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Les « Batobus » de retour en bas de la Canebière

Les « Batobus » de retour en bas de la Canebière

Depuis samedi 28 avril, les navettes maritimes font leur retour dans la rade de Marseille. Au départ des Goudes, de la Pointe Rouge, du Vieux Port en bas de la Canebière, où de l’Estaque. L’année passée c’est quelques 345 000 passagers qui ont empruntés le pont des bateaux bus. Crée en 2010 sous l’impulsion de Christian Pellicani, Conseiller métropolitain Front de Gauche et président de l’association Citoyen 13, les « Bateaux-bus » fêtent leur 7éme été. Créés (entre autres) pour désengorger les routes de Marseille et notamment l’unique voie d’accès aux Goudes qui passe par la Pointe-Rouge et la Madrague de Montredon. En saison estivale l’avenue de Montredon est tellement congestionnée que cela pourrait presque faire partie du patrimoine pittoresque du 8ème, dit-on à Marseille.
Navettes Vieux-Port ©Théo PotiéToutefois, les navettes maritimes ne séduisent pas tant les travailleurs pendulaires et restent cantonnées à une utilisation touristique, « c’est un point négatif », regrette Christian Pellicani contacté par téléphone. Pourtant le gain de temps est mis en avant par l’association Citoyen 13. En 2011 un chronométrage supervisé par un huissier montre un trajet Vieux-Port/Pointe-Rouge de 20 minutes par la mer contre 45 minutes par la route. « On ne touche pas le cœur de cible », constate Christian Pellicani, qui peste contre une réduction du temps d’activité des lignes (mai-septembre) et des horaires (7h-22h en été) ainsi que contre une hausse du prix du ticket. « Guy Teissier à doublé le prix de 2,5 à 5 euros, cela élimine beaucoup d’utilisateurs occasionnels », explique-il. « Cela devient de plus en plus un projet touristique et non un moyen de se déplacer à Marseille comme transport collectif », continue le président de Citoyen 13. Temps maussade pour les navettes ©Théo Potié
Et même pour une offre touristique il juge que les navettes ne sont pas adaptées, « pour les touristes qui dépense déjà au restaurant, un voyage à 40 euro A/R pour une famille de 4 c’est trop, ils vont préférer prendre un taxi ». De plus la dernière navette étant a 22h, cela ne leur laisse pas beaucoup de temps pour le digestif. Un des hôtes d’accueil aux navettes déclare qu’il se voit plus comme un représentant touristique de la ville. « Des travailleurs je n’en vois pas, même tôt, je pense qu’il y’a quasiment que des touristes », explique-il. Pour les touristes la navette est pourtant un bon moyen d’allier transport et tourisme. « C’est un super moyen de visiter et de se déplacer. Londres a ses bus et Marseille ses bateaux ! » s’enthousiasme un couple belge en visite dans le sud de la France.
L’objectif pour Christian Pélicani est de rassembler grâce à une pétition le plus de gens autour de son projet pour fin 2018 en vue du vote du budget de 2019. « Vu que certain sont en période électorale, on peut espérer les faire fléchir pour devenir raisonnable », commente Christian Pellicani.

Théo Potié (IEJ)

Canebière#12: au rythme du temps

Canebière#12: au rythme du temps

Entre nuages et averses, la douzième édition des Dimanches de la Canebière n’aura pas échappé aux fameuses giboulées de printemps. Et pourtant, la programmation de la journée avait comme un air d’été avant l’heure.

Impressions VisuellesAprès avoir accueilli le théâtre Nono et ses chanteurs lyriques le mois passé, la Canebière s’est muée en véritable dance floor à l’américaine. Avec DJ Daz aux platines, les danseurs du groupe “Impulsion” ont bougé au rythme des meilleurs mixes hip hop de l’artiste. Sous le regard de plusieurs centaines de personnes, les chorégraphies s’enchaînent avec toujours la même énergie. “Ils sont vraiment impressionnants! Tous leurs gestes sont synchronisés”, remarque Annie Maulin, une passante déjà conquise.

Pour les amoureux du flamenco, il fallait attendre les 17h au square Stalingrad pour écouter le concert de la Meson intitulé “Le son de notre Canebière”. Une partition dynamique qui fait voyager avec ses pointes musicales latines.

Ce n’est pas sur le port d’Amsterdam, mais bien sur le Vieux-Port que l’on danse la valse à mille temps ! En haut de la Canebière, aux Réformés, dans l’église Saint-Vincent de Paul, les oreilles nostalgiques de la poésie de Jacques Brel ont pu savourer un concert hommage de l’auteur-compositeur belge. Interprété par la voix de ténor du chanteur marseillais Jean Christophe Born, lui même accompagné de Sylvain Pluyaut à l’orgue. L’acoustique clérical de l’église Saint-Vincent de Paul à séduit un public qui n’a pas était refroidi par la pluie

Antonin Heck

Du côté de la mairie, dans les nouveaux locaux flambant neufs du 1er et 7eme arrondissement, l’artiste sculpteur Antonin heck propose, pour son exposition “Têtes en l’air”,une performance artistique live. Devant les visiteurs qui déambulent entre ses sculptures, armé de son marteau et de ses bouts de palettes, il donne forme à coup de clous, à des visages, ou formes humaines. “Cassées, coupées, arrachées, les palettes se transforment en un amas de morceaux de bois de toutes tailles, prêtes à être assemblées dans un nouvel ordre pour devenir matière”, explique Antonin Heck de son travail, de ces palettes qu’il trouve dans la rue, la transformation de la “matière noble” meuble admirablement le hall moderne de la nouvelle mairie.

Un ans après le début des dimanches de la canebière Sabine Bernasconi rappelle le “glorieux passé” de cette avenue et milite pour une revitalisation du Centre Ville, la recrudescence d’associations et d’événements culturels témoigne du chemin parcouru des Dimanches de la Canebière.  

Théo Potié (IEJ 2) et Bastien Audibert (IEJ 3)
Mademoiselle Maurice habille la Canebière

Mademoiselle Maurice habille la Canebière

La street artist Mademoiselle Maurice en résidence au Couvent Levat dans le 3e arrondissement de Marseille réalise une fresque éphémère sur la façade de l’ancienne mairie des 1&7 au bout de la Canebière. L’œuvre sera visible jusqu’à la destruction du bâtiment.

C’est une œuvre monumentale que s’apprête à accueillir la Canebière. Mademoiselle Maurice, street artist parisienne connue à l’internationale revient une nouvelle fois à Marseille, où elle garde toujours un pied, entre peintures et participation à des expositions.©Sophie Pironnet

Actuellement en résidence au Couvent Levat de l’atelier Juxtapoz, elle a été désignée pour recouvrir l’immense façade de l’ancienne mairie des 1er et 7ème arrondissements au Square Léon Blum. Ce n’est pas une première en la matière pour Mademoiselle Maurice qui a déjà réalisé plusieurs fresques du genre dont une, « Maurigami », sur la mairie du 13e arrondissement de Paris en juin 2016. Pour les 15 mètres de haut par 5 mètres de large du 123 la Canebière, l’artiste reste dans ses codes : de joyeuses couleurs arc-en-ciel et des origamis – cette fois-ci en métal naturel poli pour pouvoir réfléchir le soleil

Les œuvres de Mademoiselle Maurice se veulent positives, inspirant le bonheur dans un univers ©Sophie Pironnet©Sophie Pironneturbain. L’artiste place également le recyclage au cœur de ses techniques artistiques, en réutilisant du papier par exemple. « Légère en apparence, l’œuvre de Mademoiselle Maurice interroge et soulève bien des questions quant à la nature humaine et les interactions que l’homme et son environnement entretiennent », lit-on sur son site Internet.

Cette initiative est fortement encouragée par la maire de secteur Sabine Bernasconi, qui a suivi le projet de près, et qui place les acteurs culturels des quartiers adjacents au cœur de la redynamisation du centre-ville et de la Canebière.

La fresque prend forme du 24 au 28 avril sous les yeux des curieux. Elle sera inaugurée le 28 au soir avant d’être l’une des stars des 12èmes Dimanches de la Canebière le 29. L’œuvre restera jusqu’à la destruction de l’immeuble, qui n’a pas encore de date prévue, après son désamiantage.

Sophie Pironnet (IEJ)
Retrouver Mademoiselle Maurice sur Instagram, clic
Canebière #12, le marché se met au vert

Canebière #12, le marché se met au vert

Banière Foire aux plantes_canebière_1920x1080pxPour fêter le printemps, Marseille Centre, la Fédération des commerces du centre-ville, a décidé d’inviter des producteurs de plantes et des artisans de la région durant son marché du 12ème dimanche de la Canebière le 29 avril de 11h à 18h.
Entre le cours Saint-Louis et la place du Général de Gaulle, les fleuristes et les producteurs de plantes sont invités à exposer leurs plus belles pièces. Entre les figuiers, les cactus, les bonsaïs ou les plantes médicinales, le public aura un large choix.
©Laure Mélone pour Marseille CentrePour ceux à qui cette balade a creusé le ventre, des artisans de bouche seront également présents. Ils proposeront des plats à base de produits bio locaux. C’est le moment de (re)découvrir des produits du terroir ! Vous pourriez déguster le café de Luciani, le célèbre torréfacteur marseillais, la street food à base de légumes bio de Terre de Mars ou bien la pizza au feu de bois aux fleurs comestibles de Bigoud.
« Avec ses différents stands, nous cherchons à mettre en avant les agriculteurs et les producteurs de la région », confie Vassiliki Andreadou, chargée de projets événementiels pour Marseille Centre, la Fédération commerces du centre-ville. « Par notre participation au dimanche de la canebière, nous travaillons à redynamiser le centre-ville qui était abandonné », conclue-t-elle.
Des ateliers d’éducation à l’environnement sont prévus. Ils auront pour but d’initier petit et grand à la sauvegarde des abeilles, avec la participation de l’association Bzzz et leur Bzzz mobile. Eric Tourneret expose déjà depuis début avril ses photos « Les Routes du Miel » sur les grilles du Palais de la Bourse pour sensibiliser les passants à l’importance des pollinisatrices sans lesquelles plus de fruits. Ces ateliers seront mis en place l’après-midi.

Lorenzo Ciampi (IEJ2)

La nature exposée au Ryad

La nature exposée au Ryad

Les artistes françaises Florence Liotard-Schneider et Solange Münzer posent leurs bagages au Ryad Boutique Hôtel du 27 avril au 23 mai 2018. Elles exposeront leurs œuvres qui ont pour thème commun l’environnement.

affiches expo Ryad« Je trouvais qu’exposer des œuvres inspirées par la nature était adapté au début du printemps et normalement, il devrait aussi y avoir des œuvres exposées dans le jardin. A la belle saison cela a du sens de profiter du jardin et de s’en faire écho », dévoile Valérie Bureau, propriétaire du Ryad Hôtel situé à proximité du Vieux-Port et de la Canebière
Florence Liotard-Schneider et Solange Münzer se complètent. Elles travaillent la nature chacune à sa façon. La première propose des mosaïques et des créations sonores pour exprimer le mouvement, à travers des œuvres qui traitent du végétal et du floral. La seconde utilise la pierre et la roche. Elle se démarque de Florence Liotard-Schneider en laissant place à l’interprétation dans ses œuvres. Chacun trouvera un sens propre dans les tableaux et les photos de Solange Munzer.
L’Hotel Le Ryad est un lieu atypique de Marseille qui sent bon le sud. Son jardin intérieur, inspiré par les ryads traditionnels du Maroc, possède de nombreuses plantes issues de ce pays. Du palmier au jasmin, ce lieu est l’idéal pour une exposition sur le thème de la nature.
« J’expose des artistes différents à chaque dimanche de la Canebière, donc cela fait au moins 8 artistes par an. Je préfère exposer des artistes marseillais(es) ou de la région, mais il m’est arrivé d’exposer des personnes venant d’ailleurs. Je choisis toujours des artistes dont l’œuvre peut s’inscrire dans Le Ryad. », explique la propriétaire de l’hôtel. L’exposition débute le 27 avril à l’occasion du 12ème dimanche de la canebière (29 avril).

Lorenzo Ciampi (IEJ2)

16 Rue Sénac de Meilhan, 13001 Marseille, 04 91 47 74 54
De l’art avec des palettes 61 La Canebière

De l’art avec des palettes 61 La Canebière

©Sophie Pironnet

L’artiste français Antonin Heck investit pour un mois le rez-de-chaussée de la nouvelle mairie des 1er et 7ème arrondissements de Marseille. Il y expose des formes humaines faites avec des restes de palettes en bois et des dessins de près de 200 visages.

©Sophie PironnetSes créations sont imposantes malgré un plafond de 7 mètres de haut. Antonin Heck a posé ses œuvres juste derrière les vitres de la mairie, aux yeux des passants. L’artiste contemporain originaire de Rognes, près de Pertuis, parti par amour vivre à Paris depuis plus de dix ans a répondu à l’appel de l’association En Mouvement pour les 15 ans du Festival impressions visuelles et sonores. Dans un « espace propre pour [ses] sculptures crades », lâche-t-il non sans faire rire la salle lors de l’inauguration, Antonin Heck expose ce qu’il a fait, un jour, de ces palettes qui traînent sur le bord de la route. Ce charpentier de métier, qu’il exerce toujours en tant que scénographe au théâtre, garde ainsi un lien avec le bois. « Un moment donné j’ai eu besoin pour m’exprimer vraiment, de détruire tous les codes de mon métier et je suis arrivé vers de la récup’ et de la destruction de bois », explique-t-il. « Je fais ça comme si j’avais 12 ans et que je savais pas travailler, je casse tout le bois et après j’y vais comme ça vient, j’essaie pas forcément de structurer ».

À côté de cela, des « Têtes en l’air ». 198 dessins de 198 visages réalisés ©Sophie Pironneten février dernier accrochés côte à côte sur le grand mur de la salle fixent le visiteur. Ils représentent des visages de réfugiés, de passants, de personnes croisées dans le métro. « C’est parler de l’oubli, des personnes qu’on voit et qu’on ne voit plus. C’est poser un regard sur cet instant », analyse Antonin Heck.

L’exposition d’Antonin Heck inaugure le nouveau concept de galerie d’art au rez-de-chaussée des nouveaux locaux de la mairie du premier secteur. L’objectif est « d’aller au-delà d’un service public, de faire une mairie Arty pour représenter l’identité du secteur qu’elle représente », déclare Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème  de Marseille et vice-présidente du Conseil Départemental en charge de la Culture. Le calendrier est d’ailleurs presque plein pour l’année 2018, avec des expositions d’une durée d’environ un mois.

Sophie Pironnet (IEJ)

Jusqu’au 18 mai ,  61 La Canebière devant l’arrêt du Tramway et en face du futur hôtel des Feuillants
Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

Marseille : Un téléphérique pour la Bonne Mère

©Lorenzo CiampiMonter du Vieux-Port jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde depuis le Pharo en moins de six minutes. Ce n’est pas de la science-fiction mais bien une réalité. D’ici 2021, les marseillais et les touristes pourront aller à la « Bonne Mère » grâce à un téléphérique. Dans la lignée de la politique de piétonnisation du centre-ville, la ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de St-Victor et renforcer l’attractivité touristique de ce point de vue unique sur la ville, la rade et les calanques. Une grosse augmentation de la fréquentation de Notre-Dame est à envisager si l’accord final est donné par la Ville en septembre prochain à la société Systra chargée de l’étude de faisabilité.

Voir un téléphérique, rempli de touristes, dans le ciel du Vieux-Port qui monte jusqu’à la basilique Notre-Dame-de-La-Garde, cela sera possible d’ici 2021. Ce projet ambitieux estimé à près d’un million d’euros, datant de 2014, espère créer un nouvel engouement autour de « la Bonne mère ».©Lorenzo Ciampi

Tous les visiteurs qui ont déjà visité ce lieu emblématique de Marseille savent qu’il faut beaucoup marcher et grimper de nombreuses marches. L’idée du téléphérique est partie de ce constat de base, l’accès à la basilique est trop compliqué pour les touristes.

« Notre-Dame est un lieu qui pourrait accueillir 50% de plus de visiteurs si c’était un endroit plus accessible. Le téléphérique aura pour but d’augmenter la capacité des visiteurs et de ne plus polluer les nombreux habitants qui vivent autour de la colline », solutionne Gérard Chenoz, l’adjoint LR chargé des transports à la ville de Marseille. « Ce projet va permettre aux gens de ne plus prendre leurs voitures pour monter à Notre-Dame-de-La-Garde, mais bien prendre le téléphérique », ajoute-t-il.

©Lorenzo CiampiLa ville espère désengorger les routes des collines de Vauban, du bois sacré et de Saint-Victor, qui mène à la basilique. Dans ces rues bien trop étroites, les voitures, les cars, les bus et les piétons se croisent avec beaucoup de difficulté.

Historiquement, Notre-Dame-de-La-Garde possédait un funiculaire qui faisait la liaison entre la basilique et la rue Dragon. Ouvert en 1892, il a été fermé et détruit en 1967. Il avait transporté vingt millions de passagers.

En 2017, « la Bonne Mère » a accueilli près de deux millions de visiteurs. Elle est l’un des arguments touristiques majeurs de Marseille. Avec un téléphérique qui facilite l’accès, la ville compte bien augmenter le nombre de visiteurs et viser les trois millions de touristes d’après les prévisions faites par la mairie de Marseille. Marseille peut s’appuyer sur son port, le premier en France en termes de croisières. Avec en 2016 1.6 million de passagers, l’accès par cars et navettes depuis les débarcadères des grandes lignes navales en sera fluidifié. La ville qui n’a aucune structure d’accueil des cars en ville prévoit d’organiser une zone aménagée pour les bus près du carénage du vieux port.

« Le marché a été attribué à Systra pour un montant de 800.000 euros hors taxe », a déclaré Gérard Chenoz à l’AFP. Cette filiale de la SNCF s’occupe également des téléphériques d’Orléans et de Toulouse. L’entreprise travaille à l’élaboration d’un cahier des charges qui sera rendu d’ici septembre 2018. Il apportera plus de détails quant à la faisabilité du projet, sur son tracé exact ainsi que sur le prix des tickets.

Le projet, que l’on peut imaginer comme une concurrence pour les visites guidées des petits trains touristique ne suscite pas d’inquiétude de ce côté-là. “C’est une bonne chose pour la ville”, plaide Mr Serraye, directeur des petits trains touristique sur le Vieux-Port.

Aucun ou très peu d’argent public ne sera débloqué pour le financement du projet. Systra devra se rembourser sur la vente des tickets, dont le prix n’a pas été annoncé. Avec, comme objectif d’augmenter la fréquentation du site de Notre-Dame-de-La-Garde, il est probable que la ligne pour la ” Bonne Mère ” devienne La Poule aux œufs d’or pour le gestionnaire du téléphérique.

Quant à l’aspect esthétique de la structure, non loin de là ou naguère se profilait le pont transbordeur, certains voient cela comme une tache dans le paysage marseillais; mais la ville prévoit dans un souci d’harmonie, d’assimiler la structure au panorama, “Les pylônes ne seront pas ceux qu’on trouve dans une station de ski, cela peut être dans un immeuble ou bien une œuvre d’art”, détaille Gérard Chenoz.

Théo Potié & Lorenzo Ciampi (IEJ)

©Théo Potié

Etmoietmoi-marseille : design art et chocolat

Etmoietmoi-marseille : design art et chocolat

L’alliance de l’art et du chocolat, lancée par Jacqueline Regis et Maurice Mistre dans les années 90 autour de leur pâtisserie Amandine Boulevard Eugène-Pierre (5ème), se poursuit à Marseille avec le design dans le concept store etmoietmoi-marseille créé en 2014 par Jacqueline Regis et sa fille Pauline Mistre au 8 Boulevard Notre-Dame (6ème) depuis plus de 3 ans.

design danois ©zalUn concept qui a surpris plus d’un visiteur avec l’espace gourmandise et chocolat, l’espace déco et design le corner bébé et enfant, le salon de thé et de déjeuner et aussi la galerie d’art et de design, concept qui était précurseur dans le 1er lieu de Jacqueline 6 avenue de la Corse (7ème) et créé en 1997 (depuis de nombreux concept stores ont fleuri inspirés par le sien).

Cet art de la surprise est la marque de fabrique de ce concept store dont l’enseigne laisse parfois dubitatif. Il suffit de pousser la porte pour entrer dans une boutique peu ordinaire entre chocolats, gâteaux, design, galerie d’art, corner enfants et salon de thé, avec sa petite cour végétalisée à l’abri des nuisances de la ville ou sa terrasse sur la rue ensoleillée le matin. D’une semaine l’autre tout peut changer. L’atmosphère ne sera pas la même, les tables et chaises du salon de thé auront été vendues, en attente d’un réassort ou d’une nouvelle collection. Les œuvres exposées auront changé de la photo à l’art abstrait ou à de délicates aquarelles.

Surprendre est le mot d’ordre lorsqu’est présenté par exemple du design danois en bambou –qui n’est pas à proprement parler un matériau caractérisant la sylviculture nordique– et qui est fabriqué en Inde. Une collection de mobilier de jardin trouvant toute sa place dans le salon. Une présentation de mobilier outdoor qui s’étale jusque sur le boulevard et disparait au fur et à mesure au profit d’intérieurs d’amateurs tombés en arrêt devant ces réalisations originales.

Cette boutique fait suite à « Design et Chocolat » qui abritait avenue de la Corse (7ème) le Centre Design Marseille Provence (CDMP) créé en 1998 par Jacqueline Regis dont elle a été présidente jusqu’en 2013. Elle a gardé de cette expérience des contacts étroits avec des designers du monde entier qui lui envoient des prototypes ou lui demandent conseil. Elle en expose certains lors de ses annuels calendriers de l’Avent où l’on découvre chaque jour avant Noël un nouveau designer.

Chocolatière et gourmande, elle a découvert aussi des pépites… de chocolat. Outre la maison Bonnat de Voiron près de Grenoble, elle distribue les  fameuses tablettes de maître Chapon, chocolatier à Paris, autant pour la qualité des tablettes que pour celle du design de leur packaging et aussi le « chocolat des français » dont les fèves poussent en France, en Guyane et dans les îles françaises et dont les tablettes sont illustrées  par des illustrateurs très en vogue.

Exposition actuelle Jacqueline Rouault-Rosso, jusqu’au 7 mai 

Centre-Ville : adopte un pot

Centre-Ville : adopte un pot

©zal

La maire (LR) du 1/7 et vice-présidente du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône (CG13), Sabine Bernasconi, a lancé samedi une opération de végétalisation de la rue Sainte et alentours. Dans une brève prise de parole en bas de la rue d’Endoume elle s’est déclarée « très engagée sur les thématiques de l’environnement et du développement durable » et espère que cette opération sera suivie d’effet. Les commerçants et artisans en pieds d’immeubles membres de l’association “rue Sainte n’co” recevront un pot avec des fleurs pour végétaliser la rue Sainte et les rues adjacentes. En échange, les bénéficiaires déclarent “adopter le pot” et signent une charte par laquelle ils s’engagent à en prendre soin. Dans un premier temps cette opération porte sur l’installation tout au long de la rue Sainte de 16 pots et 37 jardinières.

Ces pots sont financés par l’association qui reçoit à cet effet des subventions du département et de la mairie de secteur, a précisé sa présidente Corinne Vidili, dont le siège social est rue Sainte-Catherine parallèle à la rue Sainte. “J’espère bien qu’ils les arroseront », a déclaré Sabine Bernasconi.

Cette initiative de la mairie est épaulée par le département dans sa politique de verdissement et de végétalisation du cœur de ville. Elle fait suite à de nombreuses manifestations pour redynamiser la rue Sainte, une ancienne voie sacrée grecque puis romaine qui va de la rue Paradis à Saint-Victor. Nombre de boutiques en déshérence ont retrouvé une activité dans la partie comprise entre la rue Fort Notre-Dame et l’abbaye avec des bars, des galeries et des boutiques de mode ainsi que dans la partie devenue piétonne entre les rues Paradis et Breteuil.

Ce découpage de la rue Sainte en trois secteurs différenciés avait fait l’objet d’une étude de designers et sociologues dans un projet commandé 2004 par le Centre Design Marseille dirigé par Jacqueline Régis et remis à au maire (LR) de secteur d’alors, Jean Roatta. Sous le slogan « Nous irons tous rue Sainte » le CDM avait mobilisé pendant un weekend les habitants de la rue Sainte pour une prise de conscience des possibilités de développement de l’attractivité de cette voie historique alors envahie de poubelles.

nous rons tous rue sainte