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Centre-ville, un rebond à pérenniser

Centre-ville, un rebond à pérenniser

Place Charles De Gaulle 3

La fontaine de la place du Général De Gaulle, bas Canebière ©zal

Une lueur d’espoir pour les petits commerces du centre-ville de Marseille autour de la Canebière. Curieusement grâce ou à cause de la pandémie. La fermeture des grands centres commerciaux qui avaient siphonné leur clientèle depuis plus de dix ans au profit d’espaces plus grands avec parking a ramené les acheteurs vers les petites enseignes. Un bol d’air bienfaisant après des années de galère à voir leur clientèle déserter leurs boutiques sans parler des deux confinements. Restera à savoir pérenniser ce rebond inattendu 

Les gérants des magasins de prêt à porter du centre-ville se félicitent du regain d’activité dans leurs boutiques. Des journées de braderies et des soldes à rallonge leur avaient fait espérer un retour à la “vie d’avant”. Les clients ont redécouvert à ces occasions le centre-ville entièrement piétonnisé et sécurisé. Contactés un par un en faisant du porte-à-porte ils précisent qu’il ne s’agit pas de personnes qui se promènent et font du lèche vitrine comme dans les grands centres commerciaux mais d’acheteurs venus spécialement pour trouver un article. Kenzo, ba&sh, Weil, Lacoste, Boss par exemple dans la rue Paradis se félicitent de ce renouveau d’intérêt pour leur quartier. « Maintenant il faut fidéliser ou re-fidéliser nos clients qui pour certains découvrent un centre-ville en train d’être agréablement transformé », déclare Guillaume Sicard. Gérant de la boutique de souvenirs « Marseille en vacances » et  Président de la fédération Marseille change. Il souligne que « la piétonnisation complète du centre-ville change la donne » et qu’il faut encore que les commerçants profitent de l’occasion. « On fait des sourires, mais sous le masque c’est pas évident » dit en riant sous son masque la gérante de Hugo Boss.

“Quand les centres commerciaux sont fermés les centres-villes fonctionnent”

“Vous êtes allée rue Saint-Ferréol le premier samedi après la fermeture des grands centres commerciaux ? On retrouvait la rue des années 90, ça m’a donné des frissons. Le centre-ville était blindé. La fermeture des centres commerciaux a donné une véritable bouffée d’oxygène au centre-ville de Marseille et aux commerçants de proximité.” La présidente de la fédération Commerces en 13, Audrey Lucchinacci, n’a pas mâché ses mots citée par La Provence. Egalement vice-présidente de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME 13), elle affirme aussi que les commerces du centre-ville marseillais ont senti un véritable virage lors de la fermeture – contrainte – des centres commerciaux de plus de 20 000 m², et notamment des Terrasses du port et du Centre Bourse. C’est pour elle « la preuve par l’exemple involontaire que quand les centres commerciaux sont fermés, les centres-villes fonctionnent.”

Dans le centre de Marseille, « il y a beaucoup de locomotives mais peu de wagons » note un internaute sur un blog du site d’information en ligne Marsactu. Il fait référence aux grandes enseignes de de la rue Saint Ferréol, la première piétonne de la ville il y a plus de 20 ans, de la Canebière à la Préfecture où les boutiques, locomotives ou wagons, changent souvent de nom. Elle a perdu son grand Mc Do et ses Galeries Lafayette qui faisaient double emploi avec celles du Centre Bourse de l’autre côté de la Canebière. H&M et Zara se sont notamment confortablement installés rejoints par Boulanger en lieu et place des anciennes Galeries déplacées plus loin près du Prado devant le Stade Vélodrome. Mais on note depuis plusieurs années une valse des petites enseignes qui ne permettent pas en temps ordinaire à cette rue pourtant très passante de promeneurs en vadrouille de rivaliser avec l’attraction des grands centres commerciaux.

Si les boutiques de luxe sont toujours rue Grignan  perpendiculaire à la rue Paradis, les grandes marques ont par ailleurs déserté aussi la rue de la République récemment réhabilité au profit des grands centres commerciaux placés en embuscade au nord et au sud par l’ancienne municipalité (LR) avec au milieu le Centre Bourse. Il s’agissait comme l’avait déclaré l’ancien maire Jean-Claude Gaudin d’empêcher l’hémorragie des recettes fiscales et taxes sur les achats des marseillais vers les caisses de la rivale Aix-en-Provence. Le grand ensemble de Plan de Campagne et des nouvelles allées commerciales d’Aix avaient aussi attiré nombre d’anciens clients du centre-ville de Marseille. Grand Littoral, le plus grand centre commercial d’Europe, les Terrasses du Port et le Centre Bourse sur le territoire de Marseille ont été fermés par précautions sanitaires pendant la troisième vague de Covid.  Un répit qui risque d’être de courte durée pendant lequel les petits commerçants doivent réussir à fidéliser ou récupérer une clientèle maintenant plus habituée aux grandes enseignes et aux hyper centres commerciaux avec parking jusqu’au cœur des villes.

Pérenniser l’attractivité du centre-ville

Ce nouvel élan en direction des commerces de proximité grâce à la fermeture des grandes centres “risque de n’avoir qu’un temps et doit être pérennisé”, soulignent des employés de l’enseigne Hema à l’angle Paradis/Canebière. Les acheteurs y font la queue comme devant les boutiques de maquillage et les grands magasins de la rue Saint Ferréol ainsi que les plus modestes de la rue de Rome.

La Canebière également commence à reprendre son souffle après des journées d’abandon pendant les confinements. L’église Saint Paul, dite des Réformés, est en bonne voie de restauration extérieure en attendant les travaux à l’intérieur ; le cinéma Artplexe attendu depuis deux ans en lieu et place de l’ancienne mairie du premier secteur sort lentement de terre après de nombreuses difficultés techniques ; plus bas les boutiques en pieds d’immeubles préemptées avant les dernières municipales par la Métropole (à majorité LR) pour revitaliser le quartier commencent à attirer une nouvelle clientèle ; la fromagerie Froumaï au 150 La Canebière voisine avec le bureau des guides et Marseille Concerts à deux pas de la bicentenaire pâtisserie Plochut à la vitrine désuète. Les bars et restaurants des allées de Meihlan étant clos ne servent des boissons à la sauvette dans des gobelets en carton. Restent les snacks et les kebabs à emporter. A côté la librairie Maupetit est grande ouverte tandis que la fac de droit, les théâtres de l’Odéon et du Gymnase sont désespérément fermés.

Du côté du cours Saint-Louis, la fermeture définitive de l’écailler et grand restaurant Chez Toinou en mars 2020, au début du premier confinement, fait un vide. Installé Cours Saint-Louis depuis 1962 Toinou a fermé en raison de « changements structurels » autour de son enseigne selon son responsable Laurent Carratu. La piétonnisation a eu selon lui « un fort impact sur la vente à emporter ». L’écailler a trouvé une nouvelle adresse à  Aix-en-Provence. Les petits cafés à l’entour ainsi que ceux du cours Belsunce de l’autre côté de la Canebière prennent leur mal en patience. En bas de la Canebière la nouvelle brasserie du Palais de la Bourse, ouverte juste avant le premier confinement fait de la vente à emporter comme Burger King et McDo ; les promeneurs se consolent en utilisant la vingtaine de bancs installés dans ce grand espace ainsi que les rebords des jardinières place De Gaulle en face de la Chambre de Commerce.

Dans les rues adjacentes la nouvelle municipalité (Printemps Marseillais) tente de remettre l’habitat en état après la catastrophe de la rue d’Aubagne le 5 novembre 2018 et ses huit morts ensevelis sous les décombres de leurs immeubles insalubres. Une vaste consultation a été lancée avec propositions de rachat des immeubles par EPF (Etablissement Public Foncier) rejetée comme « dérisoire » par des groupements de propriétaires qui s’estiment lésés tandis que la mairie juge ces immeubles dangereux dans le cadre de sa lutte contre la paupérisation. Nicolas Memain, élu du premier secteur et organisateur du bureau des guides laisse entendre que la mairie “essaie d’éviter le départ du centre-ville d’habitants plus aisés qui se plaignent de nuisances sonores la nuit avec le nettoyage des rues et le jour avec les ravalements de façades”.

Recherche emplacement pour des Halles alimentaires

La municipalité tente par ailleurs de trouver un emplacement pour l’installation d’une Halle alimentaire en centre-ville. L’ancienne Bourse du travail un temps évoqué a été rejetée par Sophie Camard. La maire (LFI) du premier secteur et suppléante du député Jean-Luc Mélenchon élu de la Canebière dont elle s’est un peu éloignée,  tient à conserver ce lieu de rencontre syndical centenaire en cœur de ville à côté du marché des Capucins nouvellement réhabilité. Reste pour l’instant la place du Général De Gaulle ou elle souhaite installer un marché paysan les samedis avec possibilité d’utiliser le premier sous-sol du parking situé en dessous. Une proposition soutenue par la Chambre de Commerce qui pourrait se réaliser d’ici l’été si la situation sanitaire le permet. « Une halle doit être là où les gens habitent, en cœur de ville. Elle doit être un élément de circuit court. Cette proposition fait parler, arrêtons de parler, passons aux actes. A Marseille nous avons proposé un lieu d’expérimentation, la Place du général de Gaulle »., avait déclaré Jean-Luc Chauvin le président de la CCIAMP lors de ses voeux à la presse en janvier dernier. Une façon d’attirer le chaland en centre-ville et de pérenniser l’activité commerciale. 

« Remettre de la convivialité dans l’espace public” a souhaité Sophie Camard dans un entretien avec la Hune en décembre dernier. Il faut « changer les relations avec les commerçants dans le bas de la Canebière » avait-elle indiqué en soulignant le nouvel engouement des touristes pour Marseille et sa volonté de faire en sorte que la Vieux-Port et la Canebière soit une destination. Son credo: “faire de cette artère centrale de la ville une vitrine de Marseille, du Vieux-Port aux Réformés”. 

al/

La Canebière de bas en haut ©zal 

 A lire également :
le projet du cinéma Artplexe

 

Canebière/Noailles Habitat

Canebière/Noailles Habitat

Revue de presse

La Marseillaise 30 juillet 2020

20 mois après la catastrophe de la rue d’Aubagne qui a fait 8 morts le 5 novembre 2018 dans l’écroulement de leurs immeubles et l’expulsion de près de 4000 habitants de logements insalubres principalement en centre-ville de Marseille;

Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA / Anthony MICALLEF/HAYTHAM-REA

HABITAT

À l’occasion de la venue à Marseille d’Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement, bref état des lieux des problématiques de logement dans la cité phocéenne.

La crise du logement insalubre à Marseille est toujours là, héritée d’une politique structurelle dont les effets délétères se conjuguent désormais à l’augmentation de la précarité des plus fragiles, conséquence de l’épidémie de Covid-19.

Mais si la crise est loin de se résorber, elle entre néanmoins dans une nouvelle ère. Avec une nouvelle majorité municipale à la tête de la Ville de Marseille, qui avait inscrit comme « grande cause municipale » la question du logement dans son programme de campagne. Le renouvellement des élus métropolitains va aussi jouer sur la gestion de la crise. Et les attentes sont fortes de la part des collectifs citoyens, pour traiter les problématiques qui demeurent.

1. Les délogés

Suite à la cohorte sans précédent d’évacuations préventives, plus de 4 000 personnes ont été délogées de leur habitat, pour la plupart situé dans l’hypercentre marseillais. Parmi ceux-ci, un grand nombre vit toujours dans une situation précaire, en hôtel ou en appart hôtel (523 selon le Collectif du 5 novembre), certains depuis novembre 2018. L’absence de moyens destinés au suivi et à la prise en charge des immeubles en péril, ainsi qu’un parc de logements inadapté et insuffisant, notamment le parc social, très carencé dans le centre, limitent les possibilités de relogement pérenne. Sans compter les réintégrations dans des logements inhabitables, reconduisant de fait une situation de mal-logement. Nouveauté à l’horizon du 1er janvier 2021 : un prestataire unique pilotera toute la chaîne de gestion des délogés, de l’évacuation au relogement définitif ou à la réintégration des familles.

2. Le centre-ville

Défi du renouvellement d’une grande partie de l’habitat délabré ancien, le pilotage de la rénovation urbaine du centre-ville de Marseille sera confié à la société publique locale d’intérêt national (SPLA-IN) en septembre. Une structure partenariale intégrant la Ville (6 % du capital social), l’État (35 %) et la Métropole (59 %), qui sera chargée des opérations de lutte contre l’habitat indigne du centre élargi de Marseille, soit 1 000 hectares inscrits dans le Projet partenarial d’aménagement (PPA, juin 2019). Outre l’intégration d’un parc de logement social, la SPLA-IN prendra en charge la vente et l’acquisition d’immeubles, fonds de commerces et autres fonds artisanaux en déshérence.

3. Les copropriétés dégradées

Sur 377 000 résidences principales à Marseille, 63 % sont des copropriétés privées. Parmi elles, 5 900 pourraient présenter des signes de fragilité, autant dans le bâti ancien que dans les grands ensembles des années 1960-1970. Dans ces immeubles, les copropriétaires sont dans l’incapacité de réaliser les travaux afin d’assurer la sauvegarde des bâtiments et la sécurité des habitants. C’est le cas de 10 copropriétés dégradées prioritaires à Marseille, comme le Parc Corot et le Parc Bellevue à Marseille. Si l’État s’est engagé à aider aux travaux de requalification suite à un péril grave et imminent des copropropriétés dégradées, via l’Agence nationale de l’habitat (Anah), la SPLA-IN assurera le portage foncier des immeubles appelés à subir de lourds travaux de réhabilitation en vue d’intégrer le parc d’habitat social.

B.G.

Requalification du Centre-Ville

Requalification du Centre-Ville

Le centre-ville de Marseille autour de la Canebière devrait retrouver d’ici 2020 son lustre et sa vitalité d’antan et être requalifié en zone de vie avec cafés, brasseries, espaces coworking, rues piétonnes et laboratoires d’idées. Aucune date n’avait été avancée au début de ce projet par Sabine Bernasconi, la maire (LR) du secteur également vice présidente du Conseil Départemental. Son premier pari, dès 2016, était d’intéresser les associations culturelles au développement de l’attractivité de la Canebière et d’y associer les habitants avec les manifestations mensuelles des dimanches de la Canebière qu’elle a lancées en janvier 2017. Ensuite elle a réussi à entraîner dans son sillage les autres élus de la ville et du département, ceux qui y croyaient et ceux qui n’y croyaient pas. Aidée par la présidente (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et présidente de la Métropole Aix-Marseille Martine Vassal, elle est en passe de réussir son pari. Après la réhabilitation de la rue Saint-Ferréol, du Vieux-Port, de la rue Paradis  et de la place du marché des Capucins, et en attendant la nouvelle place Jean-Jaurès dite La Plaine (dont les travaux commencés par la ville entre trois secteurs municipaux font encore débat), le drame de la rue d’Aubagne où 8 habitants ont perdu la vie le 5 novembre 2018 sous les décombres de leurs immeubles vétustes avait suspendu les annonces d’embellissement du centre-ville. Trois mois après ce drame encore dans tous les esprits, des poursuites judiciaires sont lancées à la recherche des responsablités. Le temps a repris son cours.

Lancement officiel le 7 mars des grands travaux de requalification du centre-ville avec piétonnisation partielle de la Canebière orchestré par Martine Vassal et Sabine Bernasconi.

Revue de presse:

Destimed.fr:  >

Métropole Aix-Marseille Provence : Martine Vassal lance les travaux de requalification du centre-ville de Marseille
vendredi 8 mars 2019
Après avoir financé la requalification des centres-villes d’Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, La Ciotat, Gignac-la-Nerthe, Cassis, Ceyreste, la Métropole Aix-Marseille-Provence intervient dans le centre-ville de Marseille. Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, a lancé les travaux de requalification ce jeudi 7 mars, entourée de Sabine Bernasconi, maire du secteur et Laure-Agnès Caradec, conseillère de la Métropole, vice-présidente du Territoire Marseille Provence, par une visite de chantier notamment dans le 1er arrondissement : Cours d’Estienne d’Orves, Cours Jean Ballard, rue Francis Davso, rue Bir Hakeim…
Lire la suite de l’article de Michel Caire sur destimed.fr, clic

 

Lire aussi la présentation de cet événement par le site MadeinMarseille, clic

Top départ de la requalification et la piétonnisation du centre-ville de Marseille

A lire encore la présentation officielle par le site de la Métropole Aix-Marseille, clic

 

Centre-Ville: le casse-tête du stationnement

Centre-Ville: le casse-tête du stationnement

Désengorger les artères du centre-ville pour améliorer la vie du quotidien et revitaliser l’hyper-centre est le nouveau credo des élus de la Métropole et de Marseille où le stationnement est une histoire compliquée. Cela passe par un meilleur partage de la voirie pour tous ses usagers selon Jean-Luc Ricca conseiller municipal délégué à la Circulation et au Stationnement et Jean-Pierre Serrus Vice-président de la Métropole Aix-Marseille en charge des transports. Entre les voitures en « parking sauvage », les livraisons en double file et la recrudescence du nombre de deux roues, le centre-ville est un chaos motorisé où se croisent piétons, cyclistes, automobiles et bus dans des rues étroites ou la topographie vallonnée de Marseille n’arrange pas les choses ont-ils souligné vendredi. La Municipalité et la Métropole ont présenté conjointement leur plan d’action sur le stationnement dans une conférence de presse à l’hôtel de ville de Marseille.
« Il y’a trop de voiture ventouse » souligne le conseiller municipal Jean-Luc Ricca, pour lui une meilleure ventilation du trafic routier passe par une meilleure rotation des places de parking. « Le stationnement payant est le levier le plus efficace pour la rotation », affirme-t-il. Pour cela un parking « à la carte » est proposé. Ce qui change depuis janvier 2018, c’est un ajustement des durées de stationnement en fonction de zone tarifaire soit deux zones dans Marseille soit l’hyper centre ou les 4h de parking sont facturé 8 euros pour 6 euros dans la ceinture autour de cet hyper centre. Quelques zones stratégiques dites « zones de courtes durées » comme le Cours Lieutaud, la rue Paradis, la rue Breteuil, la rue Sainte ou encore la place Sébastopol verront leur durée de stationnement maximale plafonné à deux heures.
Afin de faciliter  la vie des habitants, la municipalité prévoit des offres adaptées à la situation de chacun sous forme d’abonnements à l’année. Par exemple des tarifs étudiants et résident sont proposés, ainsi que pour les « professions mobiles », un avantage tarifaire qui leur permettrait de stationner dans les rues payantes sans limitation de durée. Pour les personnes à mobilité réduite la ville à fait le choix d’un parking gratuit 24h sur 24. Dans la pratique, l’organisation de ce système à été confié à la SAGS, la Société d’Assistance et de Gestion du Stationnement, qui portera une attention accrue au véhicule en stationnement gênant.
Depuis quelques mois, les usagers peuvent déjà s’organiser via l’application smartphone TIMO destinée aux utilisateurs occasionnels ou résidents. L’application permet de payer seulement le temps réel de stationnement ainsi que de prolonger la durée de stationnement à distance. La technologie s’implante aussi dans les moyens de contrôle des temps de parking, avec des horodateurs qui lisent les plaques d’immatriculation comme le dispositif mis à l’essai sur la « nouvelle » rue Paradis et des contrôles fréquents de la part des inspecteurs et leurs, « véhicules caméra », relève Jean-Luc Ricca.
Le forfait post-stationnement (FPS) a été maintenu à 17 €uros, un tarif identique aux anciens « PV » stationnement, à l’instar d’autres villes françaises comme Lyon ou le FPS s’élève à 60 euros par exemple. « C’est un forfait non punitif » affirme Jean-Luc Ricca, mais, « il y’aura donc des contrôles accrus », continue-il. Il met en garde, « la période de tolérance est maintenant terminée ». C’est un mode de fonctionnement que les « usagers doivent mieux comprendre » selon les mots du conseiller municipal et qui repose sur les maîtres-mots « pédagogie, contrôle, fermeté », un guide « des bons usages » est distribué par la mairie. « Le but du jeu n’est pas de faire de l’argent mais de remettre de la rigueur dans le centre-ville », se défend néanmoins Jean-Luc Ricca.
Les deux roues vont faire l’objet d’une attention particulière, « leur usage croissant impose des actions » martèle le délégué a la Circulation et au Stationnement. La ville cadre sur 3287 places réservées au deux roues fin 2018 contre 800 en 2014, d’ici 2020 ils prévoient d’en créer 1000 par années. L’engagement est pris de la gratuité du parking pour les deux roues.
Afin d’encourager une politique de lutte contre la pollution les propriétaires de véhicules électriques verront une coupe de 50% sur les tarifs annuels de stationnement. Dans la même idée une amélioration des transports en commun est à attendre.
La métropole Aix-Marseille cherche aussi à amplifier les possibilités de contournements de la ville. La L2 Nord sera livré à l’automne 2018 tandis que pour le boulevard Urbain Sud la date de 2025 est avancée. « Il faut encourager un report modal de la voiture vers le transport collectif », insiste pour sa part Jean-Pierre Serrus pour la Métropole. Il rappelle par le biais de la RTM, la Métropole veut encourager l’utilisation de « parking relais » pour les usagers « pendulaires ». Un parking-relais, c’est la possibilité de garer son véhicule gratuitement pour les détenteurs de la carte Transpass, à proximité des gares, métro, tramway ou lignes de bus. 14 parkings sont déjà en service en périphérie de Marseille, a-t-il rappelé.

Théo Potié (IEJ)

Une carte des stationnements, clic

Revue: Histoire des vestiges

Revue: Histoire des vestiges

Revue MadeinMarseille 5 décembre 2017: L’histoire de la découverte des vestiges grecs de Marseille en 1967

La découverte des vestiges pour premier port de Marseille © DR

Il y a 50 ans, à l’occasion de la construction du centre commercial « Centre Bourse », les premiers vestiges grecs hérités de l’histoire de Marseille sortent de terre. Une découverte qui a entraîné une adaptation des plans initiaux du bâtiment pour créer le musée d’Histoire de Marseille ainsi qu’un jardin des vestiges.

Avant de devenir un centre commercial, les terrains dits de « derrière la Bourse », car situés derrière le Palais de la Bourse de la Canebière (1er), forment un quartier multiculturel et assez pauvre de Marseille. C’est même l’une des zones les plus peuplées de la ville. Au début du 20e siècle, en raison de l’insalubrité et du manque d’hygiène dans le quartier, il est décidé tout bonnement de le détruire. C’est chose faite à partir de 1912.

Lire la suite de l‘article de Agathe sur MadeInMarseille

Cirque et vélo pour le prochain dimanche de la Canebière

Cirque et vélo pour le prochain dimanche de la Canebière

16/02/17

Le programme du prochain dimanche de la Canebière a été dévoilé jeudi lors d’une conférence de presse tenue au théâtre de l’Oeuvre (1er). De nouvelles activités verront le jour.

©Ambrine Ziani
Avec Sabine Bernasconi au théâtre de l’Oeuvre, la CCIMP, Aix-Marseille Université, la bibliothèque de l’Alcazar, la compagnie Archaos.

«Plus de 20 000 personnes dès la première édition ; il y avait vraiment une envie des Marseillais de venir profiter de la Canebière», s’est réjoui Sabine Bernasconi, maire des 1er et 7ème arrondissements de Marseille. Lors de la conférence de presse dédiée à la présentation de la programmation de la deuxième édition des dimanches de la Canebière le 26 février de nouveaux visages ont été dévoilés.

Les circassiens envahiront la Canebière.

«On a imaginé un after biennale», lance Raquel Rache de Andrade, co-directrice de la compagnie Archaos. Après les plages du Prado, les troupes de ce pôle national du cirque en Méditerranée envahiront la Canebière, de la Place du Général de Gaulle au Square Léon Blum. «Plus de 15 fils autonomes seront suspendus au milieu de la Canebière», indique Guy Carrara, directeur de la compagnie Archaos. Autre temps fort, le Festival Avec le temps, qui mêleront plusieurs univers : la poésie, la chanson et le cinéma. A cette occasion, l’université Aix-Marseille et le Théâtre de l’œuvre investiront les lieux.

A pied ou en vélo sur la Canebière ?

«Les dimanches de la Canebière, c’est aussi des expérimentations», confie la mairie du premier secteur de Marseille. La preuve, une voie cyclable sera ouverte dimanche 26 février entre le boulevard Garibaldi et les Réformés. Une manifestation innovante qui remet un sujet sur le devant de la scène… la piétonisation de cette artère. La Canebière sera-t-elle alors rendue aux piétons ? Un sourire se dessine sur tous les visages dont celui de Sabine Bernasconi. «Je l’espère puisqu’on a bien expliqué que le principe des dimanches de la Canebière c’est aussi une préfiguration du centre-ville» insiste-t-elle. «Parmi cette vision du centre ville de demain, il y a la question de la circulation, de la piétonisation et de la mise en piste cyclable de nombreuses rues, car finalement, c’est un art de vivre qui se construit petit à petit dans le centre-ville de Marseille».

Ambrine Ziani (IEJ)

Un marché de producteurs naît tous les «Dimanches de la Canebière»

Un marché de producteurs naît tous les «Dimanches de la Canebière»

09/02/17- –

Dans le cadre des « dimanches de la Canebière », un marché de producteurs et de dégustation a vu le jour. Ce nouveau rendez-vous entre plusieurs adhérents de la fédération des commerçants du centre-ville de Marseille et les habitants a lieu le dernier dimanche du mois.

« Le but est de faire revenir le métier de bouche en centre-ville » insiste Guillaume Sicard, Président de la Fédération des commerçants du centre-ville de Marseille. Un projet de longue haleine pour le porte-parole des commerçants situés au centre de la ville.
Un premier test avait été effectué. De juin à juillet dernier, le marché de producteurs sur la place Lulli (1er) se tenait tous les jeudis.

 ©Ambrine Ziani
Guillaume Sicard

Toutefois, des contraintes, notamment sur le plan de la voirie avaient mis des freins au développement du marché. Et Guillaume Sicard ne le cache pas. Six mois après, « toute la Canebière est devenue piétonne – tous les derniers dimanches du mois -», se réjouit-il.
Un nouveau marché de producteurs, en plus de celui qui se tient les mardis et samedis matins, n’avait plus qu’à voir le jour dans le cadre des « Dimanche de la Canebière ». Le dispositif de sécurité mis en place, « avec notamment la mise en place de la vidéosurveillance qui permet de sécuriser le secteur » et la piétonnisation de la voie ont permis d’accélérer le pas.
« Dimanche dernier, les adhérents de la fédération sont venus déballer sur la Canebière », s’est réjoui le Président de l’association de commerçants. Au total, 19 producteurs locaux optant pour la vente directe étaient présents sur ce marché situé en face de l’office du tourisme.
«L’idée était d’installer des tables pour que les gens puissent consommer des produits bio directement sur place », confie-t-il. Ce marché de producteurs improvisé en épicerie fine permettrait avant tout « de retrouver l’achat plaisir en centre-ville », souligne Guillaume Sicard.
Et ce retour de l’achat plaisir passerait principalement par « une augmentation de la piétonnisation en centre-ville, au moins par une semi-piétonnisation », aspire-t-il.

Ambrine Ziani (IEJ)