pour de grands rendez-vous. À commencer par les Fêtes d’ouverture du 14 au 18 février.

Du 14 février au 1er septembre 2018, la culture vous déclare à nouveau sa flamme ont annoncé les organisateurs lors d’une conférence de presse à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille Provence (CCIMP)!

Une programmation comme un coup de foudre du 14 au 18 février, annoncent les organisateurs: intense, démesurée, extraordinaire. Invitation à danser, à s’embrasser à chaque coin de rue, à contempler des expos en pleine nuit, à raconter son histoire, à prendre place sur scène ou à chanter les amours romantiques, familiaux ou altruistes… déclarent les organisateurs.

Voici le dossier de presse consultable sur Internet:

Marseille centre-ville : “Le puzzle se met en place”

Marseille centre-ville : “Le puzzle se met en place”

Entretiens croisés des élues LR Laure-Agnès Caradec et Solange Biaggi –

samedi 5 août 2017

Les élues à l’urbanisme et au commerce appellent les Marseillais à la patience. « Le puzzle est en train de se mettre en place », affirment à l’unisson, Laure Agnès Caradec adjointe (LR) en charge à l’urbanisme et Présidente d’Euroméditerranée et Solange Biaggi adjointe (LR) déléguée au commerce et au centre-ville, en réponse aux critiques des internautes et des Marseillais sur la lenteur de la réhabilitation du centre-ville. Précisant : « Le temps des villes et le temps économique ne sont pas les mêmes. » Les élues rappellent que nombre d’aménagements ont déjà été réalisés, notamment sur la Canebière, le Vieux-Port, rue de la République et Euroméditerranée. Elles incitent les Marseillais à un peu de patience sans cependant donner de date pour la fin des travaux. Considèrent que « l’activité commerciale ne dépend pas du politique mais d’initiatives privées aidées par les institutions pour les équipements structurels ». Afin de faire le point sur les travaux en cours dans le centre-ville, Laure-Agnès Caradec et Solange Biaggi assurent que la « puissance publique a fait son travail » et rappellent que les institutions « ne peuvent se substituer au privé ». Elles signalent que les investisseurs et propriétaires des bâtis et des commerces du centre-ville sont aidés par des subventions de la municipalité et surtout du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône (CD13) dont elles sont toutes deux également élues, l’une déléguée à l’urbanisme avec sa casquette d’Euromed et vice-présidente et l’autre déléguée à l’aménagement du territoire. La priorité 2014-2020 c’est « ambition centre-ville » de Marseille, indiquent-elles avant de dévoiler qu’elles se rencontrent tous les quinze jours sur ce projet de rénovation avec une quinzaine d’autres élus et les maires des trois secteurs directement concernés (du 1er au 8e arrondissements). Un centre-ville qui ne se limite pas à l’hyper-centre, précise Laure Agnès Caradec mais va des Docks au Vélodrome et du Vieux-Port au Jarret. « L’avantage de l’urbanisme est que cela touche à tout  », ajoute-t-elle, précisant qu’elle souhaite l’instauration de quartiers alternatifs rue de la République comme dans le village des Crottes et les quartiers libres près de la Friche Belle de Mai. A la présidence depuis janvier 2016 du plus grand chantier d’Europe du Sud-Est, lancé parmi d’autres qui ont restructuré la ville par le maire visionnaire que fut Robert Vigouroux (ex PS) en 1995, Laure-Agnès Caradec se félicite de l’apport pour la ville et la métropole de ce grand projet en tant également que Présidente de l’Agence d’urbanisme de l’agglomération marseillaise (AGAM). Mme Caradec affirmant que la nouvelle extension du programme Euromediterranée, Euromed 2 (de Bougainville au cap Pinède en passant par le Canet et le village des Crottes), devrait d’ici quelques années permettre aux Marseillais des quartiers nord « d’accéder à la mer et de bénéficier de nouveaux secteurs innovants hébergeant des activités créatrices d’emplois ». Entretiens croisés.

Caradec & BiaggiLes élues LR Laure-Agnès Caradec et Solange Biaggi (Photo Patricia Maillé-Caire)

 Où se situe exactement le centre-ville de Marseille ?
Laure-Agnès Caradec : Aujourd’hui la priorité du maire de Marseille et de son équipe municipale, c’est un centre-ville dans son périmètre élargi. Ce n’est pas seulement la rue Paradis, la rue SaintFerréol et la Canebière, c’est un centre-ville qui part des Docks jusqu’au Centre vélodrome, la gare SaintCharles jusqu’à la ceinture périphérique du cours Lieutaud et même jusqu’au Jarret dans certains schémas.

 Au niveau de l’Hyper-centre, comment déclinez-vous les priorités ?
LA.C : En termes de dynamisme et d’attractivité, cela se décline sur plusieurs pivots

Tout d’abord celui de la qualité de l’espace public. On a refait le Vieux-Port, la rue Paradis est en cours de réfection, la rue de la République est rénovée, on lance toutes les études pour le cours Lieutaud, et on met en place les outils nécessaires pour la qualité de l’aménagement que ce soit privé ou public grâce à l’Aire de Valorisation Architecturale et Patrimoniale (AVAP) du centre-ville à l’échelle de 480 hectares

Ensuite, on en vient à celui de l’attractivité en matière de logements, c’est à dire qu’il faut attirer des habitants en centre-ville pour le faire vivre. Il faut du flux et y réintroduire de l’activité bureaux, de l’innovation avec les espaces de coworking, les FabLab, etc… mais aussi des bureaux traditionnels.
Solange Biaggi : Le centre-ville a une vraie attractivité dans la mesure où l’on a des prix deux fois moins chers que ceux du quartier central des affaires à Euromed. On a sur la Canebière des projets structurants : le carré des feuillants avec l’hôtel, le permis de construire du cinéma a été délivré, pour une implantation à la place de la mairie des 1/7 en haut de la Canebière. La mairie pour sa part va déménager dans l’immeuble vide de la Maison de la Région.
L-A.C : Il y a les Dimanches de la Canebière qui vont reprendre en septembre, on a des espaces de coworking importants qui s’installent au niveau de la Canebière et sur les allées Gambetta. Ce sont des signaux forts. Alors je sais bien qu’il y a des perspectives qui peuvent paraître un peu loin sauf que le temps de création d’une ville est un temps long, c’est indéniable.

 

Quelles mesures tangibles pouvez-vous annoncer ?
S.B : Il ne peut y avoir d’activité sans habitants ni bureaux. J’ai demandé aux propriétaires de la rue de la République notamment de ne pas ouvrir que des boutiques d’habillement de grandes enseignes étant déjà implantées dans les grandes surfaces aux deux extrémités de ce périmètre. Enfin, la réfection de la Poste centrale Colbert pour l’administration de la Poste va amener 450 personnes à proximité. Par ailleurs, la municipalité va aider des petits commerces à s’installer dans les rues adjacentes de la rue de la République, ce qui devrait apporter du « flux » comme la création d’une suite de Galeries d’Art, rue Chevalier Roze pour la fin du mois d’août.

Que répondez-vous aux Marseillais de l’hypercentre qui s’impatientent ?
L-A.C : La puissance publique est là pour aménager et dans ce cadre, on n’a aucun reproche à nous faire : on a fait passer le tramway, on a requalifié tout l’espace public, on a contraint les propriétaires à refaire les façades et les logements. L’initiative privée, on doit l’accompagner mais il y a aussi des propriétaires qui doivent monter un plan d’action pour occuper l’espace. Après, il faut arriver à avoir une politique d’attractivité, de faire en sortes qu’il y ait du flux dans le centre-ville. Le flux touristique a doublé ou quadruplé. Nous, ce que nous faisons, c’est de mettre en place les conditions de la réussite.
S.B : Pour ce qui est de la Canebière, quand on aura toutes les pièces du puzzle qui vont s’assembler que ce soit l’hôtel des feuillants, le cinéma, la mairie, les habitants pourront constater la réussite de ce projet de réhabilitation de la Canebière et du centre-ville. 
L-A.C. : Le centre-ville est le premier pôle d’activité et le premier pôle salarié de la métropole Aix Marseille Provence. Pour aider les investisseurs, il y a deux grands projets : ravalement des façades avec l’aide du Conseil départemental qui donne jusqu’à 50% de subventions et, pour la préemption des baux et des murs le Département donne jusqu’à 70% notamment pour la Canebière.

On a l’impression que peu de boutiques ouvrent et que beaucoup tirent le rideau, dans l’hypercentre, que comptez-vous faire pour pallier cette situation ?
S.B. : Pour parler commerces, les deux investisseurs de la rue de la République, ANF et ATEMI ont fait des efforts au niveau des loyers et des commerces. C’est vrai qu’ils ont mis du temps parce qu’ils n’ont pas obtenu les deux phases en même temps. ATEMI pour sa part a connu les problèmes de la crise économique avec son foncier. Il y a des choses qui sortent sur cette rue de la République qui sont, avec ATEMI la résidence seniors, l’hôtel NH en cours, la résidence étudiante qui s’est bien remplie avec un taux d’occupation qui atteint les 70%.
LA.C : Le temps d’une ville et le temps économique n’est pas le même.


S.B : On partait de tellement loin rue de la République. Il fallait voir l’état des commerces, sur 100 il y en avait 50 qui étaient fermés, les autres étaient squattés. Ils ont repris tout cela en main et dans le même temps sont arrivés le Centre Bourse rénové, les Terrasses du Port, les Docks village. C’est vrai que c’est très lent, ça c’est sûr…

 Quels sont les principaux investissements privés dans l’Hyper-Centre outre les deux principaux propriétaires qui se partagent la rue de la République
S.B : L’hyper-centre attire des investisseurs. H&M a repris Virgin rue SaintFerréol et a mis 50M€ pour en faire un très beau magasin ; les Galeries Lafayette partent au Centre Vélodrome. Ce grand magasin rue Saint était trop proche des Galeries du Centre Bourse. Et, il était préférable, pour le centre-ville dans son périmètre élargi, que l’on ait deux pôles aux deux extrémités (Terrasses du Port au Nord et Centre vélodrome au Sud).

Que vont devenir les bâtiments des Galeries Lafayette de la rue Saint-Ferréol ?
S.B : Le groupe Virgil va investir près de 25M€ pour racheter le fonds et les murs. Il va créer en plein centre-ville de Marseille un espace coworking avec de nombreux bureaux et une centaine d’appartements connectés. Ce seront des appartements de deux, trois et quatre pièces pour les familles qui arrivent en location moyenne durée. Des appartements haut de gamme avec un roof top, un spa, une salle de gym et des magasins en rez-de-chaussée et 1er. Quand des gens investissent c’est qu’il y a du potentiel. Et nous, puissance publique nous accompagnons
L-A.C : Pour qu’il y ait des clients dans les commerces, il faut qu’il y ait des habitants. Aujourd’hui, on assiste à un changement avec des gens qui veulent revenir en centre-ville pour habiter. Pour ce faire, il faut que l’on accompagne soit des bailleurs soit des investisseurs privés qui donnent des logements de qualité et des grands logements.
S.B : C’est cela notre objectif et cela ne se fait pas en cinq minutes, c’est sûr que c’est lent…

Vous avez souvent parlé « d’offre alternative ». De quoi s’agit-il ?
LA.C : Il faut une offre alternative à ce que l’on vient de citer comme développement traditionnel que l’on voit dans tous les centres-villes du monde. Il faut que puissent se créer de nouveaux concepts avec des loyers attractifs.
S.B : Les deux principaux propriétaires de la rue de la République ont consenti à des loyers attractifs
LA.C : L’objectif est d’arriver à développer des activités alternatives à ce que l’on voit d’une façon classique et pourquoi pas rue de la République. C’est ce que nous souhaitons. Les boutiques qui ont disparu, c’est du classique que l’on voit ailleurs.
S.B : Les investisseurs ont, dans l’attente, mis à disposition trois locaux pour le collectif artistique 3013 qui prolonge à sa façon l’année 2013 Capitale Européenne de la Culture… Il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas mais cela ne se décrète pas.
L.-A.C. : Le fait que LR ait gagné les deux institutions, Département et Région et à la Métropole, on arrive à travailler main dans la main et de concert. Je trouve que l’on va beaucoup plus vite sur certains projets même si nous, en tant qu’élues, nous aimerions que cela aille encore plus vite.

 Pour Euromed. 2, vous parlez également de « quartiers alternatifs ». De quoi s’agit-il ?
LA.C : Dans le parc Habité (Euromed), 2 000 logements vont être créés avec des commerces en pied d’immeuble. Les travaux sont en cours pour le cinéma Gaumont Pathé. Cela va être un vrai pôle d’attractivité. Euromed 1 est presque terminé, il reste le quartier de la Porte d’Aix avec l’École d’architecture qui viendra de Luminy, l’IMVT, et le Parc urbain avant de poursuivre la mise en place d’Euromed 2 qui devrait apporter 20 000 nouveaux emplois. A l’extrémité nous venons de lancer Smartseille qui présente les dernières avancées en matière d’innovation et le projet de l’écoquartier des Fabriques du futur « Ici Marseille » dans l’ensemble de l’îlot XXL. Il reste le Parc Bougainville, le métro à Capitaine Gèze, la libération de la gare du Canet des voies SNCF. Il s’agit de faire un véritable lien paysager entre les quartiers Nord et la Ville avec le déplacement du trafic SNCF-Port sur Mourepiane (qui n’est pas du goût des riverain, NDLR). Enfin, la création de la Cité scolaire internationale pilotée par la Région et celle des quartiers libres autour de la Belle de Mai, la caserne du Muy et la Gare Métropolitaine pour en faire un vrai quartier lié par des lignes de tramway.

Les projets lancés sont-ils en bonne voie ?
LA.C : Euroméditerranée est un vrai accélérateur de métropole. Il faut rendre les choses irréversibles. Le puzzle est en train de se mettre en place. Il a fallu 12 ans pour que le cinéma initié par Luc Besson sorte de terre sous l’enseigne Gaumont-Pathé ; il aura aussi fallu dix années de procédures pour le début des travaux de l’immeuble « Paquebot » de Rudi Ricciotti entre la rue Malaval et la rue Fauchier entre République et Belle de Mai.

Vous avez parlé de FabLab dans le village des Crottes quel est l’avancement du projet ?
LA.C : Aujourd’hui les Crottes c’est Euromed.2 avec un projet de renouvellement urbain fort et une volonté d’y implanter la petite sœur « d’Ici Montreuil » pour faire un « Ici Marseille ». L’équipe est choisie. Cela devrait se faire d’ici la fin de l’année. Ce serait la première amorce d’un quartier alternatif qui pourrait s’inscrire en lien avec le Marché aux puces parce que l’on s’aperçoit que, dans toutes les villes internationales, c’est dans les quartiers comme celui-là en quête d’un nouveau souffle que se passe la créativité.

Quel bilan dressez-vous de cette année et demie passée à la tête d’Euromed
LA.C : Euromed a l’ambition de devenir un modèle en matière d’architecture et d’urbanisme durable en Méditerranée. L’avantage de mes différentes casquettes  Euromed, Ville et Département, est de raisonner au-delà de la Ville et de la métropole et pas simplement au périmètre d’Euroméditerranée. Ce n’est pas une île au milieu de rien… Quand je mène Quartier libre pour la Ville et Euromed, il y a des morceaux qui se superposent et évidemment, il doit y avoir une cohérence. L’avantage de l’urbanisme est que cela touche à tout.

Propos recueillis par Antoine LAZERGES

al/ avec destimed.fr

  • Le public peut voir la maquette d’Euromed.1 à l’Euromed Center dans l’immeuble de l’Astrolabe  juste après les docks sur le boulevard de Dunkerque. Celle d’Euromed.2 n’est pas encore réalisée mais le public peut trouver des documents qui décrivent le projet avec la boucle de thalassothermie livrée par EDF le parc urbain et le métro capitaine Gèze qui devait être terminé en 2016.
Pôle culturel quartier République

Pôle culturel quartier République

Revue de presse Made In Marseille  du 26/07/17, Par Agathe –


© Malika Mokadem

À la fin du mois d’août 2017, « Chevalier Roze », un pôle dédié à l’actualité artistique contemporaine, va ouvrir ses portes dans la rue du même nom, parallèle au boulevard de la République (2e). Différents espaces et galeries accueilleront, tout au long de l’année, des expositions d’artistes aussi bien français qu’internationaux.

L’inauguration du pôle culturel Chevalier Roze, prévue le 26 août prochain, fait partie des festivités organisées à Marseille du 25 au 27 août 2017 dans le cadre de la 11e édition d’Art-O-Rama, le salon international d’art contemporain. Elle fait également écho à l’ouverture de Manifesta 13, biennale européenne d’art contemporain, en 2020 à Marseille.