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L’autre visage des Capucins

L’autre visage des Capucins

12/04/2017- –
©zal
Traverser la Canebière

Après avoir arpenté la première partie de la rue longue des Capucins, nous traversons la Canebière et nous voilà à présent de l’autre côté. Là où les cultures se rassemblent, le centre de Marseille dévoile de nouveaux secrets.

Ici, moins de couleurs, moins de saveurs, et des touristes qui s’effacent. De l’autre côté de la rue longue des Capucins, les commerces de bouche, boulangeries, boucheries et épiceries se font rare. De ce côté-ci, ce sont les magasins de textile et de prêt-à-porter féminin en gros qui dominent. « Vente uniquement aux professionnels » peut-on lire sur les portes d’entrée des boutiques. Même si cette partie de la rue est moins vivante, on peut apprécier son calme et regarder avec curiosité et amusement certaines devantures de magasins. Certains portent des prénoms de femme, comme « Laura » pour le prêt-à-porter, « Analisa » pour les bijoux ou encore « Lucie » pour des gadgets électroniques.

La rue longue des Capucins réunit sous la même appellation deux voies historiquement séparées par la rue de Noailles d’alors devenue La Canebière qui coupe le centre-ville comme une frontière. La première, anciennement rue Neuve des Capucins avec son marché partait du couvent des Capucins près de la rue d’Aubagne jusqu’à la rue de Noailles. Elle a été prolongée par la voie située de l’autre côté de la Canebière sous l’appellation de rue Longue des Capucins sur toute sa longueur englobant l’ancienne rue Saint Claude jusqu’aux anciens remparts non loin de la Gare Saint Charles.

Mais, bien que la Canebière et son attractivité touristique ne soit qu’a quelques dizaines de mètres, les visiteurs s’aventurent peu dans cette partie de la rue très étroite. Les vitrines y sont peu attractives avec leurs mannequins comme de vieilles poupées de celluloïd et de nombreux magasins sont fermés en plein milieu de l’après-midi.

Flora Lefèvre (IEJ)

 

Un matin aux Capucins

Un matin aux Capucins

05 /04 /2017- –

Au petit matin, la Canebière fourmille déjà de monde. Les marseillais s’en vont au travail où à l’école, et les ouvriers reprennent leur chantier. Une fois sur la Canebière, prenons la direction de la rue longue des Capucins. Ici, la matinée est déjà bien entamée pour certains. Chez le poissonnier, la multitude de poissons et de fruits de mer sont arrivés très tôt ce matin et sont prêts à la vente. De même pour les différents maraîchers, les fruits et légumes colorés annoncent que le printemps et bel et bien installé à Marseille, même si ce matin un vent frais se faire encore ressentir.

Dans les boulangeries, l’odeur du pain chaud vient embrasser nos narines. Mais les senteurs qui émanent de cette rue sont bien plus diverses. Épices, pâtisseries, viennoiseries, café… les parfums se mêlent pour nous offrir un voyage multiculturel autour de la méditerranée. Quelques mètres plus loin, un camion décharge sa marchandise. D’énormes pièces de viandes sont entassées à l’intérieur, elles sont livrées chez le boucher de la rue. Quelques premiers clients arpentent la rue, probablement des habitués qui s’en vont au marché des Capucins, point central du quartier de Noailles.

C’est ici que nous retrouvons une partie de la culture marseillaise, cette Marseille atypique, rebelle et cosmopolite qui nous invite au voyage à chaque coin de rue.

Flora Lefèvre (IEJ)