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Catégorie : Scribouillages

Scribouillages

Cinéma Artplexe Canebière : Un nouveau concept

Cinéma Artplexe Canebière : Un nouveau concept

Le projet Artplexe Canebière piloté par Wilmotte & associés architectes (Jean Michel Wilmotte) a pour objectif de créer un nouveau lieu de rendez-vous réunissant la culture, l’art et le cinéma. Le futur cinéma dont il est question depuis plusieurs années devrait ouvrir ses portes milieu 2020. Cet endroit réunit à la fois : trois restaurants, espace d’exposition, diffusion de tout type de films commerciaux ainsi que des films d’Art et d’Essai, une brasserie et un Rooftop avec une vue panoramique sur la ville de Marseille. L’ensemble de ces prestations vont permettre de dynamiser ce lieu, et pourront accueillir les visiteurs tout en répondant pleinement à leur demande.

Présentation du projet en cours par Agatha Granddidier & Fabio Piazza (IEJ2)

Une seconde vie pour la poste Colbert et la rue de la République

Une seconde vie pour la poste Colbert et la rue de la République

La rue de la République se meurt… En cette période de Noël, les passants se promenant sur ces belles allées découvrent, parfois avec stupéfaction, que la plupart des enseignes, installées depuis la rénovation, ont déjà fermées. Après plusieurs années de travaux de requalification, l’une des plus belles artères de Marseille n’attire toujours pas. Et pour sauver la République, ce n’est pas le président mais le groupe La Poste qui arrive en héros.

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Canebière: gilets jaunes, mal logés et… casseurs

Canebière: gilets jaunes, mal logés et… casseurs

Des groupes de casseurs ont dégradé le marché de noël samedi 1er décembre à l’issue d’une journée sans heurts avec barrages de gilets jaunes et défilés contre le mal logement sur la Canebière après le drame de la rue d’Aubagne qui a fait 8 morts le 5 novembre dans l’effondrement de leurs immeubles.

Il était  à peu près 18h30 samedi soir lorsque le décor de la Canebière change de couleur. De festif il se transforme en champ de bataille. Le centre-ville de Marseille est  couvert de nuages de fumée noire et fait dégénérer des manifestations pacifistes sur le Vieux-Port et sur la Canebière. Les forces de l’ordre dépêchées dans plusieurs dizaines de camion tentent de stopper les débordements. Au premier soir de Décembre, les décorations de Noël tombent à terre et les barrières du marché de Noël fermé par précaution avant les manifestations brûlent. Les commerçants ont l’air dépités à seulement trois semaines des fêtes de fin d’année. Ils affirment qu’ils ont perdu 30% de leur chiffre d’affaires. Un vendeur tente de nettoyer les inscriptions écrites à la bombe sur la vitrine de son bar-tabac pendant que trois artisans du marché de Noël expliquent qu’ils « espèrent pouvoir ouvrir demain ».

Des carcasses de poubelles en cendres brûlent sur le Vieux-Port. Vers Noailles, une voiture prend feu devant le commissariat de police. La Canebière est totalement bloquée. Les pompiers doivent régulièrement intervenir en se frayant un passage au milieu des gilets jaunes qui facilitent l’accès aux sinistres. Le magasin de téléphonie Orange sur la Canebière a été pris d’assaut et dévalisé.
Les casseurs arrivés en fin d’après-midi se sont mêlés aux trois mouvements de manifestations présents depuis le matin contre le mal logement, contre le maire (LR) de Marseille aux slogans de “Gaudin t’es foutu le peuple est dans la rue”, la CGT avec des fanions de l’intersyndicale pour le pouvoir d’achat et les « gilets jaunes » aux cris de “Macron démission” contre l’augmentation des prix des carburants. Ils s’étaient tous regroupés devant la mairie avant que les forces de l’ordre n’interviennent. Au total : 7.000 à 8.000 protestataires, selon les participants.

Un porte parole des gilets jaunes encore sur place explique : « nous sommes venus pour bloquer la Canebière, nous étions à peu près 2 000. Avec tous les manifestants, la Canebière était pleine ». Il poursuit : « nous ne sommes pas du côté des casseurs, nous ne sommes pas responsables de cela ». Un autre gilet jaune prend la parole. Il ne souhaite pas être perçus comme un casseur : « nous sommes ici, pas là ou il y a le feu, d’ailleurs ils arrivent, il va falloir partir » s’inquiète-il. Certains passants s’enfuient, d’autres observent la scène. Finalement, 21 personnes sont interpellées mais les dommages sont considérables.

Loane Philippe (IEJ2)

Vers une gentrification du centre-ville ?

Vers une gentrification du centre-ville ?

Le cœur de ville de Marseille a été endeuillé, le 5 novembre, par l’effondrement de deux immeubles vétustes de la rue d’Aubagne. Huit morts ont été retrouvés sous les décombres.

« Quinze jours après le drame, plus de cent-dix immeubles ont été évacués, une grande partie par mesure de précaution, en attente de l’avis des experts mandatés par le tribunal administratif et plus de mille personnes ont été évacués, dont 800 ont été relogés par la ville », a déclaré l’adjoint aux Marins-Pompiers de Marseille qui a tenu un point presse le 19 novembre.

La vétusté des immeubles est un problème de longue date, conscient de cela, la municipalité a lancé depuis 2016, un plan baptisé « Ambition centre-ville ». À travers ce plan, une cinquantaine d’opérations sont actuellement menées ou vont être menées. Le but de la municipalité est de développer une nouvelle attractivité économique, commerciale, sociale, touristique, culturelle et résidentielle.

Après le drame de la rue d’Aubagne, une question se pose :  Cette réhabilitation n’a t’-elle pas pour l’instant privilégier les grands axes, oubliant les petites rues populaires ?

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LA CANEBIERE EN DEUIL

LA CANEBIERE EN DEUIL

Aide au relogement et soutien psychologique aux victimes de la rue d’Aubagne.

20 jours après la catastrophe de la rue d’Aubagne qui a endeuillé le centre-ville de Marseille dans le quartier de la Canebière, les dégâts restent considérables. Huit personnes ont perdu la vie dans l’écroulement de leurs immeubles. La psychose et la crainte de nouveaux drames ont saisi les habitants après les fortes pluies qui avaient fragilisé les vielles bâtisses appuyées les unes aux autres. Une nouvelle fissure dans une façade entraîne des évacuations préventives, le temps de faire un état des lieux par des experts mandatés en urgence.

Le bilan provisoire de la municipalité, montrée du doigt pour n’avoir pas évité le drame, s’élève à l’évacuation de plus de 163 bâtiments dans le centre-ville avec plus de 1339 sinistrés. Les habitants du quartier en colère et d’autres secteurs de la ville ont apporté des premiers secours aux côtés des marins pompiers. La mairie de Marseille montrée du doigt pour n’avoir pas évité cette catastrophe se mobilise par ailleurs pour trouver des solutions de relogement dans des habitats sociaux municipaux et privés, tandis que certaines associations aident au soutien des victimes.

Deux semaines après les faits, le visage des passants semblait toujours grave à la rue d’Aubagne. Un pompier s’essuie le front, devant les nombreux débris restant des immeubles effondrés. Certains habitants de la rue paraissent déboussolés comme cette femme accompagnée de sa fille: « Nous avons tout perdu, je pense que très peu de personne le comprenne mais nous n’avons plus rien du tout ». D’autres tentent de rebondir « On a vraiment besoin d’aide, c’est pour cela que je fais partie de l’association des sinistrés de la rue » explique cet évacué. Afin de les aider du mieux qu’ils peuvent, des commerçants et des habitants du quartiers des plus pauvre de France ont fait preuve d’une grande générosité : des produits d’hygiène, des vêtements ou encore de la nourriture. La mairie du 11ème et du 12ème arrondissements des quartiers nord déshérités a très vite  récolté deux camions remplis d’affaires destinés à la Croix Rouge. Celle-ci se charge de la redistribution aux sinistrés accueillis dans un premier temps par la mairie de secteur des 1er et 7ème arrondissement sur la Canebière proche du lieu du drame.

Un nouveau Point d’accueil des populations évacuées (PAPE) a ouvert ses portes le 19 novembre au 2 rue Beauvau dans le 1er arrondissement. Le lieu demande à recevoir la totalité des personnes évacues dans ses quatre pôles d’accueil : l’accès aux droits juridiques, l’accès aux droits sociaux et administratifs, l’accès à l’hébergement et au logement, et enfin une écoute et un soutien psychologique.

Les associations multiplient elles aussi leurs actions pour venir en aide aux victimes. Deux sinistrés ont par ailleurs souhaité créer, eux même, l’association des sinistrés de la rue d’Aubagne avec des habitants et des commerçants de la rue. Le but est de rassembler les victimes et de les soutenir dans leur drame moral, financier ou matériel. Ils sont une vingtaine à en faire partie, et tous souhaitent obtenir les informations concernant l’enquête et une indemnisation.

Les manifestations et animations festives comme les dimanches de la Canebière, organisées en centre-ville le dernier dimanche de chaque mois depuis janvier 2017, ont par ailleurs été annulées le 25 novembre par respect pour les victimes de ce drame.

Loane Philippe (IEJ2)

Annulation du “dimanche de la Canebière” de novembre

Annulation du “dimanche de la Canebière” de novembre

La mairie de secteur des 1er et 7 arrondissements de Marseille a confirmé officiellement lundi dans un communiqué l’annulation des Dimanches de la Canebière qui devait avoir lieu le 25 novembre.
“Eu égard à la situation que nous traversons depuis le dramatique accident de la rue
d’Aubagne, nous avons pris la décision d’annuler l’édition de novembre des
“Dimanches de la Canebière”.
Les “Dimanches de la Canebière” sont devenus, depuis plus d’un an, le symbole
d’une ville rassemblée autour de la culture sur son artère mythique.
Aujourd’hui, c’est dans le deuil que notre ville se doit d’être unie.
Il nous est apparu indispensable de respecter ce deuil, et inconcevable de maintenir
un événement à caractère festif dans un tel contexte”, déclare le communiqué.

Aucune date n’a été avancée pour la reprise de ces manifestations lancées en janvier 2017 qui avaient été suspendues en décembre 2017 et janvier 2018 en raison des fêtes de fin d’année et d’un froid polaire. Elles avaient été relancées le dernier dimanche de février 2018 et interrompues en juillet et août en raison ds grandes chaleurs de l’été.

Dernière expo galerie etmoietmoi

Dernière expo galerie etmoietmoi



©Loane PhilippeLes peintures de Chrislaine Dupuy sur les murs de la galerie « etmoietmoi ». Ce sera la dernière exposition de la galerie du Concept Store etmoietmoi.

« Rêver, s’évader, s’envoler, grandir » font partie du vocabulaire artistique de Chrislaine Dupuy, peintre réputée pour ces œuvres contemporaines et ses personnages longilignes. L’artiste exposera du 2 au 16 Décembre 2018 au 8 Boulevard Notre-Dame. Vernissage le lundi 3 décembre à partir de 18h.

Chrislaine nous invite dans son univers doux et captivant. Et pour cause : cette exposition se©Loane Philippe veut « colorée et nouvelle », déclare-elle. Travaillant la peinture à l’huile, modulée au couteau, l’artiste peint des décors taupes, blancs et gris aux notes colorées de rouge, d’ocre et parfois de bleu. « J’ajoute souvent une touche de rouge pour donner vie à mon tableau », précise Chrislaine. Dans la sérénité et le calme, les personnages de ses tableaux semblent comme ponctuation dans le paysage de la vie. « J’aime représenter des scènes de vie en lien avec ce que je ressens, même si c’est souvent très instinctif », explique l’artiste. « Mes filles s’amusent à imaginer les scénarios et les lieux de mes tableaux », poursuit-elle amusée.

Aventurière du monde et de la vie

©Loane PhilippeEn 30 ans de carrière elle expose à travers la France, notamment sur les régions PACA, Normandie, Aquitaine et particulièrement Saint-Malo, Paris et Deauville. « Pratiquer cet art est un plaisir, mais c’est surtout un besoin pour me sentir bien. » affirme Chrislaine. Cassidaine depuis quelques années et originaire de Normandie, ce sont les plages de la Manche qui ont construit l‘imagination de Chrislaine durant toute sa jeunesse. Cette inspiration lui vient aussi de ses voyages, notamment l’Afrique « pour ses couleurs chaudes et ses terres de Sienne » décrit l’artiste. La visite de New-York fait également chavirer Chrislaine, vers un paysage plus urbain cette fois-ci. De toutes ces aventures, la plus grande satisfaction de l’artiste « c’est d’avoir un style que l’on reconnait. »

Loane Philippe (IEJ2)

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

Château d’If: l’Amour… de la Liberté

un amour de graffitis

Trois artistes de Street art y exposaient leurs œuvres dans le cadre du projet culturel “MP2018, Quel Amour !”.

Des navettes maritimes entre le Vieux-Port et les Îles du Frioul permettaient l’accès au château. Depuis le 22 Mai, la prison d’Edmond Dantes avait repris des airs de jeunesse, portant sur ces murs des graffitis en tout genres …

Si vous avez raté cette exposition, séance de rattrapage conçue par Loane Philippe (IEJ2)  clic

 

 

Le feu sur la Canebière

Le feu sur la Canebière

En commémoration de l’incendie des Nouvelles Galeries qui avait fait 73 morts sur la Canebière le 28 octobre 1938 les Marins Pompiers ont procédé à un exercice en mémoire des victimes dans le cadre de la 16ème édition des Dimanches de la Canebière. Créé en 1939 pour remplacer les sapeurs municipaux qui avait été jugés défaillants le bataillon des Marins Pompiers a mis le feu sur la Canebière.
Ce fut une journée intense pour les marins qui veillent sur la sécurité de la ville et du port. Deux stands : un camion rouge pour les renseignements ainsi qu’un lieu « amicale des anciens marins-pompiers » où de nombreux pompiers étaient présents. Ces derniers ont invité les marseillais à découvrir une exposition sur l’incendie des nouvelles galeries en 1938.

A 13h30, l’exposition est devenue « réelle » par une reconstitution historique de l’incendie de 1938. Malgré la pluie, les marseillais ont pu comprendre la difficulté du métier. Pour continuer l’après-midi dans une bonne ambiance, des activités ludiques pour les enfants ont été mise en place. Les marins-pompiers ont volontairement répondu et aidé les plus jeunes. Une journée très enrichissante pour les citoyens.

Loane Philippe (IEJ2)

 

Retour en images.

Des producteurs agricoles sur la Canebière

Des producteurs agricoles sur la Canebière

Pour sa 16ème édition les Dimanches de la Canebière les organisateurs ont à nouveau fait la part belle aux artisans et producteurs de toutes régions sous l’appellation « saveurs d’automne » entre le cours Saint Louis et la place du Général De Gaulle.

Au total 20 stands alliant spécialités provençales, fruits et légumes de saison, plantes aromatiques, fromages, et vin. Même un stand de crêpes était au rendez-vous. C’était la deuxième fois qu’Olivier Mazet participait à l’évènement et il compte bien revenir lors d’une prochaine édition des Dimanches de la Canebière.

Focus sur Olivier Mazet  Résident de Carro près de Martigues (Bouches-du-Rhône), il présente ses épices estampillées  « Nature et Progrès » cultivées dans le sud-est de Madagascar. Son entreprise « Epices Village » propose des épices, du miel, du rhum, des confitures et des sirops aux épices, du thé ou encore des mélanges d’aromates. « Notre exploitation emploie durablement 25 familles malgaches. » affirme Olivier. « Les hommes sont aux champs et les femmes s’occupent de la vannerie qui nous sert d’emballage. Elles réalisent tout à la main. » explique le producteur. Les épices sont ensuite stérilisées à la conserverie de Carro.

Texte et photos Loane Philippe (IEJ2)