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Catégorie : Rouletabille

Les forains de la Plaine en crise.

Les forains de la Plaine en crise.

Les forains du marché dit de la Plaine se révoltent contre leur déménagement forcé sur d’autre marchés en raison du réaménagement de la place Jean Jaurés où ils sont installés trois matinées par semaine. Avant eux, ceux du marché des Capucins dit marché de Noailles déplacés du mois de janvier au mois de juin 2018 en haut de la Canebiere dans le cadre de la réhabilitation du centre-ville. Les forains des allées de Meilhan en haut de la Canebiere avaient aussi déménagé en 2017.
©Agatha GranddidierLes forains de la Plaine cherchent à obtenir un accord de la Mairie afin de poursuivre leur activités commerçantes à proximité de la place, sans être déplacé ou séparés de leur habitudes. Les forains craignent de perdre leur clientèle fidèle, et les discordes qui pourraient apparaitre avec les autres commerçants des autres marchés en cas de déménagement.

Marseille s’efforce de rénover la ville et de développer son attractivité. Dans son projet de rénovation, les travaux sur la place du marché de La Plaine ont provoqués de nombreux désaccord entre les forains et la Mairie. La ville a pour ambition de réaménager la place Jean-Jaures, ce qui entraine obligatoirement une délocalisation du marché de la plaine… les forains se révoltent « mon stand sur ce marché c’est mon gagne- pain, cela fait 23 ans que je©Agatha Granddidier suis ici, j’ai une clientèle fidèle, et avec ce projet je ne sais pas où je vais aller » déplore Sandrine une foraine « nous voulons qu’une partie de la plaine soit conservé durant les travaux, ou alors que l’on s’installe sur le boulevard Chave, mais on ne reçoit aucune réponse des élus » rajoute-elle. « La ville oublie que la plupart des forains vivent grace à ce métier, et à leur place sur le marché, mais ils veulent mettre entre parenthèses la vie des forains et même des familles entières » se consterne Sandrine.
« Tout ce que nous proposons c’est de continuer à travailler sur notre périmètre, nous comprenons que la ville doit être rénové, nous demandons juste de trouver une solution afin de respecter le travail de chacun » argumente Michel Marin président du syndicat des marchés de France. Le déplacement des forains sur d’autres marchés déjà implantés est risqué « les commerçants vont voir débarquer une concurrence, on craint les discordes qui vont apparaitre entre les forains ». En ce qui concerne les autres marchés, aucun forain de la Plaine ne sait s’ils sont favorables à leur arrivée « je ne comprends pas pourquoi personne n’a demandé l’avis des forains des autre marchés sur ce déménagement » se désole Michel Marin. De nombreuses solutions ont été proposées aux élus de la part des forains et portes paroles, mais rien n’y fait « on veut faire un système de rotation, durant les travaux, des forains iront sur le boulevard Chave, on a envoyé des courriels mais à l’heure actuelle personne ne nous a répondu ».
Les portes paroles des forains n’ont reçu aucuns élus, mais les marchands et les habitant du quartier de la plaine soutiennent cette démarche « nous avons 1.300 signatures du collectif de la plaine, qui comprend les riverains et les forains » se réjouis Michel Marin. Les habitants du quartier de la plaine se désolent de voir disparaitre durant une longue durée l’ambiance conviviale du marché « Les habitants du quartier nous épauleront sur le projet et sur toute les manifestations » argumente le syndicat.
©Agatha GranddidierSuite à la manifestation « opération escargot » qui s’est déroulé vendredi 7 septembre, rassemblant plus de 250 véhicules, la préfecture a décidé de fixé officiellement un rendez-vous avec les forains jeudi prochain à 18h. Les forains veulent défendre leurs droits « personne ne prend la responsabilité de ce qu’il doit se faire, on veut des réponses concrètes » , « on ne s’oppose pas aux travaux » déclare le président du syndicat des marchés de Provence. Leur position est délicate, car les travaux sont prévus pour ce samedi 15 septembre, ce qui laisse peu de temps aux forains pour avoir des réponses à leur demande. La société Soleam (Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire Métropolitaine) participe au projet de rénovation, les forains veulent que l’entreprise assiste à la réunion.
Rappellons qu’au début de l’année 2018, le marché de Noailles a subi les mêmes restrictions de déménagement « temporaire » des forains, et les travaux avaient suscités de nombreuses discordes. Des banderoles et slogan « Une Canebière pour tous les Marseillais », accusant la ville de vouloir attirer uniquement une clientèle « de luxe », et de mettre de côté tout les autres.

Agatha Granddidier
Lorine Sarkissian

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Mickey mousse sur la Canebière

Mickey mousse sur la Canebière

Pour les 90 ans de la célèbre souris imaginée en 1928 par Walt Disney, une « chasse au Mickey » est organisée à travers la ville de Marseille de la Canebière à la gare Saint Charles. Au total, trente graffs identiques sont à trouver sur les murs de la ville. Une œuvre créée par un artiste local, Rémy Uno, qui nous éclaire :

  • Pourquoi avoir choisi le titre « Quand je dormais en pyjama » ?

“C’est une figure de style, c’est pour dire que c’est en rapport avec certains détails de mon enfance. Pour la petite anecdote, à l’époque Mickey était retransmis à la télévision le samedi soir, je devais avoir 5 ou 6 ans à ce moment-là, et je dormais justement en pyjama.”

  • Pouvez-vous présenter davantage votre œuvre ?

“Eh bien cette œuvre est une peinture à huile, il m’a fallu 3 jours au total pour pouvoir la créer. Côté style je ne me suis pas trop posé de questions, puisque j’ai un style bien à moi, ma propre façon de reproduire le réel. Ce qui m’a en revanche demandé plus de réflexions c’est la partie technique, il fallait d’abord trouver un modèle de Mickey parmi les millions existant déjà, puis ensuite faire les découpages selon ma manière, et enfin tout redessiner.”

  • Mickey avait-il une place particulière dans votre enfance ?

“Il n’est pas important dans ma vie de tous les jours personnellement, à l’époque il n’y avait d’ailleurs pas eu beaucoup de dessins animés autour de lui, mais c’est un personnage qui a une certaine présence et qui est tout simplement mythique, c’est la figure de Disney. On peut notamment le comparer au signe de Batman qui est connu de tous depuis plus de 30 ans, même si l’on n’a pas forcément visionné de films ou série avec celui-ci.”

  • Est-ce que cet événement a pour but de vouloir faire rajeunir le mouvement de l’art ?

“A ce moment je pense que c’est plutôt Disney qui veut s’approprier une image plus rajeunissante puisque les jeunes sont particulièrement sensibles à tout ce qui est city, street art, la création d’images, comme c’est le cas avec ces œuvres. Je suppose que Disney veut se tourner vers les jeunes.”

  • Avez-vous eu des retours, positif ou négatif, par rapport à votre œuvre et l’événement en lui-même ?

“Non pas encore, personne ne m’a encore appelé pour me parler de ça ou me féliciter.”

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A l’occasion de l’événement autour des 90 ans de Mickey, plusieurs centaines de Marseillais ont publié des photos de l’œuvre sur le réseau social Instagram.

Justine, étudiante de 22 ans, fan de la célèbre souris : « je trouve ça bien de faire ce genre d’événements. En plus de pouvoir remporter un séjour à Disneyland Paris en publiant l’œuvre, ça permet aux parents de retomber en enfance en allant à la chasse aux Mickey Mouse à travers la ville de Marseille. Personnellement j’en ai trouvé 3 sur les 30, donc c’est un bon début ».

Margot, 35 ans, femme au foyer : « oui c’est sympa de faire ça, surtout à Marseille, pour une fois qu’il se passe des événements un peu hors du commun ici. Après personnellement ça ne m’intéresse pas plus que ça, évidemment si je passe devant une œuvre de Mickey je la prendrais en photo et la publierais ensuite mais si je n’en trouve pas je ne vais pas en faire tout un fromage ».

Flavien, 33 ans, père d’un enfant et vendeur de prêt à porter: « je ne savais absolument pas qu’il y avait ça à Marseille, il y a un petit manque de communication peut-être. Mais à part ça c’est tout bénef, ça permet aux plus âgés de retomber en enfance et aux plus jeunes de pouvoir s’amuser à chercher et découvrir un peu l’univers de Mickey. Peut-être bien que j’emmènerais mon fils de 5 ans trouver quelques Mickey, ça lui changera de sa tablette tactile ».

Jauffrey Ambrosino (IEJ)

A lire aussi La chasse au Mickey est ouverte

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

La rue Paradis, la rue Saint-Ferréol, la rue de Rome et le cours Saint-Louis constituent autant de facettes d’une seule et même pièce : la ville Marseille, telle qu’elle est. Et au centre, la Canebière comme symbole, souvent décrite comme une frontière entre les parties nord dites populaires et sud plus bourgeoises de la ville.

Les boutiques changent, la population aussi… c’est ce que l’on peut constater en déambulant dans les différentes rues qui se jettent perpendiculairement à la Canebière depuis le Vieux-Port jusqu’au marché de Noailles. Un quadrilatère où se croisent les différents types de populations marseillaises. Les plus aisés se retrouvent rue Paradis et ses boutiques de luxe ; la jeunesse et les familles déambulent dans la rue piétonne Saint Ferréol ; la population moins aisée trouve son bonheur rue de Rome prolongée par le cours Saint-Louis au croisement de la

Canebière et du cours Belsunce, l’ancien cœur du quartier qui fit la renommée de la

« Cane-Cane-Canebière ». En débarquant ici des trois lignes de tramway, du métro et des terminaux de bus, venant du nord comme du sud ou de l’est, les marseillais peuvent aussi se rendre au marché de Noailles place des Capucins, célébré dans le monde entier par les touristes comme lieu de mixité sociale typique de Marseille.

 

Entre la rue Paradis et les Capucins c’est le grand écart. Les rues Paradis, Saint Ferréol, et Rome prolongée par le cours Saint-Louis, sont séparées par quelques petites minutes de marche. « Parfois je me dis qu’on dirait vraiment plusieurs villes différentes, isolées les unes des autres séparées par quelques bâtiments » explique Hakim qui habite à proximité du cours Saint-Louis. Des boutiques de luxe peu fréquentées malgré des rues souvent bondées font place quelques mètres plus loin au centre bourse au sein duquel monsieur tout le monde peut faire ses emplettes. « C’est vrai qu’au premier abord ça peut sembler étrange. Mais c’est aussi ce qui fait l’âme de Marseille, ce qui fait que notre ville est unique. Des gens très différents, de milieux sociaux très hétérogènes peuvent se rencontrer alors qu’en principe tout les séparerait » analyse Danielle, Marseillaise depuis 25 ans et grande amatrice de la rue Paradis. Hakim, lui, ne voit pas les choses du même œil. « C’est vrai que nous sommes proches les uns des autres, mais est-ce que nous communiquons vraiment ensemble ? Je ne pense pas. Les gens restent dans leur coin, vous savez. » déplore-t-il.

 

Et la Canebière dans tout ça ? « C’est justement le symbole de cette mixité, tout Marseille y transite et on retrouve une mixité ethnique et sociale qu’il est difficile de retrouver ailleurs » argumente Danielle. « On ne voit pas ça partout, c’est vraiment spécifique », ajoute-t-elle.

La Canebière est fréquentée à la fois par ceux qui descendent des quartiers nord en tramway et également par ceux qui fréquentent les rues plus aisées. Cela créé des dissensions, les habitants des quartiers nord se sentant délaissés, exclus, loin des lieux de richesse de la ville. Il y règne donc une atmosphère bien spécifique. « Parfois, on ne sait pas trop où on est » explique Carole. C’est en effet un lieu de passage, où se rassemble la diversité de la population marseillaise. « On a parfois l’impression d’être délaissés. La mairie ne fait rien pour nous faciliter la vie » explique Karim.

Thomas Izart (IEJ3)

A lire aussi La rue Saint Ferréol attend un renouveau; et Un matin aux Capucins ainsi que Le marché de Noailles de retour 

La gare maritime du Vieux-Port va voir le jour

La gare maritime du Vieux-Port va voir le jour

Après 12 ans d’attente, la nouvelle gare maritime du Vieux-Port, à Marseille, va enfin pouvoir s’installer sur le quai de Rive-Neuve.

gare maritime Vieux-Port DOC DR

Image publiée par La Provence le 22 août 2018,  signée DOC.DR. “Fosterisée”, la future gare maritime, actuellement en construction dans le Var, sera aménagée cet automne sur le quai de Rive-Neuve.

Les passagers des navettes maritimes desservant le Château d’If et le Frioul, au départ du Vieux-Port de Marseille, vont enfin avoir le droit de bénéficier d’une gare maritime en bonne et due forme d’ici la fin de l’année. En effet, après 12 ans d’attente, le projet va enfin voir le jour sur le quai de Rive-Neuve et devrait coûter plus de 2,3 millions d’euros, hors taxes. Les travaux d’aménagement, eux, « commenceront à la mi-septembre », a expliqué Christian Couton, conseiller d’arrondissement dans le 1er secteur, et délégué au Frioul dans les ancienne gare ©Jauffrey Ambrosinocolonnes de La Provence. « Cette nouvelle gare sera dans la continuité de ce qui est fait sur le Vieux-Port, c’est-à-dire qu’elle sera entièrement piétonnisée », indique de son côté Gilles De Santis, directeur de Frioul If Express. Avant d’ajouter que « celle-ci proposera un espace ombragé avec des places assises, 3 grands guichets au lieu de 2, et même des racks pour y déposer des vélos ». Un vrai soulagement pour les habitants du Frioul « j’arrive à peine à y croire », raconte en riant Annette, avant d’embarquer dans la navette.

Mais pas d’inquiétudes pour les utilisateurs réguliers de la gare, lors des travaux la billetterie sera simplement déplacée, jusqu’à fin novembre, au niveau de l’ancienne capitainerie. L’embarquement, lui, se fera à la darse Est du Mucem.

Un chantier de longue date

Tout commence en 2006, l’entreprise Frioul If Express, filiale du groupe Veolia, est choisie pour assurer la liaison Marseille-Frioul, tant espéré par les habitants qui en ont « ras-le-bol ». « Vous n’avez qu’à regarder dans l’état où elle est, et vous comprendrez vite pourquoi nous en voulons une nouvelle », raconte Jacques, un habitant de la Rue Breteuil. En effet, la gare n’a aucun endroit ombragé, une billetterie en préfabriqué, pas de chaises à proximité…en bref, elle est obsolète.

Une fois la délégation de service public signé entre la métropole Marseille Provence et l’entreprise, la gare maritime devait initialement être livrée en octobre 2007, pour 800.000 €uros. Mais il s’avère que l’entreprise délégataire a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ou plutôt, a débuté la construction de la gare sans avoir les autorisations nécessaires, selon le quotidien Var Matin qui désert Toulon où est construit la nouvelle gare. Au final, en 2010, la commission départementale des sites annule le projet puisque la préfecture « estime que celui-ci dénaturerait l’unité architecturale du futur site ». Il faut alors tout recommencer…et attendre juin 2013 pour que la commission accepte le nouveau projet dont les plans s’inpirent des estacades en bois du Vieux-Port dessinées par Norman Foster auteur également de l’ombrière en bas de la Canebière. Elle devrait être livrée le 15 octobre pour une mise en service dès le mois de novembre., dont les plans seront officiellement validés en février 2017, qui coûtera finalement plus du double du budget prévu initialement.

Jauffrey Ambrosino (IEJ3)

La chasse au Mickey est ouverte

La chasse au Mickey est ouverte

La chasse est lancée! Mickey, la célèbre souris de Disneyland, fête ses 90 ans cette année, avec un an de moins que la Canebière.  Au tour de Marseille de célébrer cet anniversaire.  Après plusieurs  événements en l’honneur des 90 ans de l’indémodable souris, une chasse aux “Mickey cachés” a occupé la fin des vacances scolaire et la rentrée du 27 août au 23 septembre.

capture d'instragramDisneyland a décidé de lancer à Paris, Bordeaux, Lyon et Marseille une chasse aux œuvres à l’effigie de la souris Mickey. Pour cela,  quatre graffeurs  ont crée des affiches de  la souris aux grandes oreilles et invitent les habitants à se lancer à leur recherche. Déjà plusieurs événements ont été mis en place pour célébrer ce 90e anniversaire et ont permis de créer la jauge “de l’enthousiasme” dans les villescapture d'instragram participantes. Elle est consultable à tout moment sur la page facebook “Mickey France”.  Dans la continuité de cette mesure, les Parisiens, Bordelais, Lyonnais et Marseillais sont invités à alimenter, sur Instagram, le hastag #Mickey90 suivi du nom de leur ville avec les photos des affiches qu’ils auront trouvé. La ville qui récolte le plus de contributions se verra élue “Ville la plus enthousiaste de France”. Tous les capture d'instragramparticipants qui postent une photo avec ce hashtag sont inscrit à un tirage au sort pour gagner un week-end au parc d’attractions Disneyland Paris. De plus, la ville gagnante accueillera un événement spécial le 18 octobre pour l’anniversaire de la souris. Le hashtag compte déjà beaucoup de participations pour chaque ville, lancez-vous à la recherche de la trentaine de Mickey cachés dans Marseille. De la Canebière à la Gare Saint-Charles, ouvrez bien les yeux…

Lorine Sarkissian (IEJ2); photos captées sur Instagram avec l’autorisation des auteurs

Canebière/Vieux-Port : la rentrée du cash

Canebière/Vieux-Port : la rentrée du cash

affiche braderie-centre-ville-septembreLa troisième édition de « La grande braderie du centre-ville » de rues commerçantes perpendiculaires à la Canebière à proximité du Vieux-Port a déployé les grands moyens samedi 1er septembre!

L’association des commerçants organise pour la troisième année consécutive cette « Grande braderie du centre-ville ». A l’initiative depuis 2016 de  l’association Grignan & Co Marseille, cet événement a pour objectif de casser les prix et d’accueillir le maximum d’acheteur juste avant la rentrée des classes dans le périmètre rassemblant les plus belles boutiques de Marseille ! C’est aussi l’occasion pour les Marseillais de venir se balader à pied en plein cœur de Marseille et de profiter de la braderie, de son ambiance festive et de la piétonnisation exceptionnelle de ce quadrilatère interdit pour 24heures aux voitures!

Plus de 120 stands en tout genre se sont installés dans les rues, des stands gastronomiques, de vêtements de mode, de luxe, ou de décoration…. tout est réuni pour satisfaire les passants.  « C’est un véritable coup de pouce que nous offre cet événement avant de clore l’été » se réjouit Camille, vendeuse de prêt à porter. Les vendeurs profitent de cette braderie pour prolonger les soldes d’été qui se sont difficilement déroulés, la canicule l’influence d’internet et des ventes privées ont eu un impact négatif sur certain commerçant.

Marseille veut cependant mettre en avant la rénovation du centre-ville et tourner les visiteurs vers le côté « luxueux » que s’efforce de développer la municipalité dans cette partie de son territoire parallèlement au développement de grands centres commerciaux au nord au sud et au centre de la cité.

Des boutiques prestigieuses ont choisi de casser les prix, Sandro, The Kooples et toutes les enseignes de luxe faisaient des réductions allant jusqu’à -70% sur tout leur stand,  de quoi attirer les adeptes des bonnes affaires !

Les commerces de luxe implantées à Marseille attirent en masse les visiteurs. La célèbre marque Philipp Plein s’est récemment installé rue Paradis, cela souligne le fait que ces rues sont des véritables points stratégiques, qui ciblent en particulier une clientèle dites « de luxe ». Le périmètre de cette braderie n’incluait pas la rue de Rome aux boutiques plus basiques.

braderie centre villeCette braderie, c’est aussi le moyen de bien commencer la rentrée des classes et de clôturer les vacances en beauté. Au programme, de nombreuses animations pour les enfants étaient au rendez-vous, des artistes et des musiciens ont rythmé la journée shopping des Marseillais. Selon France3, l’année dernière plus de 25.000 personnes ont participé à cet événement festif. Ils étaient près de 35.000 selon une estimation municipale cette année. Pour maintenir cette attractivité, de nombreuses braderies et des vides greniers sont prévus pour le mois à venir. L’événement « La nocturne des Antiquaires » aura lieu le jeudi 6 septembre, avec au programme diverses animations, musiques et magasins ouverts jusqu’à 21heure rue Edmond Rostand derrière la Préfecture…

Pour sécuriser la braderie, plusieurs rues ont été bloquées et rendues piétonnes afin d’accueillir les commerçants et les chalands : les rues Breteuil, Paradis, Sain-Férreol, Saint Saens, Grignan et Montgrand … La police était a chaque point d’accès et de sortie du quartier. Des camionnettes bloquaient chaque entrée, afin que l’événement se déroule dans les meilleures conditions.

Agatha Granddidier (IEJ2)

A lire aussi:

Grignan & Co Marseille

la rue de Rome à la peine (2017)

Les marronniers rouges de la rue Paradis

 

Les marchés, au cœur de Marseille

Les marchés, au cœur de Marseille

Tant sur le plan de la proximité que des prix, ils favorisent la vie des Marseillais.

Il y en a pour tous les goûts ! La diversité des marchés de la cité phocéenne permet à tout le monde d’y trouver son compte. Les Marseillais louent ces commerces singuliers et la qualité des produits qui leur sont proposés. Au-delà des différences propres à chaque marché, leur implantation et leur utilité dans la commune est unanimement saluée.

On trouve le marché des capucins, dit marché de Noailles, réputé pour ses légumes frais et ses prix bas à deux pas de la Canebière dans l’ancien quartier de Noailles. C’est l’un des plus populaires, fréquenté par des résidents de toutes classes sociales et très visité des touristes amateurs de couleur locale. « Je viens toujours acheter mes légumes ici, ils sont bons, frais, et souvent moins chers qu’en grande surface », confie Valérie, retraitée. « En plus, ce n’est pas loin de chez moi, donc je n’y vois que du positif » ajoute-t-elle. La place a été réinvestie après de longs travaux. « Ca fait du bien de revenir ici, on retrouve notre clientèle et nos petites habitudes » explique Alain, présent sur ce marché au cœur de Marseille depuis des années. La zone, ouverte de 8 heures du matin jusqu’à 18 heures, et prolongée par les échoppes de la rue longue des capucins accueille toute la journée de nombreux clients.

marché du Prado (3)marché du Prado (2)Marché du PradoLe marché de Castellane, sur le Prado dans un quartier plus riche, propose une offre plus large. Il s’étend sur plusieurs centaines de mètres et expose des fruits et légumes, mais pas seulement. Il est ouvert tous les matins de la semaine et outre les stands d’alimentation, on y trouve des vêtements, des bijoux, des CDs… Il capte une large clientèle, mais moins régulière. « Je fais un passage ici de temps en temps, et parfois j’y achète mes légumes » explique Thierry, qui habite sur le Prado.

Dans la même veine, le marché de la Plaine, place Jean-Jaurès, lieu de rencontre de la jeunesse le soir, présente également des paellas, des tissus, des produits cosmétiques… Varié, il occupe une place de choix dans le cœur des Marseillais. Il est ouvert les mardis, jeudis et samedis matins. « Pour moi, c’est le meilleur marché.  C’est ici qu’il y a le plus de choix, le cadre est agréable… C’est dommage qu’il ne soit pas tout le temps ouvert » explique Stéphane, un habitué.

marché Vieux-Port (2)Marché Vieux-Port (3)marché Vieux-PortLe marché du Vieux-Port dit marché de la Criée permet de se procurer du poisson frais. Les stands sont épars et situés à proximité des bateaux amarrés chaque matin devant les étals avec la pêche du jour. Les clients sont nombreux et les vendeurs bénéficient de la proximité de la bouche de métro et du réseau des bus en bas de la Canebière. « Les affairesmarchent toujoursbien ici » explique Gérard, poissonnier.  « Je viens tout le temps ici! » s’exclame Daniel, ses victuailles dans la main. «  C’est pas trop cher, les commerçants aiment vraiment ce qu’ils font… et c’est du tout bon ! » s’enthousiasme-t-il.

Une chose est sûre, les marchés fonctionneront encore à plein régime pour un bon bout de temps à Marseille…

Thomas Izart (IEJ, texte et photos)

 

Les principaux marchés du Centre-Ville

  • Marché du cours Julien, 13 006, mercredis et dimanches de 07h à 13h
  • Marché du Prado ou de Castellane, Avenue du Prado, 13006, lundi au samedi, le matin
  • Marché de la Plaine, Place Jean Jaurès 13 006, mardis, jeudis et samedis de 08h à 13h
  • Marché de la Criée, Vieux-Port, Quai des Belges, tous les matins de 08h à 13h
  • Marché de Noailles, Place des Capucins,  13001, lundis au samedis 8h à 19h

 

Lire aussi: Le marché de Noailles est de retour ; Projet de rénovation du marché de La Plaine

 

 

 

L’OM reprend ses droits sur la Canebière

L’OM reprend ses droits sur la Canebière


A l’aube de la saison, les supporters rêvent de voir leur équipe au plus haut…

Tout Marseille derrière l’OM ! La victoire 4-0 de l’Olympique de Marseille aux dépens de Toulouse a ravivé la passion des supporters tout autour de la Canebière. Après une coupe du monde euphorique où les Marseillais se sont tous réunis autour de leur équipe nationale, la reprise du championnat fédère de nouveau tous les fans de football. L’affluence autour de la boutique officielle du club située sur la Canebière en témoigne. « Avant la saison, les clients venaient déjà et depuis vendredi dernier ça continue. La boutique fonctionne très bien, comme vous pouvez le voir » explique un vendeur.

On se souvient de l’euphorie générale quand l’OM avait atteint la finale de l’Europa League la saison passée. Les bistrots étaient tous bondés, la ville tout entière était en effervescence. Malgré les bonnes performances de l’équipe de France lors de la coupe du monde, l’engouement n’a jamais su égaler celui qui s’était illustré à chaque fois que le club avait arraché ses qualifications successives dans la compétition européenne.

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Trop chauvins, les Marseillais ? « C’est vrai qu’ici, on est avant tout derrière notre club. Beaucoup de supporters acharnés de l’OM ne suivaient pas les performances de l’équipe de France avec autant d’attention que celles de leur club » explique Danny, abonné du stade Vélodrome. Une spécificité locale, qui s’explique notamment par les performances historiques réalisées par l’équipe, seule équipe en France à avoir remporté la Ligue des Champions. « Nous avons une histoire particulière, et donc l’attachement que nous portons à notre club de foot est plus fort que dans d’autres villes. Personnellement, c’est une grande partie de ma vie » poursuit-il. En témoigne la fréquentation de tous les lieux liés à l’OM : il est rare, dans d’autres villes, de percevoir un rassemblement aussi unanime autour d’une institution sportive. Les soirs de matchs, la Canebière vit au rythme des hauts et des bas de l’équipe.

Les supporters nourrissent de grands espoirs pour cette saison et espèrent voir leur club terminer sur le podium au terme des 38 journées. « On espère revivre les moments merveilleux de la saison dernière, même si ça risque d’être difficile. Le recrutement, compte tenu des ambitions, me semble un peu léger  » analyse Anthony, fervent supporter de l’OM, le nouveau maillot sur les épaules. « J’ai l’impression qu’on est moins solides que Lyon, et bien sûr que Paris, mais j’attends de voir. Tout est possible quand on connaît le public légendaire et l’ambiance incroyable qui règne dans le stade » conclut Christian, 42 ans, père de famille, restituant bien les attentes au commencement de la nouvelle saison. Il reste 37 journées au club pour rendre fier toute une ville…

Thomas Izart (IEJ)
“438,notre littoral” du CD13 par Camille Moirenc sur le J4

“438,notre littoral” du CD13 par Camille Moirenc sur le J4

L’exposition photos «438 notre littoral » présentée par le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône (CD13) est installée sur le J4 en bas de la Canebière depuis le 7 juillet. 832 photos des plus beaux sites du littoral méditerranéen des 438 km de côte du département ont été prises par Camille Moirenc.

©Aloys EugèneC’est depuis tout jeune que Camille Moirenc parcourt le sud et le monde afin de prendre des clichés des meilleurs paysages. Véritable globe-trotteur, il a toujours été subjugué par la beauté provençale. Camargue, Côte bleue, Marseille, Cassis, La Ciotat et étang de Berre sont les 5 lieux où le photographe passionné du sud a pris les 832 clichés de l’exposition du J4 à la sortie du Vieux-Port. Une esplanade transformée en espace d’exposition en plein air à deux pas du du Musée Regards de Provence de la Villa Méditerranée et du MuCEM (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée). Une autre manière d’être confronté à l’art aux non loin des expositions OR et Ai Weiwei Fan-Tan et Manger à l’œil du MuCEM très visitées par un public nombreux venu découvrir un peu plus sur l’histoire et l’art.

Cette exposition est étalée sur une distance cumulée de 438 mètres en référence aux 438 km du littoral des Bouches-du-Rhône. Son amour pour la photo et la volonté de faire découvrir  la richesse de ses paysages méditerranéen a poussé le département prendre en charge ce projet qui a vu le jour le 7 juillet. «C’est époustouflant » lâche une mère de famille en voyant la photographie prise du Château d’If. C’est d’un hélicoptère que Camille Moirenc a pris les plus belles vues du littoral.
A côté de chacune des principales photographies exposées est adjointe un cartel avec un complément d’informations afin que le lecteur puisse en savoir plus sur l’histoire du patrimoine méditerranéen.
Cet évènement a un but contemplatif et instructif. Martine Vassal Présidente du CD13 a dit voir en cette œuvre un moyen de faire en sorte que les gens voient à quel point la nature méditerranéenne est belle. « Je souhaite qu’un maximum de personnes puisse voir sa richesse  » et que cette exposition permette « de préserver toute la biodiversité et l’environnement de ce territoire qui est absolument magnifique »

Un livre de 384 pages sera publié à la suite de l’exposition qui prendra fin le 30 septembre.
Aloys Eugène (IEJ)

Le cours Julien: place au graff

Le cours Julien: place au graff

©Aloys Eugène
Le grand escalier du Cours Julien ©Aloys Eugène

Le cours Julien est un endroit très particulier à Marseille, incontournable pourrait-on dire grâce aux différentes choses qui font qu’elle est unique: les tags, son ambiance et sa pluriculturalité.

Graffitis, boutiques en tout genre, restaurants, bars, magasins bios, marché… tout ce beau complexe est regroupé au cours st Julien à Marseille dans le 6ème  arrondissement. Aujourd’hui le thermomètre affiche 33 degrés, autant dire qu’il fait bon vivre dans cette rue piétonne qui a pour particularité d’avoir des tags de partout, les dessins vont de pair avec le quartier. Jeunes comme âgés profitent du beau cadre proposé, de cette ambiance à la cool. En ce mois de juillet beaucoup de magasins sont fermés, ce qui n’empêche pas les touristes et les habitués de prendre du bon temps sous ce beau soleil et de contempler cette rue si particulière.

Les habitants du « cours Ju » ne s’ennuient pas, même pas le soir, avec par exemple le Nexus qui est un bar gaming dont le concept est de pouvoir jouer à la console entre amis tout en sirotant son cocktail. Aux heures tardives on peut trouver sur place des restaurants, des bars, des cinémas…

De nombreux artistes sont attirés par cet endroit culturel, cosmopolite et réputé à Marseille et dans le monde artistique phocéen. Cette année s’est déroulé la 3ème édition du Street art festival qui a pour but d’animer le quartier, de faire évoluer les mentalités sur l’art qu’est le graffiti et de mettre en valeur les artistes, cet événement est surtout culturel. L’aspect culture n’est pas en reste avec la présence entre autre de l’espace Julien qui accueille différents genres artistiques comme par exemple le hip-hop ou la techno, et des musiciens qui s’y sont fait remarquer (IAM, The Wailers…). Un lieu où les futurs grands musiciens viennent tenter leur chance. Les artistes undergrounds connaissent eux aussi bien ce lieu hétéroclite.

Il y a tout sur place

« J’aime le concept du cours Ju, pour moi cette rue on est faite pour les jeunes et pour les artistes. Je suis étudiante, j’aime l’art, la littérature et aller boire des verres entre amis et franchement c’est le cadre idéal, il y a tout sur place, » se réjouit Léa, étudiante en lettres modernes.

Ce début de période estivale a surtout été marqué par la Coupe du Monde de football, au grand plaisir de tout le monde. “Vous auriez dû voir le monde qu’il y avait durant le mondial, surtout en finale, explique une serveuse de bar, c’était énorme, nous étions dépassés (les serveurs) , ça criait de partout, ça puait le bonheur ici, ça fait plaisir”.

Aloys Eugène (IEJ)