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Bureau des guides, 152 la Canebière

Bureau des guides, 152 la Canebière

Nouveau document 2017-09-22Le bureau des guides fondé en 2013 lors de Marseille capitale de la culture, réunit des groupes d’artistes au cœur de la Canebière dans un nouveau lieu au numéro 152 en face du kiosque à musique. Un bon moyen, pour faire vivre cette avenue piétonnisée un dimanche par mois depuis janvier 2017.

Sous son nom « GR2013 », le bureau se lie à la Cité Phocéenne  notamment à travers les dimanches de la Canebière. D’autres activités sont également proposées aux passionnées de randonnée pédestre au cœur du territoire marseillais. Elle fait l’articulation entre lieux urbains et lieux de natures.

Le bureau des guides n’est pas seulement là pour faire découvrir, mais  faire aussi apprendre et prendre le temps de connaître en détails l’univers dans lequel on vit. Le tout dans un côté décalé, le bureau mélange marche et art. Des situations atypiques, ou la randonnée se transforme en marche de poésie, ou encore des installations publiques originales afin de mieux réunir les groupes. La convivialité et l’esprit de découverte, mélangés à l’art, font le charme du GR2013 dont le parcours fait 365km dessiné par des artistes dans et autour de Marseille. 

A l’occasion de la nouvelle édition des dimanches de la Canebière, ce dimanche 24 septembre sous la thématique générale du patrimoine, l’art et la culture sont à l’honneur à Marseille. Le AMBRINE ZIANI BALADE 2bureau des guides y participe avec son collectif d’artistes, dont Nicolas Mémain, urbaniste et poète que l’on voit ici en photo dans son gilet jaune en équilibre, passionné par son sujet lors d’une de ses premières conférences sur la Canebière en janvier 2017.

Nicolas Mémain aime montrer sous un nouvel angle l’environnement dans lequel les marseillais vivent. Pour le 7ème dimanche de la Canebière, il va inaugurer le nouveau bureau des guides, 152 la Canebière. Le public pourra entrer dans la première partie du local composé d’un sas vitré au travers duquel seront présentés différents aspects du GRv2013, a indiqué Loïc Magnant du bureau des guides. Il s’agit de regarder différemment la Canebière et de redécouvrir la ville avec une vue d’artiste. Nicolas Memain y racontera la Canebière à partir de 14 dimanche dans une conférence avec des images actuelles et anciennes des rues liées à la Canebière.

En face du bureau des guides, sur la fontaine des Mobiles comme support expérimental, l’association “Cabanon Vertical” proposera dimanche et pour un mois au public une autre vision interactive de la ville.

en savoir + sur le GR2013

Virginie Bonnefoy & Cynthia Aymeric (IEJ)

Faire battre le cœur du centre-ville

Faire battre le cœur du centre-ville

La récente ouverture du pôle artistique du Chevalier Roze à entrainé un nouvel élan dans le centre-ville de Marseille. La municipalité compte en profiter pour redonner vie à l’hyper centre. La construction d’une nouvelle résidence senior rue de la République, la future ouverture d’un cinéma en haut de la Canebière… Tout est mis en place pour faire du centre-ville un nouveau lieu de découverte.

Grâce à l’ouverture de 7 galeries d’art rue  Chevalier Roze parallèle à la rue de la République dans le 1er arrondissement, la ville espère faire battre à nouveau le cœur du centre-ville. Après l’inauguration en fanfare de cette rue nouvellement investie de l’aura de l’art contemporain, les autorités locales comptent surfer sur ce dynamisme naissant. Ces espaces de galeries viennent s’ajouter aux trois lieux mis à disposition par les propriétaires de la rue de la République notamment aux numéros 52 et 56 de lieux vacants mis à disposition de l’association Marseille 3013 qui tente de faire suite aux activités du « off » de Marseille Capitale de la Culture 2013. Délaissé durant ces dernières années le centre-ville semble vouloir faire peau neuve, avant la réception de l’exposition internationale Manifesta en 2020,. En atteste également l’ouverture de la toute nouvelle résidence senior Victoria Palazzo, boulevard de la République, présidée par Didier Just destinée non à « rajeunir » la population mais à provoquer de l’animation.

« Ce quartier de Marseille est très vivant la nuit, mais grâce à ces installations, on peut espérer qu’il se développe aussi à la lumière du jour » déclare un agent de police présent sur place. « Il y a une volonté de redorer l’image de ce petit bout de Marseille ». Même si la rue du Chevalier Roze est toujours en rénovation et que la propreté laisse toujours à désirer, le quartier « offre une situation privilégiée, dans un quartier en plein renouveau » déclare Didier Just dans un publirédactionnel de La Provence du Lundi 28 août.

Ce renouveau doit profiter à la ville ainsi qu’aux Marseillais, faire en sorte qu’ils soient à nouveau fiers de leur patrimoine culturel. Les autorités locales veulent mettre fin à la fermeture des commerces et envisagent de nouvelles constructions, de nouvelles opportunités pour les habitants du centre-ville qui a tendance à se vider. Aides aux petits commerces, la construction d’un cinéma en haut de la canebière, la rénovation des bâtiments, la création de nouveaux bureaux, la reprise des Dimanches de la Canebière en septembre, tout cela desservi par le tramway. A travers ces efforts, Marseille compte redonner vie à son centre-ville et préparer au mieux l’événement international de 2020.

L’ouverture du pôle artistique soulève en tout cas une curiosité soudaine depuis son ouverture samedi 26 août. De nombreux touristes, mais aussi des locaux sont venus assister à l’inauguration du pôle et admirer les créations des artistes. La diversité des œuvres et des expositions permet d’attirer un plus grand nombre de curieux et de satisfaire tous les goûts. A noter que les 7 salles sont en « location gratuite » durant 3 ans, au moins jusqu’à Manifesta 2020, ce qui a permis également de faire venir des artistes de divers horizons plus facilement. De la galerie CrèveCœur, créée par Axel Dibie et Alix Dionot-Morani au Studio Adelaïde du franco-portugais Wilfried Almendra, tout est propice à la découverte.

Clémens Illos (IEJ)

 

Marseille, nouvel eldorado pour l’art contemporain ?

Marseille, nouvel eldorado pour l’art contemporain ?

Marseille a une occasion en or de décrocher la timbale dans le bouillonnant marché de l’art contemporain

Sorties - Loisirs - Marseille, nouvel eldorado pour l'art contemporain ?
En plein coeur du centre-ville, la rue du Chevalier-Roze accueille sept galeries dédiées à l’art contemporain.PH. NICOLAS VALLAURI
 Paris et Londres ? Trop cher. Berlin ? Trop fréquenté. Marseille a une occasion en or de décrocher la timbale dans le bouillonnant marché de l’art contemporain. En un coup de pinceau, différents spots de la ville comme la Friche la Belle-de-Mai sont devenus des lieux incontournables pour l’accueil et la création des artistes.

Loyers abordables, émulation commune, ils semblent trouver de l’inspiration dans les rues de la cité phocéenne. Dernier exemple en date : la rue du Chevalier-Roze dans le 1er arrondissement. À l’ombre de la rénovée et commerçante rue de la République, cet axe oublié des politiques de rénovation urbaine connaît depuis ce week-end un frémissement sans précédent. Exit les boutiques défraîchies. Sept galeries d’art contemporain viennent d’être inaugurées. D’un coup d’un seul.

La suite de l’article de Eric Miguet

La Canebière entre dans une nouvelle ère

La Canebière entre dans une nouvelle ère

13/06/2017

Artère emblématique de Marseille, la Canebière, représente le « symbole » de Marseille. Ce quartier mythique, parmi les plus fréquentés, abrite certains des plus beaux édifices de la ville. Autrefois parsemée de cinémas et restaurants, la Canebière s’est aujourd’hui transformée en une vaste avenue obstruée en certains points noirs par les voitures. Une transformation qui lui a fait perdre l’aura de belle promenade qui était la sienne au début du 20ème siècle. Pour qu’elle retrouve son lustre d’antan, la mairie de secteur a décidé de réagir en lançant un vaste projet de rénovation.

Première étape : limitation des véhicules sur cette voie laissant le passage aux autobus et en sens unique dans sa partie haute des allées Meilhan qui reprennent peu à peu vie avec des cafés ou l’on joue aux dominos. Deuxième étape : redonner à ce quartier un aspect convivial et chaleureux en organisant des activités tous les derniers dimanches du mois en 2017. Une idée novatrice qui revitalise l’avenue depuis janvier dernier. La troisième étape devrait être la régulation du flot de véhicules venant de la A50 au sud-est vers les A55 et A7 au nord- ouest en coupant la Canebière pour éviter le tunnel à péage qui passe sous la ville.

Pour le gérant très amère du kiosque à journaux en haut de la Canebière fermé le dimanche, “rien n’a changé, il n’y a personne”…

Les gérants du kiosque du bas de la Canebière qui ouvre le dimanche trouvent quant à eux que “les dimanches de la Canebière c’est bien, mais le reste du temps, rien… Ils qualifient la Canebière d’artère désertique sans vie en semaine. Ils regrettent qu’il n’y ait que des sociétés des banques des boutiques de téléphonie, mais pas de commerce qui donnerait de la vie. En 14 ans de présence ici, on voit la Canebière dépérir. Ils ne font rien pour animer cette Canebière en semaine: ni banc ni commerce ni toilettes ni café”…

Mais quid des rues perpendiculaires et adjacentes qui déversent encore leur lot de piétons ? Vont-elles aussi faire peau neuve ? C’est déjà le cas de la rue Paradis plongée dans les travaux depuis février dernier en vue d’un réaménagement prévu pour 2018 entre la place Estrangin (Préfecture) et la place du Général de Gaulle (Canebière).

« J’ai peur que cela ne mette en danger les commerces »

Cette rue qui n’a de Paradis que le nom pendant les travaux fait partie des plus luxueuses de la ville. Elle va donc faire peau neuve. L’objectif est de mettre en place une seule voie de circulation, qui descendra jusqu’à la Canebière parallèlement à la rue Beauvau déjà piétinisée qui débouchait sur le grand Hotel Beauvau aux fenêtres donnant sur le Vieux-Port et l’ancien Grand Café Turc disparu après la première guerre mondiale. Un projet  ambitieux  qui  illustre la   volonté  des   politiques  de   progressivement  piétonniser  le centre-ville. Redonner de l’espace aux piétons et limiter l’afflux de voitures, c’est l’objectif affiché à long terme par le plan d’urbanisme de la municipalité. « Oui la rue sera plus jolie, plus attrayante, mais j’ai peur que cela ne mette en danger les commerces », s’inquiète Sophie, 43 ans, habitante du quartier.

De plus, la rue Paradis est loin d’être le seul endroit proche de la Canebière concerné par des travaux de grande ampleur. Le chantier du prochain hôtel de luxe de Noailles, dit l’îlot des Feuillants entre la rue des Feuillants et la rue longue des Capucins, est toujours en cours et tarde à s’achever. Prévue pour cette année, la grande bâtisse devrait finalement n’être totalement transformée qu’en 2019 ! Une éternité pour certains riverains, comme Charles, 71 ans, qui commence à s’impatienter, «». Malgré les retards, les projets ne manquent pas à proximité de la Canebière, qui semble retrouver des couleurs ces derniers mois.

La  rue  Saint-Ferréol  a  déjà  fait  sa  réhabilitation  de  voierie  en  zone  piétonne de la Canebière à la Préfecture. Mais les chaises musicales se poursuivent entre les grandes enseignes et magasins dont certaine se déplacent du même côté de la rue vers des lieux plus grands comme H&M à la place du Virgin Megastore triplant ainsi sa surface de vente ou Les Galeries Lafayettes qui devraient laisser la place à des bureaux et habitations après s’être délocalisées vers le stade Vélodrome au sud de la ville.

davPhilippe serveur chez Noailles: “Il y a eu un grand changement depuis le début de l’année: la propreté. Nous recevons un peu plus de monde les dimanches et tout va bien tant qu’il y a de l’animation. (…) Mais nous attendons l’autorisation d’investir le trottoir pour mettre une terrasse…”

 

Le Cours Saint-Louis -point zéro de la distance Marseille-Paris jusqu’à l’ancienne grande poste du Louvres- a été refait avec sa station de tramway là où il y avait des fleuristes jusque dans les années 50. Ses petits cafés reprennent vie à côté de chez Toinou où l’on vient de très loin déguster des fruits de mer. Elle prolonge la rue de Rome qui vient d’être rénovée mais n’a pas encore retrouvé ses chalands d’antan pour animer ses magasins dont certains se remettent difficilement de deux ans de travaux du tramway menant à la place Castellane.

Le boulevard Garibaldi, véritable axe routier du quartier

Enfin, plus haut, avant d’arriver à la rue Thiers qui mène à la place Jean Jaurès dite la Plaine ainsi que les rues Curiol et Sénac et leurs anciens hôtels de passe pour matelots à la dérive, il faut traverser le boulevard Garibaldi. A l’angle de la Canebière qui abrite l’ancien hôtel de Noailles devenu hôtel de  police  et du  café Splendide  qui  eut son  heure  de  gloire. Ce boulevard est une véritable bretelle d’autoroute menant au tunnel vers l’A7 passant sous la gare Saint Charles.

immeuble du Splendide angle Canebière Boulevard Garibaldi ©zalPour Kefi l’un des serveurs du Splendid, “les dimanches de la Canebière n’apportent rien de spécial. Il n’y a que du négatif dans cette Canebière. (…) Il manque beaucoup de choses comme des commerces, deux ou trois alimentations, deux ou trois boutiques de vêtements. C’est un boulevard abandonné. Je ne vois pas d’amélioration à venir tant que ce n’est pas piéton. Çà bouge partout, mais pas ici…”

 

Le projet de rénovation de cet axe routier prolongeant le cours Lieutaud en plein cœur de ville est dans les cartons de l’AGAM (Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise), mais ce n’est pas pour tout de suite… La régulation du trafic grâce à la mise en service progressive de la L2 attendue depuis plus de 30 ans pour contourner la ville devrait apporter un début de solution et peut-être permettre à la Canebière de respirer à nouveau, espère les riverains de cette voie asphyxiée par les gaz d’échappements.

Végétaliser le bas des immeubles pour lutter contre la saleté

©zal

À proximité, non loin du théâtre du lycée Thiers, se trouve le « quartier 1er »  autoproclamé quartier des arts de Marseille en la Faculté de Droit de l’Université de Marseille et le Lycée Thiers. Ce nouvel espace de création artistique dans le premier arrondissement à l’initiative du directeur des théâtres du Gymnase et des Bernardines a vu le jour lors du premier dimanche de la Canebière le 29 janvier. Atypique et unique en son genre, cet espace de création libre fait la part belle comme son nom l’indique à l’art et aux jeunes artistes marseillais. Ainsi, de nombreux portraits de personnalités connues -anciens élèves du Lycée Thiers comme Marcel Pagnol ou Albert Cohen- ou inconnues ornent le lieu et ses environs.

En haut de la Canebière, la librairie Maupetit Acte Sud qui fait l’angle de deux rues hautes en couleur dites « chaudes » jusqu’au début des années 2000, donne à ce quartier un petit air littéraire et studieux. Dans la rue Sénac de Meilhan s’est ouvert un Ryad de luxe baptisé sans rire « boutique hôtel de charme ». En face la mairie de secteur a transformé les anciens ateliers du tramway en centre d’animation.

davRobert Giordana, propriétaire de la grande pâtisserie presque centenaire “Plauchut” en haut de la Canebière: “les dimanches de la Canebière drainent du monde. D’autres qui en ont entendu parler viennent les autres dimanches. La mentalité a changé. C’est positif à 500%. Pourquoi ne le faire que maintenant? Ils le font dix ans trop tard… Si les commerces ouvraient, tout changerait!…”

 

 

 

 

 

 

 

Les habitants lassés de la saleté des rues ont végétalisé leurs pieds d’immeubles faisant pousser des plantes dans des bacs voire dans des poubelles sur les trottoirs pour obliger les passants à les laisser propres. Même réaction rue Curial et rue Thiers qui montent du haut de la Canebière jusqu’à la place Jean Jaurès dite La Plaine pour laquelle la municipalité a aussi de grands projets. Un périmètre qui reprend peu à peu vie avec ses théâtres et ses galeries d’art que les marseillais ont redécouverts en toute sécurité à l’occasion des dimanches de la Canebière.

Benjamin Ferrari (IEJ)

 

La chaleur s’invite pour le cinquième dimanche de la Canebière

La chaleur s’invite pour le cinquième dimanche de la Canebière

28/05/2017

Si les dimanches de la Canebière séduisent toujours autant les différents curieux, cette cinquième édition a malgré tout été moins animée que les précédentes, la faute à un invité un peu encombrant… la chaleur.

L’académie de mandoline sous le kiosque à musique

« C’est toujours sympa de venir sur la Canebière ces dimanches là, mais aujourd’hui c’était plus calme que les autres fois ». Le constat de Yacine, 37 ans, venu seul, est clair, selon lui, l’animation du cinquième dimanche de la Canebière était moindre par rapport aux précédentes éditions. À vrai dire, difficile de lui donner tort. Car mis à part à proximité des stands de nourriture, toujours prisés par les citadins des environs qui viennent se délecter des spécialités étrangères et locales, ou encore des stands pour enfants, la foule ne pressait pas vraiment au portillon des autres officines. « Je passe uniquement pour rentrer chez moi, j’en profite pour m’arrêter quelques minutes mais pas plus car il fait beaucoup trop chaud », souligne Gabrielle, 29 ans.
« À un mois du début de l’été, la plupart des gens préfèrent aller à la plage ». Car oui, l’été approche à grands pas et par conséquent la température ne cesse de grimper. En ce dimanche ensoleillé, il était difficile pour les visiteurs de tenir la distance. « Je me divertis bien aujourd’hui mais quelle chaleur ! C’est difficilement supportable, même à l’ombre », s’exclame Frédéric, 53 ans, venu avec ses enfants. Sophie, 44 ans, va même plus loin, «les dimanches de la Canebière sont une bonne idée. Cela permet de redonner un aspect humain à ce quartier emblématique de la ville. Mais honnêtement, à un mois du début de l’été, la plupart des gens préfèrent aller se détendre à la plage».
UnÀ chaque dimanche son nouveau stand, ici la boîte à idéese analyse qui fait écho à celle de Sébastien, 35 ans, « ces activités sont faites pour la période fin de l’hiver début du printemps, quand les températures sont encore douces. À présent il fait beaucoup trop chaud quand le soleil pointe le bout de son nez ». Les dimanches de la Canebière, bien qu’étant toujours appréciés par les citoyens marseillais, n’auront donc pas connu un plébiscite pour leur cinquième édition, jour de la fête des mères.

Benjamin Ferrari (IEJ)

La Canebière danse pour le 8 mai

La Canebière danse pour le 8 mai

08/05/2017- –

A l’occasion des commémorations du 8 mai, date de la fin de la seconde guerre mondiale, la Canebière a vécu au rythme des années 40 tout au long de l’après midi. Pour la seconde année consécutive, le conseil départemental des Bouches-du-Rhône a choisi d’organiser un grand bal patriotique. Sous un beau soleil, les marseillais ont apprécié et sont venus nombreux.
« Je suis trop âgée pour aller danser mais c’est beau, il y a beaucoup de monde et pas que des vieux » ironise Marguerite, assise sur un banc, où face à elle, une trentaine de danseurs s’en donnent à cœur joie sous le son des trompettes. Selon les organisateurs, plus de 1.200 personnes étaient présentes tout au long de l’après midi pour swinger au rythme d’un jazz très années 40, assuré par plusieurs groupes, dont Louise & the Po’Boys. Plusieurs troupes de danseurs, AixtraSwing et Swingin’Marseille étaient présentes pour arranger la foule dans des tenues du début du XXème siècle.
« ©Razika BelkhelouatJe danse jamais avec mon mari, mais pour un bal en plein Marseille je ne dis pas non» avoue une marseillaise venue par hasard avec son mari. Outre le bal, plusieurs stands étaient prévus pour assurer la vente de nourritures et de boissons, afin de ravir les moins motivés : « Nous on ne danse pas, on est venu pour boire un coup et profiter de la fête » affirme Yves, un verre de bière à la main.

« Le 8 mai, c’est une date gravée»

« Cette journée est importante pour le devoir de mémoire, le 8 mai, n’est pas une date ordinaire, c’est la raison pour laquelle nous sommes là » avance un bénévole présent cette après-midi et affublé d’un uniforme de fusilier marin de la seconde guerre mondiale. Le parvis de la mairie du premier secteur devant le kiosque à musique était empreint d’une atmosphère très seconde guerre mondiale durant cette belle après-midi ensoleillée. ©Razika BelkhelouatAu milieu d’une foule venue nombreuse, une trentaine de passionnés en tenue d’époque et douze véhicules militaires étaient présents pour échanger avec les citadins et reconstituer au mieux une époque importante de l’histoire de France. Une période racontée également en photo grâce à une petite exposition couvrant une bonne partie de ce square Léon Blum. Ce grand bal patriotique est parvenu à prendre la mesure d’une période très sombre de notre pays tout en y ajoutant des effets plus ludiques pour un ensemble réussi.
Jérémy Real (IEJ)

La Canebière Agora populaire

La Canebière Agora populaire

10/03/2017

Billet

La Canebière est redevenue l’endroit où il faut être sur la scène politique avec le candidat de la France Insoumise qui a psalmodié sa marseillaise hier depuis son estrade sur le vieux port face à la foule. Ce n’était pas le « Broadway marsellais » espéré par la maire (LR) de secteur mais la Canebière transformée en Agora  populaire le temps d’un après-midi ensoleillé. 70.000 auditeurs selon les organisateurs, 30.000 participants selon le décompte du quotidien La Provence soit autant qu’un des « dimanches de la Canebière » qui tentent de redonner vie à cette artère mythique de Marseille un dimanche par mois depuis le début de l’année. Une Canebière qu’il avait déjà foulée le 8 mars en défilant pour la journée des femmes. L’avenir dira si le tribun qui avait  fait son grand meeting à Marseille en 2012 sur la plage du Prado a réussi par ses harangues de dimanche depuis le Vieux-Port à remotiver sur son nom un électorat populaire qui avait déserté la gauche. Sa démonstration de force aura en tout cas redonné à la Canebière une aura populaire qu’elle avait perdue.

al/

Lettre aux abonnés

Lettre aux abonnés

07/04/2017

Edito

©zal

« Encore heureux qu’il ait fait beau » comme dit la chanson, surtout le troisième des « Dimanches de la Canebière » entre une tempête et une tornade qui se sont abattues sur la ville. Un dimanche radieux comme le sourire rasséréné de la maire (LR) de secteur Sabine Bernasconi en charge de la Canebière qui a lancé il y a un peu plus d’un an cette opération de sauvetage inusitée du centre-ville de Marseille.

Elle déclare une participation de près de 90.000 personnes pour les trois dimanches. Une estimation haute « selon les organisateurs » selon la formule consacrée sans décomptage précis. Des observateurs indépendants et des opposants à la majorité municipale (LR) ©zaltout en se réjouissant de ce succès en relativisent l’impact et estiment que ce chiffre pourrait être raisonnablement ramené à environ 65.000 pour la participation des trois dimanches cumulés. Cela ferait environ de 30.000 badauds pour le dimanche de lancement avec grande parade spectaculaire le 29 janvier, environ 15.000 personnes en majorité marseillais le 26 février moins festif autour d’une thématique circassienne plus élitiste et aussi 20.000 personnes venues en famille profiter d’une accalmie météo dans une zone piétonnisée le 26 mars avec de la musique partout sur la Canebière et alentour ce qui a eu pour effet de rapprocher les gens.

En attendant le quatrième dimanche, le 30 avril, dont le programme ne sera dévoilé que probablement juste avant le premier tour de l’élection présidentielle, il est temps de faire le point sur le fonctionnement de ce site que les internautes sont très nombreux à consulter (plus de 12.000 visiteurs pour plus de 57.000 consultations en 4 mois) et à vous inciter vous, les quelque 1.100 abonnés au site, à participer à son développement.

Suivre cette programmation de tentative de revitalisation de la Canebière un dimanche par mois était initialement un prétexte. Il s’agissait d’un point de départ pour une remise à plat, une nouvelle façon de voir Marseille et la Méditerranée depuis la hune d’un mât imaginaire du Vieux-Port au kiosque à musique. Cette Hune virtuelle est un point idéal d’observation des changements de la ville en partant de cette voie connue du monde entier. ©zalVouloir faire de la Canebière le phare de la Méditerranée, comme l’affirme la maire de secteur, nous avait semblé suffisamment incongru pour nous inciter à investir sans préjugés par une démarche citoyenne dans un site participatif.

Alors que depuis plus de 30 ans la Canebière périclite et que ses boutiques et cafés autrefois attractifs tombent en désuétude, la fine politique qui occupe le siège de maire de secteur a réussi une partie de son pari. On n’en est pas encore au « Broadway marseillais » qu’elle invoque de ses vœux, mais elle a réussi le tour de force de ©zalréunir sur son projet le sénateur maire (LR) Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal la présidente (LR) du puissant et riche département des Bouches-du-Rhône dont elle est vice-présidente en charge de la culture. Elle a aussi convaincu nombre d’associations pour qu’elles participent à ces manifestations dont le budget de la sécurisation obligatoire du périmètre piéton un dimanche par mois est plus élevé que celui dévolu aux animations.

Hune de Canebière n’est en rien le portevoix de la maire de secteur même si cette idée de « Broadway » a été lancée lors d’une interview au créateur de ce site dans destimed.fr en juillet 2015 et réaffirmée un an plus tard par a même voie en juillet 2016. Ce site est un support pour des propositions d’internautes, de journalistes,  d’écrivains, de chercheurs et d’historiens ainsi qu’un banc d’essai pour de jeunes journalistes. Ces « Rouletabille » en herbe confrontés ainsi aux productions de professionnels confirmés ont à réfléchir sur la ville et à partir de la Canebière de montrer son évolution. La Canebière par son histoire et sa renommée est une formidable source d’articles avec des angles différents pour parler de la cité et des citoyens qui l’habitent ou y transitent.

Une escouade de “Rouletabille”

Avec plus ou moins de succès, de talent qui vient en grandissant, d’imagination pour utiliser les nouvelles techniques de communication, d’erreurs corrigibles, mais surtout de sérieux dans leurs recherches d’angles originaux ou de traitement original de poncifs habituels avec des textes courts comme des tweets, des photos sur Instagram ou en diaporama et des vidéos, ces étudiants font vivre ce site mis à leur disposition. Ils ont besoin de votre regard, de votre lecture et de vos critiques pour progresser. N’hésitez pas à réagir sur le site et à le leur faire savoir par vos commentaires.

Depuis la Hune de la Canebière, ils vont maintenant s’intéresser au développement du triangle culturel marseillais dont la Canebière est l’axe central, la colonne vertébrale et devrait être la vitrine. Il s’agit de remettre la culture au cœur de la ville avec ses acteurs marseillais qui avaient été un peu laissés pour compte lorsque Marseille était Capitale Européenne de la Culture en 2013 au profit de grandes structures et de décideurs venus d’ailleurs.

Lecteurs, à vos plumes

Vous vous êtes abonné sur le site et vous avez la possibilité de contribuer à son amélioration. Vous pouvez directement proposer des articles, des sujets, des nouvelles, des images qui seront ensuite édités, ou pas, en tenant compte des précautions légales définies dans la rubrique « à propos » du site. Vous pouvez aussi proposer des projets par courriel sur canebiere@canebiere.info.

Dans l’attente de vos réactions.

Antoine Lazerges, journaliste et animateur du site

Le Festival des Tsiganes préfère La Friche à la Canebière pour le 8 avril

Le Festival des Tsiganes préfère La Friche à la Canebière pour le 8 avril

25/03/2017 – –

Pour la première fois depuis sa création il y a dix ans, le Latcho Divano sera absent de la Canebière le 8 avril pour la journée internationale des Rroms. Le festival des cultures tsiganes a choisi la Friche Belle de Mai comme nouveau chef-lieu faute d’engagement de la municipalité pour accueillir à nouveau cette manifestation des Rroms de tous les pays autour du kiosque à musique a déclaré sa présidente Emilia Sinsoilliez à La Hune de Canebière.

HdC : Latcho Divano investit pour la première fois la Friche Belle de Mai un peu plus haut à Marseille pour la journée internationale des Rroms. Pourquoi avoir quitté la Canebière ?

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Cliquez sur l’affiche

ES : « Tous les ans c’était l’incertitude concernant la tenue ou non du 8 avril sur la Canebière » déclare Emilia Sinsoilliez contactée par téléphone. « La Mairie nous disait régulièrement qu’il allait y avoir des travaux pour le nouveau cinéma à côté du kiosque. On nous expliquait aussi que nous ne pourrions probablement pas avoir le lieu, c’était très aléatoire pour nous. De plus le haut de la Canebière n’est pas très bien fréquenté, le lieu n’était pas sécurisé lors de nos événements. »

HdC : La Mairie vous a-t-elle soutenu dans vos différentes démarches ?

ES : « Pas spécialement… à la Canebière, la Mairie ne nous a jamais vraiment aidés de manière institutionnelle ou financière. Nous n’avions aucun lien avec elle et c’est en partie pour cela que le Festival se déroule ailleurs cette année.»

HdC : Qu’est-ce que la Friche vous apporte en plus ?

ES : « C’est un super partenaire. La Friche nous accueille, nous diffuse, c’est une belle vitrine qui était nécessaire pour le festival. Comme toutes les petites structures, on a besoin d’argent et de communication autour de nous. Il fallait changer cette année et on espère continuer à la Friche à l’avenir. »

HdC : Craignez-vous  de perdre le public qui venait vous voir sur la Canebière ?

ES : « Évidemment on y a réfléchi. Les Rroms de Marseille avaient l’habitude de se rendre sur la Canebière le 8 avril. On avait réussi à attirer ce public. On espère vraiment qu’ils se déplaceront aussi à la Friche cette année »

Benjamin Ferrari (IEJ)

Sélection du programme du 26 mars 2017

Sélection du programme du 26 mars 2017

24/03/2017 – –

Une sélection du programme du troisième dimanche de la Canebière à feuilleter du doigt sur téléphone portable, tablette ou ordinateur. La troisième timeline des dimanches réalisée par Vincent Volume (IEJ) avec adresses et horaires des événements retenus.