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Centre-Ville: le casse-tête du stationnement

Centre-Ville: le casse-tête du stationnement

Désengorger les artères du centre-ville pour améliorer la vie du quotidien et revitaliser l’hyper-centre est le nouveau credo des élus de la Métropole et de Marseille où le stationnement est une histoire compliquée. Cela passe par un meilleur partage de la voirie pour tous ses usagers selon Jean-Luc Ricca conseiller municipal délégué à la Circulation et au Stationnement et Jean-Pierre Serrus Vice-président de la Métropole Aix-Marseille en charge des transports. Entre les voitures en « parking sauvage », les livraisons en double file et la recrudescence du nombre de deux roues, le centre-ville est un chaos motorisé où se croisent piétons, cyclistes, automobiles et bus dans des rues étroites ou la topographie vallonnée de Marseille n’arrange pas les choses ont-ils souligné vendredi. La Municipalité et la Métropole ont présenté conjointement leur plan d’action sur le stationnement dans une conférence de presse à l’hôtel de ville de Marseille.
« Il y’a trop de voiture ventouse » souligne le conseiller municipal Jean-Luc Ricca, pour lui une meilleure ventilation du trafic routier passe par une meilleure rotation des places de parking. « Le stationnement payant est le levier le plus efficace pour la rotation », affirme-t-il. Pour cela un parking « à la carte » est proposé. Ce qui change depuis janvier 2018, c’est un ajustement des durées de stationnement en fonction de zone tarifaire soit deux zones dans Marseille soit l’hyper centre ou les 4h de parking sont facturé 8 euros pour 6 euros dans la ceinture autour de cet hyper centre. Quelques zones stratégiques dites « zones de courtes durées » comme le Cours Lieutaud, la rue Paradis, la rue Breteuil, la rue Sainte ou encore la place Sébastopol verront leur durée de stationnement maximale plafonné à deux heures.
Afin de faciliter  la vie des habitants, la municipalité prévoit des offres adaptées à la situation de chacun sous forme d’abonnements à l’année. Par exemple des tarifs étudiants et résident sont proposés, ainsi que pour les « professions mobiles », un avantage tarifaire qui leur permettrait de stationner dans les rues payantes sans limitation de durée. Pour les personnes à mobilité réduite la ville à fait le choix d’un parking gratuit 24h sur 24. Dans la pratique, l’organisation de ce système à été confié à la SAGS, la Société d’Assistance et de Gestion du Stationnement, qui portera une attention accrue au véhicule en stationnement gênant.
Depuis quelques mois, les usagers peuvent déjà s’organiser via l’application smartphone TIMO destinée aux utilisateurs occasionnels ou résidents. L’application permet de payer seulement le temps réel de stationnement ainsi que de prolonger la durée de stationnement à distance. La technologie s’implante aussi dans les moyens de contrôle des temps de parking, avec des horodateurs qui lisent les plaques d’immatriculation comme le dispositif mis à l’essai sur la « nouvelle » rue Paradis et des contrôles fréquents de la part des inspecteurs et leurs, « véhicules caméra », relève Jean-Luc Ricca.
Le forfait post-stationnement (FPS) a été maintenu à 17 €uros, un tarif identique aux anciens « PV » stationnement, à l’instar d’autres villes françaises comme Lyon ou le FPS s’élève à 60 euros par exemple. « C’est un forfait non punitif » affirme Jean-Luc Ricca, mais, « il y’aura donc des contrôles accrus », continue-il. Il met en garde, « la période de tolérance est maintenant terminée ». C’est un mode de fonctionnement que les « usagers doivent mieux comprendre » selon les mots du conseiller municipal et qui repose sur les maîtres-mots « pédagogie, contrôle, fermeté », un guide « des bons usages » est distribué par la mairie. « Le but du jeu n’est pas de faire de l’argent mais de remettre de la rigueur dans le centre-ville », se défend néanmoins Jean-Luc Ricca.
Les deux roues vont faire l’objet d’une attention particulière, « leur usage croissant impose des actions » martèle le délégué a la Circulation et au Stationnement. La ville cadre sur 3287 places réservées au deux roues fin 2018 contre 800 en 2014, d’ici 2020 ils prévoient d’en créer 1000 par années. L’engagement est pris de la gratuité du parking pour les deux roues.
Afin d’encourager une politique de lutte contre la pollution les propriétaires de véhicules électriques verront une coupe de 50% sur les tarifs annuels de stationnement. Dans la même idée une amélioration des transports en commun est à attendre.
La métropole Aix-Marseille cherche aussi à amplifier les possibilités de contournements de la ville. La L2 Nord sera livré à l’automne 2018 tandis que pour le boulevard Urbain Sud la date de 2025 est avancée. « Il faut encourager un report modal de la voiture vers le transport collectif », insiste pour sa part Jean-Pierre Serrus pour la Métropole. Il rappelle par le biais de la RTM, la Métropole veut encourager l’utilisation de « parking relais » pour les usagers « pendulaires ». Un parking-relais, c’est la possibilité de garer son véhicule gratuitement pour les détenteurs de la carte Transpass, à proximité des gares, métro, tramway ou lignes de bus. 14 parkings sont déjà en service en périphérie de Marseille, a-t-il rappelé.

Théo Potié (IEJ)

Une carte des stationnements, clic

Marché de la Plaine 2.0

Marché de la Plaine 2.0

D’ici 2020 La Plaine va être complètement réaménagée. Cette place qui accueille le marché le plus connu de Marseille fera peau neuve avec un projet d’urbanisme spectaculaire. En effet, après la rénovation du marché des Capucins qui finira en juin, la mairie de Marseille continue sur la lancée de son projet « ambition centre-ville » qui vise à redynamiser le centre urbain marseillais.

Dans cette optique, la place Jean Jaurès qui accueille tous les mardis jeudis et samedis le marché le plus©Bastien Audibert  emblématique de Marseille sera réaménagée. Initialement prévue en janvier, cette transformation débutera finalement en septembre 2018.

Avec une enveloppe de 11,5 millions d’euros, la mairie a fait les choses en grand. C’est l’Agence APS, appuyée par l’architecte milanaise Paola Vigano, qui est en charge du projet. Au programme, la disposition de deux longues remblas arborées avec au centre, deux espaces de jeux pour les minots (2-6ans et 6-12ans). Le marché quant à lui aura toujours lieu sur la place, mais certains emplacements seront néanmoins supprimés.

Un large tapis central couvrira le coeur de la place avec tout autour différents végétaux plantés pour l’occasion.

IMG_1778Il occupera 60 % des 2,5 hectares de la place. Les forains disposeront d’espaces de 6 mètres linéaires permettant de garer une camionnette. Grande nouveauté, il sera impossible de se garer sur la place dès la fin des travaux en 2020. La place sera totalement piétonne comme le souhaitait Jean-Claude Gaudin.

Beaucoup de Marseillais se réjouissent de cette transformation qui va « redonner un coup de projecteur à la place Jean Jaurès ». Pourtant elle est loin de faire l’unanimité quand on interroge les commerçants qui s’inquiètent pour leur avenir. « Le problème pour nous c’est le temps des travaux… Deux ans c’est très long. Et je parle pas seulement pour nous les forains, je pense aussi aux magasins qui bordent la place. Tout sera paralysé… », regrette Karim qui étale ses fruits et légumes à la Plaine depuis 7 ans.

Perdre au mieux leur rendez-vous hebdomadaire ou au pire leur place dans le marché, voilà les IMG_1782 (1)raisons qui poussent certains commerçants à signer des pétitions contre ce projet. Des collectifs comme celui de » La Table est Plaine » militent également contre. Selon eux, les demandes des habitants et commerçants du quartier ne sont pas prises en compte par Soleam, la société qui s’occupe des travaux. Tous dénoncent  une transformation au profit du tourisme et de la spéculation qui n’a que faire de ses habitants.

Rendez-vous dans 2 ans pour effectuer le bilan de ce dossier continue à  faire débat.

Bastien Audibert (IEJ)

La place Jean-Jaures dite La Plaine, état actuel selon Google Maps, clic

Le projet présenté en deux images par l’Agence APS de paysagistes et architectes

APS

APS

DO NOT DISTURB Canebière #10

DO NOT DISTURB Canebière #10

Deux Associations, une école et Le Ryad réunis sous un thème « rêver d’amour dans une chambre d’hôtel ». Durant une heure, embarquez pour une expérience unique dans un huit clos. Il reste encore quelques places à prendre pour cette manifestation au 16 rue Sénac de Meilhan à l’occasion de la dixième édition des dimanches de la Canebière.

« Participer à Do Not Disturb c’est se laisser déstabiliser et perdre le contrôle. »… IMG_6329

Dès l’entrée dans l’hôtel, un masque vous sera proposé, vous pourrez rencontrer votre l’âme sœur le temps « d’un rêve » lors du speed-dating. Suivie d’une déambulation de chambre en chambre pour découvrir les rêves des anciens occupants. En effet, « Pendant la période de préparation avec l’association, les clients, pour la plupart des touristes, ont été sollicité pour participer. Le matin, on collectait leurs rêves pour faire une bande son » raconte Valérie Bureau, directrice de l’hôtel le Ryad.

Les visiteurs seront repartis en trois groupes pour trois parcours différents. Ils partiront alors à la découverte des tableaux vivants que composent chaque chambre. Entre illusions et réel, les visiteurs seront plongés dans un autre monde, celui du rêve amoureux.

« 10 artistes, 10 chambres d’hôtel, 10 interprétations de la photo »

Dans un décor marocain et spacieux, un lieu dit « artypique », l’association Redplexus, Ornic’art et l’école supérieur d’Art d’Aix-en-Provence ont eu quartier libre pour faire rêver les spectateurs.

La performance est déconseillée au moins de 16 ans. Mais pour tous les autres curieux, les réservations sont à effectuer ici. Premier départ à 15 heures, et dernier à 19h.

Sacha Sacenda (IEJ)

Le Roman-photo : 73 pages d’histoire au Mucem

Le Roman-photo : 73 pages d’histoire au Mucem

73 ans d’histoire du roman-photo présentée en une exposition au Mucem. Vous avez jusqu’au 23 Avril 2018 pour venir tourner les pages de ce phénomène qui a su se démarquer et faire polémique.

C’est en 1973 que nait le romanphoto en Italie. Présenté sous forme de BD, les dessins ont laissé place à des photos réelles, avec des mises en scènes et des acteurs spécialement alors spécialisés dans le récit d’images immobiles. Très vite, cela va devenir une mode qui s’étendra partout en Europe. C’est d’ailleurs le roman-photo qui lancera la carrière de grands noms du cinéma Italien.

Chaque semaine les lectrices découvrent la suite de l’histoire du numéro passé, devenant complètement accros à ces histoires d’amours plutôt clichées.

Comme pour le théâtre ou le cinéma, le roman-photo va démultiplier ses sujets, en allant de la simple histoire d’amour, aux récits plutôt sulfureux, poussant jusqu’à la pornographie hétéro et homosexuelle, et passant par les feuilletons d’horreur.

Les étudiants à l’origine de cette exposition ont accompagné les visiteurs pour une visite guidée entre les pages et les époques de ce phénomène, qui, 30 ans plus tard, compte encore aujourd’hui plus de 200.000 lecteurs.

Quelques bulles pour vous présenter l’exposition

Exposition Roman-Photo

Les Siam’s

Une nuit pour déclarer sa flamme

Une nuit pour déclarer sa flamme

La Saint-Valentin, jour des Amoureux, a été choisi par l’association MP2018 dirigée par l’armateur Raymond Vidil pour lancer le slogan “Quel Amour ! “. 45 000 personnes étaient présentes sur le Vieux-Port, ce soir-là. Au programme, feu d’artifice et expositions au Mucem, l’un des principaux partenaires,  sur le thème de l’Amour.

Il est presque 19 heures, les Marseillais affluent pour voir le lancement de MP 2018. Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, arrive au Vieux-Port pour inaugurer cette soirée. Une voix s’élève, un homme semble flotter sur l’eau, il dévoile les festivités qui auront lieu ce soir et les sept prochains mois. La voix nous parle d’amour, chantonne un poème de Germain Nouveau « le Baiser », en nous entraînant avec lui dans un moment unique.

La voix, amène notre regard sur un autre objet flottant, deux hommes surgissent, illuminés par des leds, ils tourbillonnent au rythme de la musique, leurs pieds s’enflamment grâce à des sparklers (cierge magique). Un immense cœur rouge embrasse le ciel de Marseille, le feu d’artifice débute. «Magique », « splendide », « féerique », les mots fusent de la part des spectateurs émerveillés par le tableau. Un bateau emmène, deux autres créatures lumineuses, d’un côté de l’autre du port, jusqu’à ce qu’ils s’enflamment à l’aide des sparklers. La lumière se reflète dans l’eau; on ne distingue plus le réel du reflet.

La voix stoppe le feu d’artifice, le temps de laisser une minute aux spectateurs pour se montrer leur amour avec le Grand Baiser. De toutes parts, les couples se regardent, se rapprochent pour échanger le baiser de la Saint-Valentin. Le feu reprend de plus belle, les Marseillais sont transportés dans un autre lieu, un autre monde, un monde imaginaire ou se mêlent les couleurs. Le bouquet final inonde le Vieux-Port de mille et une lumières sous les yeux charmés des Marseillais.

Mais la soirée n’est pas finie pour les amoureux, tous les curieux sont attendus au Mucem pour une nuit chargée d’amour…

Le Grand Baiser
Le bord de mer, les petites lumières et la grande roue ont rajouté un peu de romantisme à l’atmosphère déjà pleinement chargée d’amour à l’extérieur du MuCEM.

Mais une fois dans le hall principal, de la musique, place à la musique electro et à des corps enlacés. Une horde de petits cupidons s’affairant partout, du DJ aux Bramans, pour assouvir les moindres désirs des amoureux venus profiter de la fête. Sur le côté un bar proposant des cocktails aux noms exotiques et au contenu mystérieux pour l’une s’ajoutait à l’ambiance plutôt sensuelle.

Puis sur les murs, des petits mots d’amour,. Une phrase surtout : « j’ai un problème, je crois que je t’aime », pour mener les curieux qui les lisent vers le deuxième étage. C’est dans les galeries d’expositions, dans une lumière tamisée que de curieux personnages attendent les doux passionnés, fredonnant encore et encore la douce mélodie qui a su réunir Johny Halliday et Sylvie Vartan. Ces petits farfadets nous embarquent dans un univers ou s’entremêlent 14 tableaux, 14 manières d’aimer, toutes dédiées aux amoureux et aux adorateurs de l’art. Les visiteurs évoluent dans un univers qui se veut intimiste et coloré. Dans chaque recoins des gens s’embrassent, d’autres s’entrelacent ou se murmurent des mots tendres.

Une ambiance romantique, où résonnent quelques vers de Roméo et Juliette, Antigone, et autres pièces mettant en scène des amoureux déchus. Puis une fanfare apparait, à sa gauche à un salon avec au centre un couple, qui s’embrasse depuis 1h15. Un peu partout des chansons d’amour, puis par-dessus les autres, dans un recoin, la voix d’une chanteuse, mélodieuse sur le « cucurrucucu Paloma » bande originale du film de Pablo Almodovar Parle avec elle qui célèbre un amour si particulier. C’était cela, célébrer toutes les formes d’amour, tragique, passionnel, romantique, pour que chaque âme puisse trouver la sensibilité qui la compose.

Enfin des petites pièces de théâtre, des couples, des amants, des scènes de ménages. Un farfadet grave un cœur sur un des murs, avec à l’intérieur un V et un I, histoire secrète d’amour exposée aux yeux de tous, ou chacun peut imaginer sa propre romance. Puis finalement vient le tour des spectateurs d’inscrire un message sur le mur « Celui, Celle que j’ai regretté d’avoir quitté.e », une manière de se remémorer des amours passées, et d’ouvrir son cœur à un nouveau coup de foudre.

Les Siam’s

Visite en images de l’expo d’Arles au J1 🗓

Visite en images de l’expo d’Arles au J1 🗓


Le nouveau hangar J1, laissé à l’abandon depuis 3 ans, est enfin réaménagé. Il est représente le “Symbole du passé industriel et portuaire de Marseille” selon le site “made in Marseille”.

Les livraisons portuaires ont laissé place à des allers lumineuses dans cet espace de 22.000 m² sur trois niveaux en avancée sur la mer aux murs blancs, pour mettre en lumière des expositions, à l’image du lieu, témoins des vestiges d’un passé proche qu’il ne faut pas oublier. Un réaménagement est prévu pour 2020, des opérations de mécénat et des soirées privées occuperont ainsi tout l’espace.

La nostalgie de la saison estivale est palpable, 3 mois après a la fin de l’été. Le J1 à donc décidé d’installer les rencontres de la photographie jusqu’au 7 janvier, qui avaient su régaler les yeux des visiteurs à Arles en Juillet et Août.

Ce sont 8 expositions qui mettent en avant “Le monde tel qu’il va ! “. Des artistes, originaires des quatre coins de la planète racontent à travers leurs photographies, toute la complexité du monde géopolitique d’aujourd’hui. Ils dénoncent tous les maux de notre société, en partant des catastrophes naturelles, industrielles ou encore sanitaires. Par la contradiction entre la beauté esthétique de les œuvres et les horreurs de la guerre qu’elles mettent en avant. Chaque création artistique représente le regard amer que les artistes portent sur notre monde.

Nous vous proposons en images, une petite promenade du début à la fin de l’exposition avec l’aimable autorisation des organisateurs.

affiche photos J1

 

Note d’intention par l’équipe des Rencontres d’Arles

L’avenir du J1 : Appel à projet du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM)

Expo: Carnets de voyages imaginaires 🗓

Expo: Carnets de voyages imaginaires 🗓

anne de massiacAnne de Massiac, Carnets de voyages imaginaires, aquarelles

du 3 au 24 décembre 2017

La peinture est pour moi un moyen d’expression. L’aquarelle m’apaise et me fascine… J’adore voir l’eau et la peinture se mélanger et s’harmoniser librement sur le papier. C’est aussi un moyen d’échange, de communication avec les autres… 

Et comme le dit le peintre Hundertwasser : “Quand je peins, je rêve. Quand mon rêve a pris fin, je ne me rappelle plus ce dont j’ai rêvé. Mais le tableau reste, le tableau est la moisson du rêve”.

vernissage dimanche 3 décembre de 16h à 20h.

Galerie etmoietmoi

8, Boulevard Notre-Dame, 13006, Marseille;
04.91.54.08.88; contact@etmoietmoi-marseille.fr; www.etmoietmoi-marseille.fr;  

Bureau des guides, 152 la Canebière

Bureau des guides, 152 la Canebière

Nouveau document 2017-09-22Le bureau des guides fondé en 2013 lors de Marseille capitale de la culture, réunit des groupes d’artistes au cœur de la Canebière dans un nouveau lieu au numéro 152 en face du kiosque à musique. Un bon moyen, pour faire vivre cette avenue piétonnisée un dimanche par mois depuis janvier 2017.

Sous son nom « GR2013 », le bureau se lie à la Cité Phocéenne  notamment à travers les dimanches de la Canebière. D’autres activités sont également proposées aux passionnées de randonnée pédestre au cœur du territoire marseillais. Elle fait l’articulation entre lieux urbains et lieux de natures.

Le bureau des guides n’est pas seulement là pour faire découvrir, mais  faire aussi apprendre et prendre le temps de connaître en détails l’univers dans lequel on vit. Le tout dans un côté décalé, le bureau mélange marche et art. Des situations atypiques, ou la randonnée se transforme en marche de poésie, ou encore des installations publiques originales afin de mieux réunir les groupes. La convivialité et l’esprit de découverte, mélangés à l’art, font le charme du GR2013 dont le parcours fait 365km dessiné par des artistes dans et autour de Marseille. 

A l’occasion de la nouvelle édition des dimanches de la Canebière, ce dimanche 24 septembre sous la thématique générale du patrimoine, l’art et la culture sont à l’honneur à Marseille. Le AMBRINE ZIANI BALADE 2bureau des guides y participe avec son collectif d’artistes, dont Nicolas Mémain, urbaniste et poète que l’on voit ici en photo dans son gilet jaune en équilibre, passionné par son sujet lors d’une de ses premières conférences sur la Canebière en janvier 2017.

Nicolas Mémain aime montrer sous un nouvel angle l’environnement dans lequel les marseillais vivent. Pour le 7ème dimanche de la Canebière, il va inaugurer le nouveau bureau des guides, 152 la Canebière. Le public pourra entrer dans la première partie du local composé d’un sas vitré au travers duquel seront présentés différents aspects du GRv2013, a indiqué Loïc Magnant du bureau des guides. Il s’agit de regarder différemment la Canebière et de redécouvrir la ville avec une vue d’artiste. Nicolas Memain y racontera la Canebière à partir de 14 dimanche dans une conférence avec des images actuelles et anciennes des rues liées à la Canebière.

En face du bureau des guides, sur la fontaine des Mobiles comme support expérimental, l’association “Cabanon Vertical” proposera dimanche et pour un mois au public une autre vision interactive de la ville.

en savoir + sur le GR2013

Virginie Bonnefoy & Cynthia Aymeric (IEJ)

Faire battre le cœur du centre-ville

Faire battre le cœur du centre-ville

La récente ouverture du pôle artistique du Chevalier Roze à entrainé un nouvel élan dans le centre-ville de Marseille. La municipalité compte en profiter pour redonner vie à l’hyper centre. La construction d’une nouvelle résidence senior rue de la République, la future ouverture d’un cinéma en haut de la Canebière… Tout est mis en place pour faire du centre-ville un nouveau lieu de découverte.

Grâce à l’ouverture de 7 galeries d’art rue  Chevalier Roze parallèle à la rue de la République dans le 1er arrondissement, la ville espère faire battre à nouveau le cœur du centre-ville. Après l’inauguration en fanfare de cette rue nouvellement investie de l’aura de l’art contemporain, les autorités locales comptent surfer sur ce dynamisme naissant. Ces espaces de galeries viennent s’ajouter aux trois lieux mis à disposition par les propriétaires de la rue de la République notamment aux numéros 52 et 56 de lieux vacants mis à disposition de l’association Marseille 3013 qui tente de faire suite aux activités du « off » de Marseille Capitale de la Culture 2013. Délaissé durant ces dernières années le centre-ville semble vouloir faire peau neuve, avant la réception de l’exposition internationale Manifesta en 2020,. En atteste également l’ouverture de la toute nouvelle résidence senior Victoria Palazzo, boulevard de la République, présidée par Didier Just destinée non à « rajeunir » la population mais à provoquer de l’animation.

« Ce quartier de Marseille est très vivant la nuit, mais grâce à ces installations, on peut espérer qu’il se développe aussi à la lumière du jour » déclare un agent de police présent sur place. « Il y a une volonté de redorer l’image de ce petit bout de Marseille ». Même si la rue du Chevalier Roze est toujours en rénovation et que la propreté laisse toujours à désirer, le quartier « offre une situation privilégiée, dans un quartier en plein renouveau » déclare Didier Just dans un publirédactionnel de La Provence du Lundi 28 août.

Ce renouveau doit profiter à la ville ainsi qu’aux Marseillais, faire en sorte qu’ils soient à nouveau fiers de leur patrimoine culturel. Les autorités locales veulent mettre fin à la fermeture des commerces et envisagent de nouvelles constructions, de nouvelles opportunités pour les habitants du centre-ville qui a tendance à se vider. Aides aux petits commerces, la construction d’un cinéma en haut de la canebière, la rénovation des bâtiments, la création de nouveaux bureaux, la reprise des Dimanches de la Canebière en septembre, tout cela desservi par le tramway. A travers ces efforts, Marseille compte redonner vie à son centre-ville et préparer au mieux l’événement international de 2020.

L’ouverture du pôle artistique soulève en tout cas une curiosité soudaine depuis son ouverture samedi 26 août. De nombreux touristes, mais aussi des locaux sont venus assister à l’inauguration du pôle et admirer les créations des artistes. La diversité des œuvres et des expositions permet d’attirer un plus grand nombre de curieux et de satisfaire tous les goûts. A noter que les 7 salles sont en « location gratuite » durant 3 ans, au moins jusqu’à Manifesta 2020, ce qui a permis également de faire venir des artistes de divers horizons plus facilement. De la galerie CrèveCœur, créée par Axel Dibie et Alix Dionot-Morani au Studio Adelaïde du franco-portugais Wilfried Almendra, tout est propice à la découverte.

Clémens Illos (IEJ)

 

Marseille, nouvel eldorado pour l’art contemporain ?

Marseille, nouvel eldorado pour l’art contemporain ?

Marseille a une occasion en or de décrocher la timbale dans le bouillonnant marché de l’art contemporain

Sorties - Loisirs - Marseille, nouvel eldorado pour l'art contemporain ?
En plein coeur du centre-ville, la rue du Chevalier-Roze accueille sept galeries dédiées à l’art contemporain.PH. NICOLAS VALLAURI
 Paris et Londres ? Trop cher. Berlin ? Trop fréquenté. Marseille a une occasion en or de décrocher la timbale dans le bouillonnant marché de l’art contemporain. En un coup de pinceau, différents spots de la ville comme la Friche la Belle-de-Mai sont devenus des lieux incontournables pour l’accueil et la création des artistes.

Loyers abordables, émulation commune, ils semblent trouver de l’inspiration dans les rues de la cité phocéenne. Dernier exemple en date : la rue du Chevalier-Roze dans le 1er arrondissement. À l’ombre de la rénovée et commerçante rue de la République, cet axe oublié des politiques de rénovation urbaine connaît depuis ce week-end un frémissement sans précédent. Exit les boutiques défraîchies. Sept galeries d’art contemporain viennent d’être inaugurées. D’un coup d’un seul.

La suite de l’article de Eric Miguet