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Articles d’étudiants

Vieux-Port : un port de plaisance ?

Vieux-Port : un port de plaisance ?

 

Avec la nouvelle gare maritime, c’est tout un secteur qui se dessine comme un port de plaisance. Depuis 2013 et le projet de requalification du Vieux-Port, la ville essaie d’attirer les touristes en multipliant les aménagements. Pour les marseillais, leur Vieux-Port est toujours un lieu de rassemblement et ces ajustements n’ont fait qu’améliorer leur quotidien. 

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Entre lieu de vie incontournable des marseillais et port de plaisance, le Vieux-Port retrouve une place importante au sein de la cité phocéenne. Auparavant et jusqu’au 19e siècle, il était le cœur économique de Marseille. Le port était une véritable plaque tournante avec une activité maritime très intense. Peu à peu le Vieux-Port a perdu de son prestige avec le déplacement des activités maritimes.

©zal

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Les excursions maritimes présentent de nombreux atouts pour la ville. Le cadre est idyllique : quand le bateau démarre, le soleil tape, le mistral souffle, on entend les mouettes et le clapotis de l’eau, les paysages sont à couper le souffle, sur la gauche, Notre-Dame de la Garde et sur la droite le Mucem accolé au Fort Saint-Jean … Une véritable carte postale !

Toujours un lieu de vie pour les marseillais

Malgré les nombreux aménagements, le Vieux-Port a gardé son charme. Les marseillais prennent toujours plaisir à venir flâner le week-end et tous les matins, sur le quai des Belges, où se tient le traditionnel marché aux poissons. Le projet de réaménagement du Vieux-Port, récompensé par plusieurs prix internationaux, comme celui du meilleur espace public européen 2014, avec des trottoirs plus larges destinés aux piétons, a conquis de nombreux marseillais. Désormais, ils attendent avec impatience la future piste cyclable sur la Corniche Kennedy prévue pour 2022.

Vincent Tolmau (IEJ3)

Piétonisation de la Canebiere, réactions

Piétonisation de la Canebiere, réactions

Que pensent les marseillais de la piétonisation de la Canebière ?

Après l’annonce d’une future piétonisation sur du bas de la Canebière pour 2020, l’interview de Sabine Bernasconi à la Provence de la semaine dernière fait polémique.

Des avis partagés 

Les avis sont partagés concernant le nouveau projet de la mairie. Les commerçants, les piétons et les automobilistes n’ont pas le même point de vue quant à la situation. Les commerces de la Canebière décrivent un manque de fréquentation de la part de leurs clientèles. Une vendeuse chez La Cure Gourmande explique les avantages de cette piétonisation : « Après le drame de la rue d’Aubagne, je pense que cela va permettre aux touristes de revenir se promener par ici. La Canebière est connue de manière ancestrale », insiste-t-elle. La commerçante apporte même quelques compléments au projet. « Ce serait une bonne idée d’installer une piste cyclable, pour rendre la Canebière encore plus vivante », s’écrie-t-elle.

Les piétons au cœur de la Canebière

Du côté des piétons, le plan n’est pas une échappatoire. Selon eux, le changement ne serait que négatif. « La piétonisation c’est bien, encore faut-il que les magasins soient attractifs ! », exprime Corinne Monaco, une passante habituée. « Je ne crois pas que cela va amener du changement, bien au contraire, la Canebière ne vivra plus puisqu’il n’y aura même plus de voiture », poursuit Corinne. Pour Stéphane, touristes pour le travail, la piétonisation serai un atout majeur de la Canebière. « Les rues piétonnes sont plus sécurisantes, moins bruyante et plus attractive. » raconte-il.

Des automobilistes mis de côté

Si les avis sont partagés du coté des piétons, les automobilistes refusent catégoriquement un tel changement. « Plus on bloque les routes et plus il y aura d’embouteillages ! Si la Canebière devient piétonne, ce ne sera plus la Canebière, » s’exclame un automobiliste marseillais. Les véhiculés sont d’avis que le projet ne fera pas non plus évoluer les commerçants : « Comment les piétons vont-ils se rendre en ville s’ils ne peuvent pas emprunter la Canebière ? C’est un axe principal de circulation du centre », continue l’automobiliste.

Sabine Bernasconi a déclaré que la piétonisation de la zone devrait être effectuée pour 2020. Les autres détails du projet ne sont pas encore communiqué, d’ailleurs certains passants et commerçants ignoraient encore l’existence de ce dessein.

Le gérant du kiosque à journaux à l’angle de la rue Daint-Ferréol regrette pour sa part que les nouveaux établissements ouverts sur cette artère mythique de l’hypercentre de Marseille soient en majorité des banques et des boutiques de téléphonie. “Il faut de la diversité et des lieux qui fidelisent la clientèle comme Hema, boutique à petits prix, ou Saladin, épicerie fine qui ont récemment ouvert de nouveles boutiques “, précise-t-il.

Loane Philippe (IEJ2)

Canebière le Noël d’Emmaüs

Canebière le Noël d’Emmaüs

 

emmaus pointe rouge

Le message de Noël de la communauté Emmaüs Pointe Rouge. Comme chaque année un repas de noël pour les gens de la rue organisé en haut de la Canebière.

Ceux qui veulent aider sont invités à se présenter  vendredi 21 décembre aux Réformés dès 10h45. Il y aura beaucoup d’invités, indique Emmaüs.

En savoir plus sur la communauté: emmaus-pointerouge.com

Canebière: gilets jaunes, mal logés et… casseurs

Canebière: gilets jaunes, mal logés et… casseurs

Des groupes de casseurs ont dégradé le marché de noël samedi 1er décembre à l’issue d’une journée sans heurts avec barrages de gilets jaunes et défilés contre le mal logement sur la Canebière après le drame de la rue d’Aubagne qui a fait 8 morts le 5 novembre dans l’effondrement de leurs immeubles.

Il était  à peu près 18h30 samedi soir lorsque le décor de la Canebière change de couleur. De festif il se transforme en champ de bataille. Le centre-ville de Marseille est  couvert de nuages de fumée noire et fait dégénérer des manifestations pacifistes sur le Vieux-Port et sur la Canebière. Les forces de l’ordre dépêchées dans plusieurs dizaines de camion tentent de stopper les débordements. Au premier soir de Décembre, les décorations de Noël tombent à terre et les barrières du marché de Noël fermé par précaution avant les manifestations brûlent. Les commerçants ont l’air dépités à seulement trois semaines des fêtes de fin d’année. Ils affirment qu’ils ont perdu 30% de leur chiffre d’affaires. Un vendeur tente de nettoyer les inscriptions écrites à la bombe sur la vitrine de son bar-tabac pendant que trois artisans du marché de Noël expliquent qu’ils « espèrent pouvoir ouvrir demain ».

Des carcasses de poubelles en cendres brûlent sur le Vieux-Port. Vers Noailles, une voiture prend feu devant le commissariat de police. La Canebière est totalement bloquée. Les pompiers doivent régulièrement intervenir en se frayant un passage au milieu des gilets jaunes qui facilitent l’accès aux sinistres. Le magasin de téléphonie Orange sur la Canebière a été pris d’assaut et dévalisé.
Les casseurs arrivés en fin d’après-midi se sont mêlés aux trois mouvements de manifestations présents depuis le matin contre le mal logement, contre le maire (LR) de Marseille aux slogans de “Gaudin t’es foutu le peuple est dans la rue”, la CGT avec des fanions de l’intersyndicale pour le pouvoir d’achat et les « gilets jaunes » aux cris de “Macron démission” contre l’augmentation des prix des carburants. Ils s’étaient tous regroupés devant la mairie avant que les forces de l’ordre n’interviennent. Au total : 7.000 à 8.000 protestataires, selon les participants.

Un porte parole des gilets jaunes encore sur place explique : « nous sommes venus pour bloquer la Canebière, nous étions à peu près 2 000. Avec tous les manifestants, la Canebière était pleine ». Il poursuit : « nous ne sommes pas du côté des casseurs, nous ne sommes pas responsables de cela ». Un autre gilet jaune prend la parole. Il ne souhaite pas être perçus comme un casseur : « nous sommes ici, pas là ou il y a le feu, d’ailleurs ils arrivent, il va falloir partir » s’inquiète-il. Certains passants s’enfuient, d’autres observent la scène. Finalement, 21 personnes sont interpellées mais les dommages sont considérables.

Loane Philippe (IEJ2)

LA CANEBIERE EN DEUIL

LA CANEBIERE EN DEUIL

Aide au relogement et soutien psychologique aux victimes de la rue d’Aubagne.

20 jours après la catastrophe de la rue d’Aubagne qui a endeuillé le centre-ville de Marseille dans le quartier de la Canebière, les dégâts restent considérables. Huit personnes ont perdu la vie dans l’écroulement de leurs immeubles. La psychose et la crainte de nouveaux drames ont saisi les habitants après les fortes pluies qui avaient fragilisé les vielles bâtisses appuyées les unes aux autres. Une nouvelle fissure dans une façade entraîne des évacuations préventives, le temps de faire un état des lieux par des experts mandatés en urgence.

Le bilan provisoire de la municipalité, montrée du doigt pour n’avoir pas évité le drame, s’élève à l’évacuation de plus de 163 bâtiments dans le centre-ville avec plus de 1339 sinistrés. Les habitants du quartier en colère et d’autres secteurs de la ville ont apporté des premiers secours aux côtés des marins pompiers. La mairie de Marseille montrée du doigt pour n’avoir pas évité cette catastrophe se mobilise par ailleurs pour trouver des solutions de relogement dans des habitats sociaux municipaux et privés, tandis que certaines associations aident au soutien des victimes.

Deux semaines après les faits, le visage des passants semblait toujours grave à la rue d’Aubagne. Un pompier s’essuie le front, devant les nombreux débris restant des immeubles effondrés. Certains habitants de la rue paraissent déboussolés comme cette femme accompagnée de sa fille: « Nous avons tout perdu, je pense que très peu de personne le comprenne mais nous n’avons plus rien du tout ». D’autres tentent de rebondir « On a vraiment besoin d’aide, c’est pour cela que je fais partie de l’association des sinistrés de la rue » explique cet évacué. Afin de les aider du mieux qu’ils peuvent, des commerçants et des habitants du quartiers des plus pauvre de France ont fait preuve d’une grande générosité : des produits d’hygiène, des vêtements ou encore de la nourriture. La mairie du 11ème et du 12ème arrondissements des quartiers nord déshérités a très vite  récolté deux camions remplis d’affaires destinés à la Croix Rouge. Celle-ci se charge de la redistribution aux sinistrés accueillis dans un premier temps par la mairie de secteur des 1er et 7ème arrondissement sur la Canebière proche du lieu du drame.

Un nouveau Point d’accueil des populations évacuées (PAPE) a ouvert ses portes le 19 novembre au 2 rue Beauvau dans le 1er arrondissement. Le lieu demande à recevoir la totalité des personnes évacues dans ses quatre pôles d’accueil : l’accès aux droits juridiques, l’accès aux droits sociaux et administratifs, l’accès à l’hébergement et au logement, et enfin une écoute et un soutien psychologique.

Les associations multiplient elles aussi leurs actions pour venir en aide aux victimes. Deux sinistrés ont par ailleurs souhaité créer, eux même, l’association des sinistrés de la rue d’Aubagne avec des habitants et des commerçants de la rue. Le but est de rassembler les victimes et de les soutenir dans leur drame moral, financier ou matériel. Ils sont une vingtaine à en faire partie, et tous souhaitent obtenir les informations concernant l’enquête et une indemnisation.

Les manifestations et animations festives comme les dimanches de la Canebière, organisées en centre-ville le dernier dimanche de chaque mois depuis janvier 2017, ont par ailleurs été annulées le 25 novembre par respect pour les victimes de ce drame.

Loane Philippe (IEJ2)

Annulation du “dimanche de la Canebière” de novembre

Annulation du “dimanche de la Canebière” de novembre

La mairie de secteur des 1er et 7 arrondissements de Marseille a confirmé officiellement lundi dans un communiqué l’annulation des Dimanches de la Canebière qui devait avoir lieu le 25 novembre.
“Eu égard à la situation que nous traversons depuis le dramatique accident de la rue
d’Aubagne, nous avons pris la décision d’annuler l’édition de novembre des
“Dimanches de la Canebière”.
Les “Dimanches de la Canebière” sont devenus, depuis plus d’un an, le symbole
d’une ville rassemblée autour de la culture sur son artère mythique.
Aujourd’hui, c’est dans le deuil que notre ville se doit d’être unie.
Il nous est apparu indispensable de respecter ce deuil, et inconcevable de maintenir
un événement à caractère festif dans un tel contexte”, déclare le communiqué.

Aucune date n’a été avancée pour la reprise de ces manifestations lancées en janvier 2017 qui avaient été suspendues en décembre 2017 et janvier 2018 en raison des fêtes de fin d’année et d’un froid polaire. Elles avaient été relancées le dernier dimanche de février 2018 et interrompues en juillet et août en raison ds grandes chaleurs de l’été.

D2K#17 annulé

D2K#17 annulé

Les animations initialement prévues sur la Canebière le dimanche 25 novembre, qui devait être la dernière édition de l’année des dimanche de la Canebière n’auront pas lieu par respect pour les victimes de la tragédie de la rue d’Aubagne dont les immeuble se sont effondrés le 5 novembre faisant 8 morts, selon un technicien de la mairie de secteur en charge de son organisation.  Aucune communication officielle n’a encore été faite de cette annulation. La troisième saison des dimanche de la Canebière, D2K#17, devrait reprendre le dernier dimanche de février 2019.

« Je n’ai pas encore fait de communication officielle mais évidemment que c’est annulé », a confié à La Marseillaise Sabine Bernasconi, maire (LR) du premier secteur (1er et 7ème arrts) à l’initiative de ce projet lancé en janvier 2017 pour redymaniser le centre-ville. « J’ai simplement averti les acteurs culturels et parties prenantes de l’organisation », a précisé l’élue citée par La Marseillaise.

Selon un décompte publié vendredi 16 novembre par la mairie centrale de Marseille 83 immeubles présentant des dangers imminents dans le centre-ville ont été évacués dont 46 depuis le 5 novembre et 37 autres depuis le 7 novembre. Cela représente au total 834 personnes devant être relogées dans l’urgence dont 438 du périmètre de la rue d’Aubagne et 396 hors rue d’Aubagne.

La maison des associations qui recevait les dons des particuliers au 93 La Canebière pour venir en aide aux sinistrés a par ailleurs du être fermée jeudi 15 novembre en raison d’un arrêté de péril touchant un immeuble mitoyen donnant sur l’immeuble du 20 de la rue Dugomier dont l’escalier servait d’issue de secours selon FR3 Marseille.

 

 

 

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

un amour de graffitis

Trois artistes de Street art y exposaient leurs œuvres dans le cadre du projet culturel “MP2018, Quel Amour !”.

Des navettes maritimes entre le Vieux-Port et les Îles du Frioul permettaient l’accès au château. Depuis le 22 Mai, la prison d’Edmond Dantes avait repris des airs de jeunesse, portant sur ces murs des graffitis en tout genres …

Si vous avez raté cette exposition, séance de rattrapage conçue par Loane Philippe (IEJ2)  clic

 

 

Le feu sur la Canebière

Le feu sur la Canebière

En commémoration de l’incendie des Nouvelles Galeries qui avait fait 73 morts sur la Canebière le 28 octobre 1938 les Marins Pompiers ont procédé à un exercice en mémoire des victimes dans le cadre de la 16ème édition des Dimanches de la Canebière. Créé en 1939 pour remplacer les sapeurs municipaux qui avait été jugés défaillants le bataillon des Marins Pompiers a mis le feu sur la Canebière.
Ce fut une journée intense pour les marins qui veillent sur la sécurité de la ville et du port. Deux stands : un camion rouge pour les renseignements ainsi qu’un lieu « amicale des anciens marins-pompiers » où de nombreux pompiers étaient présents. Ces derniers ont invité les marseillais à découvrir une exposition sur l’incendie des nouvelles galeries en 1938.

A 13h30, l’exposition est devenue « réelle » par une reconstitution historique de l’incendie de 1938. Malgré la pluie, les marseillais ont pu comprendre la difficulté du métier. Pour continuer l’après-midi dans une bonne ambiance, des activités ludiques pour les enfants ont été mise en place. Les marins-pompiers ont volontairement répondu et aidé les plus jeunes. Une journée très enrichissante pour les citoyens.

Loane Philippe (IEJ2)

 

Retour en images.

Des producteurs agricoles sur la Canebière

Des producteurs agricoles sur la Canebière

Pour sa 16ème édition les Dimanches de la Canebière les organisateurs ont à nouveau fait la part belle aux artisans et producteurs de toutes régions sous l’appellation « saveurs d’automne » entre le cours Saint Louis et la place du Général De Gaulle.

Au total 20 stands alliant spécialités provençales, fruits et légumes de saison, plantes aromatiques, fromages, et vin. Même un stand de crêpes était au rendez-vous. C’était la deuxième fois qu’Olivier Mazet participait à l’évènement et il compte bien revenir lors d’une prochaine édition des Dimanches de la Canebière.

Focus sur Olivier Mazet  Résident de Carro près de Martigues (Bouches-du-Rhône), il présente ses épices estampillées  « Nature et Progrès » cultivées dans le sud-est de Madagascar. Son entreprise « Epices Village » propose des épices, du miel, du rhum, des confitures et des sirops aux épices, du thé ou encore des mélanges d’aromates. « Notre exploitation emploie durablement 25 familles malgaches. » affirme Olivier. « Les hommes sont aux champs et les femmes s’occupent de la vannerie qui nous sert d’emballage. Elles réalisent tout à la main. » explique le producteur. Les épices sont ensuite stérilisées à la conserverie de Carro.

Texte et photos Loane Philippe (IEJ2)