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Catégorie : Revue de presse

Revue de presse locale

Revue La Provence: la Canebière en mode guinguette

Revue La Provence: la Canebière en mode guinguette

La compagnie La Rara Woulib a déroulé son festival “À nous de jouer !” lors du rendez-vous mensuel de la célèbre artère marseillaise. Une réussite

 Ça fait toujours plaisir d’entendre chanter, ce n’est jamais assez, jamais trop !”, commente Elsa alors que la chorale Worksongs de la compagnie de spectacle de rue La Rara Woulib vient de terminer son show.

Hier en début d’après-midi, au kiosque des Réformés (1er) l’ambiance était à la guinguette. L’aménagement et l’animation du lieu, des plus agréables, n’y étaient pas pour rien. Les cuisines faisaient griller force sardines, le bar servait un excellent jus de gingembre, les membres de Share-Wood initiaient au travail du bois et les Philosophes publics incitaient à réfléchir doucement et collectivement sur la politique, le bonheur, la justice, la liberté…

Ce Dimanche de la Canebière – mais si, vous savez : le dernier dimanche de chaque mois, l’artère centrale de Marseille est piétonnisée et livrée à moult animations -, ce Dimanche de la Canebière, disions-nous, a été en partie pensé et préparé par la Rara Woulib, dans le cadre de son festival “À nous de jouer”.

(…) Lire la suite de l’article de François Rasteau dans La Provence du 26 juin

Les 90 ans de la Canebière

Les 90 ans de la Canebière

La Cité des associations prolonge d’une semaine l’exposition célébrant les 90 ans de la Canebière ouverte le 20 juin au 93 La Canebière. Cette belle présentation de la Canebière historique qui devait se terminer le 24 sera prolongée jusqu’au 30 juin, 93 La Canebière.

Un bref historique de la Canebière par François Rasteau dans La Provence du 25 juin:

Canebière 90 ans, La Provence25 juin 2017

Canebière 90 ans, La Provence25 juin 2017

Un périmètre anti-snacks en centre-ville

Un périmètre anti-snacks en centre-ville

23/06/2017- – extrait de La Provence —

Les commerces artisanaux, culturels, la restauration de qualité, oui. Les boutiques de téléphonie ou les snacks ouverts sur la rue, non.La majorité municipale “assume” vouloir choisir la nature des commerces  afin de  redynamiser le centre-ville. Lundi 26 juin, l’adjointe (LR) au commerce Solange Biaggi présentera un “nouvel outil” de relance et de diversification commerciale:un dispositif autorisant la Ville à user de son droit de préemption, “non seulement sur les baux commerciaux  et  les fonds de commerce, mais aussi sur  les murs des locaux vacants ou mis en vente. Grâce à une subvention du Conseil départemental, qui couvrira 70% de la préemption  des murs, nous allons pouvoir acquérir  des  locaux dans des endroits stratégiques, puis faire des appels à projets pour retenir  les candi­dats qui correspondent au nouveau modèle économique que nous souhaitons favorisera expliqué le maire LR des 6ème et 8ème arrondisse­ments. Ces dispositions seront  applicables dans un périmètre de sauvegarde délimité par la place Sadi-Carnot, le bas de la rue de la République, la Canebière,  le cours Lieutaud, la rue d ‘Aubagne, la préfecture, la rue Breteuil, avec une autorisation de programme de 1,4 millions d’€uros. Premier secteur visé: l’Opéra en bas de la Canebière.

La Provence, édition Marseille du 23 juin 2017.

Au conseil Municipal du 26 juin, fiche technique du projet soumis à délibération:
DÉLIMITATION D’UN PÉRIMÈTRE DE SAUVEGARDE DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT DE PROXIMITÉ
1_ Le contexte
Le centre-ville de Marseille est caractérisé par une grande complexité, en termes d’usages et d’activités. Il est, à la fois, un lieu d’arrivée, d’histoire et de patrimoine, de décisions institutionnelles, de culture, d’animation, d’éducation et de formation, de commerce, d’habitat et de vie, de détente et d’agrément ou encore de services. Ces différents usages sont déterminants pour rendre le centre-ville attractif pour un large public. Une enquête de satisfaction montre que 64  % des personnes interrogées ont une bonne opinion globale du centre-ville marseillais, 53 % pensent qu’il s’améliore, 27 % qu’il ne change pas et 67 % estiment qu’il est agréable. Des améliorations peuvent être apportées en matière d’accessibilité (87 % facile en transport en commun et 82 % difficile en voiture), de sécurité (60 %), d’information (79 %), de propreté (85%) ou encore du manque d’animation le soir (76%).
2_ Une réelle politique d’attractivité du centre-ville
Forte de ce constat, Marseille fait de son cœur de ville une priorité. Elle a d’ailleurs engagé une démarche de redynamisation, intitulée Ambition centre-ville. La cité phocéenne encourage les domaines qui favorisent une synergie en développant des activités attractives et en créant les conditions indispensables à un meilleur cadre de vie. Dans le cadre d’une volonté affirmée de relance et de diversification commerciale, le rapport présenté lors de ce Conseil concerne la délimitation d’un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité. L’objectif est aussi d’instaurer un droit de préemption sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce, des baux commerciaux et les terrains faisant l’objet de projets d’aménagement commercial avec une autorisation de programme à hauteur de 1,428 millions d’euros.
3_ Mise en place d’un périmètre de sauvegarde à 3 niveaux
La Ville de Marseille disposera de l’ensemble des outils d’intervention sur les locaux commerciaux. Le recours au droit de préemption permettra à la Ville d’acheter en priorité des fonds ou des baux commerciaux pour les rétrocéder ensuite à un commerçant ou un artisan, dans l’objectif de conforter et diversifier l’offre commerciale.
Grâce à la mise en place de ce périmètre de sauvegarde, la Ville disposera d’un observatoire des transactions permettant de mieux suivre l’évolution du centre-ville.
Enfin, elle pourra entrer plus facilement en contact avec de futurs commerçants ou artisans, avant leur installation (rappel des règles d’urbanisme, demande de terrasses, règles de publicité, présentation des associations de commerçants, …), notamment dans l’objectif d’obtenir un meilleur respect des différentes réglementations en vigueur. Un guide du commerçant pourra être remis, en amont de leur installation, aux professionnels.

 

Projets pour l’hypercentre Solange Biaggi en juin 2014 (destimed.fr)

Projets pour l’hypercentre Solange Biaggi en juin 2014 (destimed.fr)

17/06/2017- –

L’ouverture de grands centres commerciaux aux quatre coins de Marseille suscite nombre d’interrogations quant au devenir du Centre-Ville

Entretien en juin 2014 avec Solange Biaggi, adjointe au maire en charge du commerce et du grand Centre-ville peu après les dernières municipales.

Publié par destimed.fr le mardi 17 juin 2014

Après le lancement en fanfare des Terrasses du Port, en mai, et nombre d’événements pour VIP dans cet espace qui accueille 190 boutiques sur 61 000 m² gagnés sur le territoire -jusque-là interdit sous douane du Grand Port Maritime de Marseille- avec une terrasse sur la rade à couper le souffle, les questions sur les raisons d’un tel étalage d’offres commerciales, dans la ville la plus pauvre de France, commencent à fuser de la part de curieux venus redécouvrir que la mer est bien au bout de “la Cane-Cane-Canebière” comme le chantait déjà Scotto au siècle dernier. Les Marseillais des quartiers Nord comme des quartiers Sud s’interrogent sur l’intérêt d’une telle réalisation. Les commerçants craignant, de leur côté, que cette nouvelle offre commerciale cible surtout les touristes qui resteraient ainsi dans cette grande surface de carte postale avec vue mer de la terrasse -quand un paquebot ne bouche pas la vue- sans chercher à flâner ni consommer ailleurs en ville.

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Solange Biaggi, l’adjointe au Commerce et au centre-ville d’évoquer les raisons qui motivent la politique de la Ville dans cette frénésie d’ouvertures de grandes surfaces commerciales (Photo Philippe Maillé)

Pour la première fois depuis l’inauguration des Terrasses du Port, Solange Biaggi, chef d’orchestre de la politique de renouveau de la ville, à partir du commerce, met en perspective ce nouveau lieu commercial dans le schéma général d’extension de la zone de chalandise vers le littoral du Nord au Sud ; au passage, une réhabilitation programmée de l’hyper-centre dont les résidents devront encore manger de la poussière une dizaine d’années ; du moins pendant les quelques années nécessaires à la réhabilitation des rues et commerces de Breteuil à Lieutaud avant d’attaquer le gros morceau de la rénovation commerciale et résidentielle du 3e arrondissement. Solange Biaggi voit large et projette beaucoup alors que les petits commerces s’inquiètent de la désertification du centre-ville.

Entretien

La politique commerciale justifie-t-elle ces investissements lourds à Marseille ?
Solange Biaggi : Je vais commencer par faire un peu d’histoire. Le maire Jean-Claude Gaudin a été élu la première fois en 1995. Il avait promis à ce moment-là aux commerçants que l’on allait interdire les grandes surfaces à Marseille pour sauver le petit commerce. Mais les grandes surfaces se sont installées autour de Marseille : à Plan de Campagne (pays d’Aix), Aubagne, Vitrolles et Les Milles. Quand j’arrive en 2001, adjointe au commerce, à l’artisanat et aux professions libérales, on me dit : « Solange, il faut revoir la copie ». Non seulement le petit commerce ne s’est pas maintenu mais en plus il a périclité et les gens vont dépenser leur argent hors Marseille. Je fais faire une étude en 2001 qui montre que les Marseillais ont le potentiel de dépenser 5 milliards d’euros par an. 4 milliards sont dépensés dans Marseille et un milliard à l’extérieur.
Le fil rouge de la Ville est de faire revenir le commerce à Marseille, petites, moyennes et grandes surfaces. On fait une seconde étude pour estimer combien il manquait de locaux commerciaux à Marseille : il nous manquait 200 000 m² pour rattraper le retard pris. Voilà les bases sur lesquelles on est parti. L’idée politique est que Marseille, où l’on ne parlait pas encore de Métropole, est le centre du département, le centre de la Région ; on la veut Capitale de la Méditerranée et Capitale du sud de l’Europe. Mais de toutes les villes métropolitaines c’est la moins riche de toutes celles qui sont autour. De plus, c’est la seule qui ne soit pas attractive puisque les Marseillais sont obligés d’aller à l’extérieur pour dépenser leur argent. Alors depuis 2001, on a comme objectif de faire revenir le commerce à Marseille. Pas que le commerce, les industries et les habitants aussi…

Au-delà du manque d’attractivité y aurait-il un autre problème avec l’hyper-centre actuel ?
L’hyper centre de Marseille est trop petit pour une ville de 860 000 habitants, c’est-à-dire qu’il se limite à trois rues, de l’angle de la Préfecture au Centre Bourse : rue Saint-Ferréol, rue Paradis et rue de Rome. Que faut-il faire ? Pour que Marseille devienne une capitale européenne, il faut agrandir son centre-ville vers un grand centre-ville qui va jusqu’aux Terrasses du port via la rue de la République et à l’Est jusqu’au Palais Omnisport (La Capelette) en passant par le stade Vélodrome rénové. Une révision complète du plan urbanistique.

Quinze millions de visiteurs annuels sont officiellement prévus aux Terrasses du Port dans le périmètre de la ville qui a déjà quatre énormes centres commerciaux -outre Plan de Campagne dépendant d’Aix-en-Provence- avec Grand Littoral au Nord, La Valentine à l’Est, Bonneveine et Sormiou et bientôt les complexes commerciaux du stade Vélodrome et de La Capelette au Sud, puis le Centre Bourse dans l’hyper-centre qui est progressivement décalé vers le Vieux-Port ; de la rue Saint-Ferréol vers les Docks renouvelés en passant par la rue de la République et le Vieux Port, n’est-ce pas trop pour une ville dont la moitié de la population est à la limite du seuil de pauvreté ?

J’ai demandé aussi, en tant qu’élue la délégation au commerce, à l’artisanat et aux professions libérales, la délégation du centre-ville afin de pouvoir travailler pour faire de l’urbanisme commercial. C’est pour cela que l’on a décidé aussi de faire un Tramway qui parte du centre-ville jusqu’au cap Janet, qui maille le territoire et de l’autre côté qui monte à l’Est. On voulait continuer jusqu’au stade Vélodrome mais il s’arrête à la rue de Rome, à Castellane. On passe ainsi d’un petit centre-ville à un grand centre-ville. On a aussi fait le constat de ce qui était déjà existant : à Plan de Campagne, 750 Millions d’euros de chiffres d’affaire ; Vitrolles et les Milles, 400 millions d’euros sans habitants ; Aubagne, 45 000 habitants et 450 millions d’euros. L’Hyper centre-ville de Marseille, c’est entre 450 et 500 millions d’euros de chiffres d’affaire. Marseille qui est au centre de la Communauté urbaine, représente la moitié du département des Bouches-du-Rhône et le quart de la Région Paca.

Alors Marseille doit être la centralité. Pour ce faire, il a été décidé de conforter les centres commerciaux comme Grand Littoral avec un cinéma de 15 salles et un investissement de 15 millions d’euros et qui a fait venir des locomotives comme Primark et le projet de Tivoli Parc ; de conforter La Valentine avec tout ce qui a été refait (le Printemps, Casino, Grand-V) puis de conforter Bonneveine, ce qui se fait plus lentement. C’est la ceinture extérieure intramuros de Marseille parce que l’autre côté il y a la mer. Nous avons donc décidé de faire une ceinture moyenne en projetant le Centre Bourse qui s’agrandit et investit entre 80 et 90 millions d’euros et on va le lier au musée d’Histoire de Marseille rénové. Après viennent les Terrasses du Port via la rue de la République ; il y a aussi les Voûtes de la Major (7 500 m²) et les Docks (17 000 m²) en lien avec le musée Regards de Provence, le Mucem et la Villa Méditerranée. Marseille Capitale Européenne de la Culture nous a donné un objectif formidable pour 2013. Pour la troisième partie, il y a le projet de la Capelette avec le Palais Omnisport liant loisirs et sports ainsi que le stade Vélodrome pour l’Euro 2016 avec des habitations, un tout nouveau quartier et un nouveau centre commercial au Sud pour accueillir environ 5 000 nouveaux arrivants par an à Marseille.

Qu’apportent les Terrasses du Port ?
Toujours dans le fil rouge depuis 2001 il faut faire revenir les commerces. En travaillant avec l’urbanisme, non seulement il fallait faire revenir les gens et l’économie dans la ville mais il fallait s’occuper des croisiéristes, des touristes pour une autre économie à Marseille puisqu’il y avait une perte d’industries. Sur tous les projets qui nous ont été proposés celui qui a été réalisé aux Terrasses du Port était le plus attractif et le plus beau : il s’ouvrait sur la mer. Il nous propose, en outre, une offre de restauration (avec deux nouveaux restaurants à venir sur les 5 emplacements restants selon la direction des Terrasses, ndlr), le parking dessous et des chaînes de grande consommation comme ailleurs mais aussi de nouvelles enseignes.

Vous entendez-donc changer le Centre-Ville de place ?
L’objectif n’est pas de changer le Centre-Ville de place mais de le requalifier complètement. En 2008, je savais qu’en faisant ces centre commerciaux, il fallait repenser le centre-ville avec en ligne de mire la réfection des rues Paradis, Saint-Ferréol et rue de Rome avec le Tramway ; le ravalement des façades des rues transversales ; la réfection des éclairages et la signalétique. Malheureusement en 2008 on perd la Communauté Urbaine qui sera dirigée par le socialiste Eugène Caselli ainsi que les 1/7 qui seront dirigés par le socialiste Patrick Mennucci. Comme l’idée ne venait pas d’eux, ils ont tout bloqué notamment pour faire le Tramway qui a finalement été commencé rue de Rome en plein 2013, pendant l’année Capitale Européenne de la Culture.

Comment envisagez-vous cet Hyper-centre ?
Je voudrais que l’hyper-centre devienne comme le Faubourg Saint-Honoré à Paris. C’est-à-dire, rue Paradis, enlever les voitures, agrandir les trottoirs, ravaler les façades, ainsi que celles de toutes les rues transversales. Cela génèrera un flux de piétons plus important. La place Lulli (1er), par exemple, devenue espace piéton reçoit 17% de passage en plus ; pour la rue de la République c’est 30% et pour le Vieux-Port c’est 80% de piétons supplémentaires. Notre rôle en tant que collectivité c’est de refaire l’espace public, de rendre le quotidien meilleur, que la propreté et la sécurité soient améliorées ainsi que les lumières et la signalétique. Il faut également que l’hyper-centre soit de très grande qualité. Des investisseurs du luxe ont déjà doublé leurs surfaces de vente comme Vuiton, Hermès, Armand Thierry. Pour booster le tout, il y a l’arrivée du Hard Rock Café Cours d’Estienne d’Orves. L’hyper-centre a une vocation tout à fait différente des Terrasses du Port qui attirent les visiteurs de Toulon, Montpellier et Orange, pour boire un café et se restaurer ainsi que la clientèle de croisiéristes et de touristes qui représentent 30% de la nouvelle clientèle des Terrasses, selon sa directrice Sandra Chalinet. Il faut prendre en compte l’apport des croisiéristes et touristes dans l’économie de la ville : ils apportent 100 euros par jour et par personne. Un bateau de 2 000 passagers rapporte donc 200 000 euros par jour au commerce local.

Et les petits commerces ?
Mais, je ne les oublie pas. Je travaille beaucoup en fédérant des associations de commerçants dans tous les secteurs. J’ai trois Fisac en cours (Fonds d’investissement et de soutien à l’action commerciale ndlr) pour le petit commerce mais le gouvernement socialiste m’a coupé les vivres. Un sur le 3e arrondissement de 750 000 euros, un sur Belsunce (1er) « viens à Marseille » avec un nouvel Intermarché… et un autre rue de Rome pour aider les commerçants qui supportent mal les travaux du Tramway. Et sur les noyaux villageois, 110 à Marseille, nous avons aidé des petites superettes, des bouchers, des boulangers etc… Voilà l’esprit.

Après 2013, Capitale Européenne de la Culture, avant la Coupe d’Europe de Football en 2016 et l’année 2017 Capitale Européenne du Sport à Marseille, 2014 et 2015 seront-elles les années du commerce ?
Peut-être, on est parti sur un triptyque économie nouvelle sur Marseille qui est “Tourisme, Commerce, Culture”. En attente du financement des Fisac, nous avons rendu 50 000 m² au sol sur le Port de commerce aux Marseillais (empiètement au sol des Terrasses du Port, ndlr) qui redécouvrent la mer. Marseille est, en effet, devenu une ville touristique (ville touristique depuis 2012, ndlr), grâce à Dominique Vlasto, adjointe au Tourisme et au Patronat qui a signé avec les syndicats pour le travail, le dimanche.

La concurrence avec Plan-de-Campagne, n’est-ce pas là un combat d’arrière-garde à l’heure de la Métropole ?
Non, ce n’est pas un combat d’arrière-garde car, même s’il n’y avait pas eu la Métropole, Plan de Campagne est sursaturé et sous moratoire. Il y a une trop grande surface et des problèmes de circulation. Ce n’est pas un combat d’arrière-garde parce qu’il y a un problème de territoire. On ne peut pas tout mettre à Plan de Campagne, indépendamment de la Métropole ; l’essence coûte très cher, les gens maintenant veulent trouver sur place la même chose.
Il faut savoir que les grands hypermarchés fonctionnent beaucoup moins et les grandes enseignes comme Casino, Monoprix ou Carrefour font des petites boutiques comme les Daily parce que les gens veulent trouver tout, près de chez eux. Il y a une question de service. Les gens téléphonent et se font livrer chez eux. Exemple, le Casino place du Général de Gaulle en centre-ville marche très bien ; les gens se font livrer. C’est tout un système qui a changé. Ce n’est pas pour contrer Plan de Campagne, c’est une erreur, c’est pour rééquilibrer le territoire. Nous avions 200 000 m² de surface qui manquaient sur Marseille et c’est tout. Nous avons toutes les charges de centralité et ce sont tous les autres qui ont les recettes. Si on peut récupérer les sous, c’est très bien.

Votre fer de lance semble être les 2e et 3e arrondissements de Marseille ?
Je me suis présentée dans les 2/3 un peu contre l’avis du maire. C’est parce que j’ai vu le potentiel pour le commerce. Il fallait que l’on soit là parce que, en 19 ans on a mis 80% du budget dans ces arrondissements, qui pour moi, sont l’avenir de Marseille. Surtout le 3e avec la Gare, la Belle de Mai, Saint-Mauront. Il y a des endroits magnifiques, il y a du boulot et, on ne peut pas agrandir ailleurs.
Ce secteur, c’est là où ça vit où il y a l’économie, qu’il y a le trafic où il y a le port. Il ne faut pas rater cet endroit. Avec Euromed, il y a des projets magnifiques. Rendez-vous compte, on a préempté 6 hectares de casernes. On va pouvoir construire des logements, des bureaux, des écoles, des crèches. On va pouvoir raccrocher ce quartier directement au centre-ville avec la gare. C’est fabuleux. Il y a un grand projet d’architecte qui va sortir en 2015.

Vous étiez pharmacienne, vous avez vendu votre officine en entrant en politique dans les 6/8, puis les cantonales où vous avez éliminé un socialiste et maintenant les dernières municipales en tête dans les 2/3 où vous avez éliminé Eugène Caselli, ancien président socialiste de MPM. Vous êtes une figure montante et active de la municipalité. Alors, rêvez-vous de la mairie ?
Je suis trop vieille… à 60 ans. Pour être maire de Marseille, il faut commencer à 20 ans. J’ai commencé à 45. C’est une charge, être maire de Marseille ; je ne sais pas qui va pouvoir remplacer Gaudin, mais il va falloir qu’il s’accroche. C’est énorme, c’est fabuleux, il ne faut faire que ça, il faut avoir tous les réseaux, tous les rouages. Moi je suis vieille en âge mais trop jeune en politique.

Vous n’y pensez même pas « en vous rasant le matin » pour reprendre la formule consacrée ?
Non pas même pas comme ça ! (rires)

Propos recueillis par Antoine Lazerges

Déjà les vacances pour les Dimanches de la Canebière

Déjà les vacances pour les Dimanches de la Canebière

29/05/2017

Marseille se parisianiserait-elle ? Alors que les quatre premières éditions avaient connu un franc succès populaire, le cinquième des Dimanches de la Canebière a connu – de ce que nous avons pu en juger – une affluence moindre. Lassitude ? On misera plutôt sur le long pont de l’Ascension qui a poussé les Marseillais vers les plages et les campagnes, donnant à l’avenue un air de vacances.

Lire la suite de l’article de Sylvain Pignol dans La Provence

CG13: Dimanche, c’est fête sur la Canebière !

CG13: Dimanche, c’est fête sur la Canebière !

26/04/2017- –

Pour sa 4e édition, les Dimanches de la Canebière invitent à flâner dimanche prochain sur la plus célèbre artère de Marseille. L’occasion de se frotter à l’art, à la joie et à la gastronomie. Avec le Département, partenaire important de l’initiative, c’est la Provence qui gagne !

Jamais deux sans trois ? Non, jamais trois sans quatre ! Pour la 4e édition des Dimanches de la Canebière, ce rendez-vous festif qui se déroule sur la plus célèbre artère de Marseille chaque dernier dimanche du mois, la mairie du 1er secteur et le Département des Bouches-du-Rhône vous proposent, dimanche 30 avril, une programmation dense et éclectique.

Le Département des Bouches-du-Rhône est un partenaire privilégié de cette opération rituelle dans le cadre de la redynamisation du centre-ville et du Plan pour Marseille signé entre la municipalité et la collectivité départementale.

Dégustations, musique, littérature, cirque, histoire, peinture, tous les arts et les émotions seront présents pour vCG13 imageous amuser, vous éveiller, vous donner de la joie surtout !

– De 10h à 18h, la fédération des commerces du centre-ville va mettre à l’honneur, grâce aux producteurs locaux, tout un art de vivre à la française, le fromage !.. Qui sera accompagné de nombreuses spécialités, à emporter ou à déguster sur place. RV entre la place du général de Gaulle et le cours Saint-Louis.
– Un food trucks, un happy market composé de créateurs marseillais, un marché aux livres, le Musée d’histoire de Marseille ouvert, tout comme la Guimik Gallery, la librairie Love et de très nombreuses boutiques vous accueilleront à partir de 10h, pour découvrir les merveilles locales.
– Le matin, à partir de 9h30, le migrantour Marseille et la coopérative d’habitants Hôtel du Nord invitent à une balade « Belsunce Noailles, dans les coulisses de la ville », une traversée des quartiers populaires comme vous ne les avez jamais vus. Le départ est fixé à 9h30 en haut des escaliers de la gare Saint-Charles. Tarif : 10€/personne.

– Une autre façon originale de parcourir le centre-ville est proposée par Proxi-Pousse. Les deux véhicules seront itinérants sur la Canebière, à partir de 10h. Réservation sur proxipousse13@gmail.com

– L’après-midi, c’est une randonnée historique par Marseille Autrement qui invite les curieux à remonter le temps et à se fondre le temps d’une déambulation dans l’histoire si tumultueuse de la Canebière, marquée par le commerce d’antan, le faste et la richesse d’alors. Rendez-vous de 14h à 17h place du Général de Gaulle. Tarifs : entre 4 et 8€. Réservations au 07 83 12 52 57.

La suite de l’article sur le site CG13 du département des Bouches-du-Rhône

ToutMa: Le renouveau culturel de la Canebière

ToutMa: Le renouveau culturel de la Canebière

03/04/2017

2017-04-05

« L’impulsion a été donnée. Maintenant il s’agit de s’inscrire dans la durée. (…) La Canebière, symbole du centre historique, sera le Cœur culturel battant de la ville  et de la métropole. » a déclare Sabine Bernasconi dans ToutMa à propos des “Dimanches de la Canebière”.

Lire l’article du n°44 de ToutMa page 16 ici

 

 

Marseille : la Canebière a remis ses habits du dimanche

Marseille : la Canebière a remis ses habits du dimanche

  28/03/2017 – –

La Provence lundi 27 mars, édition de Marseille:

Beau succès pour la 3e édition des Dimanches de la Canebière, organisée hier sur le thème de la musique. Une préfiguration du centre-ville de demain ?

Imaginez une Canebière où les enfants se promènent en trottinette, où l’on s’attable pour déjeuner sur le pouce devant de grands tréteaux habillés de nappes à carreaux. Une Canebière sans papiers gras, où l’on flâne devant un petit marché artisanal, où l’on baigne dans du Chopin, du Gerswhin, du Nougaro tout au long de la balade. Une Canebière surtout, où l’on échappe aux fumées des pots d’échappement, au stress et à la mauvaise humeur…

PHOTOS P. N. ET F.S. La ProvenceLa Canebière d’antan ? “Non, celle de demain !”, assure la maire de secteur LR Sabine Bernasconi, qui a décidé de préfigurer ce “futur désirable” tous les derniers dimanches du mois. Hier, pour la 3e édition de ces dimanches de la Canebière, c’était à la musique d’adoucir les moeurs. Un programme sur tous les registres, de Rossini à Morricone, des musiques des films de Mary Poppins à celles de Star Wars, de l’orchestre d’harmonie d’Aix et sa cinquantaine d’instrumentistes à vent, aux magnifiques chorales de musique baroque qui avaient investi la faculté de droit, des concerts de piano à queue du square Léon-Blum au “son dans le camion”, à Noailles, avec des sessions électro, jazz, groove, hip-hop, soul, funk, reggae, etc.

Un petit air de ramblas

Bref, les mélomanes étaient aux anges. Mais bien au-delà, ce sont les Marseillais qui sont en train de se réconcilier avec leur centre-ville. Certes, ce n’est pas encore “Broadway sur la Canebière“, mais déjà un petit air de ramblas qui donne le sourire aux passants.

Suite de l’article de Sophie Manelli dans la Provence du 27 mars 2017

Le soleil apporte une note printanière

Le soleil apporte une note printanière

destimed.fr,  27 mars 2017:

 

Le soleil n’a pas résisté, il a pointé le bout de son nez, après une succession de journées où il faisait grise mine, pour prendre part à la 3e édition des Dimanches de la Canebière qui, une nouvelle fois, a accueilli un public venu en nombre.

Photo Robert Poulain
Danser sur des rythmes endiablés (Photo Robert Poulain)

Une manifestation qui s’enracine dans l’histoire des lieux afin de construire le futur, un futur attractif. Le passé nourrissant le présent, il suffisait de se rendre au kiosque à musique où un public riche de sa diversité savoure l’Orchestre d’Harmonie d’Aix-en-Provence, composé d’une cinquantaine d’instrumentistes à vent issus des conservatoires et écoles de musique des Bouches-du-Rhône. Orchestre qui a offert un programme éclectique avec l’ouverture de La Pie voleuse de Rossini, des medleys des musiques de Morricone, Nougaro et Pérez Prado, les musiques des films Mary Poppins, Mon voisin Totoro et Star Wars. Mais on pouvait notamment, avec “Le son dans le camion” danser sur : électro, jazz, groove, hip hop, soul, funk, reggae… On s’arrête pour admirer de vieux livres de bouquinistes. Plus bas, des jeux, des parfums s’élèvent de 7 food trucks, les cuisines du monde sont là. Et les plats se dégustent entre amis, en famille, sur la Canebière libérée des voitures. On descend encore et on découvre le nouveau marché des créateurs avant d’arriver à celui des producteurs qui ne cessent de prendre de l’ampleur avec quelque 32 étals.

Lire la suite de l’article de Michel Caire sur Destimed.fr

Un Dimanche de la Canebière en Musique

Un Dimanche de la Canebière en Musique

19/03/2017 – –
Une Canebière sans voitures, dédiée à la culture, la fête et la convivialité, ça vous dit?

Pour ce troisième Dimanche de la Canebière, encore sous le signe de la Musique, de nombreuses animations seront proposées à partir de 10h.

À nouveau une parade dansée, au son des percussions africaines du Burkina Faso.

La musique sera à l’honneur grâce au festival Mars en Baroque. Au programme musical de la journée, du baroque, du jazz, classique, des musiques de films, électro, soul, afrobeat en passant par l’opéra si on a envie, pour aller découvrir I Capuletti e i Montecchi.
Ensuite, LE SON, un rendez-vous musical fixe le dernier dimanche de chaque mois place des Danaïdes. Pour ce dimanche, Cumbia Chicharra – Phono Mundial – Operette par Moussu T. e lei Jovents.

Parmi les festivités, une comédie musicale égyptienne aux Variétés, des contes à partager en famille, des balades urbaines, des expos et des conférences sur La Canebière ou la Provence et du bien sûr du théâtre.

Enfin, pour régaler les papilles, le marché provençal sera présent et vendra des produits issus d’une vingtaine d’exploitations locales. Mais aussi ce dimanche, des food trucks et une Disco soupe !

On danse sur des rythmes endiablés

de 10h30-12h entre la place du Général de Gaulle et le boulevard Dugommier/Garibaldi

La Compagnie Terya Circus

La Compagnie Terya Circus

C’est au son des percussions africaines du Burkina Faso que l’association LIVE CULTURE animera ce troisième dimanche de fête sur la Canebière. Les danseurs inviteront le public à venir danser sur les rythmes endiablés du Burkina.
Cette animation est un avant goût du Festival LA NUIT DES GRIOTS, qui se passera rue Ferrari du 30 mars au 2 avril 2017 (concert de musique du monde, parade des griots, danse du masque africain, conférence, contes, atelier art plastique….).
Retrouvez le programme détaillé sur www.live-culture-france.fr

On passe un dimanche en musique !

LE SON de La Meson, c’est un rendez-vous musical fixe tous les derniers dimanches du mois place des Danaïdes, au sommet de la Canebière. LE SON, c’est une programmation qui ressemble à Marseille : ouverte sur le monde, où le métissage est de rigueur, où la pluralité et la différence sont une force. LE SON, c’est également un espace de rencontres et d’échanges : conférences, plateaux radios, expos, bons petits plats…
Pour ce dernier dimanche de Mars, LE SON présentera ** la Cumbia Chicharra, Phono Mundial et une opérette par Moussu T. e lei Jovents.
Brasserie des Danaïdes – Place Stalingrad
De 17h à 22h gratuit

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