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Belle saison pour le Printemps de l’Art Contemporain

Belle saison pour le Printemps de l’Art Contemporain

La dixième édition du Printemps de l’Art Contemporain à Marseille affiche un nombre de visiteurs en hausse par rapport aux années précédentes. Des résultats très satisfaisants en cette année où les capitaines d’industrie de la Ville parrainent MP2018, ©Sophie Pironnetune mini réplique de la Capitale Européenne de la Culture (MP2013) et accueillera la Manifesta en 2020.

Le 10e Printemps de l’Art Contemporain (PAC) à Marseille s’est achevé le 26 mai. Cet événement, qui coordonne les acteurs de l’art contemporain à Marseille pendant près d’un mois, a proposé cette année un agenda de près de 70 projets dans plus de 50 lieux de diffusion, de production et de recherche artistiques.
Marseille expos, l’organisateur de l’événement, comptabilise 30.000 visiteurs en tout dans toutes les expositions proposées. « C’est une bonne année, un peu plus que l’année précédente. Il y a de plus en plus de groupes de visite, de collectionneurs qui viennent à Marseille pour ce temps-là », se réjouit Louise Manhes, chargée de communication et relations publiques chez Marseille expos. Il faut dire que le moment est toujours bien choisi pour l’événement, avec un week-end de trois jours – du 10 au 13 mai – et un lundi de Pentecôte. « On essaie toujours d’avoir un pont pour permettre au public de venir de loin, et c’est sûr que là d’avoir deux fériés nous a permis d’avoir davantage de monde, de touristes », déclare Louise Manhes.
©Sophie PironnetLa programmation a séduit les férus d’art contemporain qui ont pu découvrir des lieux qui ne font pas partie du réseau Marseille expos durant l’année mais aussi de nouvelles structures associés comme Zoème – qui a proposé La pesanteur du lieu par Israel Ariño.
Mais c’est surtout Love Letters, un travail commun entre une vingtaine de membres du réseau Marseille expos et des artistes de la scène artistique contemporaine écossaise en co-production avec MP2018, qui a attiré le plus de monde, et satisfait les acteurs du PAC. « Les artistes ont pu tisser une relation avec les galeries d’art contemporain à Marseille et donc travailler aussi avec d’autres artistes marseillais », explique Louise Manhes.

Une collaboration avec Hambourg et Turin pour le 11e PAC ?

Marseille expos prépare déjà l’édition de 2019. Et les discussions ont déjà démarré sur les ©Sophie Pironnetdifférents évènements du 10e PAC. « Nous avons réussi à faire venir des délégations de Hambourg, de Turin et de Glasgow, avec des directeurs artistiques, des directeurs d’institutions, des collectionneurs… À ce moment-là, on a commencé à créer des liens, des ponts, entre ces villes », raconte Louise Manhes. La finalité serait donc de réaliser des co-productions avec Hambourg, la deuxième ville d’Allemagne – jumelée avec Marseille depuis 1958, tout comme Glasgow l’est depuis 2006 – et Turin. Grâce à ces opportunités, le PAC aide ainsi la ville de Marseille à s’imposer un peu plus sur la scène artistique.

« L’objectif du PAC est de tisser de liens à l’échelle européenne et pourquoi pas à l’échelle internationale avec notamment en vue Manifesta en 2020 [la biennale européenne d’art contemporain] », précise Louise Manhes. Marseille sera en effet la première ville française à accueillir cette prestigieuse manifestation européenne.

Sophie Pironnet et Charles Gandolfo (IEJ)

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Épisode 3, 11 mai: photographie contemporaine au Panier, la Nuit de l’Instant

Épisode 3, 11 mai: photographie contemporaine au Panier, la Nuit de l’Instant

Le 9e festival de photographie contemporaine La Nuit de l’Instant a investi le quartier du Panier le 11 mai. Un parcours de 18 lieux accueillait les curieux et présentait des œuvres éclectiques.

Nombreux étaient les baroudeurs, carte violet et rose à la main, à déambuler hier de midi à minuit dans le quartier du Panier à Marseille. La neuvième édition du festival de la Nuit de l’Instant a réuni 41 artistes et 38 travaux pour offrir aux Marseillais (et aux autres) un événement autour de la photographie dans la cité phocéenne. « On avait l’idée de faire quelque chose sur la photographie à Marseille d’un petit peu visible, d’amener une discussion sur la place de la photographie dans le paysage de l’art contemporain aujourd’hui et sur comment les photographes se situent eux-mêmes dans leur création », développe Erick Gudimard, le directeur du festival. « J’ai aussi discuté avec Pascal Neveux, le directeur du FRAC [PACA] ». Les œuvres et installations sont très diverses : diaporamas photographiques, films, vidéo, installations ou autres créations multimédia. Il n’y a toutefois aucun cliché papier simple.

Pour les sélectionner, Erick Gudimard organise chaque année trois niveaux de programmation dont un partenariat avec une ville, un lieu ou un pays, comme la Corée du Sud en 2016. « Évidemment cette année c’est Glasgow, grâce à MP2018 [et le projet Love Letters] et l’Institut Français nous avons fait des résidences croisées où des artistes sont allés à Glasgow et vice-versa », explique le directeur du festival « le deal c’était de produire une œuvre pour la Nuit de l’Instant ».
Erick Gudimard choisit également un FRAC par an avec lequel collaborer. En 2018, il a fait appel au FRAC Occitanie Montpellier, une touche d’humour avec ses initiales « OM ». Pour le reste, c’est le résultat d’un appel à projet ou de cartes blanches données aux artistes, comme à Annika Kahrs ou à Lara Almarcegui.

Des lieux improbables comme un appartement ou une salle d’attente de médecin

Le parcours tisse une toile dans le plus ancien quartier de Marseille et en fait découvrir les moindres recoins, dans des lieux typiques comme atypiques. « L’idée c’était d’investir des lieux qui n’étaient pas destinés à montrer de la photographie actuellement », raconte Erick Gudimard. L’Intercontinental Hôtel Dieu, un théâtre de quartier, une ancienne bibliothèque, un centre social, un ancien abri anti-bombardement de la Kommandantur, l’appartement de « Margarita » ou la salle d’attente d’un médecin (que vous pouviez même croiser sortant de son cabinet), tout y passe et rend l’expérience unique. Le festival investit même des lieux inoccupés, nommés « Local à louer » et appartenant à Nexity ou à l’agence du Panier, et leur donne vie pour 12h.

Malheureusement, l’événement ne dure qu’une seule demi-journée, une question de moyens mais aussi de concept. « Il faut être là ce jour-là, sinon c’est fini », déclare Erick Gudimard en mimant la prise d’une photo, qui ne dure qu’un « instant ». « C’est quelque chose d’assez magique et unique ».
Mais le directeur de La Nuit de l’Instant n’en reste pas là et veut promouvoir la photographie à Marseille. Un Centre photographique va ouvrir dans la ville à son initiative courant 2018, probablement à l’automne. En attendant, Erick Gudimard prépare une foire de la photographie contemporaine, la première en dehors de Paris.

Sophie Pironnet (IEJ)

Revenez sur le parcours et les créations présentées à la Nuit de l’Instant 2018 :

A retrouver les deux premiers épisodes sur le site: Episode 2 & Episode 1

En savoir plus sur le PAC: clic

Le Printemps de l’Art Contemporain démarre en grande pompe

Le Printemps de l’Art Contemporain démarre en grande pompe

Qui dit nouveau printemps, dit nouveau Printemps de l’Art Contemporain (PAC). Cette année le PAC fête ses 10 ans. Une saison qui met l’Ecosse au centre des attentions. Notamment avec Love Letters, coproduit par MP2018 et réalisé par des artistes Ecossais comme Rachel MacLean et Philippe Murphy, invités tous deux pour l’occasion.
Du 10 au 26 mai 2018, galeries et musées marseillais se retrouvent pour mettre à l’honneur l’art contemporain. Cette traversée artistique de quatre jours rassemblera quelques 250 artistes et 70 expositions. L’événement commence dès le 9 mai avec une inauguration au [mac] sous le signe de l’Ecosse, puis une soirée qui se prolongera de 21h à minuit au pôle artistique Chevalier Roze. Une journée qui lancera officiellement la 10ème PAC.
Voici un tour d’horizon des expositions qui risquent de marquer ce weekend de lancement.
Au programme : Le jeudi 10 mai, nous entrerons dans le vif du sujet avec l’exposition « La pesanteur du lieu » d’Israel Ariño qui nous entraine en photos de l’autre côté du miroir. Le lendemain « La nuit de l’Instant » battra son plein dans le quartier du panier où elle pose un regard différent sur les pratiques photographiques d’aujourd’hui. Samedi, Rachel MacLean avec son expo « Glasgow + Marseille » où dans ses vidéos issues de l’imagerie des contes de fées elle traite d’une manière décalée les travers de notre société.

Pour conclure en beauté ce weekend de lancement, dimanche on clôturera la phase de lancement avec l’exposition collective « Salon du Salon » qui abordera la question de l’identité de l’Homme et en relevant de l’intime, du quotidien. Le weekend de lancement sera également rythmé par « Les circuits du printemps ». Marseille proposera 6 visites.
Un lancement en grande pompe qui fera honneur à l’art contemporain, en espérant que la suite du 10ème anniversaire du Printemps de l’Art Contemporain soit tout autant une fête.

Ce PAC a lieu, un peu comme une répétition pour le public marseillais, deux ans avant l’accueil à Marseille de la 13ème édition de Manifesta, biennale d’art contemporain, créée au début des années 90. Cette manifestation artistique à l’initiative de la fondation néerlandaise Manifesta a pour but affiché,  depuis la chute du mur de Berlin, de proposer une « plateforme dynamique pour des échanges culturels » en Europe.

Charles Gandolfo (IEJ)