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La culture pour relancer le centre-ville

La culture pour relancer le centre-ville

Un nouveau pôle artistique s’apprête à ouvrir ses portes à Marseille samedi 26 août. À deux pas de la Canebière, le pôle artistique du Chevalier Roze dans le but affiché de relancer la fréquentation en centre ville dont les commerces ont du mal à résister aux grosses structures commerciales de la Joliette, du Centre Bourse et du Vélodrome.

Financé par ANF Immobilier, le pôle sera divisé en sept espaces distincts qui accueilleront des galeries d’arts et des boutiques. Une création qui devrait apporter du « flux » comme l’a déclaré récemment à la Hune de Canebière l’adjointe au maire en charge du commerce et du centre ville Solange Biaggi.

Dans la rue du Chevalier Roze, parallèle à la rue de la République qui rejoint la Canebière sur le Vieux-Port, les résidents se réjouissent. “Cela va dans la continuité de Marseille Capitale de la Culture” expliqué Louis, “c’est très positif que la ville continue à se développer en ce sens”.

D’autres découvrent au hasard des rues les bâtiments en rénovation. “J’avoue que je ne connaissais que le club de boxe du Chevalier Roze” ironise Julien un étudiant. Si il ne parvient pas à expliquer ce que cela peut apporter, il se dit tout de même “heureux de voir de nouvelles choses voir le jour”.

Dans ce décor très Haussmannien et pittoresque, le pôle artistique et culturel du Chevalier Roze apparaît comme une pointe de contemporanéité. À son ouverture, les sept salles seront investies par des artistes aux œuvres, provenances et influences diverses. Des artistes belges, mexicains et marseillais seront présents avec leurs créations.

Ce pôle culturel fait écho au dynamisme créé par l’événement de 2013. Depuis beaucoup d’expositions ont débarqué dans la cité phocéenne et la ville s’est modernisé en terme d’infrasctructures dédiées à la culture comme la poursuite de la rénovation de la Friche de la Belle de Mai.

Cette année, Marseille accueille même “Hip-Hop: un âge d’or 1970-1995”, une exposition du 13 mai 2017 au 14 janvier 2018 au Musée d’Art Contemporain {MAC} en collaboration avec le MuCEM.

Clémens Illos

 

Les marronniers rouges de la rue Paradis

Les marronniers rouges de la rue Paradis

29/03/2017 – –

Les Marseillais sont impatients de découvrir la nouvelle rue Paradis dont les travaux lancé en février sont censés finir en fin d’année, voire début 2018. De nombreux changements vont faire évoluer cette zone.

rue paradis angle Canebière ©zalLa ville a entrepris depuis le début de l’année de réaménager l’espace d’un tronçon de la rue entre Estrangin et Canebière. Le but est de mettre en avant la déambulation et les modes de déplacement doux, comme le vélo. “Je pense qu’il faut que nous fassions l’effort d’imaginer qu’à Marseille, la voiture ne peut pas être partout”, annonçait Guy Teissier dans La Provence. Ce projet de requalification est vu comme une aubaine pour Isabelle qui est une habituée des promenades dans sa ville. “Je suis très contente. Les piétons ne sont jamais pris en compte mais cette fois c’est pour nous, plutôt que pour les voitures, que la rue est transformée”.

Parmi les réaménagements prévus, on compte l’élargissement des trottoirs et le passage à une voie de circulation, contrairement aux deux actuelles. Ce projet est défini comme une redistribution de l’espace. Des emplacements pour vélos et végétation seront installés, alors que les stationnements pour voitures seront, eux, supprimés. 28 places de stationnement payant seront transformées en 20 places-minute. Des marronniers rouges, ou aesculus x carnea, seront plantés pour délimiter chaque axe.

Etienne est retraité et vit dans la zone concernée. “Je ne suis même pas dérangé par les travaux, je crois que les ouvriers travaillent la nuit. En tout cas, cela faisait un moment qu’on parlait du besoin de restructurer cet espace et d’apaiser la circulation, tout en redynamisant”. Pour éviter la paralysie du centre-ville, les entrepreneurs et services techniques municipaux ont décidé de la réhabilitation de nuit et par petits tronçons. Etienne a participé aux diverses réunions de concertations, où les riverains et commerçants étaient conviés pour émettre leurs avis et critiques: “Je suis très concerné par ma ville. Je suis marseillais pure souche, je n’ai jamais bougé d’ici. Que l’on nous inclue dans ces réunions me parait normal évidemment, mais ça ne se passe pas toujours comme ça!”

Pour leur part les commerçants interrogés derrières les tranchées creusées dans les trottoirs font grise ©zalmine. Certains protestent contre la suppression de places de stationnement. D’autres estiment que ces travaux étaient plus que nécessaires. Mais cela représente 10 à 15 % de perte de chiffre affirme la buraliste du tabac caché derrière des tractopelles. Les magasins spécialisés pour enfants font contre mauvaise fortune bon cœur : « les poussettes ne peuvent pas passer …pour l’instant », rajoute-t-on. « Maintenant c’est galère » déclare le gérant du magasin de sport en face. Un autre magasin d’habillement espère sans trop y croire à un dédommagement pour compenser la perte de chiffre comme cela fut le cas pour certaines enseignes de la rue de Rome pendant les travaux du tramway dont nombre de commerce ont baissé le rideau. Rue Paradis, la rue autrefois la plus luxueuse du centre-ville, ils déclarent tous espérer que ce sera mieux après. Après un an de travaux et de poussière.

image diffusée par le CIQ ParadisLes nouvelles technologies employées permettent une modernisation de l’espace. Un dispositif de “stationnement intelligent”, avec capteurs de détection et bornes d’arrêt-minute, sera mis en place selon le projet. Les conteneurs à poubelles seront enterrés. Puis l’éclairage sera totalement revu et favorisera la technologie LED, moins consommatrice. Enfin, le dispositif de sécurité via la vidéo-surveillance sera renforcé. Le coût de l’opération s’élève à 4,5 millions d’euros et ce sont 600 mètres de rue qui seront requalifiés.

Danaé Pestel (IEJ)