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Articles d’étudiants

D2K#18 le 31 mars

D2K#18 le 31 mars

affiche D2K#18La 18ème édition de la troisième saison des dimanches de la Canebière (D2K#18) aura lieu le 31 mars de 10h à 17h sur la Canebière piétonnisée et alentours immédiats. Sur le thème principal de la musique, 56 événements ont été labellisés plus le marché des producteurs et de nombreux lieux de restauration. Pour le programme complet à lire sur ordi, tablette et smartphone, cliquez sur l’image à gauche.

Alors que commence l’année de la Gastronomie en Provence, MPG2019, avec le printemps, du mercredi 21 mars jusqu’au 31 décembre 2019, cette nouvelle édition est une préfiguration de ce que pourrait redevenir la Canebière. Cette artère centrale de Marseille qui a perdu de son lustre d’antan devrait être en grande partie piétonne avant la fin de l’année. Elle devrait accueillir quatre nouvelles brasseries en 2020 pour redonner vie à ce quartier deconsidéré depuis des années et devenu une frontière entre le nord et le sud de la ville.

Nombre de commerces ont fermé faute de chalands. Les enseignes du centre-ville changent de dénomination dans un turnover incessant avec nombre de rideaux définitivement baissés. Une désaffection due, selon les commerçants, à l’installation de grandes surfaces commerciale au Centre Bourse en cœur de ville, aux terrasses du port au nord et aux Docks ou au rond-point du Prado au sud.

La mairie centrale à majorité LR, aiguillonnée par la maire du premier secteur Sabine Bernasconi (LR) des 1er et 7ème arrondissements, et largement aidée et soutenue par le Conseil Départemental (CD13) dont elle est vice présidente, s’est laissée convaincre de reprendre le plan de ville à partir de l’artère mythique de Marseille connue du monde entier. La présidente (LR) du CD13, Martine Vassal, également présidente de la Métropole Aix-Marseille Provence, a décidé de requalifier le centre ville pour stopper la désertification et lui redonner de la vie. Avec des actions culturelles le rachat de pieds d’immeubles et de boutiques abandonnées cette politique vise à un renouveau de commerces de proximité que les élus souhaitent différents des offres des grandes enseignes.

Le but premier des Dimanches de la Canebière est de “créer du lien” autour de la culture selon son initiatrice Sabine Bernasconi, maire du 1er secteur. Le but second, selon Solange Biaggi (LR) adjointe au maire en charge du commerce et du centre-ville à la mairie centrale, est de “recréer du flux” pour ré-achalander les commerces.

zoom sur D2K#18

 

Une histoire de Marseille en 90 lieux

Une histoire de Marseille en 90 lieux

histoire de marseille_1Jules Verne nous a fait faire le tour du monde en 80 jours et passer cinq semaines en ballon: il s’est trompé de quelques minutes sur le voyage de la terre à la lune;  il nous a fait voyager avec Michel Strogoff jusque dans le transsibérien qu’il n’avait pas pris. Judith Aziza nous propose une autre aventure sans quitter Marseille: découvrir ou redécouvrir cette ville qui déchaîne les passions. Elle propose une “Histoire de Marseille en 90 lieux du 16ème au 20ème siècle”.

Historienne elle a retrouvé des documents d’archive qu’elle replace dans leur contexte avec force illustrations. Une page de texte une page de photos anciennes et actuelles.  Judith Aziza divise son ouvrage en trois parties avec une présentation historique de chaque période: du 16ème au 18ème et l’extension de la ville, la mutation du port au 19ème avec une présentation de la Canebière puis des infrastructures et monuments du 20ème.  Elle fait partager sa passion depuis plusieurs années déjà sur Facebook sur un groupe public créé en 2016 “une histoire de Marseille” avec annonce de ses conférences.

 

histoire de marseille_2Un ouvrage intéressant, facile à lire et à consulter pour suivre une histoire qui se dessine au fil des 223 pages de ce livre.

Editions Gaussen, 23€.

 

 

Requalification du Centre-Ville

Requalification du Centre-Ville

Le centre-ville de Marseille autour de la Canebière devrait retrouver d’ici 2020 son lustre et sa vitalité d’antan et être requalifié en zone de vie avec cafés, brasseries, espaces coworking, rues piétonnes et laboratoires d’idées. Aucune date n’avait été avancée au début de ce projet par Sabine Bernasconi, la maire (LR) du secteur également vice présidente du Conseil Départemental. Son premier pari, dès 2016, était d’intéresser les associations culturelles au développement de l’attractivité de la Canebière et d’y associer les habitants avec les manifestations mensuelles des dimanches de la Canebière qu’elle a lancées en janvier 2017. Ensuite elle a réussi à entraîner dans son sillage les autres élus de la ville et du département, ceux qui y croyaient et ceux qui n’y croyaient pas. Aidée par la présidente (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et présidente de la Métropole Aix-Marseille Martine Vassal, elle est en passe de réussir son pari. Après la réhabilitation de la rue Saint-Ferréol, du Vieux-Port, de la rue Paradis  et de la place du marché des Capucins, et en attendant la nouvelle place Jean-Jaurès dite La Plaine (dont les travaux commencés par la ville entre trois secteurs municipaux font encore débat), le drame de la rue d’Aubagne où 8 habitants ont perdu la vie le 5 novembre 2018 sous les décombres de leurs immeubles vétustes avait suspendu les annonces d’embellissement du centre-ville. Trois mois après ce drame encore dans tous les esprits, des poursuites judiciaires sont lancées à la recherche des responsablités. Le temps a repris son cours.

Lancement officiel le 7 mars des grands travaux de requalification du centre-ville avec piétonnisation partielle de la Canebière orchestré par Martine Vassal et Sabine Bernasconi.

Revue de presse:

Destimed.fr:  >

Métropole Aix-Marseille Provence : Martine Vassal lance les travaux de requalification du centre-ville de Marseille
vendredi 8 mars 2019
Après avoir financé la requalification des centres-villes d’Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, La Ciotat, Gignac-la-Nerthe, Cassis, Ceyreste, la Métropole Aix-Marseille-Provence intervient dans le centre-ville de Marseille. Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, a lancé les travaux de requalification ce jeudi 7 mars, entourée de Sabine Bernasconi, maire du secteur et Laure-Agnès Caradec, conseillère de la Métropole, vice-présidente du Territoire Marseille Provence, par une visite de chantier notamment dans le 1er arrondissement : Cours d’Estienne d’Orves, Cours Jean Ballard, rue Francis Davso, rue Bir Hakeim…
Lire la suite de l’article de Michel Caire sur destimed.fr, clic

 

Lire aussi la présentation de cet événement par le site MadeinMarseille, clic

Top départ de la requalification et la piétonnisation du centre-ville de Marseille

A lire encore la présentation officielle par le site de la Métropole Aix-Marseille, clic

 

D2K#17 Portfolio

D2K#17 Portfolio

La 17 ème édition des Dimanches de la Canebière (D2K#17) résumé en un portfolio réalisé par Fabio Piazza, étudiant en deuxième année de l’Institut Européen de Journalisme (IEJ) partenaire de la Hune de Canebière : clic

A lire également le bilan en images de cette journée par Vincent Tolmau, étudiant en troisième année de l’IEJ: clic

et les Instagrams et Twitts postés dans la journée du dimanche 24 février 2019 et toujours consultables sur ce site par Agatha Grandiddier (IEJ2)

 

 

“Bigbangbourse”: l’histoire interactive de Marseille sur Internet

“Bigbangbourse”: l’histoire interactive de Marseille sur Internet

Du nouveau sur Internet. Avec du vieux de jeunes passionnés ont fait du neuf: l’histoire de Marseille en jeu video interactif sur ordi, tablette ou smartphone.

« Bigbangbourse.com », la nouvelle application web propose une balade connectée dans le quartier de la Bourse, et Jacques Bonnadier, journaliste marseillais, de présenter ainsi la jeune équipe enthousiaste et inventive de l’association « Tabasco Vidéo », créatrice de ce grand jeu-découverte au cœur même de Marseille:

Le grand jeu, c’est une « archéonaute » qui en est l’ordonnatrice. Il s’agit d’une « voyageuse spatio-temporelle », dernière disciple de Pythéas – le père fondateur de « l’Ordre des Archéonautes », comme chacun sait ! – que l’on suit dans son exploration d’un « morceau de terre »  aujourd’hui coincé entre République, Colbert, Belsunce, Canebière, un quadrilatère qui résume à lui seul toute l’histoire de Marseille depuis ses origines jusqu’à nos jours. Notre archéonaute dispose pour cela d’un vaisseau – un vaisseau parlant, c’est plus pratique ! –, le « physiorama », inspiré d’un vrai monument jadis érigé sur la place de la Bourse, qui lui permet de naviguer dans le temps et d’accéder aux archives ayant trait aux diverses époques qu’elle traverse. Il arrive en outre qu’un témoin d’un moment de cette histoire surgisse sur la toile, dont le propos éclaire tel ou tel aspect de tel ou tel épisode.

J’ai raconté moi-même devant la caméra de l’archéonaute toute l’aventure de la mise au jour des vestiges grecs de « derrière la Bourse », telle que je l’ai de très près vécue et que j’en ai rendu compte journalistiquement depuis le mois de février 1967 jusqu’à l’inauguration du Musée d’Histoire de Marseille en février 1983. D’autres parlent de l’ancien quartier de la Blanquerie qui s’est développé sur ce site, du grand terrain vague qui l’a remplacé au début du XXe siècle, de la construction du Centre-Bourse, etc…

Bref, c’est une histoire riche et passionnante que proposent, par l’image, le texte et les sons, ce « Bigbangbourse » et que vous pouvez découvrir en déambulant « in situ », grâce à son appli sur votre « smartphone » ou bien, si comme moi vous n’êtes pas pourvu de cet instrument, sur votre basique ordinateur-maison

Ce sont quatre jeunes gens, Marseillais d’adoption depuis une quinzaine d’années, férus comme personne de l’histoire de la ville et de ses quartiers, qui ont conçu et réalisé, en partenariat avec le Musée d’Histoire de Marseille, ce parcours informatique et néanmoins ludique. Ils sont réunis depuis 1999 au sein de l’association « Tabasco Vidéo » pour mettre en œuvre des projets participatifs avec le concours d’habitants de notre bonne ville – et ça marche ! A preuve, leur « Bigbangbourse », créé avec la collaboration d’une trentaine de personnes au cours d’ateliers d’enquête, d’écriture et de production, est déjà bien avancé dans sa réalisation. Vous pouvez déjà en visiter le prologue et le 1er livre.  Les trois autres, dont l’esquisse est déjà visible sur vos ordis portables ou non, suivront bientôt, pour une présentation de l’œuvre complète en septembre prochain, à l’occasion des Journées du Patrimoine. Rendez-vous pris !

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*Pour l’appli : https://bigbangbourse.com  Pour être tenu informé des événements liés au projet : https://www.tabascovideo.com/derriere-la-bourse/  Pour joindre l’association : contact@tabascovideo.com

Laid, Beau, Sublime? au Musée des enfants

Laid, Beau, Sublime? au Musée des enfants

« Laid, Beau, Sublime ? ». Ce n’est pas un sujet de bac mais une question posée aux enfants à partir de 5 ans au Préau des Accoules à Marseille. Ce « Musée des Enfants », dans une exposition participative ouverte depuis le 17 octobre 2018 jusqu’au 6 juillet 2019, se propose de faire réfléchir les enfants sur le thème de la beauté dans l’art. Tout change selon les époques et les canons de l’esthétique dans différentes cultures depuis les grecs de l’antiquité. Et les enfants suivent et jouent le jeu.

afficheSylvia Marreau, médiatrice culturelle du musée s’amuse. Par groupes de dix, elle leur pose des questions. « Est-ce qu’une personne laide peut être belle à la fois ?», puis « une personne grosse peut-elle être belle ? ». Oui répond Kéra, 8 ans, à la première question ; oui répond sa sœur Sophia, 5 ans, à la seconde.

La guide leur raconte les différentes façons de concevoir la beauté selon les coutumes ou les cultures comme les femmes à plateau d’Ethiopie, les femmes girafe de Birmanie ou les chinoises aux petits pieds torturés. « Chacun son goût » dit Lena, 8 ans. Sylvia Marreau leur présente le diable de la mexicaine Carmina dont l’image est sur l’affiche de l’exposition. Est-il beau, attirant, repoussant ? Bizarre dit Lena, moche, dit son frère Andrea, 5 ans, laid dit Kéra, un monstre dit Sophia. Mais il est beau avec ses serpents rajoute Andrea.

Les enfants prennent ainsi conscience de la notion de beau et de laid. Ils poursuivent la visite Beau, laid...devant des tableaux et des sculptures réalistes ou surréalistes. Les filles connaissent déjà Aphrodite au programme de CE2, avec les garçons elles surprennent dans leur lecture d’Orphée aux enfers de Pierre-Amédée Marcel-Beronneau. Ils s’intéressent à Hadès, le maître des enfers dont ils connaissaient le chien Cerbère aux trois têtes ; ils découvrent Orphée et Eurydice ; ils abordent le cubisme et citent Picasso dont ils ont découvert des œuvres dans ce même musée ; ils s’interrogent devant une œuvre surréaliste de Victor Brauner.

Est-ce beau, est-ce laid ? L’oiseau de paradis de Martial Raysse construit avec des déchets de bouteilles plastiques leur pose un problème. Un objet de collection dans les années 70 fait de bouteilles maintenant interdites. Guidés par la médiatrice culturelle ils comprennent que « cette œuvre pas belle, en plastique de matériaux de récupération est une sublimation qui rend plus beaux ces objets ». Comme le diable mexicain de l’affiche.

Deux filles ont joué la sortie d’Orphée des enfers dans le petit théâtre de marionnettes mis à disposition tandis que d’autres enfants fabriquent des œuvres d’art qui seront toutes sublimes pour leurs parents et accompagnateurs.

“C’est très bizarre”, dit Lena en parlant de l’exposition. “Oui mais c’était beau le monstre très laid”, rajoute son frère Andrea.

al/

  • Préau des accoules, musée des enfants; 29, montée des Accoules – 13002, Marseille
  • tel: 0491915206; resa-preaudesaccoules@marseille.fr
D2K#17 Temps Forts & programme

D2K#17 Temps Forts & programme

 

affiche D2K#17 La 17ème édition des Dimanches de la Canebière sera piétonne et extrèmement sécurisée pour la troisième saison de cet événement dans le 1er secteur de Marseille marqué début novembre par le drame de la rue d’Aubagne qui a fait 8 morts ensevelis sous les décombres de leurs immeubles vétustes.

Cette nouvelle édition sera l’occasion de partager avec les enfants et les personnes déplacées des immeubles évacués, a dit la maire (LR) de secteur Sabine Bernasconi à l’initiative de ces manifestations le dernier dimanche de chaque mois depuis janvier 2017.

Vous trouverez le programme de ce dimanche réalisé par Vincent Tolmau (étudiant en journalisme IEJ3) en cliquant sur l’affiche du 24 février ou ici.

conf presse SB D2K#17Sur tablette et smartphone, depuis la légende vous pourrez trouver les différentes activités proposées et le cheminement pour vous y rendre.

Vous trouverez également ci-après les points forts de cette journée de 10h à 17h avec une prolongation à partir de 18h sur la place des Danaïdes avec de la musique programmée par La Meson.

 

Les lettres et chiffres en référence sont ceux indiqués sur les dépliants distribués par la mairie du 1/7 pour cette 17 édition.

Temps forts Dimanches-Canebiere-Depliant-Fev-2019-1

 

 

 

D2K#17 : Dimanches Canebière Saison 3

D2K#17 : Dimanches Canebière Saison 3

Le 17ème Dimanche de la Canebière ouvrira le 24 février la troisième saison de cette manifestation qui avait marqué un temps d’arrêt en novembre après la catastrophe de la rue d’Aubagne et la mort de huit habitants dans l’écroulement de leurs immeubles vétustes. « Nous avons ce drame à l’esprit »  a déclaré la maire (LR) du premier secteur (1er  et 7ème arrondissements) Sabine Bernasconi en annonçant la reprise de ces événements réguliers des derniers dimanches de chaque mois aux acteurs culturels qui participent à la programmation.

« Nous avons besoin de temps de partages et d’émotions » notamment pour cette 17ème  édition placée sous la thématique du cirque. A l’occasion de la Biennale Internationale du Cirque à Marseille « la plus belle artère de la ville est offerte aux acrobates » dans un centre-ville « qui a plus que jamais besoin de cohésion ». Un centre-ville « qui s’apaise, agréable à vivre et qui apporte du respect et de la considération à tous », a-t-elle dit devant une centaine d’acteurs culturels au théâtre de l’œuvre qui participe depuis le début à la programmation des Dimanches. Elle avait lancé cette opération mensuelle en janvier 2017 pour changer l’image du centre-ville et refaire de la Canebière un lieu de brassage autour de la culture plutôt qu’une frontière entre le nord et le sud de la ville.

« La culture doit venir  à la rencontre du public, du plus grand public possible » a-t-elle martelé. D’ajouter: « le succès des dimanches c’est parce que la programmation est faite par les acteurs culturels eux-mêmes ». Les contraintes de sécurisation seront renforcées encore pour ce prochain dimanche et la Canebière piétonnisée en préfiguration d’une piétonnisation totale du haut en bas de l’artère centrale de la ville prévue pur 2020 “après concertations”.

Fin février, le haut de la Canebière est en travaux pour la création du futur cinéma Artplexe à la place de l’ancienne mairie et le bas, côté vieux-port, en travaux également en vue de la piétonnisation de la Canebière dont le premier tronçon sécurisé devrait être inaugure avant fin 2019. Mais il y aura encore pour la 17ème édition des Dimanches, outre les déambulation du cirque, le marché des producteurs et des aires de repas, des spectacles, des conférences, des visites de la ville en accès libre de 10h à 17 heures. Comme chaque dernier dimanche du mois, l’« after » musical de grande qualité programmé par La Meson devenu traditionnel clôturera la journée devant la brasserie des Danaïdes place Stalingrad tout en haut de la Canebière.

Verbatim entretien de Sabine Bernasconi avec La Hune :

« La Canebière fait aujourd’hui l’objet d’une requalification sur le modèle des Dimanches de la Canebière puisque c’est d’abord la piétonnisation qui était l’événement des Dimanches et qui devient une réalité aujourd’hui avec les travaux qui vont commencer. »

« On voit petit à petit l’hôtel des Feuillants qui ouvrira au mois de mai, Manifesta (bureau de la biennale d’art européenne qui aura lieu en 2020 à Marseille) qui vient s’installer sur la Canebière à la place de l’Espace Culture, le “Quartier des Arts” qui prend forme avec le cinéma (Artplexe) en construction la rénovation prévue de l’église des Réformés ; mais on descend et on trouve, le bureau des guides en pas de porte sur la Canebière, l’association Marseille Concerts qui est venue s’installer ; on continue en passant par la Fac et l’on voit tous les rideaux qui ont été investis par les artistes pour faire ce cheminement vers la rue du Théâtre Français avec là encore une résidence d’artistes qui va venir s’installer, la brasserie et la billetterie du Gymnase pour aller ensuite en passant par le lycée Thiers ou la place va être rénovée, tout le pôle Masagran qui fait l’objet d’une rénovation et l’on monte jusqu’au théâtre des Bernardines. On voit ainsi le cheminement d’un « quartier des arts » qui est en train de prendre forme. Il  ne sera pas terminé pour l’année 2019 mais on verra déjà pendant cette année de la piétonisation, de la requalification, des pistes cyclables sur la Canebière. Cela relève aussi de cet esprit d’apaisement du centre-ville et toujours de la culture dans la rue notamment à l’occasion des Dimanches de la Canebière. »

« Dans le cadre de la requalification du Centre-Ville la Métropole a prévu des plots qui rentrent dans le sol et ressortent chaque fois que l’on en a besoin. C’est un dispositif de sécurité très puissant qui sera à la hauteur des enjeux puisque nous sommes toujours dans le cadre d’une crainte d’événements malheureux. »

« La piétonnisation de la Canebière devrait être effective pour le bas déjà, premier tronçon à la fin de l’année 2019 à priori jusqu’au cours Saint Louis. Après, par étape jusqu’à Dugomier et ensuite… Actuellement la Métropole réfléchit pour la troisième partie de la Canebière à partir de Dugomier jusqu’à Gambeta et aux Réformés à voir comment là aussi la piétonnisation peut se poursuivre. Cela demande de réfléchir en périphérie, aux sens de circulation, à l’accès centre-ville. Ce sont d’autres enjeux un peu plus complexes mais ces réflexions doivent être finalisées quand le cinéma sera ouvert, en 2020. »

« On me brocarde pour avoir parlé de transformer la Canebière en ‘’Broadway marseillais’’. Mais je vois les choses qui avancent. C’est motivant. Etape par étape, la préfiguration du centre-ville qui était proposé à travers les Dimanches de la Canebière devient une réalité. »

Propos recueillis par Antoine Lazerges à l’issue de la rencontre au théâtre de l’Oeuvre le 12/02/19

Présentation du projet de piétonnisation du centre-ville par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Marseille Métropole (CCIMP)

Et aussi sur ce site réactions des usagers de la Canebière

Rue de la République : tout n’est pas perdu!

Rue de la République : tout n’est pas perdu!

©Benmouloud Skander
Place Sadi Carnot angle République/Colbert

Depuis bientôt dix ans la rue de la République peine à redevenir attractive. Des grandes enseignes Celio et Mango ont mis la clé sous la porte courant 2017 après Esprit en 2015 et récemment H&M fin 2018. Ce problème est devenu de plus en plus inquiétant. Il s’est accentué après l’ouverture des Terrasses du Port au bout de la rue au nord en 2014 ainsi que la rénovation du Vieux Port et du Centre Bourse à l’autre bout de la rue. Cette désertification progressive a entraîné la fermeture de plusieurs magasins, et des grandes enseignes de marques « C’est dommage, cela fait 20 ans que j’habite dans le quartier, je trouve ça regrettable que les commerces ferment » se désole Nadine, une habitante du secteur « les gens ne font plus que passer par cette rue » rajoute elle.

©Agatha Granddidier
vers La Joliette

En 2015 déjà, les médias s’intéressaient de près à cette situation qui devenait plutôt alarmante pour les propriétaires immobiliers. Quatre an plus tard, rien n’a changé, cette rue qui devait être le « Champs Elysée Marseillais » est loin du compte. Cette artère reliant le Vieux Port au nouveau quartier d’affaires de la Joliette est devenue une simple rue de passage plutôt qu’une rue commerçante.
Sandra Chalinet, ancienne gérante des Terrasses du Port pourra-t-elle sauver la rue de la République de ce triste sort ? Tel est le pari de Constructa Asset Management qui a fait appel à son aide et l’a mise aux commandes du projet qui vise à redorer l’image de cette rue. Directrice des Terrasses de 2010 à 2018, elle est jugée comme la seule qui peux sortir le secteur de cette période compliquée.

©agatha Granddidier
Vers le Vieux-Port

Ce problème touche de nombreuse associations, tout comme l’association La République des commerçants qui a pour objectif de dynamiser cette rue. Implanter les mêmes enseignes de marques que l’on retrouve dans les centres commerciaux ou ailleurs n’est pas le meilleur moyen de donner un second souffle à cette rue. Le concept est d’attirer le maximum de co-working comme Babel Community (qui devrait par ailleurs ouvrir un grand espace rue Saint Ferréol  à la place des Galeries Lafayettes) ainsi que des ateliers de nettoyage de baskets, des boutiques vintage des commerce de proximité etc… Ce projet est un moyen plutôt original de faire de cette rue un lieu atypique, hipster, et décalé.

Agatha Granddidier & Fabio Piazza (IEJ2)