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D2K#16 : nouveautés d’automne

D2K#16 : nouveautés d’automne

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Marseille fera le plein d’activités le 28 octobre avec la 16ème édition des dimanches de la Canebière (D2K#16) en centre-ville à partir de 11h et beaucoup d’autres manifestations -avant et après- du côté du stade Vélodrome. Cette 16ème édition attendue avec de nouvelles attractions conduites notamment par Générik Vapeur et les Marins Pompiers s’annonce riche en nouvelles activités, colloques, conférences, jeux, balades et déambulations.

Avec une heure de plus de sommeil due au passage en heure d’hiver, sur les trottoirs et dans la rue sécurisée et piétonnisée, les passants, les curieux et les intrigués, les promeneurs venus en famille, trouveront un marché paysan des artisans de bouche de Marseille Centre et des aires de pique-nique, des disquaires et bouquinistes, des danseurs, des ballets, de la musique classique, du tango, de la philo, des expos, des balades culturelles dans le Marseille d’antan, ainsi que des jeux pour petits et grands pour finir avec du jazz et du rap.

Les premiers arrivés des 20.000 coureurs du 40ème Marseille-Cassis marché Canebière 16ème éditionpartis dès 9 heures du Boulevard Michelet auront le temps de revenir sur Marseille en début d’après-midi en bas de la Canebière pour se restaurer aux étals des maraîchers et artisans comme l’an dernier. Autres festivités : Oktoberfest, 3ème fête de la bière au parc Chanot (du 25 octobre au 3 novembre), à partir de 18h30 au rond-point du Prado, suivi du match Marseille-PSG non loin à l’Orange Vélodrome à 21h.

Sans être concurrentielle, la 16ème édition des dimanches propose une cinquantaine d’activités éclectiques de 11h à 18h sous une météo clémente bien que capricieuse. 14° à 16°, partiellement nuageux avec de nombreuses éclaircies, selon les prévisions météo à 10 jours.

générik vapeurA ne pas manquer de 14h à 15h sur la Canebière du croisement Belsunce/saint-Louis/Canebière le gigantesque appareil photo de Générik Vapeur avec ses cadreurs pour des photos de groupe ou des portraits en passant devant l’ancien atelier de Nadar au 77 Canebière qui avait échappé de justesse à l’incendie des Nouvelles Galeries en 1938 mais dont le toit s’est effondré en juin 2014 détruisant l’atelier dans des circonstances non encore élucidées au grand désespoir des amateurs  de photographie.

Le temps devrait être beau et automnal pour un programme fantastique avec Générik vapeur en ouverture et pour le plaisir des grands et des petits : un peu de soleil pour de la profondeur de champ et ce qu’il faut de nuages pour donner du relief au ciel. Arrivée prévue de l’équipage vers 15 heures square Léon Blum en haut de la Canebière. C’est non loin de là qu’eut lieu la première représentation cinématographique des frères Lumière en 1896. Un début d’aventure célébré dans sa camionnette vidéo par l’association Cinéma/théâtre “Marseille Tours Détours” de 11h à 17h.

marins pompiers80 ans après l‘incendie des nouvelles galeries qui avait fait 73 morts le 28 octobre 1938 sur la Canebière, le corps des sapeurs-pompiers de Marseille avaient été dissous et remplacé par des militaires pour assurer la sécurité civile de la ville. Le bataillon des marins pompiers de Marseille a été créé en 1939 à la suite de ce drame. Il fera dimanche une reconstitution des premières minutes de cet incendie à 13h30 devant le centre incendie et de secours placé rue Vincent Scotto à proximité de l’immeuble incendié. Il jouxte le « building Canebière » construit dans les années 50 par l’architecte Fernand Pouillon sur les ruines des Nouvelles Galeries.

De 14h30 à 16h les amateurs de musique pop pourront applaudir le groupe Sisters&Brother 100% marseillais rue Saint-Ferréol prolongée. Deux sœurs et leur frère qui se donnent à fond sur scène. Ne pas oublier aussi la Compagnie des rêves urbains avec leur programme “la ville en jeux” pour développer ses connaissances en architecture et urbanisme square Léon Blum de 11h à 17h. Nous aurons à cette occasion une pensée pour Marcel Roncayolo, grand géographe et sociologue qui vient de disparaître. Il se félicitait de ce que la Canebière ne soit plus une frontière entre le nord et le sud de sa ville.

Pour inspirer les amateurs, la mairie de secteur propose un exemple de parcours “découverte” de cette édition d’octobre:
12h00- Jeux sur l’écologie positive- Mairie de Secteur
12h15- Exposition D’Hugues Charrier- Mairie de Secteur
12h30- Grand Brunch et animations pour enfants sur le thème Halloween du Théâtre du Gymnase- rue du théâtre Français
13h30- Évocation de l’incendie des Nouvelles Galeries du 28 Octobre 1938- Ateliers ludiques- Centre incendie de secours de la Canebière- en présence de l’Adjoint au Maire Julien RUAS
14h00- Générik Vapeur-Déambulation au rythme de la musique avec un énorme appareil photo qui immortalisera les moments clés-Départ Cours Belsunce arrivée Haut Canebière.

Et comme chaque dernier dimanche de la Canebière, la journée se terminera devant les Danaïdes et rue Consolat avec de nouvelles propositions musicales

Sur vos smartphones tablettes et ordinateurs, le programme en quelques clics. Une première carte avec 16 nouvelles animations proposées signalées de A à P sur les oriflammes postées sur la Canebière et sur les dépliants de la mairie du 1/7 et une seconde carte interactive signalant les propositions récurrentes d’un dimanche de la Canebière à l’autre marquées de 1 à 28 sur le dépliant et les oriflammes.

Clic!                          Clic Clic!

Une première carte avec 16 nouvelles animations signalées de A à P sur les oriflammes postées sur la Canebière et sur les dépliants distribués par la mairie du 1/7.
Une seconde carte avec 28 animations récurrentes signalées de 1 à 28 sur les oriflammes postées sur la Canebière et sur les dépliants distribués par la mairie du 1/7.
Le Dimanche de la Canebière bat son plein

Le Dimanche de la Canebière bat son plein

Une cinquantaine d’événements sont venus faire vivre le 15ème Dimanche de la Canebière ce dernier dimanche de septembre. Jamais autant d’activités n’avaient été proposées, pour le plus grand bonheur des touristes et Provençaux.

Après sa pause estivale due aux fortes chaleurs, le dimanche de la Canebière du 30 septembre est revenu en force. Au total une cinquantaine d’événements divers et variés, dont la moitié sont nouveaux, ont été programmés. Jamais un Dimanche de la Canebière n’avait été aussi complet. Et ça n’a pas échappé aux Provençaux, et touristes, qui ont répondu présents. Plusieurs milliers d’entre eux sont venus fouler la Canebière, redevenu piétonne pour l’occasion. « C’est la première fois que je viens avec mon mari. D’habitude les événements proposés ne nous attirent pas », explique Carole, en route pour effectuer la balade culturelle Ostau de Pais. Mais les adultes n’ont pas été les seuls à s’amuser lors de ce 15ème dimanche de la Canebière, les enfants, eux aussi, ont eu le droit à leur lot d’activités.

De nombreux ateliers éducatifs

Faire venir ses enfants lors d’un événement culturel de ce genre n’est généralement pas chose aisée. Mais la Mairie du 1er et 7ème arrondissement de Marseille a su répondre aux attentes des familles. Plusieurs ateliers éducatifs ont été mis en place le long de la canebière. « Moi qui avais peur que mon fils s’ennuie, finalement il s’amuse plus que moi ! », s’exclame Jean-Michel, père de 37 ans. « On a créé cet atelier pour que les parents puissent apprendre à s’amuser avec leurs enfants, tout en les éduquant », indique Sarah Santamaria, coordinatrice de l’association terre ludique. Un peu plus haut sur la Canebière, les petits débrouillards, eux, apprennent aux enfants les noms des différentes espèces de poissons et autres crustacés présents dans le bassin méditerranéen. Au total se sont plus de 1.000 enfants qui ont pu s’instruire en s’amusant lors de ce Dimanche de la Canebière ensoleillé, soit un véritable succès.

Musique classique, jazz, rap, rock et folklore

Et ce dimanche, comme les précédents, les animations commencées au kiosque en musique avec du classique du jazz et du rap se sont poursuivies très rock rue Consolat dont la maire du 1/7 a estimé qu’elle pourrait devenir la Canebière prolongée jusqu’au Palais Longchamp avec ses studios de musique ces associations et ses galeries. La danse, moderne qui avait ouvert le bal à la Chambre de Commerce s’était poursuivie toute la journée avec des représentations folkloriques et autres tambourins, sans oublier les conférences et expositions proposées dans nombre de lieux ni le marché des producteurs pour faire revivre le terroir.

Jauffrey Ambrosino (IEJ3)

Le programme en quelques clics:

les animations spécifiques du 30 septembre ; les propositions culturelles récurrentes

«Travelling» à travers l’Europe jusqu’à la Canebière

«Travelling» à travers l’Europe jusqu’à la Canebière

©zal

L’artiste Nick Steur, originaire des Pays Bas, parcours le monde et s’est arrêté fin septembre sous l’Ombrière du Vieux-Port en bas de la Canebière avec ses pierres pour sa performance “sculpture en mouvement”. De 13h à 19h depuis le 26 septembre jusqu’à dimanche avec poésie et force. Il a rejoint l’évènement “Travelling” pour sa 5eme édition. Un rendez-vous européen créé par Lieux Publics à Marseille pour un parcours artistique et créatif afin de faire voyager les passionnés d’art à travers l’Europe.

©zal

Pour exprimer ses performances artistiques Nick Steur amène le public à réveiller leur curiosité, leur admiration et un sentiment d’équilibre, face à ses œuvres. Défini comme un « dompteur de pierre » cet artiste défie la loi de la gravité et confectionne des créations de l’impossible « c’est admirable ce qu’il fait, j’avais visionné sur internet des vidéos de ses œuvres, mais le fait de les regarder en vrai, c’est encore plus impressionnant » dit Eric un visiteur de l’événement Travelling.

Lieux publics pour la cinquième année consécutive de « Travelling » cible Marseille afin que les artistes puissent exprimer pleinement leurs créations. La cité phocéenne est réputée comme étant une ville cosmopolite, au quatre coin des rues on croise des personnes de toutes origines, elle utilise cette diversité comme un atout et l’exprime dans tous les domaines qu’ils soient culinaires, sportifs, dans son histoire mais aussi dans l’Art ! “Travelling” propose un voyage à travers l’Europe, depuis le 26 septembre jusqu’à la fin du mois “afin d’enrichir et d’animer la ville dans le domaine artistique”. Au programme de ces quatre jours, le public a eu un accès gratuit aux 6 installations et performances artistiques au cœur de Marseille, de la Canebière et du Vieux-Port. Parmi la vingtaine d’artistes, les plus connus sont Kaleider, Richard Wiesner, Nick Steur, Marco Barotti, ainsi que Alexandra Tobelaim qui sont suivis et soutenus par la plateforme IN SITU (plateforme européenne pour la création artistique en espace public) créée et piloté depuis 2003 par Lieux public.

traveling_1L’objectif des artistes à travers leurs installations est « d’interpeller les citoyens sur ce qui peut être défini ensemble comme le bien commun, ou de mettre en débat la complexité de l’identité européenne, entre unité et diversité » précise Benjamin Lengagne, directeur de la communication et des publics. Chaque installation a pour objectif de marquer les esprits des citoyens, le rapport entre l’homme et la nature, la technologie, et tout ce qui les entoure, mettre en évidence les côtés négatifs de l’évolution et réveiller la mémoire collective puis individuelle de chacun, selon le projet. Un parcours artistique mais aussi intellectuel destiné à susciter la curiosité des visiteurs. Au programme de l’évènement, un spectacle théâtral et illusionniste crée par le collectif Micro focus (groupe marseillais formé en 2008 mélangeant comédiens, danseurs, magiciens..)  se déroulera ce 29 septembre à 17heure à la Citée des arts de la rue.

L’installation intitulée « Monument » créée par le Collectif Protocole (fondée en 2011) sur toute la durée de l’évènement « Travelling » a eu lieu chaque soir à partir de 20h et se chargera de clôturer l’organisation artistique dans les rues du quartier des Aygalades. Son objectif est de créer un moment unique aux yeux des visiteurs mais aussi d’apporter une nouvelle vision sur le quartier.

Agatha Granddidier (IEJ2)

Canebiere#15: balades dans le patrimoine

Canebiere#15: balades dans le patrimoine

A l’occasion de la quinzième édition des dimanches de la Canebière, différentes balades urbaines sont organisées dans Marseille. Différentes thématiques, différents parcours, en famille, il y en a pour tous les publics. A l’image du travail du Bureau des Guides, plusieurs balades sont aussi proposées par des artistes afin de faire découvrir Marseille sous toutes ses formes.
Le bureau des Guides est un collectif d’artistes formé en 2013 à l’occasion de Marseille Capitale Européenne de la Culture. Leur local est situé au 152, La Canebière. Ils ont également créé le parcours GR2013 de 365km qui s’étend du cœur de Marseille aux alentours. Tout au long de l’année, les artistes proposent des expositions à l’intérieur de leur local situé en face du kiosque à musique de l’artère marseillaise mais aussi des promenades guidées pour permettre « d’observer, apprendre, percevoir, raconter et mieux habiter » selon le site tourisme-marseille.com. Ce collectif associé à la cité phocéenne et est désormais un membre très actif des Dimanches de la Canebière.
Pour cette quinzième édition des festivités sur La Canebière, la mairie du 1&7 a choisi de mettre à l’honneur le patrimoine. Les balades urbaines sont donc en totale adéquation avec cette thématique. La mairie assure que « patrimoine architectural et patrimoine immatériel se conjugueront » offrant aux Marseillais différentes expositions réparties dans le secteur, autant directement à la mairie du 1&7 qu’à l’extérieur, comme au Palais de la Bourse par exemple.
Toute La Canebière sera piétonnisée, une bonne occasion pour déambuler et (re)découvrir Marseille.

Au départ du numéro 152 de la Canebière, le G.L.A.P organise un parcours « du gymnase à Longchamp ». Guidée par Olivier Mouren urbaniste et historien, elle suit la trame bleue, une source d’eau des Alpes qui a permit l’urbanisation du quartier Chapitre et Longchamp à l’époque de Louis XIV. A l’aide de personnages costumés, le parcours évoque la vie des Marseillais « avant l’eau ».
11h-12h30, prix libre
Inscription : 06.30.21.08.07

Le Bureau des guides organise la balade qui incite à « suivre Walter Benjamin », le départ se fait aussi au numéro 152 de l’artère marseillaise. Cette balade est mise en place par Christine Breton et l’association des habitants des Labourdette, l’endroit de la fin du parcours. Suivez les habitants en passant par les anciens Café Riche, l’Hôtel du Commerce et des négociants.
10h-12h, gratuit
Inscription:http://hoteldunord.coop/balades/suivre-walter-benjamin/

Toujours avec le Bureau des Guides, le parcours « Que de la bouche » permettra, grâce à des performances d’équilibristes, de découvrir la réaction des gens du « Nord » au moment où ils découvrent les Marseillais.
14h-16h30, gratuit
Inscription : https://www.helloasso.com/associations/bureau-des-guides-du-gr2013/evenements/que-de-la-bouche

Migrantour choisi de faire visiter les quartiers populaires du centre-ville sur les traces de migrants. Raconté par des guides mais aussi par les commerçants et et les habitants.
Nicole Nérieux, ancienne professeure d’histoire, et l’association AVF invite à la « découverte des personnes célèbres ou méconnus de la Canebière »
Au départ du 152, la Canebière de 14h20 à 17h
4e /pers. Réservation : dimanches.canebiere@avf-marseille.com

L’office du tourisme invite à l’exploration de la Canebière avec un guide conférencier qui racontera le quartier à l’époque du XIXe siècle jusqu’aux différentes transformations d’aujourd’hui.
Départ de l’office du tourisme, 11 la Canebière
10h30-12-30
10e (gratuit pour les – de 12 ans)
Inscription : 08.26.50.05.00 ou www.résamarseille.com

Tabasco Vidéo propose « Big Bang Bourse », une balade interactive qui fait voyager dans le temps.
Grâce à une application sur smartphone, découvrez d’une nouvelle manière le quartier de la Bourse.
Départ devant l’Office du tourisme, 11 La Canebière
11h-17h
Smartphone avec 4G et casque audio demandé.

Ancrages vous racontera l’histoire d’immigrés qui ont participé à l’enrichissement du patrimoine français. Le parcours permet de découvrir les différents cabaret orientaux. La visite se termine dans les jardins de l’hôtel Le Ryad, lieu de l’exposition « Présences arabo-orientales ».
Départ : Porte d’Aix, place Jules-Guesde
11h-13h
10e/pers, 5e en tarif réduit
Inscription : mediation@ancrages.org

L’oastau de pais propose une balade bilingue : français et provencal en passant par la Canebière, Belsunce et Chapitre. Le but est de proposer aux Marseillais de renouer avec la langue provençale.
Départ 41, La Canebière
De à 11h-18h, départ à 11h30, 14h30 et 16h
Entre 3e et 6e/pers
Inscription : ostaumarselhes@gmail.com

Lorine Sarkissian (IEJ2)

Les forains de la Plaine en crise.

Les forains de la Plaine en crise.

Les forains du marché dit de la Plaine se révoltent contre leur déménagement forcé sur d’autre marchés en raison du réaménagement de la place Jean Jaurés où ils sont installés trois matinées par semaine. Avant eux, ceux du marché des Capucins dit marché de Noailles déplacés du mois de janvier au mois de juin 2018 en haut de la Canebiere dans le cadre de la réhabilitation du centre-ville. Les forains des allées de Meilhan en haut de la Canebiere avaient aussi déménagé en 2017.
©Agatha GranddidierLes forains de la Plaine cherchent à obtenir un accord de la Mairie afin de poursuivre leur activités commerçantes à proximité de la place, sans être déplacé ou séparés de leur habitudes. Les forains craignent de perdre leur clientèle fidèle, et les discordes qui pourraient apparaitre avec les autres commerçants des autres marchés en cas de déménagement.

Marseille s’efforce de rénover la ville et de développer son attractivité. Dans son projet de rénovation, les travaux sur la place du marché de La Plaine ont provoqués de nombreux désaccord entre les forains et la Mairie. La ville a pour ambition de réaménager la place Jean-Jaures, ce qui entraine obligatoirement une délocalisation du marché de la plaine… les forains se révoltent « mon stand sur ce marché c’est mon gagne- pain, cela fait 23 ans que je©Agatha Granddidier suis ici, j’ai une clientèle fidèle, et avec ce projet je ne sais pas où je vais aller » déplore Sandrine une foraine « nous voulons qu’une partie de la plaine soit conservé durant les travaux, ou alors que l’on s’installe sur le boulevard Chave, mais on ne reçoit aucune réponse des élus » rajoute-elle. « La ville oublie que la plupart des forains vivent grace à ce métier, et à leur place sur le marché, mais ils veulent mettre entre parenthèses la vie des forains et même des familles entières » se consterne Sandrine.
« Tout ce que nous proposons c’est de continuer à travailler sur notre périmètre, nous comprenons que la ville doit être rénové, nous demandons juste de trouver une solution afin de respecter le travail de chacun » argumente Michel Marin président du syndicat des marchés de France. Le déplacement des forains sur d’autres marchés déjà implantés est risqué « les commerçants vont voir débarquer une concurrence, on craint les discordes qui vont apparaitre entre les forains ». En ce qui concerne les autres marchés, aucun forain de la Plaine ne sait s’ils sont favorables à leur arrivée « je ne comprends pas pourquoi personne n’a demandé l’avis des forains des autre marchés sur ce déménagement » se désole Michel Marin. De nombreuses solutions ont été proposées aux élus de la part des forains et portes paroles, mais rien n’y fait « on veut faire un système de rotation, durant les travaux, des forains iront sur le boulevard Chave, on a envoyé des courriels mais à l’heure actuelle personne ne nous a répondu ».
Les portes paroles des forains n’ont reçu aucuns élus, mais les marchands et les habitant du quartier de la plaine soutiennent cette démarche « nous avons 1.300 signatures du collectif de la plaine, qui comprend les riverains et les forains » se réjouis Michel Marin. Les habitants du quartier de la plaine se désolent de voir disparaitre durant une longue durée l’ambiance conviviale du marché « Les habitants du quartier nous épauleront sur le projet et sur toute les manifestations » argumente le syndicat.
©Agatha GranddidierSuite à la manifestation « opération escargot » qui s’est déroulé vendredi 7 septembre, rassemblant plus de 250 véhicules, la préfecture a décidé de fixé officiellement un rendez-vous avec les forains jeudi prochain à 18h. Les forains veulent défendre leurs droits « personne ne prend la responsabilité de ce qu’il doit se faire, on veut des réponses concrètes » , « on ne s’oppose pas aux travaux » déclare le président du syndicat des marchés de Provence. Leur position est délicate, car les travaux sont prévus pour ce samedi 15 septembre, ce qui laisse peu de temps aux forains pour avoir des réponses à leur demande. La société Soleam (Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire Métropolitaine) participe au projet de rénovation, les forains veulent que l’entreprise assiste à la réunion.
Rappellons qu’au début de l’année 2018, le marché de Noailles a subi les mêmes restrictions de déménagement « temporaire » des forains, et les travaux avaient suscités de nombreuses discordes. Des banderoles et slogan « Une Canebière pour tous les Marseillais », accusant la ville de vouloir attirer uniquement une clientèle « de luxe », et de mettre de côté tout les autres.

Agatha Granddidier
Lorine Sarkissian

A lire aussi: le marché de la Plaine 2.0

Mickey mousse sur la Canebière

Mickey mousse sur la Canebière

Pour les 90 ans de la célèbre souris imaginée en 1928 par Walt Disney, une « chasse au Mickey » est organisée à travers la ville de Marseille de la Canebière à la gare Saint Charles. Au total, trente graffs identiques sont à trouver sur les murs de la ville. Une œuvre créée par un artiste local, Rémy Uno, qui nous éclaire :

  • Pourquoi avoir choisi le titre « Quand je dormais en pyjama » ?

“C’est une figure de style, c’est pour dire que c’est en rapport avec certains détails de mon enfance. Pour la petite anecdote, à l’époque Mickey était retransmis à la télévision le samedi soir, je devais avoir 5 ou 6 ans à ce moment-là, et je dormais justement en pyjama.”

  • Pouvez-vous présenter davantage votre œuvre ?

“Eh bien cette œuvre est une peinture à huile, il m’a fallu 3 jours au total pour pouvoir la créer. Côté style je ne me suis pas trop posé de questions, puisque j’ai un style bien à moi, ma propre façon de reproduire le réel. Ce qui m’a en revanche demandé plus de réflexions c’est la partie technique, il fallait d’abord trouver un modèle de Mickey parmi les millions existant déjà, puis ensuite faire les découpages selon ma manière, et enfin tout redessiner.”

  • Mickey avait-il une place particulière dans votre enfance ?

“Il n’est pas important dans ma vie de tous les jours personnellement, à l’époque il n’y avait d’ailleurs pas eu beaucoup de dessins animés autour de lui, mais c’est un personnage qui a une certaine présence et qui est tout simplement mythique, c’est la figure de Disney. On peut notamment le comparer au signe de Batman qui est connu de tous depuis plus de 30 ans, même si l’on n’a pas forcément visionné de films ou série avec celui-ci.”

  • Est-ce que cet événement a pour but de vouloir faire rajeunir le mouvement de l’art ?

“A ce moment je pense que c’est plutôt Disney qui veut s’approprier une image plus rajeunissante puisque les jeunes sont particulièrement sensibles à tout ce qui est city, street art, la création d’images, comme c’est le cas avec ces œuvres. Je suppose que Disney veut se tourner vers les jeunes.”

  • Avez-vous eu des retours, positif ou négatif, par rapport à votre œuvre et l’événement en lui-même ?

“Non pas encore, personne ne m’a encore appelé pour me parler de ça ou me féliciter.”

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A l’occasion de l’événement autour des 90 ans de Mickey, plusieurs centaines de Marseillais ont publié des photos de l’œuvre sur le réseau social Instagram.

Justine, étudiante de 22 ans, fan de la célèbre souris : « je trouve ça bien de faire ce genre d’événements. En plus de pouvoir remporter un séjour à Disneyland Paris en publiant l’œuvre, ça permet aux parents de retomber en enfance en allant à la chasse aux Mickey Mouse à travers la ville de Marseille. Personnellement j’en ai trouvé 3 sur les 30, donc c’est un bon début ».

Margot, 35 ans, femme au foyer : « oui c’est sympa de faire ça, surtout à Marseille, pour une fois qu’il se passe des événements un peu hors du commun ici. Après personnellement ça ne m’intéresse pas plus que ça, évidemment si je passe devant une œuvre de Mickey je la prendrais en photo et la publierais ensuite mais si je n’en trouve pas je ne vais pas en faire tout un fromage ».

Flavien, 33 ans, père d’un enfant et vendeur de prêt à porter: « je ne savais absolument pas qu’il y avait ça à Marseille, il y a un petit manque de communication peut-être. Mais à part ça c’est tout bénef, ça permet aux plus âgés de retomber en enfance et aux plus jeunes de pouvoir s’amuser à chercher et découvrir un peu l’univers de Mickey. Peut-être bien que j’emmènerais mon fils de 5 ans trouver quelques Mickey, ça lui changera de sa tablette tactile ».

Jauffrey Ambrosino (IEJ)

A lire aussi La chasse au Mickey est ouverte

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

La rue Paradis, la rue Saint-Ferréol, la rue de Rome et le cours Saint-Louis constituent autant de facettes d’une seule et même pièce : la ville Marseille, telle qu’elle est. Et au centre, la Canebière comme symbole, souvent décrite comme une frontière entre les parties nord dites populaires et sud plus bourgeoises de la ville.

Les boutiques changent, la population aussi… c’est ce que l’on peut constater en déambulant dans les différentes rues qui se jettent perpendiculairement à la Canebière depuis le Vieux-Port jusqu’au marché de Noailles. Un quadrilatère où se croisent les différents types de populations marseillaises. Les plus aisés se retrouvent rue Paradis et ses boutiques de luxe ; la jeunesse et les familles déambulent dans la rue piétonne Saint Ferréol ; la population moins aisée trouve son bonheur rue de Rome prolongée par le cours Saint-Louis au croisement de la

Canebière et du cours Belsunce, l’ancien cœur du quartier qui fit la renommée de la

« Cane-Cane-Canebière ». En débarquant ici des trois lignes de tramway, du métro et des terminaux de bus, venant du nord comme du sud ou de l’est, les marseillais peuvent aussi se rendre au marché de Noailles place des Capucins, célébré dans le monde entier par les touristes comme lieu de mixité sociale typique de Marseille.

 

Entre la rue Paradis et les Capucins c’est le grand écart. Les rues Paradis, Saint Ferréol, et Rome prolongée par le cours Saint-Louis, sont séparées par quelques petites minutes de marche. « Parfois je me dis qu’on dirait vraiment plusieurs villes différentes, isolées les unes des autres séparées par quelques bâtiments » explique Hakim qui habite à proximité du cours Saint-Louis. Des boutiques de luxe peu fréquentées malgré des rues souvent bondées font place quelques mètres plus loin au centre bourse au sein duquel monsieur tout le monde peut faire ses emplettes. « C’est vrai qu’au premier abord ça peut sembler étrange. Mais c’est aussi ce qui fait l’âme de Marseille, ce qui fait que notre ville est unique. Des gens très différents, de milieux sociaux très hétérogènes peuvent se rencontrer alors qu’en principe tout les séparerait » analyse Danielle, Marseillaise depuis 25 ans et grande amatrice de la rue Paradis. Hakim, lui, ne voit pas les choses du même œil. « C’est vrai que nous sommes proches les uns des autres, mais est-ce que nous communiquons vraiment ensemble ? Je ne pense pas. Les gens restent dans leur coin, vous savez. » déplore-t-il.

 

Et la Canebière dans tout ça ? « C’est justement le symbole de cette mixité, tout Marseille y transite et on retrouve une mixité ethnique et sociale qu’il est difficile de retrouver ailleurs » argumente Danielle. « On ne voit pas ça partout, c’est vraiment spécifique », ajoute-t-elle.

La Canebière est fréquentée à la fois par ceux qui descendent des quartiers nord en tramway et également par ceux qui fréquentent les rues plus aisées. Cela créé des dissensions, les habitants des quartiers nord se sentant délaissés, exclus, loin des lieux de richesse de la ville. Il y règne donc une atmosphère bien spécifique. « Parfois, on ne sait pas trop où on est » explique Carole. C’est en effet un lieu de passage, où se rassemble la diversité de la population marseillaise. « On a parfois l’impression d’être délaissés. La mairie ne fait rien pour nous faciliter la vie » explique Karim.

Thomas Izart (IEJ3)

A lire aussi La rue Saint Ferréol attend un renouveau; et Un matin aux Capucins ainsi que Le marché de Noailles de retour 

La gare maritime du Vieux-Port va voir le jour

La gare maritime du Vieux-Port va voir le jour

Après 12 ans d’attente, la nouvelle gare maritime du Vieux-Port, à Marseille, va enfin pouvoir s’installer sur le quai de Rive-Neuve.

gare maritime Vieux-Port DOC DR

Image publiée par La Provence le 22 août 2018,  signée DOC.DR. “Fosterisée”, la future gare maritime, actuellement en construction dans le Var, sera aménagée cet automne sur le quai de Rive-Neuve.

Les passagers des navettes maritimes desservant le Château d’If et le Frioul, au départ du Vieux-Port de Marseille, vont enfin avoir le droit de bénéficier d’une gare maritime en bonne et due forme d’ici la fin de l’année. En effet, après 12 ans d’attente, le projet va enfin voir le jour sur le quai de Rive-Neuve et devrait coûter plus de 2,3 millions d’euros, hors taxes. Les travaux d’aménagement, eux, « commenceront à la mi-septembre », a expliqué Christian Couton, conseiller d’arrondissement dans le 1er secteur, et délégué au Frioul dans les ancienne gare ©Jauffrey Ambrosinocolonnes de La Provence. « Cette nouvelle gare sera dans la continuité de ce qui est fait sur le Vieux-Port, c’est-à-dire qu’elle sera entièrement piétonnisée », indique de son côté Gilles De Santis, directeur de Frioul If Express. Avant d’ajouter que « celle-ci proposera un espace ombragé avec des places assises, 3 grands guichets au lieu de 2, et même des racks pour y déposer des vélos ». Un vrai soulagement pour les habitants du Frioul « j’arrive à peine à y croire », raconte en riant Annette, avant d’embarquer dans la navette.

Mais pas d’inquiétudes pour les utilisateurs réguliers de la gare, lors des travaux la billetterie sera simplement déplacée, jusqu’à fin novembre, au niveau de l’ancienne capitainerie. L’embarquement, lui, se fera à la darse Est du Mucem.

Un chantier de longue date

Tout commence en 2006, l’entreprise Frioul If Express, filiale du groupe Veolia, est choisie pour assurer la liaison Marseille-Frioul, tant espéré par les habitants qui en ont « ras-le-bol ». « Vous n’avez qu’à regarder dans l’état où elle est, et vous comprendrez vite pourquoi nous en voulons une nouvelle », raconte Jacques, un habitant de la Rue Breteuil. En effet, la gare n’a aucun endroit ombragé, une billetterie en préfabriqué, pas de chaises à proximité…en bref, elle est obsolète.

Une fois la délégation de service public signé entre la métropole Marseille Provence et l’entreprise, la gare maritime devait initialement être livrée en octobre 2007, pour 800.000 €uros. Mais il s’avère que l’entreprise délégataire a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, ou plutôt, a débuté la construction de la gare sans avoir les autorisations nécessaires, selon le quotidien Var Matin qui désert Toulon où est construit la nouvelle gare. Au final, en 2010, la commission départementale des sites annule le projet puisque la préfecture « estime que celui-ci dénaturerait l’unité architecturale du futur site ». Il faut alors tout recommencer…et attendre juin 2013 pour que la commission accepte le nouveau projet dont les plans s’inpirent des estacades en bois du Vieux-Port dessinées par Norman Foster auteur également de l’ombrière en bas de la Canebière. Elle devrait être livrée le 15 octobre pour une mise en service dès le mois de novembre., dont les plans seront officiellement validés en février 2017, qui coûtera finalement plus du double du budget prévu initialement.

Jauffrey Ambrosino (IEJ3)

La chasse au Mickey est ouverte

La chasse au Mickey est ouverte

La chasse est lancée! Mickey, la célèbre souris de Disneyland, fête ses 90 ans cette année, avec un an de moins que la Canebière.  Au tour de Marseille de célébrer cet anniversaire.  Après plusieurs  événements en l’honneur des 90 ans de l’indémodable souris, une chasse aux “Mickey cachés” a occupé la fin des vacances scolaire et la rentrée du 27 août au 23 septembre.

capture d'instragramDisneyland a décidé de lancer à Paris, Bordeaux, Lyon et Marseille une chasse aux œuvres à l’effigie de la souris Mickey. Pour cela,  quatre graffeurs  ont crée des affiches de  la souris aux grandes oreilles et invitent les habitants à se lancer à leur recherche. Déjà plusieurs événements ont été mis en place pour célébrer ce 90e anniversaire et ont permis de créer la jauge “de l’enthousiasme” dans les villescapture d'instragram participantes. Elle est consultable à tout moment sur la page facebook “Mickey France”.  Dans la continuité de cette mesure, les Parisiens, Bordelais, Lyonnais et Marseillais sont invités à alimenter, sur Instagram, le hastag #Mickey90 suivi du nom de leur ville avec les photos des affiches qu’ils auront trouvé. La ville qui récolte le plus de contributions se verra élue “Ville la plus enthousiaste de France”. Tous les capture d'instragramparticipants qui postent une photo avec ce hashtag sont inscrit à un tirage au sort pour gagner un week-end au parc d’attractions Disneyland Paris. De plus, la ville gagnante accueillera un événement spécial le 18 octobre pour l’anniversaire de la souris. Le hashtag compte déjà beaucoup de participations pour chaque ville, lancez-vous à la recherche de la trentaine de Mickey cachés dans Marseille. De la Canebière à la Gare Saint-Charles, ouvrez bien les yeux…

Lorine Sarkissian (IEJ2); photos captées sur Instagram avec l’autorisation des auteurs