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Le cinéma « Les Variétés » fait peau neuve !

Le cinéma « Les Variétés » fait peau neuve !

J-J SurianBâtiment emblématique du centre ville marseillais, le cinéma Les Variétés est actuellement en travaux.  Il devrait ré-ouvrir le 5 juin. A deux pas de la Canebière, dans la rue Vincent Scotto qui chanta sa « Canebière jusqu’au bout de la terre », ce chantier reste discret à côté du Building de Fernand Pouillon et de la caserne des pompiers. Ces travaux montrent  la volonté d’embellir et de rénover la Canebière chères à Sabine Bernasconi la maire (LR) du premier et septième arrondissement.

Changer pour mieux exister

La nouvelle façade se veut resplendissante . L’objectif est pour les architectes de montrer au public à travers la façade, que le cinéma reste ce qu’ils ont toujours connu : un cinéma basé sur l’art et la création Française.

Mais il n’y pas que la façade qui change. Les salles de cinéma sont réorganisées et à l’accueil il y est aménagé en espace de Coworking. Vous pourrez donc louer une salle pour une réunion avec votre entreprise, puis au même endroit aller au cinéma. Un bar est également créé dans le but de montrer une démarcation avec les lieux de projection.  Les salles, elles passent de 5 à 7, cependant le nombres de places sera diminué. Le but étant de faire des sièges plus confortables et espacés, de 693 à 630 fauteuils en tout. La décoration change aussi totalement, avec une ambiance chaleureuse et personnalisée.

De plus ce lieu tend à être un sanctuaire de la technologie : des tests de réalité virtuelle sont prévus, des ateliers d’études techniques du cinéma, des retransmissions de conférences et de concerts… L’objectif est de faire un cinéma nouveau visuellement mais avec une identité culturelle qui reste la même : rappeler au public que ce cinéma est issu d’un théâtre, lui-même héritier du premier café-concert de Marseille créé en 1856 ! Le bâtiment, devenu « Les folies marseillaises » puis le théâtre des Variétés a été réaménagé en cinéma en 1958.

Cette année, les cinémas sont à l’honneur à Marseille.

 Cette rénovation est soumise à la nombreuse offre des cinémas à Marseille. C’est sans doute pour ne pas se laisser abattre par la concurrence que le cinéma d’auteur change d’apparence. La récente ouverture du cinéma EuropaCorp, en plein centre de la joliette en est la raison principale : Il s’agit d’un cinéma interactif, avec des sièges mobiles, pour que chaque sensation devienne plus réelle. Mais les tarifs sont nettement plus élevés. Ce cinéma là, comme celui des Variétés visent chacun un public différent. Le cinéma César Palace appartenant au même propriétaire que Les variétés peut dire merci à son patron. Fermé en 2016 pour redressement judiciaire son chiffre d’affaire est aujourd’hui au beau fixe. Cette redynamisation montre l’intérêt que peut avoir le peuple Marseillais pour le 7ème art.

« Rénover un tel bâtiment en plein centre ville, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît » déclare Jean Mizrahi, le nouveau propriétaire du cinéma. Les principaux problèmes rencontrés relèvent de l’amiante présente dans les murs et les nouvelles normes de sécurités. Cela a quasiment doublé le prix du budget initialement prévu à 1,3 million d’euros à 2,3 millions d’euros. Malgré un retard de près de 6 mois sur le projet (une ouverture était initialement prévue en janvier 2019) le cinéma d’auteur, si cher au patrimoine Marseillais, doit ouvrir ses portes le 5 juin 2019.

Un nouveau concurrent devrait faire son apparition début 2021 dans le haut de la Canebière avec un an et demi de retard. Le cinéma Artplexe devrait être inauguré début 2021 en raison de problèmes techniques dus au désamiantage et à la consolidation du parking souterrain, selon Jean-Jacques Léonard, Directeur Général d’Artplexe. Cinéma art et essai, brasserie et café, conçu par Jean-Michel Wilmotte, ce complexe culturel est en cours de travaux en lieu et place de l’ancienne mairie de secteur. Cette dernière a déménagé au centre de la Canebière avec un grand hall d’exposition en face de l’hôtel quatre étoiles des Feuillants qui devrait redonner du lustre à cette voie mythique.

Guillaume Richaud (IEJ2)

A lire aussi: l’Europacorp

D2K#19 : La danse rejoint l’écologie.

D2K#19 : La danse rejoint l’écologie.

Ce dimanche 28 avril à lieu la 19ème édition du dimanche de la Canebière (D2K#19). Un moment important pour le centre ville de Marseille qui est rendu une nouvelle fois entièrement piéton toute la journée.

salon eco-acteursCe mois-ci le thème principal est l’écologie. Plus de 50 événements sont répartis du bas de la Canebière jusqu’au kiosque à musique en face des Réformés et le marché, et du Vieux-Port à la rue Saint Ferréol pour l’écologie.

Sabine Bernasconi, maire (LR) de secteur du premier et septième arrondissement, veut mettre à l’honneur les actions sur la terre. “Le jour de la terre ce doit être tous les jours, il faut évoluer dans un environnement que l’on doit préserver et cela passe par une prise de conscience citoyenne”. Plusieurs salons seront tenus tout le long de la journée : le marché « anti-gaspi » accompagné d’une conférence pour l’utilisation des bio-déchets au quotidien. Mais aussi l’habituel marché des producteurs qui regroupe des produits locaux et de qualité.

Cette année la banque alimentaire se joint au projet. Pour Gérard Houadaer, l’un des représentants de l’association « Le but est d’alimenter les gens en précarité, mais aussi apprendre à bien se nourrir. On donne des cours de cuisine et à travers cela on apprend à se connaitre”.

Ce « jour de la terre » importé des états-unis en 1990 en France est avant tout un jour de célébration : la célébration du Flamenco. Sous l’impulsion de Maria Perez, le festival Azul, le premier festival international du Flamenco à Marseille, est mêlé à l’écologie cette année. “Le flamenco est un style de vie, pas un folklore”, a tenu à préciser Sabine Bernasconi lors de la conférence de presse de présentation du programme de ce 19ème dimanche.

La journée est rythmée par la musique et l’événement majeur autour de cette dance se tient au palais de la bourse. Un artiste accompagné de chanteurs et de danseurs du conservatoire va performer autour du thème de ce dimanche riche en activités de 10 heures à 18 heures.

Guillaume Richaud (IEJ2)

A lire aussi tout le programme de la journée D2K#19:

Les points forts;

Le vert à l’honneur;

La carte interactive des événements

LA CANEBIERE EN DEUIL

LA CANEBIERE EN DEUIL

Aide au relogement et soutien psychologique aux victimes de la rue d’Aubagne.

20 jours après la catastrophe de la rue d’Aubagne qui a endeuillé le centre-ville de Marseille dans le quartier de la Canebière, les dégâts restent considérables. Huit personnes ont perdu la vie dans l’écroulement de leurs immeubles. La psychose et la crainte de nouveaux drames ont saisi les habitants après les fortes pluies qui avaient fragilisé les vielles bâtisses appuyées les unes aux autres. Une nouvelle fissure dans une façade entraîne des évacuations préventives, le temps de faire un état des lieux par des experts mandatés en urgence.

Le bilan provisoire de la municipalité, montrée du doigt pour n’avoir pas évité le drame, s’élève à l’évacuation de plus de 163 bâtiments dans le centre-ville avec plus de 1339 sinistrés. Les habitants du quartier en colère et d’autres secteurs de la ville ont apporté des premiers secours aux côtés des marins pompiers. La mairie de Marseille montrée du doigt pour n’avoir pas évité cette catastrophe se mobilise par ailleurs pour trouver des solutions de relogement dans des habitats sociaux municipaux et privés, tandis que certaines associations aident au soutien des victimes.

Deux semaines après les faits, le visage des passants semblait toujours grave à la rue d’Aubagne. Un pompier s’essuie le front, devant les nombreux débris restant des immeubles effondrés. Certains habitants de la rue paraissent déboussolés comme cette femme accompagnée de sa fille: « Nous avons tout perdu, je pense que très peu de personne le comprenne mais nous n’avons plus rien du tout ». D’autres tentent de rebondir « On a vraiment besoin d’aide, c’est pour cela que je fais partie de l’association des sinistrés de la rue » explique cet évacué. Afin de les aider du mieux qu’ils peuvent, des commerçants et des habitants du quartiers des plus pauvre de France ont fait preuve d’une grande générosité : des produits d’hygiène, des vêtements ou encore de la nourriture. La mairie du 11ème et du 12ème arrondissements des quartiers nord déshérités a très vite  récolté deux camions remplis d’affaires destinés à la Croix Rouge. Celle-ci se charge de la redistribution aux sinistrés accueillis dans un premier temps par la mairie de secteur des 1er et 7ème arrondissement sur la Canebière proche du lieu du drame.

Un nouveau Point d’accueil des populations évacuées (PAPE) a ouvert ses portes le 19 novembre au 2 rue Beauvau dans le 1er arrondissement. Le lieu demande à recevoir la totalité des personnes évacues dans ses quatre pôles d’accueil : l’accès aux droits juridiques, l’accès aux droits sociaux et administratifs, l’accès à l’hébergement et au logement, et enfin une écoute et un soutien psychologique.

Les associations multiplient elles aussi leurs actions pour venir en aide aux victimes. Deux sinistrés ont par ailleurs souhaité créer, eux même, l’association des sinistrés de la rue d’Aubagne avec des habitants et des commerçants de la rue. Le but est de rassembler les victimes et de les soutenir dans leur drame moral, financier ou matériel. Ils sont une vingtaine à en faire partie, et tous souhaitent obtenir les informations concernant l’enquête et une indemnisation.

Les manifestations et animations festives comme les dimanches de la Canebière, organisées en centre-ville le dernier dimanche de chaque mois depuis janvier 2017, ont par ailleurs été annulées le 25 novembre par respect pour les victimes de ce drame.

Loane Philippe (IEJ2)

Le feu sur la Canebière

Le feu sur la Canebière

En commémoration de l’incendie des Nouvelles Galeries qui avait fait 73 morts sur la Canebière le 28 octobre 1938 les Marins Pompiers ont procédé à un exercice en mémoire des victimes dans le cadre de la 16ème édition des Dimanches de la Canebière. Créé en 1939 pour remplacer les sapeurs municipaux qui avait été jugés défaillants le bataillon des Marins Pompiers a mis le feu sur la Canebière.
Ce fut une journée intense pour les marins qui veillent sur la sécurité de la ville et du port. Deux stands : un camion rouge pour les renseignements ainsi qu’un lieu « amicale des anciens marins-pompiers » où de nombreux pompiers étaient présents. Ces derniers ont invité les marseillais à découvrir une exposition sur l’incendie des nouvelles galeries en 1938.

A 13h30, l’exposition est devenue « réelle » par une reconstitution historique de l’incendie de 1938. Malgré la pluie, les marseillais ont pu comprendre la difficulté du métier. Pour continuer l’après-midi dans une bonne ambiance, des activités ludiques pour les enfants ont été mise en place. Les marins-pompiers ont volontairement répondu et aidé les plus jeunes. Une journée très enrichissante pour les citoyens.

Loane Philippe (IEJ2)

 

Retour en images.

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

La rue Paradis, la rue Saint-Ferréol, la rue de Rome et le cours Saint-Louis constituent autant de facettes d’une seule et même pièce : la ville Marseille, telle qu’elle est. Et au centre, la Canebière comme symbole, souvent décrite comme une frontière entre les parties nord dites populaires et sud plus bourgeoises de la ville.

Les boutiques changent, la population aussi… c’est ce que l’on peut constater en déambulant dans les différentes rues qui se jettent perpendiculairement à la Canebière depuis le Vieux-Port jusqu’au marché de Noailles. Un quadrilatère où se croisent les différents types de populations marseillaises. Les plus aisés se retrouvent rue Paradis et ses boutiques de luxe ; la jeunesse et les familles déambulent dans la rue piétonne Saint Ferréol ; la population moins aisée trouve son bonheur rue de Rome prolongée par le cours Saint-Louis au croisement de la

Canebière et du cours Belsunce, l’ancien cœur du quartier qui fit la renommée de la

« Cane-Cane-Canebière ». En débarquant ici des trois lignes de tramway, du métro et des terminaux de bus, venant du nord comme du sud ou de l’est, les marseillais peuvent aussi se rendre au marché de Noailles place des Capucins, célébré dans le monde entier par les touristes comme lieu de mixité sociale typique de Marseille.

 

Entre la rue Paradis et les Capucins c’est le grand écart. Les rues Paradis, Saint Ferréol, et Rome prolongée par le cours Saint-Louis, sont séparées par quelques petites minutes de marche. « Parfois je me dis qu’on dirait vraiment plusieurs villes différentes, isolées les unes des autres séparées par quelques bâtiments » explique Hakim qui habite à proximité du cours Saint-Louis. Des boutiques de luxe peu fréquentées malgré des rues souvent bondées font place quelques mètres plus loin au centre bourse au sein duquel monsieur tout le monde peut faire ses emplettes. « C’est vrai qu’au premier abord ça peut sembler étrange. Mais c’est aussi ce qui fait l’âme de Marseille, ce qui fait que notre ville est unique. Des gens très différents, de milieux sociaux très hétérogènes peuvent se rencontrer alors qu’en principe tout les séparerait » analyse Danielle, Marseillaise depuis 25 ans et grande amatrice de la rue Paradis. Hakim, lui, ne voit pas les choses du même œil. « C’est vrai que nous sommes proches les uns des autres, mais est-ce que nous communiquons vraiment ensemble ? Je ne pense pas. Les gens restent dans leur coin, vous savez. » déplore-t-il.

 

Et la Canebière dans tout ça ? « C’est justement le symbole de cette mixité, tout Marseille y transite et on retrouve une mixité ethnique et sociale qu’il est difficile de retrouver ailleurs » argumente Danielle. « On ne voit pas ça partout, c’est vraiment spécifique », ajoute-t-elle.

La Canebière est fréquentée à la fois par ceux qui descendent des quartiers nord en tramway et également par ceux qui fréquentent les rues plus aisées. Cela créé des dissensions, les habitants des quartiers nord se sentant délaissés, exclus, loin des lieux de richesse de la ville. Il y règne donc une atmosphère bien spécifique. « Parfois, on ne sait pas trop où on est » explique Carole. C’est en effet un lieu de passage, où se rassemble la diversité de la population marseillaise. « On a parfois l’impression d’être délaissés. La mairie ne fait rien pour nous faciliter la vie » explique Karim.

Thomas Izart (IEJ3)

A lire aussi La rue Saint Ferréol attend un renouveau; et Un matin aux Capucins ainsi que Le marché de Noailles de retour 

L’OM reprend ses droits sur la Canebière

L’OM reprend ses droits sur la Canebière


A l’aube de la saison, les supporters rêvent de voir leur équipe au plus haut…

Tout Marseille derrière l’OM ! La victoire 4-0 de l’Olympique de Marseille aux dépens de Toulouse a ravivé la passion des supporters tout autour de la Canebière. Après une coupe du monde euphorique où les Marseillais se sont tous réunis autour de leur équipe nationale, la reprise du championnat fédère de nouveau tous les fans de football. L’affluence autour de la boutique officielle du club située sur la Canebière en témoigne. « Avant la saison, les clients venaient déjà et depuis vendredi dernier ça continue. La boutique fonctionne très bien, comme vous pouvez le voir » explique un vendeur.

On se souvient de l’euphorie générale quand l’OM avait atteint la finale de l’Europa League la saison passée. Les bistrots étaient tous bondés, la ville tout entière était en effervescence. Malgré les bonnes performances de l’équipe de France lors de la coupe du monde, l’engouement n’a jamais su égaler celui qui s’était illustré à chaque fois que le club avait arraché ses qualifications successives dans la compétition européenne.

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Trop chauvins, les Marseillais ? « C’est vrai qu’ici, on est avant tout derrière notre club. Beaucoup de supporters acharnés de l’OM ne suivaient pas les performances de l’équipe de France avec autant d’attention que celles de leur club » explique Danny, abonné du stade Vélodrome. Une spécificité locale, qui s’explique notamment par les performances historiques réalisées par l’équipe, seule équipe en France à avoir remporté la Ligue des Champions. « Nous avons une histoire particulière, et donc l’attachement que nous portons à notre club de foot est plus fort que dans d’autres villes. Personnellement, c’est une grande partie de ma vie » poursuit-il. En témoigne la fréquentation de tous les lieux liés à l’OM : il est rare, dans d’autres villes, de percevoir un rassemblement aussi unanime autour d’une institution sportive. Les soirs de matchs, la Canebière vit au rythme des hauts et des bas de l’équipe.

Les supporters nourrissent de grands espoirs pour cette saison et espèrent voir leur club terminer sur le podium au terme des 38 journées. « On espère revivre les moments merveilleux de la saison dernière, même si ça risque d’être difficile. Le recrutement, compte tenu des ambitions, me semble un peu léger  » analyse Anthony, fervent supporter de l’OM, le nouveau maillot sur les épaules. « J’ai l’impression qu’on est moins solides que Lyon, et bien sûr que Paris, mais j’attends de voir. Tout est possible quand on connaît le public légendaire et l’ambiance incroyable qui règne dans le stade » conclut Christian, 42 ans, père de famille, restituant bien les attentes au commencement de la nouvelle saison. Il reste 37 journées au club pour rendre fier toute une ville…

Thomas Izart (IEJ)
La galerie POC revisite l’architecture d’intérieur

La galerie POC revisite l’architecture d’intérieur

Avec l’arrivée de l’été les expositions se multiplient dans la cité phocéenne. La galerie POC, au©Charles Gandolfo 30 cours Joseph Thierry, 1er, en haut de la Canebière, avec « Traits Contemporains » propose plusieurs univers autour de lignes architecturales, de design, d’intimité et de voyages pour décorer votre intérieur. Treize artistes sont exposés jusqu’au 30 juin dont 95% de Marseillais. Seules les peintures sont faites par des étudiants de l’école des beaux-arts en Inde. « Ces peintures sont des clins d’œil à la culture indienne qu’ils ont voulu mettre en avant ici », explique Marie-Jo Gaudé, responsable de la galerie.

©Charles GandolfoOn y retrouve également différents objets comme des lampes en céramique avec une forme originale, ou des objets fait en porcelaine émaillée, des poufs marocains revisités pour les adapter en pouf ou en pot. L’exposant marseillais Tristan Favre détourne des objets de la vie de tous les jours pour les revisiter originalement. Quant à Claudia Serantes , elle a créé un système de lampe faite à base d’origami et d’un moule à gâteau. « J’ai essayé de trouver des artistes qui revisitent l’architecture d’intérieur. Mais la majorité je les connaissais mais le bouche à oreille a également bien fonctionné pour ceux qui souhaiter participer à l’exposition », précise Marie-Jo Gaudé.

La galerie vous propose également de boire un thé, un café, ou encore acheter vos coups de cœur. Ces créations sont toutes à vendre. Le prix de vente varie très fortement. De 26 €uros pour l’objet le moins couteux à 2.800 €uros pour un tableau.
A noter, qu’en septembre aura lieu la 14ème édition du festival POC (12 au 14 octobre 2018). « Le festival se veut dynamique et a pour objectif de créer du lien social au sein du quartier », conclut la responsable de la galerie.

Charles Gandolfo (IEJ)

Plus d’infos sur :https://www.facebook.com/pocmarseille/?ref=br_rs ;  https://www.instagram.com/poc_marseille/?hl=fr ; poc.infos@gmail.com
61 Canebière: Voyage dans le temps

61 Canebière: Voyage dans le temps

Fonds Detaille

Le photographe Gérard Détaille fait voyager, découvrir, voire re-découvrir la Canebière des années 50 à l’ensemble des Marseillais à travers une vingtaine de photos panoramiques et aériennes dans sa nouvelle exposition « Métamorphose /Canebière et au-delà », jusqu’au 22 juin dans le hall de la Mairie du 1er et 7e arrondissement de Marseille, 61  Canebière.

Instruire la jeunesse

L’exposition «Métamorphose /Canebière et au-delà» veut également offrir des regards différents sur le 1er et 7e arrondissement de la ville-centre et de la Corniche aux Iles. Elle témoigne des « coins de Paradis » qui en font le charme.

« C’est bien de faire découvrir aux jeunes ce type d’endroit et   comment était le centre et ses alentours avant qu’ils soient nés », déclare enchanté Antoine, septuagénaire. Faut il encore qu’ils aillent la voir. Certains d’entre eux ont d’ailleurs décidé de sauter le pas et découvrir ces clichés. « J’ai du mal à croire que la ville était comme ça, avec les anciens tramways, etc…Je trouve ça vraiment joli, dommage que les anciennes photos ne soient pas en couleur, mais il ne faut pas trop en demander », conclut en riant Thomas, 22 ans, étudiant à Marseille.

Jauffrey Ambrosino (IEJ)

A voir également: une série de cartes postales d’antan et de photos actuelles: clic

 

Belsunce/Saint-Louis : Un axe de Marseille en pleine évolution 

Belsunce/Saint-Louis : Un axe de Marseille en pleine évolution 

© Guillaume Aledo, Arrêt Belsunce AlcazarAlors que le quartier de Belsunce est en passe d’accueillir un nouveau Chinatown, l’artère du Cours Saint-Louis et de Belsunce qui croise la Canebière au point zéro de Marseille connait aussi une flagrante transformation. Une évolution que l’on peut qualifier de positive qui peut être expliquée par plusieurs nouveautés comme le Tramway ou les Dimanches de la Canebière qui redonne à cette partie du centre-ville son animation d’antan.

A la place du café Riche Cours-Saint-Louis-Canebière-©zalracfé-riche-bienvenuemarseille-150x150Depuis six ans, en 2010, l’artère Saint-Louis/Belsunce accueille une extension de la ligne T3 du Tramway. Cinq nouveaux arrêts sur 1200 mètres tout le long de la rue de Rome, jusqu’à l’Alcazar avec un arrêt qui donne directement devant la marquise conservée de l’ancien Music Hall qui héberge la nouvelle © zal, Alcazar-newAlcazar-oldBibliothèque Municipale à Vocation Régionale cours Belsunce et sur le Cours-Saint Louis au kilomètre zéro de Marseille. Un nouveau moyen de transport qui permet de brasser un tout nouveau public. Une combinaison de touristes et de locaux qui amène un vrai changement d’ambiance à Belsunce à l’angle de la rue Tapis Vert des commerces de gros chinois appelée à devenir un nouveau Chinatown après déménagement des échoppes au pied de Grand Littoral.

Point-zéro-Marseille-Cours-t-Louis-Canebière-150x150

cours-st-louis-bienvenuemarseille-150x150« Ça à amélioré la vie dans le quartier, c’est sûr. Avec toutes ces nouveautés, il y a une meilleure ambiance » se réjouit Youssef, vendeur de tissus au magasin Le Floride. Mais cette transformation, amène son lot de gagnants et de perdants. « Auparavant, vous pouviez trouver des magasins de vêtements de sports sur toute l’avenue, il n’y avait quasiment que ça. Maintenant, ils ont été remplacés par des snacks et des bars. »© Guillaume Aledo Annonce remplacement de magasin

Le quartier a vu l’ouverture de plusieurs magasins, et l’arrivée de nouveaux commerçants qui veulent miser sur ce nouvel essor. Le Yisa Palace, pâtisserie qui a ouvert ses portes en janvier 2018, en est un exemple probant. Elle rejoint les nombreux kebabs qui nous font faire le tour de©Guillaume Aldeo Turquie, de l’Istanbul City kebab et Chicken à l’Ankara Grill, les bars et brasseries qui entourent l’immense bibliothèque de l’Alcazar, l’ancien Music Hall et centre névralgique de la Canebière où débutèrent de nombreux artistes comme Yves Montand ou Edith Piaf donnant à Marseille des airs de 42ème rue de Broadway.

Les petits commerçants de détail de vêtements du Cours Belsunce subissent une double concurrence : le Centre Bourse, avec ses 39.300m² d’espace et ses 73 enseignes commerciales ; et les Dimanches de la Canebière, une fois par mois, qui transforment l’axe en pure zone touristique. La restauration en tout genre récupère les touristes et les marseillais qui viennent de faire une bonne marche sur le kilomètre de la Canebière ou du shopping éreintant et peuvent se reposer sur les terrasses des deux cours orientées à l’ouest. « Désormais, on a de la clientèle sur toute l’année. Plus de touristes d’Europe durant la période hivernale, plus de touristes asiatiques en été. Le quartier est plus vivant, il y a de l’activité en permanence, tous les jours » s’enthousiasme Léa, réceptionniste à l’Hô©Guillaume Aledo Cours Saint-Louistel Saint-Louis, placé au cœur du Cours Saint-Louis.

Cette partie de la Canebière, était célèbre pour ses terrasses, ses hôtels et ses brasseries comme le café Riche ou des palaces de luxe accueillant tout le commerce du monde. Un tramway, un centre commercial en perpétuelle expansion, un nouvel événement mensuel qui fait bouger la Canebière : l’axe Saint-Louis/Belsunce connait indéniablement un nouvel essor. Un essor qui pourrait encore prendre de l’ampleur avec l’idée d’une future piétonisation permanente de la Canebière annoncée d’ici à 2019.

Guillaume Aledo (IEJ)

A lire aussi, vers un Belsunce Chinatown: clic

La rue de Rome à la peine: clic

Canebière#12: au rythme du temps

Canebière#12: au rythme du temps

Entre nuages et averses, la douzième édition des Dimanches de la Canebière n’aura pas échappé aux fameuses giboulées de printemps. Et pourtant, la programmation de la journée avait comme un air d’été avant l’heure.

Impressions VisuellesAprès avoir accueilli le théâtre Nono et ses chanteurs lyriques le mois passé, la Canebière s’est muée en véritable dance floor à l’américaine. Avec DJ Daz aux platines, les danseurs du groupe “Impulsion” ont bougé au rythme des meilleurs mixes hip hop de l’artiste. Sous le regard de plusieurs centaines de personnes, les chorégraphies s’enchaînent avec toujours la même énergie. “Ils sont vraiment impressionnants! Tous leurs gestes sont synchronisés”, remarque Annie Maulin, une passante déjà conquise.

Pour les amoureux du flamenco, il fallait attendre les 17h au square Stalingrad pour écouter le concert de la Meson intitulé “Le son de notre Canebière”. Une partition dynamique qui fait voyager avec ses pointes musicales latines.

Ce n’est pas sur le port d’Amsterdam, mais bien sur le Vieux-Port que l’on danse la valse à mille temps ! En haut de la Canebière, aux Réformés, dans l’église Saint-Vincent de Paul, les oreilles nostalgiques de la poésie de Jacques Brel ont pu savourer un concert hommage de l’auteur-compositeur belge. Interprété par la voix de ténor du chanteur marseillais Jean Christophe Born, lui même accompagné de Sylvain Pluyaut à l’orgue. L’acoustique clérical de l’église Saint-Vincent de Paul à séduit un public qui n’a pas était refroidi par la pluie

Antonin Heck

Du côté de la mairie, dans les nouveaux locaux flambant neufs du 1er et 7eme arrondissement, l’artiste sculpteur Antonin heck propose, pour son exposition “Têtes en l’air”,une performance artistique live. Devant les visiteurs qui déambulent entre ses sculptures, armé de son marteau et de ses bouts de palettes, il donne forme à coup de clous, à des visages, ou formes humaines. “Cassées, coupées, arrachées, les palettes se transforment en un amas de morceaux de bois de toutes tailles, prêtes à être assemblées dans un nouvel ordre pour devenir matière”, explique Antonin Heck de son travail, de ces palettes qu’il trouve dans la rue, la transformation de la “matière noble” meuble admirablement le hall moderne de la nouvelle mairie.

Un ans après le début des dimanches de la canebière Sabine Bernasconi rappelle le “glorieux passé” de cette avenue et milite pour une revitalisation du Centre Ville, la recrudescence d’associations et d’événements culturels témoigne du chemin parcouru des Dimanches de la Canebière.  

Théo Potié (IEJ 2) et Bastien Audibert (IEJ 3)