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Articles d’étudiants

Ambiance bon enfant clairsemée sur la Canebière

Ambiance bon enfant clairsemée sur la Canebière

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Nombreux sont les Marseillais qui sont venus découvrir la 7ème édition des «Dimanches de la Canebière», profitant des dernières chaleurs de l’été en dépit de la concurrence de la Foire de Marseille.

Les familles, les groupes d’amis se sont succédés ©Ilona Di’Mécosur la Canebière dimanche pour cette 7ème édition des « Dimanches de la Canebière ». Des centaines de personnes ont pu profiter de spectacles de danse, de concerts de rock, et d’expositions culturelles… Depuis le mois de janvier, la mairie du 1er et 7ème  arrondissement organise une journée de fête pour redonner vie au centre-ville depuis son artère mythique qu’est la Canebière. Une voie centrale qui fête cette année les 90 ans de la réunification en 1927 par le Conseil Municipal des trois tronçons qui la composent sur un kilomètre, la Canebière ancienne du temps de Louis XIV, la rue de Noailles et les allées de Meilhan, du Vieux-Port au kiosque à musique

IMG_1397A 11 heures déjà, les familles et les enfants étaient intrigués par la fontaine des mobiles, entièrement remodelée pour l’occasion. « Elle a du succès. Depuis le début de la matinée, ils viennent regarder les tableaux et la carte d’orientation. Les enfants aiment grimper sur la nouvelle structure », se félicite Olivier Bedu, directeur du groupe « Cabanon Vertical » à l’origine de ce projet.

Tout le long de la Canebière où l’on notait une foule plus clairsemée que les éditions précédentes, des jeux sont installés gratuitement. « C’est agréable de pouvoir profiter d’un dimanche en famille. Avec mes enfants, on était déjà venu pour les éditions précédentes et je sais qu’ils s’amusent toujours », raconte joyeusement Marie-Christine, maman de deux enfants de 5 et 8 ans. De même, des spectateurs de danse amateurs ont réuni des spectateurs.

Du côté des étals de la Fédération des Commerces du Centre-Ville, on se pressait pour trouver quelque chose à grignoter ou un plat à emporter jusqu’aux grandes tables installées à l’entrée du Centre Bourse. Cette voie était sécurisé par des plots en béton et protégée de toute incursion de véhicule comme toute la Canebière entièrement piétonnisée ou des camions et voitures de police placées en travers de la chaussée ne laissaient passer que les tramways.

IMG_1399Sur la « rue du rock » (rue Consolat au bout de la Canebière vers le Palais Longchamp), une vingtaine de groupes se sont succédé. D’univers divers, ils ont assuré le spectacle de 14h à 21h. Plusieurs dizaines de personnes les entouraient et les enfants dansaient. « Merci de vous être arrêtés pour écouter nos reprises des plus grandes chansons rock », s’exclame le chanteur avant de débuter sa dernière chanson.

Malgré la concurrence de la Foire de Marseille qui attire toujours un large public , une bonne ambiance a régné toute la journée sur l’avenue mythique de Marseille.

Les Marseillais pourront encore en profiter le dernier week-end des deux prochains mois en attendant la poursuite de cette expérience de Canebière festive et piétonne le premier dimanche de février 2018.

Ilona Di’Méco (IEJ)

« Cabanon Vertical » revisite la fontaine des mobiles

« Cabanon Vertical » revisite la fontaine des mobiles

L’association « Cabanon Vertical » s’est lancée un nouveau défi: réhabiliter la fontaine des mobiles en seulement trois jours. Le 24 septembre, à l’occasion des Dimanches de la Canebière, l’association présentera son projet culturel sur la place Léon Blum.

Rencontre avec le chef du projet, Olivier Bedu:

« Cabanon Vertical est une association qui réunit architectes, artistes… et on travaille sur l’espace public. Donc l’idée, c’est de travailler sur ce qu’on appelle des sculptures lieux, c’est à dire des structures qui joue sur la question de l’usage et de l’esthétique. On arrive à en faire des espaces de convivialité, où les gens se rencontrent. »

« On travaille beaucoup sur la vallée de l’Huveaune, à Saint-Mauront, et aussi à Salon-de-Provence. Surtout sur des quartiers d’habitats sociaux, pour retrouver du vivre ensemble. C’est un projet à l’occasion des Dimanches de la Canebière. L’idée, c’est de le laisser un mois. Avoir un temps d’expérimentation. »

Le montage de la structure ©Ilona Di’Méco

 

« La fontaine est désaffectée depuis une bonne vingtaine d’année. On a comblé le bassin par un plancher. On associe cela avec un travail qu’on a fait avec l’artiste, Nicolas Memain. On a mis des photos reprenant un point de vue à un moment de l’histoire de cette place Léon Blum. On peut donc voir des photos de la transformation par la construction de l’Eglise, par les aménagements réalisés dans les années 70 (Mise en place de Marine Ruffin). On va mettre une table d’orientation sur laquelle on peut marcher, on aura une vue aérienne de la place avec de nombreuses informations historiques.»
« C’est un projet que l’on a soumis au service culture du département qui le finance et est intégré aux Dimanches de la Canebière»  a conclu Olivier Bedu.

A voir. RDV dimanche 24 septembre de 11h à 18h place Léon Blum pour l’un des temps forts du 7ème dimanche de la Canebiè

Ilona Di’Méco (IEJ)

Bureau des guides, 152 la Canebière

Bureau des guides, 152 la Canebière

Nouveau document 2017-09-22Le bureau des guides fondé en 2013 lors de Marseille capitale de la culture, réunit des groupes d’artistes au cœur de la Canebière dans un nouveau lieu au numéro 152 en face du kiosque à musique. Un bon moyen, pour faire vivre cette avenue piétonnisée un dimanche par mois depuis janvier 2017.

Sous son nom « GR2013 », le bureau se lie à la Cité Phocéenne  notamment à travers les dimanches de la Canebière. D’autres activités sont également proposées aux passionnées de randonnée pédestre au cœur du territoire marseillais. Elle fait l’articulation entre lieux urbains et lieux de natures.

Le bureau des guides n’est pas seulement là pour faire découvrir, mais  faire aussi apprendre et prendre le temps de connaître en détails l’univers dans lequel on vit. Le tout dans un côté décalé, le bureau mélange marche et art. Des situations atypiques, ou la randonnée se transforme en marche de poésie, ou encore des installations publiques originales afin de mieux réunir les groupes. La convivialité et l’esprit de découverte, mélangés à l’art, font le charme du GR2013 dont le parcours fait 365km dessiné par des artistes dans et autour de Marseille. 

A l’occasion de la nouvelle édition des dimanches de la Canebière, ce dimanche 24 septembre sous la thématique générale du patrimoine, l’art et la culture sont à l’honneur à Marseille. Le AMBRINE ZIANI BALADE 2bureau des guides y participe avec son collectif d’artistes, dont Nicolas Mémain, urbaniste et poète que l’on voit ici en photo dans son gilet jaune en équilibre, passionné par son sujet lors d’une de ses premières conférences sur la Canebière en janvier 2017.

Nicolas Mémain aime montrer sous un nouvel angle l’environnement dans lequel les marseillais vivent. Pour le 7ème dimanche de la Canebière, il va inaugurer le nouveau bureau des guides, 152 la Canebière. Le public pourra entrer dans la première partie du local composé d’un sas vitré au travers duquel seront présentés différents aspects du GRv2013, a indiqué Loïc Magnant du bureau des guides. Il s’agit de regarder différemment la Canebière et de redécouvrir la ville avec une vue d’artiste. Nicolas Memain y racontera la Canebière à partir de 14 dimanche dans une conférence avec des images actuelles et anciennes des rues liées à la Canebière.

En face du bureau des guides, sur la fontaine des Mobiles comme support expérimental, l’association “Cabanon Vertical” proposera dimanche et pour un mois au public une autre vision interactive de la ville.

en savoir + sur le GR2013

Virginie Bonnefoy & Cynthia Aymeric (IEJ)

MP 2017, en perte de vitesse

MP 2017, en perte de vitesse

21/09/2017

Capitale européenne du sport en 2017, Marseille a manqué de fougue660dc lors de nombreuses manifestations sportives et a été négligée par les Marseillais.
Après Marseille, capitale de la culture en 2013, la deuxième ville de France a été nommé Capitale Européenne du Sport en 2017. On a noté un manque d’enthousiasme autour des événements sportifs s’est fait ressentir tout au long de l’année. Malgré quelques manifestations sportives remarquables comme le “Red Bull Crashed Ice” en ouverture, les demi-finales de Top 20232148_1473066152732864_1285303036170275857_o-318412714 en avril dernier, ou encore une épreuve du Tour de France en juillet).
La ville a pourtant pu bénéficier d’aides financières de l’Europe pour développer de nouvelles infrastructures et organiser près de 400 événements. Mais les Marseillais, de naturel sportif, n’y ont pas prêté attention.
L’adjoint au sport, Richard Miron a pourtant souligné dans La Provence la réussite de MP 2017.
tour-de-france-etape-provence« Le bilan est très positif. Grâce à ce label, nous avons accueilli des événements planétaires et MP 2017 a également permis à des Marseillais de se mettre au sport… », a-t-il déclaré récemment dans le quotidien.
Depuis, ils se disent déçus par les investissements réalisés par la ville. Dans la Marseillaise, un article soulignait l’absence d’infrastructures pour la pratique du sport chez les jeunes. Les familles y réclament des aides de la ville pour un accès plus juste au sport chez les jeunes.
La ville a encore trois mois pour convaincre les Marseillais.

Ilona Di’Méco (IEJ)

La Toutouro à l’honneur

La Toutouro à l’honneur

toutouro1Les supporter sud africains souffleurs de Vuvuzelas vont avoir des concurrents sur les gradins du Vélodrome invités à redécouvrir la Toutouro, cette trompette d’argile typiquement provençale. Habituellement vendues sur les marchés provençaux, cette trompette liée aux rites d’appel du vent qui était vendues avant la Saint Jean sur les allées Meilhan en haut de la Canebière, la Toutouro revient dimanche 24 septembre sur l’esplanade Léon Blum devant la mairie de secteur pour “donner un grand souffle sur la Canebière”.toutouro 3

Cette création du “Voyage des 10″ est présentée par le Museon Arlaten hors les murs avec Guylaine Renaud et Henri Maquet qui font des créations contemporaines sur une base patrimoniale” a précisé Gaëlle Levèque venue spécialement d’Arles pour introduire ce projet dans la programmation de la 7ème édition des dimanches de la Canebière à 15 heures. Les spectateurs et auditeurs pourront découvrir cet instrument très laid et très bruyant utilisé avec art.

Nouveau document 2017-09-21_1Nouveau document 2017-09-21_2

 

 

“Ancrages” aux « Dimanches de la Canebière »

“Ancrages” aux « Dimanches de la Canebière »

16/09/2017 –

La Canebière recevra l’association « Ancrage » dans un but éducatif lors de la 7ème édition des “Dimanches de la Canebière” le 24 septembre. Emblème de Marseille, la Canebière fête ses 90 ans cette IMG_1288année. Elle a le privilège d’accueillir les animations des  “dimanches de la Canebière” chaque fin de mois de janvier à novembre 2017.
Le marché aux poissons, des activités culturelles et artistiques, des balades…  ont réuni des dizaines de milliers de personnes chaque mois. Pour cette 7ème édition, les plus curieux pourront découvrir une association des quartiers Nord de Marseille « Ancrages ».  IMG_1293

Elle travaille sur la valorisation du patrimoine depuis de nombreuses années sur le territoire. Les noyaux villageois du 16e arrondissement qui sont marqués par le patrimoine industriel, mais aussi par l’habitat, par une question du patrimoine ferroviaire.
Une aubaine pour en apprendre davantage sur cette ville mythique de France. « Elle a vocation finalement à faire connaître l’histoire des migrations au sein de l’histoire sociale et locale parce que l’histoire des ouvriers ne se confond pas totalement avec l’histoire des migrations et c’est intéressant de savoir dans quelles conditions de vie les personnes sont arrivées et ont fait souche à Marseille. C’est pour cela qu’on s’appelle Ancrages», explique Samia Chabani, fondatrice de l’association lors d’une visite groupée de l’Estaque.
©Ilona Di’MécoPour sa première participation aux dimanches de la Canebière, l’association va s’appuyer sur une oeuvre produite par des enfants de CM1 et 6ème et par l’école Rabelais. « Les enfants qui ont marché avec nous, ont travaillé la question du patrimoine industriel. Mais aussi l’histoire du mouvement de grèves, des ouvriers, l’histoire de la main d’oeuvre étrangère qui est venue finalement faire fonctionner ce patrimoine industriel », expose-t-elle. « Cette oeuvre qui se présente comme des caisses de mémoire et représente à la fois des tuileries, des paysages, des situations d’habitat qu’a connu ce quartier au début du 19e siècle. »
A découvrir le 24 septembre sur la Canebière.

Ilona Di’Meco

République, une friperie pour attirer le chaland

République, une friperie pour attirer le chaland

DSC_0069« Maison Mère » se veut la friperie branchée de Marseille. C’est la fripe des temps modernes. La friperie style street et vintage cartonne de plus en plus rue de la République. Ouverte depuis deux semaines, c’est un nouveau souffle pour cette rue. Elle connait un franc succès auprès de tous les publics: des jeunes, des plus vieux et des touristes. Non loin de DSC_0059la rue Chevalier Roze qui vient d’ouvrir sept galeries d’art cette boutique de fripes se démarque. Dans cette rue aux enseignes grand public encore en place comme H&M voisin la friperie « maison mère » s’est fait un nom très vite.
DSC_0055Elle est installée 25 rue de la République dans
un ancien local rénové au tout début de cette voie en cours de rénovation dont les propriétaires ont du mal à faire venir le chaland. Dans un style cool, aux allures vintage elle fait la différence. « C’est loin d’être une friperie comme les autres, ici on vends des pièces uniques  et branchés », explique le propriétaire.
A l’inspiration américaine plusieurs styles sont proposés aux clients. Des stands à jean, aux tee-shirt vintage ainsi qu’un stand à sneakers font le plaisir des friands de DSC_0064pièces uniques. Destinés aussi bien aux enfants comme aux adultes, « maison mère » vends des modèles de plus en plus rares et introuvables sur les grandes surfaces.
Un dépôt vente est également mit à disposition des amateurs, pour toujours et encore plus renouveler ces pièces insolites qui font le charme de cette friperie marseillaise. 

Virginie Bonnefoy (IEJ)
Symbole de Marseille, l’histoire du Vieux-Port

Symbole de Marseille, l’histoire du Vieux-Port

©ilona Di'Méco

Au coeur de l’histoire de Marseille, il est possible de découvrir le Vieux-Port et ses environs en seulement deux heures. L’Office du Tourisme et des Congrès (OTC) propose des visites guidées chaque vendredi à partir 14h du plus vieux port français.
Au cours d’une visite effectuée le 1e septembre, les vestiges autour du Vieux-Port de Marseille n’avaient plus de secret pour deux touristes alleIMG_1864mandes et bretonnes qui ont suivi le guide. Tout au long du parcours, on y ressent l’atmosphère de la ville et l’effervescence des marseillais.
Des visites guidées « Autour du Vieux-Port » sont proposées tous les vendredis (8, 15, 22, 29 septembre) jusqu’à la fin du mois y compris sur inscription le week-end dès 15 et 16 septembre pour les journées Europénnes du Patrimoine. La basilique Notre-Dame de la Garde, La Canebière, l’abbaye Saint Victor des premiers IMG_1875chrétiens, l’Hôtel de Ville, La Cathédrale de la Major, le buste du Christ construit par Pierre Puget « le Michel-Ange français », en passant par le quartier du Panier… 87 hectares à parcourir du Panier à la gare construite XIXe siècle.©Ilona Di'Méco

On y découvre ses origines à l’époque gréco-romaine, nommée par des grecs venus de Phocée depuis les côtes anatoliennes il y a 26 siècles, avant que la ville soit colonisée et devienne un port militaire avec ses galères et ses arsenaux.
« Les bateaux amarraient sur le Vieux-Port. Au 19e siècle, il est devenu le premier port industriel de France » précise Nathalie, guide touriste.
Après la 2e guerre mondiale et la guerre d’Algérie, la ville s’effondre économiquement. « Ces monuments de la place aux Huiles au bassin carénage, sauvés in extremis, sont modernisés par IMG_1854la ville depuis 2013. Par exemple, le bâtiment où était produit « Le petit provençal » puis « Le provençal », rue de la Darse, avant de déménager. Les Arsenaux, on y déchargeait les marchandises, transformés en une boutique et un restaurant à l’enseigne des Arcenaulx… »
La visite sera truffée d’informations et d’anecdotes comme celle concernant le quartier du Panier à l’origine de l’expression « La main au panier », et sur la vieille ville au nord du Vieux-Port jusqu’aux axes est/ouest de la Canebière.

Ilona Di’Méco (IEJ)

en savoir plus sur la journée Européenne du Patrimoine à Marseille:

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Faire battre le cœur du centre-ville

Faire battre le cœur du centre-ville

La récente ouverture du pôle artistique du Chevalier Roze à entrainé un nouvel élan dans le centre-ville de Marseille. La municipalité compte en profiter pour redonner vie à l’hyper centre. La construction d’une nouvelle résidence senior rue de la République, la future ouverture d’un cinéma en haut de la Canebière… Tout est mis en place pour faire du centre-ville un nouveau lieu de découverte.

Grâce à l’ouverture de 7 galeries d’art rue  Chevalier Roze parallèle à la rue de la République dans le 1er arrondissement, la ville espère faire battre à nouveau le cœur du centre-ville. Après l’inauguration en fanfare de cette rue nouvellement investie de l’aura de l’art contemporain, les autorités locales comptent surfer sur ce dynamisme naissant. Ces espaces de galeries viennent s’ajouter aux trois lieux mis à disposition par les propriétaires de la rue de la République notamment aux numéros 52 et 56 de lieux vacants mis à disposition de l’association Marseille 3013 qui tente de faire suite aux activités du « off » de Marseille Capitale de la Culture 2013. Délaissé durant ces dernières années le centre-ville semble vouloir faire peau neuve, avant la réception de l’exposition internationale Manifesta en 2020,. En atteste également l’ouverture de la toute nouvelle résidence senior Victoria Palazzo, boulevard de la République, présidée par Didier Just destinée non à « rajeunir » la population mais à provoquer de l’animation.

« Ce quartier de Marseille est très vivant la nuit, mais grâce à ces installations, on peut espérer qu’il se développe aussi à la lumière du jour » déclare un agent de police présent sur place. « Il y a une volonté de redorer l’image de ce petit bout de Marseille ». Même si la rue du Chevalier Roze est toujours en rénovation et que la propreté laisse toujours à désirer, le quartier « offre une situation privilégiée, dans un quartier en plein renouveau » déclare Didier Just dans un publirédactionnel de La Provence du Lundi 28 août.

Ce renouveau doit profiter à la ville ainsi qu’aux Marseillais, faire en sorte qu’ils soient à nouveau fiers de leur patrimoine culturel. Les autorités locales veulent mettre fin à la fermeture des commerces et envisagent de nouvelles constructions, de nouvelles opportunités pour les habitants du centre-ville qui a tendance à se vider. Aides aux petits commerces, la construction d’un cinéma en haut de la canebière, la rénovation des bâtiments, la création de nouveaux bureaux, la reprise des Dimanches de la Canebière en septembre, tout cela desservi par le tramway. A travers ces efforts, Marseille compte redonner vie à son centre-ville et préparer au mieux l’événement international de 2020.

L’ouverture du pôle artistique soulève en tout cas une curiosité soudaine depuis son ouverture samedi 26 août. De nombreux touristes, mais aussi des locaux sont venus assister à l’inauguration du pôle et admirer les créations des artistes. La diversité des œuvres et des expositions permet d’attirer un plus grand nombre de curieux et de satisfaire tous les goûts. A noter que les 7 salles sont en « location gratuite » durant 3 ans, au moins jusqu’à Manifesta 2020, ce qui a permis également de faire venir des artistes de divers horizons plus facilement. De la galerie CrèveCœur, créée par Axel Dibie et Alix Dionot-Morani au Studio Adelaïde du franco-portugais Wilfried Almendra, tout est propice à la découverte.

Clémens Illos (IEJ)

 

La Canebière, au cœur de l’histoire marseillaise

La Canebière, au cœur de l’histoire marseillaise

 

Bas de la Canebière 2016
Bas de la Canebière

La Canebière n’aurait pas eu la renommée Canebière3qu’on lui connait sans l’activité culturelle et les animations commerciales de ses rues perpendiculaires telles que le cours Belsunce ou le cours St Louis qui ont forgé l’histoire de Marseille. Places fortes du centre-ville aujourd’hui moins reluisant, elles ont longtemps constitu é le cœur de la cité phocéenne vibrant au rythme de rencontres et des festivités en attendant le prochain “dimanche de la Canebière” le 24 septembre 2017.

« Marseille (…) Sa beauté ne se photographie pas. Elle se partage » déclare Jean Claude Izzo dans son ouvrage Total Kheops. Cette phrase résume bien les ambiances festives et la communion qu’ont pu susciter la Canebière et ses rues adjacentes.

@bienvenuemarseilleCe carrefour a longtemps concentré les différents lieux de divertissements marseillais notamment cofl’Alcazar du cours Belsunce, ancienne salle de spectacle aujourd’hui transformée en bibliothèque, et des emplacements célébres tels que le café Riche à l’angle du cours St Louis. Les petits cafés du cours Belsunce redonnent de l’animation à ce quartier écrasé par les tours Labourdette construites dans les années 60 pour accueillir les rapatriés d’Algérie qui ont depuis émigré ailleurs et le Centre Bourse qui asphyxie l’espace.

C’est à l’angle de la Canebière et du cours Belsunce qu’ont vu le jour les premières habitations au XVIIème siècle.  Le siècle suivant sera créé la jonction avec le Vieux Port et fera véritablement de cette avenue le cœur battant de Marseille en ne seule Canebière dont les trois tronçons ont été réunis sous la même appellation en 1927 en une seule voie d’un kilomètre de long du Vieux Port à l’église des Réformes en 1927.

Au XIXème siècle nait l’Alcazar. A l’époque, la Canebière est en pleine Photo Christophe MOUSTIER 1994 Entrée de l'Alcazar de Marseille avant sa rénovationrecsdronstruction, et les premiers grands magasins et salles de spectacles poussent le long de l’avenue. Créée en 1857, la salle de spectacle se forge rapidement une réputation nationale et devient l’un des points de rendez-vous les plus importants pour les marseillais. Des artistes locaux viennent s’y produire ainsi que des grands artistes venus de la capitale. C’est la salle qui a vue débuter des artistes reconnus tels que Marcel Pagnol ou Fernandel, Montand ou la « petite  Piaf ». Reconverti en cinéma en 1930, l’Alcazar ne perd pas de sa notoriété. La Canebière devient rapidement la muse de nombreux écrivains comme Jean Claude IZZO ou Emile ZOLA. Il s’y tenait d’ailleurs le Festival du livre de la Canbière jusqu’en 2015, annulé pour manque de moyens financiers 7 ans après sa création.

crs st Louis Canebiere @bienvenuemarseille

Ancien espace Culture dédié à Capitale européenne du sport ©zalAutrefois nommée la « Cannebis » en référence à la fabrication de cordages marins à base de chanvre la Canebière est aussi un lieu de modernité. Au début du XXème siècle, avant la première guerre mondiale est apparu le tramway et l’arrivée de l’architecture haussmannienne. C’est depuis la fin de la seconde guerre mondiale que la Canebière et le centre-ville sont en relatif déclin. Si elle reste un lieu très important à Marseille, elle n’a plus l’influence et la renommée d’autrefois. La fermeture du Café Riche en 1953 remplacé par des grands magasins et de l’Alcazar en 1966 en sont des exemples parfaits. Symboles forts de de l’âge d’or de la Canebière.

Délaissé depuis cette époque, le centre-ville désire aujourd’hui faire peau neuve autour de ces artères historiques. Elle est aujourd’hui devenue un lieu de passage plutôt de divertissement. “Les Champs-Elysées marseillais” en quête de renouveau espèrent retrouver leur splendeur d’antan comme le souhalite la maire du secteur. Elle a lancé en 2017 à cet effet les “dimanches de la Canebière” des derniers dimanches de chaque mois pour recréer du flux et faire redécouvrir leur centre-ville aux marseillais.

Clémens Illos (IEJ)