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Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

Les perpendiculaires de la Canebière : mixité illusoire ?

La rue Paradis, la rue Saint-Ferréol, la rue de Rome et le cours Saint-Louis constituent autant de facettes d’une seule et même pièce : la ville Marseille, telle qu’elle est. Et au centre, la Canebière comme symbole, souvent décrite comme une frontière entre les parties nord dites populaires et sud plus bourgeoises de la ville.

Les boutiques changent, la population aussi… c’est ce que l’on peut constater en déambulant dans les différentes rues qui se jettent perpendiculairement à la Canebière depuis le Vieux-Port jusqu’au marché de Noailles. Un quadrilatère où se croisent les différents types de populations marseillaises. Les plus aisés se retrouvent rue Paradis et ses boutiques de luxe ; la jeunesse et les familles déambulent dans la rue piétonne Saint Ferréol ; la population moins aisée trouve son bonheur rue de Rome prolongée par le cours Saint-Louis au croisement de la

Canebière et du cours Belsunce, l’ancien cœur du quartier qui fit la renommée de la

« Cane-Cane-Canebière ». En débarquant ici des trois lignes de tramway, du métro et des terminaux de bus, venant du nord comme du sud ou de l’est, les marseillais peuvent aussi se rendre au marché de Noailles place des Capucins, célébré dans le monde entier par les touristes comme lieu de mixité sociale typique de Marseille.

 

Entre la rue Paradis et les Capucins c’est le grand écart. Les rues Paradis, Saint Ferréol, et Rome prolongée par le cours Saint-Louis, sont séparées par quelques petites minutes de marche. « Parfois je me dis qu’on dirait vraiment plusieurs villes différentes, isolées les unes des autres séparées par quelques bâtiments » explique Hakim qui habite à proximité du cours Saint-Louis. Des boutiques de luxe peu fréquentées malgré des rues souvent bondées font place quelques mètres plus loin au centre bourse au sein duquel monsieur tout le monde peut faire ses emplettes. « C’est vrai qu’au premier abord ça peut sembler étrange. Mais c’est aussi ce qui fait l’âme de Marseille, ce qui fait que notre ville est unique. Des gens très différents, de milieux sociaux très hétérogènes peuvent se rencontrer alors qu’en principe tout les séparerait » analyse Danielle, Marseillaise depuis 25 ans et grande amatrice de la rue Paradis. Hakim, lui, ne voit pas les choses du même œil. « C’est vrai que nous sommes proches les uns des autres, mais est-ce que nous communiquons vraiment ensemble ? Je ne pense pas. Les gens restent dans leur coin, vous savez. » déplore-t-il.

 

Et la Canebière dans tout ça ? « C’est justement le symbole de cette mixité, tout Marseille y transite et on retrouve une mixité ethnique et sociale qu’il est difficile de retrouver ailleurs » argumente Danielle. « On ne voit pas ça partout, c’est vraiment spécifique », ajoute-t-elle.

La Canebière est fréquentée à la fois par ceux qui descendent des quartiers nord en tramway et également par ceux qui fréquentent les rues plus aisées. Cela créé des dissensions, les habitants des quartiers nord se sentant délaissés, exclus, loin des lieux de richesse de la ville. Il y règne donc une atmosphère bien spécifique. « Parfois, on ne sait pas trop où on est » explique Carole. C’est en effet un lieu de passage, où se rassemble la diversité de la population marseillaise. « On a parfois l’impression d’être délaissés. La mairie ne fait rien pour nous faciliter la vie » explique Karim.

Thomas Izart (IEJ3)

A lire aussi La rue Saint Ferréol attend un renouveau; et Un matin aux Capucins ainsi que Le marché de Noailles de retour 

L’OM reprend ses droits sur la Canebière

L’OM reprend ses droits sur la Canebière


A l’aube de la saison, les supporters rêvent de voir leur équipe au plus haut…

Tout Marseille derrière l’OM ! La victoire 4-0 de l’Olympique de Marseille aux dépens de Toulouse a ravivé la passion des supporters tout autour de la Canebière. Après une coupe du monde euphorique où les Marseillais se sont tous réunis autour de leur équipe nationale, la reprise du championnat fédère de nouveau tous les fans de football. L’affluence autour de la boutique officielle du club située sur la Canebière en témoigne. « Avant la saison, les clients venaient déjà et depuis vendredi dernier ça continue. La boutique fonctionne très bien, comme vous pouvez le voir » explique un vendeur.

On se souvient de l’euphorie générale quand l’OM avait atteint la finale de l’Europa League la saison passée. Les bistrots étaient tous bondés, la ville tout entière était en effervescence. Malgré les bonnes performances de l’équipe de France lors de la coupe du monde, l’engouement n’a jamais su égaler celui qui s’était illustré à chaque fois que le club avait arraché ses qualifications successives dans la compétition européenne.

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Trop chauvins, les Marseillais ? « C’est vrai qu’ici, on est avant tout derrière notre club. Beaucoup de supporters acharnés de l’OM ne suivaient pas les performances de l’équipe de France avec autant d’attention que celles de leur club » explique Danny, abonné du stade Vélodrome. Une spécificité locale, qui s’explique notamment par les performances historiques réalisées par l’équipe, seule équipe en France à avoir remporté la Ligue des Champions. « Nous avons une histoire particulière, et donc l’attachement que nous portons à notre club de foot est plus fort que dans d’autres villes. Personnellement, c’est une grande partie de ma vie » poursuit-il. En témoigne la fréquentation de tous les lieux liés à l’OM : il est rare, dans d’autres villes, de percevoir un rassemblement aussi unanime autour d’une institution sportive. Les soirs de matchs, la Canebière vit au rythme des hauts et des bas de l’équipe.

Les supporters nourrissent de grands espoirs pour cette saison et espèrent voir leur club terminer sur le podium au terme des 38 journées. « On espère revivre les moments merveilleux de la saison dernière, même si ça risque d’être difficile. Le recrutement, compte tenu des ambitions, me semble un peu léger  » analyse Anthony, fervent supporter de l’OM, le nouveau maillot sur les épaules. « J’ai l’impression qu’on est moins solides que Lyon, et bien sûr que Paris, mais j’attends de voir. Tout est possible quand on connaît le public légendaire et l’ambiance incroyable qui règne dans le stade » conclut Christian, 42 ans, père de famille, restituant bien les attentes au commencement de la nouvelle saison. Il reste 37 journées au club pour rendre fier toute une ville…

Thomas Izart (IEJ)
La galerie POC revisite l’architecture d’intérieur

La galerie POC revisite l’architecture d’intérieur

Avec l’arrivée de l’été les expositions se multiplient dans la cité phocéenne. La galerie POC, au©Charles Gandolfo 30 cours Joseph Thierry, 1er, en haut de la Canebière, avec « Traits Contemporains » propose plusieurs univers autour de lignes architecturales, de design, d’intimité et de voyages pour décorer votre intérieur. Treize artistes sont exposés jusqu’au 30 juin dont 95% de Marseillais. Seules les peintures sont faites par des étudiants de l’école des beaux-arts en Inde. « Ces peintures sont des clins d’œil à la culture indienne qu’ils ont voulu mettre en avant ici », explique Marie-Jo Gaudé, responsable de la galerie.

©Charles GandolfoOn y retrouve également différents objets comme des lampes en céramique avec une forme originale, ou des objets fait en porcelaine émaillée, des poufs marocains revisités pour les adapter en pouf ou en pot. L’exposant marseillais Tristan Favre détourne des objets de la vie de tous les jours pour les revisiter originalement. Quant à Claudia Serantes , elle a créé un système de lampe faite à base d’origami et d’un moule à gâteau. « J’ai essayé de trouver des artistes qui revisitent l’architecture d’intérieur. Mais la majorité je les connaissais mais le bouche à oreille a également bien fonctionné pour ceux qui souhaiter participer à l’exposition », précise Marie-Jo Gaudé.

La galerie vous propose également de boire un thé, un café, ou encore acheter vos coups de cœur. Ces créations sont toutes à vendre. Le prix de vente varie très fortement. De 26 €uros pour l’objet le moins couteux à 2.800 €uros pour un tableau.
A noter, qu’en septembre aura lieu la 14ème édition du festival POC (12 au 14 octobre 2018). « Le festival se veut dynamique et a pour objectif de créer du lien social au sein du quartier », conclut la responsable de la galerie.

Charles Gandolfo (IEJ)

Plus d’infos sur :https://www.facebook.com/pocmarseille/?ref=br_rs ;  https://www.instagram.com/poc_marseille/?hl=fr ; poc.infos@gmail.com
61 Canebière: Voyage dans le temps

61 Canebière: Voyage dans le temps

Fonds Detaille

Le photographe Gérard Détaille fait voyager, découvrir, voire re-découvrir la Canebière des années 50 à l’ensemble des Marseillais à travers une vingtaine de photos panoramiques et aériennes dans sa nouvelle exposition « Métamorphose /Canebière et au-delà », jusqu’au 22 juin dans le hall de la Mairie du 1er et 7e arrondissement de Marseille, 61  Canebière.

Instruire la jeunesse

L’exposition «Métamorphose /Canebière et au-delà» veut également offrir des regards différents sur le 1er et 7e arrondissement de la ville-centre et de la Corniche aux Iles. Elle témoigne des « coins de Paradis » qui en font le charme.

« C’est bien de faire découvrir aux jeunes ce type d’endroit et   comment était le centre et ses alentours avant qu’ils soient nés », déclare enchanté Antoine, septuagénaire. Faut il encore qu’ils aillent la voir. Certains d’entre eux ont d’ailleurs décidé de sauter le pas et découvrir ces clichés. « J’ai du mal à croire que la ville était comme ça, avec les anciens tramways, etc…Je trouve ça vraiment joli, dommage que les anciennes photos ne soient pas en couleur, mais il ne faut pas trop en demander », conclut en riant Thomas, 22 ans, étudiant à Marseille.

Jauffrey Ambrosino (IEJ)

A voir également: une série de cartes postales d’antan et de photos actuelles: clic

 

Belsunce/Saint-Louis : Un axe de Marseille en pleine évolution 

Belsunce/Saint-Louis : Un axe de Marseille en pleine évolution 

© Guillaume Aledo, Arrêt Belsunce AlcazarAlors que le quartier de Belsunce est en passe d’accueillir un nouveau Chinatown, l’artère du Cours Saint-Louis et de Belsunce qui croise la Canebière au point zéro de Marseille connait aussi une flagrante transformation. Une évolution que l’on peut qualifier de positive qui peut être expliquée par plusieurs nouveautés comme le Tramway ou les Dimanches de la Canebière qui redonne à cette partie du centre-ville son animation d’antan.

A la place du café Riche Cours-Saint-Louis-Canebière-©zalracfé-riche-bienvenuemarseille-150x150Depuis six ans, en 2010, l’artère Saint-Louis/Belsunce accueille une extension de la ligne T3 du Tramway. Cinq nouveaux arrêts sur 1200 mètres tout le long de la rue de Rome, jusqu’à l’Alcazar avec un arrêt qui donne directement devant la marquise conservée de l’ancien Music Hall qui héberge la nouvelle © zal, Alcazar-newAlcazar-oldBibliothèque Municipale à Vocation Régionale cours Belsunce et sur le Cours-Saint Louis au kilomètre zéro de Marseille. Un nouveau moyen de transport qui permet de brasser un tout nouveau public. Une combinaison de touristes et de locaux qui amène un vrai changement d’ambiance à Belsunce à l’angle de la rue Tapis Vert des commerces de gros chinois appelée à devenir un nouveau Chinatown après déménagement des échoppes au pied de Grand Littoral.

Point-zéro-Marseille-Cours-t-Louis-Canebière-150x150

cours-st-louis-bienvenuemarseille-150x150« Ça à amélioré la vie dans le quartier, c’est sûr. Avec toutes ces nouveautés, il y a une meilleure ambiance » se réjouit Youssef, vendeur de tissus au magasin Le Floride. Mais cette transformation, amène son lot de gagnants et de perdants. « Auparavant, vous pouviez trouver des magasins de vêtements de sports sur toute l’avenue, il n’y avait quasiment que ça. Maintenant, ils ont été remplacés par des snacks et des bars. »© Guillaume Aledo Annonce remplacement de magasin

Le quartier a vu l’ouverture de plusieurs magasins, et l’arrivée de nouveaux commerçants qui veulent miser sur ce nouvel essor. Le Yisa Palace, pâtisserie qui a ouvert ses portes en janvier 2018, en est un exemple probant. Elle rejoint les nombreux kebabs qui nous font faire le tour de©Guillaume Aldeo Turquie, de l’Istanbul City kebab et Chicken à l’Ankara Grill, les bars et brasseries qui entourent l’immense bibliothèque de l’Alcazar, l’ancien Music Hall et centre névralgique de la Canebière où débutèrent de nombreux artistes comme Yves Montand ou Edith Piaf donnant à Marseille des airs de 42ème rue de Broadway.

Les petits commerçants de détail de vêtements du Cours Belsunce subissent une double concurrence : le Centre Bourse, avec ses 39.300m² d’espace et ses 73 enseignes commerciales ; et les Dimanches de la Canebière, une fois par mois, qui transforment l’axe en pure zone touristique. La restauration en tout genre récupère les touristes et les marseillais qui viennent de faire une bonne marche sur le kilomètre de la Canebière ou du shopping éreintant et peuvent se reposer sur les terrasses des deux cours orientées à l’ouest. « Désormais, on a de la clientèle sur toute l’année. Plus de touristes d’Europe durant la période hivernale, plus de touristes asiatiques en été. Le quartier est plus vivant, il y a de l’activité en permanence, tous les jours » s’enthousiasme Léa, réceptionniste à l’Hô©Guillaume Aledo Cours Saint-Louistel Saint-Louis, placé au cœur du Cours Saint-Louis.

Cette partie de la Canebière, était célèbre pour ses terrasses, ses hôtels et ses brasseries comme le café Riche ou des palaces de luxe accueillant tout le commerce du monde. Un tramway, un centre commercial en perpétuelle expansion, un nouvel événement mensuel qui fait bouger la Canebière : l’axe Saint-Louis/Belsunce connait indéniablement un nouvel essor. Un essor qui pourrait encore prendre de l’ampleur avec l’idée d’une future piétonisation permanente de la Canebière annoncée d’ici à 2019.

Guillaume Aledo (IEJ)

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La rue de Rome à la peine: clic

Canebière#12: au rythme du temps

Canebière#12: au rythme du temps

Entre nuages et averses, la douzième édition des Dimanches de la Canebière n’aura pas échappé aux fameuses giboulées de printemps. Et pourtant, la programmation de la journée avait comme un air d’été avant l’heure.

Impressions VisuellesAprès avoir accueilli le théâtre Nono et ses chanteurs lyriques le mois passé, la Canebière s’est muée en véritable dance floor à l’américaine. Avec DJ Daz aux platines, les danseurs du groupe “Impulsion” ont bougé au rythme des meilleurs mixes hip hop de l’artiste. Sous le regard de plusieurs centaines de personnes, les chorégraphies s’enchaînent avec toujours la même énergie. “Ils sont vraiment impressionnants! Tous leurs gestes sont synchronisés”, remarque Annie Maulin, une passante déjà conquise.

Pour les amoureux du flamenco, il fallait attendre les 17h au square Stalingrad pour écouter le concert de la Meson intitulé “Le son de notre Canebière”. Une partition dynamique qui fait voyager avec ses pointes musicales latines.

Ce n’est pas sur le port d’Amsterdam, mais bien sur le Vieux-Port que l’on danse la valse à mille temps ! En haut de la Canebière, aux Réformés, dans l’église Saint-Vincent de Paul, les oreilles nostalgiques de la poésie de Jacques Brel ont pu savourer un concert hommage de l’auteur-compositeur belge. Interprété par la voix de ténor du chanteur marseillais Jean Christophe Born, lui même accompagné de Sylvain Pluyaut à l’orgue. L’acoustique clérical de l’église Saint-Vincent de Paul à séduit un public qui n’a pas était refroidi par la pluie

Antonin Heck

Du côté de la mairie, dans les nouveaux locaux flambant neufs du 1er et 7eme arrondissement, l’artiste sculpteur Antonin heck propose, pour son exposition “Têtes en l’air”,une performance artistique live. Devant les visiteurs qui déambulent entre ses sculptures, armé de son marteau et de ses bouts de palettes, il donne forme à coup de clous, à des visages, ou formes humaines. “Cassées, coupées, arrachées, les palettes se transforment en un amas de morceaux de bois de toutes tailles, prêtes à être assemblées dans un nouvel ordre pour devenir matière”, explique Antonin Heck de son travail, de ces palettes qu’il trouve dans la rue, la transformation de la “matière noble” meuble admirablement le hall moderne de la nouvelle mairie.

Un ans après le début des dimanches de la canebière Sabine Bernasconi rappelle le “glorieux passé” de cette avenue et milite pour une revitalisation du Centre Ville, la recrudescence d’associations et d’événements culturels témoigne du chemin parcouru des Dimanches de la Canebière.  

Théo Potié (IEJ 2) et Bastien Audibert (IEJ 3)
Mademoiselle Maurice habille la Canebière

Mademoiselle Maurice habille la Canebière

La street artist Mademoiselle Maurice en résidence au Couvent Levat dans le 3e arrondissement de Marseille réalise une fresque éphémère sur la façade de l’ancienne mairie des 1&7 au bout de la Canebière. L’œuvre sera visible jusqu’à la destruction du bâtiment.

C’est une œuvre monumentale que s’apprête à accueillir la Canebière. Mademoiselle Maurice, street artist parisienne connue à l’internationale revient une nouvelle fois à Marseille, où elle garde toujours un pied, entre peintures et participation à des expositions.©Sophie Pironnet

Actuellement en résidence au Couvent Levat de l’atelier Juxtapoz, elle a été désignée pour recouvrir l’immense façade de l’ancienne mairie des 1er et 7ème arrondissements au Square Léon Blum. Ce n’est pas une première en la matière pour Mademoiselle Maurice qui a déjà réalisé plusieurs fresques du genre dont une, « Maurigami », sur la mairie du 13e arrondissement de Paris en juin 2016. Pour les 15 mètres de haut par 5 mètres de large du 123 la Canebière, l’artiste reste dans ses codes : de joyeuses couleurs arc-en-ciel et des origamis – cette fois-ci en métal naturel poli pour pouvoir réfléchir le soleil

Les œuvres de Mademoiselle Maurice se veulent positives, inspirant le bonheur dans un univers ©Sophie Pironnet©Sophie Pironneturbain. L’artiste place également le recyclage au cœur de ses techniques artistiques, en réutilisant du papier par exemple. « Légère en apparence, l’œuvre de Mademoiselle Maurice interroge et soulève bien des questions quant à la nature humaine et les interactions que l’homme et son environnement entretiennent », lit-on sur son site Internet.

Cette initiative est fortement encouragée par la maire de secteur Sabine Bernasconi, qui a suivi le projet de près, et qui place les acteurs culturels des quartiers adjacents au cœur de la redynamisation du centre-ville et de la Canebière.

La fresque prend forme du 24 au 28 avril sous les yeux des curieux. Elle sera inaugurée le 28 au soir avant d’être l’une des stars des 12èmes Dimanches de la Canebière le 29. L’œuvre restera jusqu’à la destruction de l’immeuble, qui n’a pas encore de date prévue, après son désamiantage.

Sophie Pironnet (IEJ)
Retrouver Mademoiselle Maurice sur Instagram, clic
Canebière #12, le marché se met au vert

Canebière #12, le marché se met au vert

Banière Foire aux plantes_canebière_1920x1080pxPour fêter le printemps, Marseille Centre, la Fédération des commerces du centre-ville, a décidé d’inviter des producteurs de plantes et des artisans de la région durant son marché du 12ème dimanche de la Canebière le 29 avril de 11h à 18h.
Entre le cours Saint-Louis et la place du Général de Gaulle, les fleuristes et les producteurs de plantes sont invités à exposer leurs plus belles pièces. Entre les figuiers, les cactus, les bonsaïs ou les plantes médicinales, le public aura un large choix.
©Laure Mélone pour Marseille CentrePour ceux à qui cette balade a creusé le ventre, des artisans de bouche seront également présents. Ils proposeront des plats à base de produits bio locaux. C’est le moment de (re)découvrir des produits du terroir ! Vous pourriez déguster le café de Luciani, le célèbre torréfacteur marseillais, la street food à base de légumes bio de Terre de Mars ou bien la pizza au feu de bois aux fleurs comestibles de Bigoud.
« Avec ses différents stands, nous cherchons à mettre en avant les agriculteurs et les producteurs de la région », confie Vassiliki Andreadou, chargée de projets événementiels pour Marseille Centre, la Fédération commerces du centre-ville. « Par notre participation au dimanche de la canebière, nous travaillons à redynamiser le centre-ville qui était abandonné », conclue-t-elle.
Des ateliers d’éducation à l’environnement sont prévus. Ils auront pour but d’initier petit et grand à la sauvegarde des abeilles, avec la participation de l’association Bzzz et leur Bzzz mobile. Eric Tourneret expose déjà depuis début avril ses photos « Les Routes du Miel » sur les grilles du Palais de la Bourse pour sensibiliser les passants à l’importance des pollinisatrices sans lesquelles plus de fruits. Ces ateliers seront mis en place l’après-midi.

Lorenzo Ciampi (IEJ2)

La nature exposée au Ryad

La nature exposée au Ryad

Les artistes françaises Florence Liotard-Schneider et Solange Münzer posent leurs bagages au Ryad Boutique Hôtel du 27 avril au 23 mai 2018. Elles exposeront leurs œuvres qui ont pour thème commun l’environnement.

affiches expo Ryad« Je trouvais qu’exposer des œuvres inspirées par la nature était adapté au début du printemps et normalement, il devrait aussi y avoir des œuvres exposées dans le jardin. A la belle saison cela a du sens de profiter du jardin et de s’en faire écho », dévoile Valérie Bureau, propriétaire du Ryad Hôtel situé à proximité du Vieux-Port et de la Canebière
Florence Liotard-Schneider et Solange Münzer se complètent. Elles travaillent la nature chacune à sa façon. La première propose des mosaïques et des créations sonores pour exprimer le mouvement, à travers des œuvres qui traitent du végétal et du floral. La seconde utilise la pierre et la roche. Elle se démarque de Florence Liotard-Schneider en laissant place à l’interprétation dans ses œuvres. Chacun trouvera un sens propre dans les tableaux et les photos de Solange Munzer.
L’Hotel Le Ryad est un lieu atypique de Marseille qui sent bon le sud. Son jardin intérieur, inspiré par les ryads traditionnels du Maroc, possède de nombreuses plantes issues de ce pays. Du palmier au jasmin, ce lieu est l’idéal pour une exposition sur le thème de la nature.
« J’expose des artistes différents à chaque dimanche de la Canebière, donc cela fait au moins 8 artistes par an. Je préfère exposer des artistes marseillais(es) ou de la région, mais il m’est arrivé d’exposer des personnes venant d’ailleurs. Je choisis toujours des artistes dont l’œuvre peut s’inscrire dans Le Ryad. », explique la propriétaire de l’hôtel. L’exposition débute le 27 avril à l’occasion du 12ème dimanche de la canebière (29 avril).

Lorenzo Ciampi (IEJ2)

16 Rue Sénac de Meilhan, 13001 Marseille, 04 91 47 74 54
La Mesón met le feu aux Dimanches de la Canebière

La Mesón met le feu aux Dimanches de la Canebière

Tous les derniers dimanches du mois, de 17h à 22h sur la place Joseph Thierry, La Mesón organise un concert appelé “Le Son de notre Canebière”.

Le-Son2©eclectimagesLa Mesón est lieu phare du Flamenco à Marseille. A l’origine, une école de danse flamenco, elle a été reprise en 2004 par Sarah Lepetre et Gilles Hosipoff pour en faire une salle de concert et une maison de production, tout en conservant les cours de danse initiaux. Cette association organise également des manifestations musicales en collaboration avec plusieurs structures. «On propose tous types de musique mais cela varie selon les thèmes» explique Alice Garrouty, chargée de com pour La Mesón. «On travaille également sur de l’événementiel comme les dimanches de la Canebiere qui nous permet de trouver de nouvelles collaborations et une plus grande visibilité». Avant ces manifestations culturelles mensuelles “on proposait déjà une fois par an un spectacle flamenco sur cette même place», rappelle Alice Garrouty.

Aujourd’hui, lors du rendez-vous mensuel des dimanches de la Canebière, Le Son de notreLe-Son3©eclectimages Canebière enflamme la brasserie des Danaïdes en janvier, février et novembre. Avant de passer en extérieur le restant de l’année, sauf en juillet et août où il n’y a pas de programmation. «A l’occasion du festival Marsatac, on a souhaité avec eux pour le concert du dimanche 29 mars un concert basé sur de l’électro» se réjouit Alice Garrouty. D’autres partenariats auront lieu en septembre notamment avec La Rue du Rock pour un dimanche festif dans la rue Consolat qui prolonge la Canebière jusqu’au Palais Longchamp. «En octobre avec Jazz sur la ville on aura le privilège d’en faire l’ouverture. On essaie vraiment de diversifier notre culture musicale pour toucher un plus grand nombre», conclut la chargée de com. Le-Son1©eclectimages«Pour aider à notre développement, nous pouvons compter sur l’ensemble de nos partenaires comme le Conseil Départemental, La Brasserie des Danaides, la casa Consolat, le Moungy ainsi que Cave Carli Radio». Grâce à cette générosité La Mesón, programmée par la mairie des 1/7 pour les dimanches de la Canebière depuis janvier 2017, connaît un certain succès auprès des Marseillais. Un succès qui dure depuis 15 ans maintenant.

Charles Gandolfo (IEJ)
Lien du teasing des dimanches de La Mesón